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(c3) DE(h)us,(h) (,)in(h) ad(h)iu(h)tó(hi)ri(h)um(h) me(h)um(h) in(h)tén(h)de.(h) r/.(::) Dó(h)mi(h)ne,(h) (,) ad(h) ad(h)iu(h)ván(h)dum(h) me(h) fes(h)tí(h)na.(h) (:) Gló(h)ri(h)a(h) Pa(h)tri,(h) et(h) Fí(h)li(h)o,(h) (,) et(h) Spi(h)rí(h)tu(h)i(h) Sanc(h)to.(h) (:)
Si(h)cut(h) e(h)rat(h) in(h) prin(h)cí(h)pi(h)o,(h) et(h) nunc,(h) et(h)
sem(h)per,(h) (,) et(h) in(h) sǽ(h)cu(h)la(h) sæ(h)cu(h)ló(h)rum.(h)
Am(h)en.(h:) Al(h)le(hi)lú(h)ia.(h) (::)
(c3) DE(h)us,(h) (,)in(h) ad(h)iu(h)tó(hi)ri(h)um(h) me(h)um(h) in(h)tén(h)de.(h) r/.(::) Dó(h)mi(h)ne,(h) (,) ad(h) ad(h)iu(h)ván(h)dum(h) me(h) fes(h)tí(h)na.(h) (:) Gló(h)ri(h)a(h) Pa(h)tri,(h) et(h) Fí(h)li(h)o,(h) (,) et(h) Spi(h)rí(h)tu(h)i(h) Sanc(h)to.(h) (:)
Si(h)cut(h) e(h)rat(h) in(h) prin(h)cí(h)pi(h)o,(h) et(h) nunc,(h) et(h)
sem(h)per,(h) (,) et(h) in(h) sǽ(h)cu(h)la(h) sæ(h)cu(h)ló(h)rum.(h)
Am(h)en.(h:) Al(h)le(hi)lú(h)ia.(h) (::)
 v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde. r. Dómine, ad adiuvándum me festína. Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen. Allelúia.
 v. Dieu, viens à mon aide. r. Seigneur, vite à mon secours. Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen. Alléluia.
 
 
Psalmus 38 (39)
Psaume 38
Ægrotantis deprecatio
Supplication de l'infirme
Vanitati creatura subiecta est... propter eum qui subiecit eam in spe (Rom 8, 20).
La création a été soumise à la vanité ... à cause de celui qui l'y a soumise dans l'espérance.
I
I
 Dixi: «Custódiam vias meas, * ut non delínquam in lingua mea;
 J'ai dit: je veillerai sur mes voies, pour ne point pécher par ma langue.
 ponam ori meo custódiam, * donec consístit peccátor advérsum me».
 J'ai mis une garde à ma bouche, pendant que le pécheur s'élevait devant moi.
 Tacens obmútui et sílui absque ullo bono, * et dolor meus renovátus est.
 Je me suis tu, et je me suis humilié, et je me suis abstenu de dire même de bonnes choses; et ma douleur a été renouvelée.
 Concáluit cor meum intra me, * et in meditatióne mea exársit ignis.
 Mon coeur s'est échauffé au dedans de moi, et tandis que je méditais, un feu s'est embrasé.
 Locútus sum in lingua mea: * «Notum fac mihi, Dómine, finem meum;
 La parole est venue sur ma langue: Fais-moi connaître ma fin, Seigneur,
 et númerum diérum meórum quis est, * ut sciam quam brevis sit vita mea».
 et quel est le nombre de mes jours, afin que je sache combien peu il m'en reste.
 Ecce paucórum palmórum fecísti dies meos, * et spátium vitæ meæ tamquam níhilum ante te.
 Voici que Tu as soumis mes jours à une mesure bornée, et mon être est comme un néant devant Toi.
 Etenim univérsa vánitas omnis homo constitútus est. * Etenim ut imágo pertránsit homo.
 Oui, tout homme vivant n'est qu'entière vanité.Oui, l'homme passe comme un fantôme,
 Étenim vánitas est et concitátur; * thesaurízat et ignórat quis congregábit ea.
 et c'est en vain qu'il se tourmente. Il amasse des trésors, et il ignore pour qui il les aura entassés.
 Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
 Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
 Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 
 Ant. 2. Exsúrgens Ioseph a somno, fecit sicut præcépit ei Angelus Dómini, et accépit cóniugem suam.
 Ant. 2. Joseph, sortit du sommeil, fit ce que lui avait commandé l'Ange du Seigneur, et reçut [chez lui] son épouse.
 Etenim vánitas est et concitátur; * thesaurízat et ignórat quis congregábit ea.
 et c'est en vain qu'il se tourmente. Il amasse des trésors, et il ignore pour qui il les aura entassés.
II
II
 Et nunc quæ est exspectátio mea, Dómine? * Spes mea apud te est.
 Et maintenant quelle est mon attente? N'est-ce pas le Seigneur? Mon espérance est en Toi.
 Ab ómnibus iniquitátibus meis érue me, * oppróbrium insipiénti ne ponas me.
 Délivre-moi de toutes mes iniquités. Tu m'as rendu l'opprobre de l'insensé.
 Obmútui et non apériam os meum, * quóniam tu fecísti.
 Je me suis tu, et je n'ai pas ouvert la bouche, parce que c'est Toi qui l'as fait
 Amove a me plagas tuas: * ab ictu manus tuæ ego deféci.
 Détournez de moi Tes coups, sous la puissance de Votre main, j'ai défailli, quand Tu m'as repris
 In increpatiónibus, propter iniquitátem, corripuisti hominem, † et tabéscere fecísti sicut tínea desiderabília eius. * Etenim vánitas omnis homo.
 Tu as puni l'homme à cause de son iniquité. Et Tu as fait dessécher son âme comme l'araignée. Oui, c'est en vain que tout homme s'inquiète.
 Exáudi oratiónem meam, Dómine, * et clamórem meum áuribus pércipe.
 Exauce, Seigneur, ma prière et ma supplication;
 Ad lácrimas meas ne obsurdéscas, † quóniam ádvena ego sum apud te, * peregrínus sicut omnes patres mei.
 Soyez attentif à mes larmes. Ne garde pas le silence, car je suis auprès de Toi un étranger et un voyageur, comme tous mes pères.
 Avértere a me, ut refrígerer, * priúsquam ábeam et non sim ámplius.
 Accorde-moi quelque relâche, afin que je sois rafraîchi avant de partir et de disparaître.
 Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
 Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
 Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Ant. Exsúrgens Ioseph a somno, fecit sicut præcépit ei Angelus Dómini, et accépit cóniugem suam.
 Ant. Joseph, sortit du sommeil, fit ce que lui avait commandé l'Ange du Seigneur, et reçut [chez lui] son épouse.
 
Psalmus 51
Psaume 51
Contra calumniatorem
Contre les calomniateurs
Qui gloriatur, in Domino glorietur (I Cor 1,31).
Que celui qui se glorifie se glorifie dans le Seigneur
 Quid gloriáris in malítia, * qui potens es iniquitáte?
 Pourquoi te glorifies-tu dans le mal, toi qui est vaillant pour commettre l'iniquité?
 Tota die insídias cogitásti; * lingua tua sicut novácula acúta, qui facis dolum.
 Tout le jour ta langue a médité l'injustice; comme un rasoir affilé tu pratiques la tromperie.
 Dilexísti malítiam super benignitátem, † mendácium magis quam loqui æquitátem. * Dilexísti ómnia verba perditiónis, lingua dolósa.
 Tu as plus aimé la malice que la bonté, l'iniquité plus que les paroles de justice. Tu as aimé toutes les paroles de ruine, ô langue trompeuse.
 Proptérea Deus déstruet te in finem; † evéllet te et emigrábit te de tabernáculo * et radícem tuam de terra vivéntium.
 C'est pourquoi Dieu te détruira pour toujours; Il t'arrachera et te fera sortir de ta tente, et Il enlèvera ta racine de la terre des vivants.
 Vidébunt iústi et timébunt * et super eum ridébunt:
 Les justes le verront, et craindront; et ils se riront de lui, en disant:
 “Ecce homo, qui non pósuit Deum refúgium suum, † sed sperávit in multitúdine divitiárum suárum * et præváluit in insídiis suis.”
 Voilà l'homme qui n'a point pris Dieu pour son protecteur, mais qui s'est confié dans la multitude de ses richesses, et qui s'est prévalu de sa vanité.
 Ego autem sicut virens olíva in domo Dei. † Sperávi in misericórdia Dei * in ætérnum et in sǽculum sǽculi.
 Mais moi, je suis comme un olivier fertile dans la maison de Dieu. * J'espère en la miséricorde de Dieu éternellement et à jamais.
 Confitébor tibi in sǽculum, quia fecísti; † et exspectábo nomen tuum, quóniam bonum est; * in conspéctu sanctórum tuórum
 Je Te louerai sans fin, parce que Tu as fait cela; et j'attendrai Ton Nom, parce qu'il est bon, en présence de Tes saints.
 Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
 Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
 Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 
 v. Constítuit eum dóminum domus suæ (T.P. allelúia). r. Et príncipem omnis possessiónis suæ (T.P. allelúia).
 v. Il l'a établi maître de Sa maison (T.P. alléluia). r. Et prince de toutes Ses possessions (T.P. alléluia).
In primo nocturno, utroque anno
Premier nocturne, année I et II
De Epístula ad Hebræos
De la lettre aux Hébreux
 Est fides sperandórum substántia, rerum arguméntum non apparéntium. In hac enim testimónium consecúti sunt senióres. Fide intellégimus aptáta esse s cula verbo Dei, ut ex invisibílibus visibília facta sint. Fide ampliórem hóstiam Abel quam Cain óbtulit Deo, per quam testimónium consecútus est esse iustus, testimónium perhibénte munéribus eius Deo, et per illam defúnctus adhuc lóquitur.
 La foi est la garantie des biens que l'on espère, la preuve des réalités qu'on ne voit pas. C'est elle qui a valu aux anciens un bon témoignage. Par la foi, nous comprenons que les mondes ont été formés par une parole de Dieu, de sorte que ce que l'on voit provient de ce qui n'est pas apparent. Par la foi, Abel offrit à Dieu un sacrifice de plus grande valeur que celui de Caïn; aussi fut-il proclamé juste, Dieu ayant rendu témoignage à ses dons, et par elle aussi, bien que mort, il parle encore.
 Fide Enoch translátus est ne vidéret mortem, et non inveniebátur, quia tránstulit illum Deus; ante translatiónem enim testimónium accépit placuísse Deo. Sine fide autem impossíbile placére; crédere enim opórtet accedéntem ad Deum quia est et inquiréntibus se remunerátor fit. Fide Nœ respónso accépto de his quæ adhuc non videbántur, revéritus aptávit arcam in salútem domus suæ; per quam damnávit mundum, et iustítiæ quæ secúndum fidem est, heres est institútus.
 Par la foi, Hénoch fut enlevé, en sorte qu'il ne vit pas la mort, et on ne le trouva plus, parce que Dieu l'avait enlevé. Avant son enlèvement, en effet, il lui est rendu témoignage qu'il avait plu à Dieu. Or sans la foi il est impossible de lui plaire. Car celui qui s'approche de Dieu doit croire qu'il existe et qu'il se fait le rémunérateur de ceux qui le cherchent. Par la foi, Noé, divinement averti de ce qui n'était pas encore visible, saisi d'une crainte religieuse, construisit une arche pour sauver sa famille. Par la foi, il condamna le monde et il devint héritier de la justice qui s'obtient par la foi.
 Fide vocátus Abraham obœdívit in locum exíre, quem acceptúrus erat in hereditátem, et exívit nésciens quo iret. Fide peregrinátus est in terra promissiónis tamquam in aliéna in cásulis habitándo cum Isaac et Iacob, coherédibus promissiónis eiúsdem; exspectábat enim fundaménta habéntem civitátem cuius ártifex et cónditor Deus. Fide - et ipsa Sara stérilis - virtútem in conceptiónem séminis accépit étiam præter tempus ætátis, quóniam fidélem crédidit esse qui promíserat; propter quod et ab uno orti sunt, et hoc emórtuo, tamquam sídera cæli in multitúdine et sicut aréna quæ est ad oram maris innumerábilis.
 Par la foi, Abraham obéit à l'appel de partir vers un pays qu'il devait recevoir en héritage, et il partit ne sachant où il allait. Par la foi, il vint séjourner dans la Terre promise comme en un pays étranger, y vivant sous des tentes, ainsi qu'Isaac et Jacob, héritiers avec lui de la même promesse. C'est qu'il attendait la ville pourvue de fondations dont Dieu est l'architecte et le constructeur. Par la foi, Sara, elle aussi, reçut la vertu de concevoir, et cela en dépit de son âge avancé, parce qu'elle estima fidèle celui qui avait promis. C'est bien pour cela que d'un seul homme, et déjà marqué par la mort, naquirent des descendants comparables par leur nombre aux étoiles du ciel et aux grains de sable sur le rivage de la mer, innombrables...
 Iuxta fidem defúncti sunt omnes isti, non accéptis promissiónibus, sed a longe eas aspiciéntes et salutántes, et confiténtes quia peregríni et hóspites sunt supra terram; qui enim hæc dicunt, signíficant se pátriam inquírere. Et si quidem illíus meminíssent de qua exíerant, habébant útique tempus reverténdi; nunc autem meliórem áppetunt, id est cæléstem. Ideo non confúnditur Deus vocári Deus eórum, parávit enim illis civitátem.
 C'est dans la foi qu'ils moururent tous sans avoir reçu l'objet des promesses, mais ils l'ont vu et salué de loin, et ils ont confessé qu'ils étaient étrangers et voyageurs sur la terre. Ceux qui parlent ainsi font voir clairement qu'ils sont à la recherche d'une patrie. Et s'ils avaient pensé à celle d'où ils étaient sortis, ils auraient eu le temps d'y retourner. Or, en fait, ils aspirent à une patrie meilleure, c'est-à-dire céleste. C'est pourquoi, Dieu n'a pas honte de s'appeler leur Dieu; il leur a préparé, en effet, une ville.
 r. Benedictiónes patris tui confortátæ sunt benedictiónibus patrum eius, * Donec veníret Desidérium cóllium æternórum. v. Fiant in cápite Ioseph, et in vértice Nazaræi inter fratres suos, * Donec veníret. v. Glória Patri. * Donec veníret.
 r. Les bénédictions de ton père ont renforcé les bénédictions de ses propres pères, * Jusqu'à ce que vienne le Désiré des collines éternelles. v. Que ces bénédictions reposent sur la tête de Joseph, sur la chevelure du consacré d'entre ses frères, * Jusqu'à. v. Gloire au Père. * Jusqu'à.
In secundo nocturno, anno I
Deuxième nocturne, année I
Ex Sermónibus sancti Bernardíni Senénsis presbýteri (Sermo 2 de santo Ioseph: Op. omn. 7, 16.27.28 )
Sermon de saint Bernardin de Sienne
 Omnium singulárium gratiárum alícui rationáli creatúræ communicatárum generális régula est, quod, quandocúmque divína grátia éligit áliquem ad áliquam grátiam singulárem, seu ad áliquem sublímem statum, ómnia charísmata donat, quæ illi persónæ sic eléctæ et eius offício necessária sunt atque illam copióse décorant. Quod máxime verificátum est in sanctíssimo Ioseph, putatívo patre Dómini Iesu Christi et vero sponso regínæ mundi et dóminæ angelórum, qui ab ætérno Patre eléctus est fidélis nutrítius atque custos principálium thesaurórum suórum, scílicet Fílii eius et sponsæ suæ; quod offícium fidelíssime prosecútus est. Cui proptérea Dóminus ait: Serve bone et fidélis, intra in gáudium Dómini tui.
 C'est une loi générale, dans la communication des grâces particulières à une créature raisonnable: lorsque la bonté divine choisit quelqu'un pour une grâce singulière ou pour un état sublime, elle lui donne tous les charismes nécessaires à sa personne ainsi qu'à sa fonction, qui augmentent fortement sa beauté spirituelle. Cela s'est tout à fait vérifié pour saint Joseph, père présumé de notre Seigneur Jésus-Christ, et véritable époux de la Reine du monde et Souveraine des anges. Le Père éternel l'a choisi pour être le nourricier et le gardien fidèle de ses principaux trésors, c'est-à-dire de son Fils et de son épouse; fonction qu'il a remplie très fidèlement. C'est pourquoi le Seigneur a dit: Bon et fidèle serviteur, entre dans la joie de ton maître.
 Si cómpares Ioseph ad totam Ecclésiam Christi, nonne iste est homo eléctus et speciális, per quem et sub quo Christus est ordináte et honéste introdúctus in mundum? Si ergo Vírgini Matri tota Ecclésia sancta débitrix est, quia per eam Christum suscípere dignáta est; sic profécto post eam huic debet grátiam et reveréntiam singulárem.
 Si tu compares Joseph à tout le reste de l'Église du Christ, n'est-il pas l'homme particulièrement choisi, par lequel et sous le couvert duquel le Christ est entré dans le monde de façon régulière et honorable? Si donc toute la sainte Église est débitrice envers la Vierge Marie parce que c'est par elle qu'elle a pu recevoir le Christ, après elle, c'est à saint Joseph qu'elle doit une reconnaissance et un respect sans pareil.
 Ipse enim est cláusula véteris testaménti, in qua patriarchális et prophetális dígnitas promíssum conséquitur fructum. Porro hic est solus, qui corporáliter possédit quod eis divína dignátio repromísit. Profécto dubitándum non est, quod Christus familiaritátem, reveréntiam atque sublimíssimam dignitátem, quam illi exhíbuit dum ágeret in humánis tamquam fílius patri suo, in cælis útique non negávit, quin pótius complévit et consummávit.
 Il est en effet la conclusion de l'Ancien Testament: c'est en lui que la dignité des patriarches et des prophètes reçoit le fruit promis. Lui seul a possédé en réalité ce que la bonté divine leur avait promis. Certes, il ne faut pas en douter: l'intimité, le respect, la très haute dignité que le Christ pendant sa vie humaine portait à Joseph, comme un fils à l'égard de son père, il n'a pas renié tout cela au ciel, il l'a plutôt enrichi et achevé.
 Unde non immérito a Dómino subinfértur: Intra in gáudium Dómini tui. Unde, licet gáudium ætérnæ beatitúdinis in cor hóminis intret, máluit tamen Dóminus ei dícere: Intra in gáudium, ut mýstice innuátur quod gáudium illud non solum in eo sit intra sed úndique illum circúmdans et absórbens, et ipsum velut abýssus infiníta submérgens.
 Aussi le Seigneur ajoute-t-il bien: Entre dans la joie de ton maître. Bien que la joie de l'éternelle béatitude entre dans le cœur, le Seigneur a préféré dire: Entre dans la joie, pour faire comprendre mystérieusement que cette joie ne sera pas seulement en lui, mais qu'elle l'enveloppera et l'absorbera de tous côtés, qu'elle le submergera comme un abîme infini.
 r. Cum indúcerent púerum Iesum paréntes eius, ut fácerent secúndum consuetúdinem legis pro eo, * Accépit eum Símeon in ulnas suas et benedíxit Deum. v. Et erat pater eius et mater mirántes super his quæ dicebántur de illo. * Accépit. v. Glória Patri. * Accépit.
 r. Alors que ses parents amenaient l'enfant Jésus au temple pour accomplir les rites de la loi le concernant, * Siméon prit l'enfant dans ses bras et bénit le Seigneur Dieu. v. Le père et la mère de l'enfant s'étonnaient de ce qu'on disait de lui. * Siméon. v. Gloire au Père. * Siméon.
Hymnus
Hymne
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(c4) TE(e) De(gh)um(h) lau(hg~)dá(hi)mus :(h.) *(;) te(e) Dó(g)mi(h)num(h) con(g)fi(hi)té(ivHG)mur.(g.) (::) Te(gi) æ(i)tér(j)num(i) Pa(hi)trem(h.) (;) o(e)mnis(g) ter(h)ra(h) ve(g)ne(hi)rá(ivHG)tur.(g.) (::) Ti(gi)bi(i) o(j)mnes(ih) An(i)ge(hg)li,(h.) (;) ti(e)bi(g) Cæ(h)li(h) et(h) u(h)ni(h)vér(h)sæ(h) Po(g)te(hi)stá(ivHG)tes :(g.) (::) Ti(gi)bi(i) Ché(j)ru(i)bim(h) et(h) Sé(i)ra(hg)phim(h.) (;) in(e)ces(gh)sá(h)bi(h)li(h) vo(h)ce(g) pro(hi)clá(ivHG)mant :(g.) (::) San(g_0hi)ctus :(h.) (::) San(g_0hi)ctus :(h.) (::) San(g_0hi)ctus(h.) (,) Dó(i)mi(h)nus(h) De(g)us(hi) Sá(i)ba(hg)oth.(g.) (::) Ple(gi)ni(i) sunt(i) cæ(j)li(i) et(h) ter(hi)ra(h.) (;) ma(e)ies(gh)tá(h)tis(h) gló(h)ri(g)æ(hi) tu(ivHG)æ.(g.) (::) Te(gi) glo(j)ri(i)ó(hi)sus(h.) (;) A(h)po(h)sto(h)ló(g)rum(hi) cho(ivHG)rus :(g.) (::) Te(gi) Pro(j)phe(i)tá(hi)rum(h.) (;) lau(h)dá(h)bi(g)lis(hi) nú(i)me(hg)rus :(g.) (::) Te(gi) Már(j)ty(i)rum(h) can(h)di(h)dá(hi)tus(h.) (;) lau(h)dat(g) ex(hi)ér(i)ci(hg)tus.(g.) (::) Te(gi) per(j) or(i)bem(h) ter(h)rá(hi)rum(h.) (;) san(e)cta(gh) con(h)fi(h)té(h)tur(g) Ec(hi)clé(i)si(hg)a :(g.) (::) Pa(g_0hi)trem(h.) (,) im(h)mén(h)sæ(h) ma(g)ies(hi)tá(ivHG)tis ;(g.) (::) Ve(gi)ne(i)rán(j)dum(i) tu(h)um(h) ve(hi)rum,(h.) (;) et(h) ú(h)ni(g)cum(hi) Fí(i)li(hg)um ;(g.) (::) San(g_0hi)ctum(h) quo(hi)que(h.) (,) Pa(h)rá(h)cli(g)tum(hi) Spí(i)ri(hg)tum.(g.) (::) Tu(gh) Rex(h) gló(hg)ri(h)æ,(hi) Chri(gg)ste.(e.) (::) Tu(e) Pa(gh)tris(h.) (,) sem(h)pi(h)tér(hg)nus(h) es(hi) Fí(g)li(g)us.(e.) (::) Tu(e) ad(gh) li(h)be(h)rán(h)dum(h) su(h)scep(h)tú(g)rus(h) hó(i)mi(hg)nem,(h.) (;) non(e) hor(g)ru(h)í(h)sti(h) Vír(hg)gi(h)nis(hi) ú(g)te(g)rum.(e.) (::) Tu(e) de(g)ví(h)cto(h) mor(h)tis(g) a(h)cú(i)le(hg)o,(h.) (;) a(e)pe(g)ru(h)í(h)sti(h) cre(h)dén(i)ti(h)bus(h.) (,) re(hg)gna(h) cæ(hi)ló(gg)rum.(e.) (::) Tu(e) ad(gh) déx(h)te(h)ram(h) De(g)i(h) se(i)des,(h.) (;) in(h) gló(hg)ri(h)a(hi) Pa(gg)tris.(e.) (::) Iu(gh)dex(h) cré(i)de(h)ris(h.) (;) es(hg)se(h) ven(hi)tú(gg)rus.(e.) (::) Te(e) er(g)go(h) quǽ(h)su(h)mus,(h'_) tu(h)is(h) fá(h)mu(g)lis(h) súb(i)ve(hg)ni,(h.) (;) quos(e) pre(g)ti(h)ó(h)so(h) sán(i)gui(h)ne(hg) re(h)de(hi)mí(gg)sti.(e.) (::) Æ(e)tér(fe)na(df) fac(evDC.) (;) cum(c) San(e)ctis(f) tu(g)is(g_') (,) in(g) gló(g)ri(g)a(g) nu(h)me(f)rá(gvFE)ri.(e.) (::) Sal(c)vum(de) fac(e) pó(e)pu(e)lum(e) tu(e)um(f) Dó(d)mi(f)ne,(evDC.) (;) et(c) bé(de)ne(e)dic(e) he(e)re(fe)di(d)tá(f)ti(gh) tu(gvFE)æ.(e.) (::) Et(e) re(fe)ge(d) e(f)os,(evDC.) (;) et(c) ex(de)tól(fe)le(d) il(g)los(g'_) (,) us(g)que(g) in(h) æ(f)tér(gvFE)num.(e.) (::) Per(e) sín(g)gu(h)los(h) di(hi)es,(h.) (;) be(h)ne(hg)dí(h)ci(hi)mus(gg) te.(e.) (::) Et(e) lau(g)dá(h)mus(h) no(h)men(h) tu(h)um(g) in(h) sǽ(i)cu(hg)lum,(h.) (;) et(h) in(h) sǽ(hg)cu(h)lum(hi) sǽ(g)cu(g)li.(e.) (::) Di(e)gná(gh)re(h) Dó(h)mi(h)ne(h) di(g)e(h) i(i)sto(h.) (;) si(e)ne(g) pec(h)cá(h)to(h) nos(hg) cu(h)sto(hi)dí(gg)re.(e.) (::) Mi(e)se(g)ré(h)re(h) no(g)stri(h) Dó(i)mi(hg)ne,(h.) (;) mi(h)se(hg)ré(h)re(hi) no(gg)stri.(e.) (::) Fi(e)at(g) mi(h)se(h)ri(h)cór(h)di(h)a(h) tu(h)a(h) Dó(h)mi(g)ne(h) su(i)per(hg) nos,(h.) (;) que(e)mád(g)mo(h)dum(h) spe(h)rá(hg)vi(h)mus(hi) in(gg) te.(e.) (::) In(c) te(de) Dó(fe)mi(d)ne(f) spe(gh)rá(gf/gf)vi :(ed..) (;) non(c) con(de)fún(fe)dar(d) in(f) æ(gh)tér(gfgvF~E~)num.(e.) (::)
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Te Deum laudámus : te Dóminum confitémur.
Nous Te louons, ô Dieu ! Nous Te bénissons, Seigneur.
Te ætérnum Patrem, omnis terra venerátur.
Toute la terre T'adore, ô Père éternel !
Tibi omnes ángeli, tibi cæli et univérsæ potestátes :
Tous les Anges, les Cieux et toutes les Puissances.
tibi chérubim et séraphim, incessábili voce proclámant: "Sanctus, Sanctus, Sanctus Dóminus Deus Sábaoth.
Les Chérubins et les Séraphins s'écrient sans cesse devant Toi : Saint, Saint, Saint est le Seigneur, le Dieu des armées.
Pleni sunt cæli et terra maiestátis glóriæ tuæ."
Les cieux et la terre sont pleins de la majesté de Ta gloire.
Te gloriósus Apostolórum chorus, te prophetárum laudábilis númerus, te mártyrum candidátus laudat exércitus.
L'illustre chœur des Apôtres, La vénérable multitude des Prophètes, L'éclatante armée des Martyrs célèbrent Tes louanges.
Te per orbem terrárum sancta confitétur Ecclésia, Patrem imménsæ maiestátis;
L'Église sainte publie Tes grandeurs dans toute l'étendue de l'univers, Ô Père dont la majesté est infinie !
venerandum tuum verum et unicum Filium;
Elle adore également Ton Fils unique et véritable ;
Sanctum quoque Paráclitum Spíritum.
Et le Saint-Esprit consolateur.
Tu rex glóriæ, Christe.
Ô Christ ! Tu es le Roi de gloire.
Tu Patris sempitérnus es Fílius. Tu, ad liberándum susceptúrus hóminem,
Tu es le Fils éternel du Père. Pour sauver les hommes et revêtir notre nature,
non horruísti Vírginis úterum.
Tu n'as pas dédaigné le sein d'une Vierge.
Tu, devícto mortis acúleo,
Tu as brisé l'aiguillon de la mort,
aperuísti credéntibus regna cælórum.
Tu as ouvert aux fidèles le royaume des cieux.
Tu ad déxteram Dei sedes, in glória Patris.
Tu es assis à la droite de Dieu dans la gloire du Père.
Iudex créderis esse ventúrus.
Nous croyons que Tu viendras juger le monde.
Te ergo quǽsumus, tuis fámulis subvéni, quos pretióso sánguine redemísti.
Nous Te supplions donc de secourir Tes serviteurs, rachetés de Ton Sang précieux.
Ætérna fac cum sanctis tuis in glória numerári.
Mets-nous au nombre de Tes Saints, pour jouir avec eux de la gloire éternelle.
¶ Salvum fac pópulum tuum, Dómine, et bénedic hereditáti tuæ.
¶ Sauve Ton peuple, Seigneur, et verse Tes bénédictions sur Ton héritage.
Et rege eos, et extólle illos usque in ætérnum.
Conduis Tes enfants et élève-les jusque dans l'éternité bienheureuse.
Per síngulos dies benedícimus te; et laudámus nomen tuum in sǽculum, et in sǽculum sǽculi.
Chaque jour nous Te bénissons ; Nous louons Ton nom à jamais, et nous le louerons dans les siècles des siècles.
Dignáre, Dómine, die isto sine peccáto nos custodíre.
Daigne, Seigneur, en ce jour, nous préserver du péché.
Miserére nostri, Dómine, miserére nostri.
Aie pitié de nous, Seigneur, aie pitié de nous.
Fiat misericórdia tua, Dómine, super nos, quemádmodum sperávimus in te.
Que Ta miséricorde, Seigneur, se répande sur nous, selon l'espérance que nous avons mise en Toi.
In te, Dómine, sperávi: non confúndar in ætérnum.
C'est en Toi, Seigneur, que j'ai espéré, je ne serai pas confondu à jamais.
¶ Hæc ultima pars hymni ad libitum omitti potest.
¶ On peut omettre, au choix, la dernière partie de l'hymne.
 
 Orémus.
 Prions.
 Præsta, quǽsumus, omnípotens Deus, † ut humánæ salútis mystéria, cuius primórdia beáti Ioseph fidéli custódiæ commisísti, * Ecclésia tua, ipso intercedénte, iúgiter servet implénda. Per Dóminum.
 Nous T'en supplions, Dieu tout-puissant, comme Tu as confié à saint Joseph la garde des mystères du salut de l'humanité ; accorde maintenant à Ton Église, soutenue par sa prière, de pouvoir les mettre en oeuvre.
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 v. Benedicámus Dómino. r. Deo grátias.
 v. Bénissons le Seigneur. r. Rendons grâces à Dieu.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.