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 v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde.
 v. Dieu, viens à mon aide.
 r. Dómine, ad adiuvándum me festína.
 r. Seigneur, vite à mon secours.
 Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Hymnus
Hymne
Ex more docti mystico servémus abstinéntiam, deno diérum círculo ducto quater notíssimo.
Informés par de mystiques usages, nous observons l'abstinence, qui se déroule selon le cycle de quatre fois dix jours.
Lex et prophétæ prímitus hanc prætulérunt, póstmodum Christus sacrávit, ómnium rex atque factor témporum.
Cela a d'abord été ordonné par la loi et les prophètes, puis le Christ l'a solennellement confirmé : Il est le Roi et le Créateur de tous les temps.
Utámur ergo párcius verbis, cibis et pótibus, somno, iocis et árctius perstémus in custódia.
Pratiquons donc l'abstinence dans les paroles, dans la nourriture et la boisson, dans le sommeil et dans les plaisanteries ; plus important encore restons sur nos gardes.
Vitémus autem péssima quæ súbruunt mentes vagas, nullúmque demus cállido hosti locum tyránnidis.
Évitons les péchés qui pénètrent facilement dans les âmes volatiles, et ne laissons pas entrer la tyrannie de l'ennemi rusé.
Præsta, beáta Trínitas, concéde, simplex Unitas, ut fructuósa sint tuis hæc parcitátis múnera. Amen.
Accorde, ô bienheureuse Trinité, accorde, ô simple unité, que les dons du jeûne soient fructueux pour les Tiens. Amen
 Ant. 1. Quis ascéndet in montem Dómini, aut quis stabit in loco sancto eius?
 Ant. 1. Qui montera sur la montagne du Seigneur, ou qui se tiendra dans Son lieu saint ?
Psalmus 23 (24)
Psaume 23 (24)
Domini in templum adventus
Avènement de Dieu dans le Temple
Christo apertæ sunt portæ cæli propter carnalem eius assumptionem (S. Irenæus).
Les portes du ciel se sont ouvertes au Christ parce qu'Il a pris la nature humaine. (S. Irénée)
 Dómini est terra et plenitúdo eius, * orbis terrárum et qui hábitant in eo.
 Au Seigneur est la terre et tout ce qu'elle renferme, le monde et tous ceux qui l'habitent.
 Quia ipse super mária fundávit eum * et super flúmina firmávit eum.
 Car c'est Lui qui l'a fondé sur les mers, et qui l'a établi sur les fleuves.
 Quis ascéndet in montem Dómini, * aut quis stabit in loco sancto eius?
 Qui montera sur la montagne du Seigneur, ou qui se tiendra dans son lieu saint?
 Innocens mánibus et mundo corde, † qui non levávit ad vana ánimam suam, * nec iurávit in dolum.
 Celui qui a les mains innocentes et le coeur pur, qui n'a pas livré son âme à la vanité, ni fait à son prochain un serment trompeur.
 Hic accípiet benedictiónem a Dómino * et iustificatiónem a Deo salutári suo.
 Celui-là recevra la bénédiction du Seigneur, et la miséricorde de Dieu, son Sauveur.
 Hæc est generátio quæréntium eum, * quæréntium fáciem Dei Iacob.
 Telle est la race de ceux qui le cherchent, de ceux qui cherchent la face du Dieu de Jacob.
 Attóllite, portæ, cápita vestra, † et elevámini, portæ æternáles, * et introíbit rex glóriæ.
 Levez vos portes, ô princes, et élevez-vous, portes éternelles, et le roi de gloire entrera.
 Quis est iste rex glóriæ? * Dóminus fortis et potens, Dóminus potens in prœlio.
 Qui est ce roi de gloire ? C'est le Seigneur fort et puissant, le Seigneur puissant dans les combats.
 Attóllite, portæ, cápita vestra, † et elevámini, portæ æternáles, * et introíbit rex glóriæ.
 Levez vos portes, ô princes, et élevez-vous, portes éternelles, et le roi de gloire entrera.
 Quis est iste rex glóriæ? * Dóminus virtútum ipse est rex glóriæ.
 Quel est ce roi de gloire ? Le Seigneur des armées est Lui-même ce roi de gloire.
 Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
 Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
 Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Ant. Quis ascéndet in montem Dómini, aut quis stabit in loco sancto eius?
 Ant. Qui montera sur la montagne du Seigneur, ou qui se tiendra dans Son lieu saint ?
 Ant. 2. Benedícite, gentes, Deum nostrum.
 Ant. 2. Bénissez, nations, notre Dieu.
Psalmus 65 (66)
Psaume 65
Hymnus ad sacrificium gratiarum actionis
Hymne pour le sacrifice d'action de grâces
De resurrectione Domini et conversione gentium (Hesychius).
De la résurrection du Seigneur et la conversion des nations
I
I
 Iubiláte Deo, omnis terra, † psalmum dícite glóriæ nóminis eius, * glorificáte laudem eius.
 Poussez vers Dieu des cris de joie, ô terre entière; chantez une hymne à Son Nom ; rendez glorieuse Sa louange.
 Dícite Deo: « Quam terribília sunt ópera tua. * Præ multitúdine virtútis tuæ blandiéntur tibi inimíci tui.
 Dites à Dieu: Que Tes oeuvres sont terribles. A cause de la grandeur de Ta puissance, Tes ennemis T'adressent des hommages menteurs.
 Omnis terra adóret te et psallat tibi, * psalmum dicat nómini tuo ».
 Que la terre T'adore et psalmodie en Ton honneur, qu'elle psalmodie en l'honneur de Ton nom.
 Veníte et vidéte ópera Dei, * terríbilis in adinventiónibus super fílios hóminum.
 Venez et voyez les oeuvres de Dieu, Il est terrible dans Ses desseins sur les enfants des hommes.
 Convértit mare in áridam, † et in flúmine pertransíbunt pede; * ibi lætábimur in ipso.
 Il a changé la mer en une terre sèche; et ils ont passé le fleuve à pied, c'est là que nous nous réjouirons en Lui.
 Qui dominátur in virtúte sua in ætérnum, † óculi eius super gentes respíciunt; * rebélles non exalténtur in semetípsis.
 Lui qui domine à jamais par Sa puissance, Ses yeux contemplent les nations ; que ceux-là qui l'irritent ne s'élèvent point en eux-mêmes.
 Benedícite, gentes, Deum nostrum * et audítam fácite vocem laudis eius;
 Nations, bénissez notre Dieu, et faites entendre les accents de Sa louange ;
 qui pósuit ánimam nostram ad vitam * et non dedit in commotiónem pedes nostros.
 Lui qui a disposé vie à notre âme, et qui n'a point permis que nos pieds soient ébranlés.
 Quóniam probásti nos, Deus; * igne nos examinásti, sicut examinátur argéntum.
 Car Tu nous as éprouvés, ô Dieu ; Tu nous as fait passer par le feu, comme on y fait passer l'argent.
 Induxísti nos in láqueum, * posuísti tribulatiónes in dorso nostro.
 Tu nous as fait tomber dans le piège, Tu as chargé nos épaules de tribulations.
 Imposuísti hómines super cápita nostra, † transívimus per ignem et aquam, * et eduxísti nos in refrigérium.
 Tu as mis des hommes sur nos têtes, nous avons passé par le feu et par l'eau, et Tu nous en as tirés pour nous mettre en un lieu de rafraîchissement.
 Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
 Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
 Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Ant. Benedícite, gentes, Deum nostrum.
 Ant. Bénissez, nations, notre Dieu.
 Ant. 3. Audíte, omnes, qui timétis Deum, quanta fecit ánimæ meæ, allelúia.
 Ant. 3. Écoutez, vous tous qui craignez Dieu, ce qu'Il a fait pour mon âme, alléluia.
II
II
 Introíbo in domum tuam in holocáustis; reddam tibi vota mea,
 J'entrerai dans Ta maison avec des holocaustes ; je m'acquitterai envers Toi de mes voeux
 quæ protulérunt lábia mea, * et locútum est os meum in tribulatióne mea.
 que mes lèvres ont proférés, et que ma bouche a prononcés pendant ma tribulation.
 Holocáusta medulláta ófferam tibi cum incénso aríetum, * ófferam tibi boves cum hircis.
 Je T'offrirai de gras holocaustes, avec la fumée des béliers, je T'offrirai des boeufs avec des boucs.
 Veníte, audíte, † et narrábo, omnes, qui timétis Deum, * quanta fecit ánimæ meæ.
 Venez, entendez, vous tous qui craignez Dieu, et je vous raconterai tout ce qu'Il a fait à mon âme.
 Ad ipsum ore meo clamávi * et exaltávi in lingua mea.
 Ma bouche a crié vers Lui, et ma langue L'a exalté.
 Iniquitátem si aspéxi in corde meo, * non exáudiet Dóminus.
 Si j'avais vu l'iniquité dans mon coeur, le Seigneur ne m'aurait pas exaucé.
 Proptérea exaudívit Deus, * atténdit voci deprecatiónis meæ.
 C'est pourquoi Dieu m'a exaucé, et a été attentif à la voix de ma supplication.
 Benedíctus Deus, qui non amóvit oratiónem meam * et misericórdiam suam a me.
 Béni soit Dieu, qui n'a pas rejeté ma prière, ni éloigné de moi Sa miséricorde.
 Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
 Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
 Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Ant. Audíte, omnes, qui timétis Deum, quanta fecit ánimæ meæ, allelúia.
 Ant. Écoutez, vous tous qui craignez Dieu, ce qu'Il a fait pour mon âme, alléluia.
In primo nocturno, anno I
Premier nocturne, année I
De Epístula ad Hebræos
De la lettre aux Hébreux
 Melchisedech, rex Salem, sacérdos Dei summi, qui obviávit Abrahæ regrésso a cæde regum et benedíxit ei, cui et décimam ómnium divísit Abraham, primum quidem qui interpretátur rex iustítiæ, deínde autem et rex Salem, quod est rex Pacis, sine patre, sine matre, sine genealógia, neque inítium diérum neque finem vitæ habens, assimilátus autem Fílio Dei, manet sacérdos in perpétuum.
 Melchisédech, roi de Salem, prêtre du Dieu Très-Haut, qui se porta à la rencontre d'Abraham s'en retournant après la défaite des rois, et qui le bénit; à qui aussi Abraham attribua la dîme de tout, dont on interprète d'abord le nom comme " roi de justice " et qui est aussi roi de Salem, c'est-à-dire " roi de paix ", qui est sans père, sans mère, sans généalogie, dont les jours n'ont pas de commencement et dont la vie n'a pas de fin, qui est assimilé au Fils de Dieu, ce Melchisédech demeure prêtre pour toujours.
 Intuémini autem quantus sit hic cui et décimam dedit de præcípuis Abraham patriárcha. Et illi quidem qui de fíliis Levi sacerdótium accípiunt mandátum habent décimas súmere a pópulo secúndum legem, id est a frátribus suis, quamquam et ipsi exiérunt de lumbis Abrahæ; hic autem cuius generátio non annumerátur in eis décimam sumpsit ab Abraham et eum qui habébat repromissiónes benedíxit. Sine ulla autem contradictióne quod minus est a melióre benedícitur.
 Considérez donc comme il est grand celui à qui Abraham donna aussi la dîme du meilleur butin, lui le Patriarche. Et à la vérité, ceux des fils de Lévi qui reçoivent la prêtrise ont ordre, selon la Loi, de lever la dîme sur le peuple, c'est-à-dire sur leurs frères qui sont pourtant eux aussi sortis des reins d'Abraham. Mais celui qui n'était pas de leur lignée a levé la dîme sur Abraham, et il a béni le détenteur des promesses. Or, sans aucun doute, c'est l'inférieur qui est béni par le supérieur.
 Et hic quidem décimas moriéntes hómines sumunt, ibi autem testimónium accípiens quia vivit. Et ut ita dictum sit, per Abraham et Levi qui décimas áccipit, decimátus est, adhuc enim in lumbis patris erat, quando obviávit ei Melchísedech.
 De plus, ici ce sont des hommes mortels qui perçoivent les dîmes, mais là c'est celui dont on atteste qu'il vit. Enfin c'est pour ainsi dire Lévi lui-même, lui qui perçoit la dîme, qui se trouve l'avoir payée en la personne d'Abraham; car il était encore dans les reins de son aïeul, lorsque Melchisédech se porta à sa rencontre.
 Si ergo consummátio per sacerdótium levíticum erat, pópulus enim sub ipso legem accépit, quid adhuc necessárium secúndum órdinem Melchísedech álium súrgere sacerdótem et non " secúndum órdinem Aaron " dici?
 Si donc la perfection était réalisée par le sacerdoce lévitique - car c'est sur lui que repose la Loi donnée au peuple - quel besoin y avait-il encore que se présentât un autre prêtre selon l'ordre de Melchisédech et qu'il ne fût pas dit " selon l'ordre d'Aaron ".
 r. In ieiúnio et fletu orábant sacerdótes, dicéntes: * Parce, Dómine, parce pópulo tuo, et ne des hereditátem tuam in perditiónem. v. Inter vestíbulum et altáre plorábant sacerdótes, dicéntes: * Parce. v. Glória Patri. * Parce.
 r. Les prêtres du Seigneur suppliaient dans le jeûne et les larmes: * Pitié, Seigneur, épargne ton peuple, ne livre pas ton héritage à la ruine! v. Entre le portail et l'autel, les prêtres se lamentaient, disant: * Pitié. v. Gloire au Père. * Pitié.
In secundo nocturno, anno I
Deuxième nocturne, année I
Ex Sermónibus sancti Leónis Magni papæ (Sermo 47, 1.2: SC 74, 63-64.65)
Sermon de saint Léon le Grand
 Sacraméntum, dilectíssimi, domínicæ passiónis in salútem humáni géneris ante témpora ætérna dispósitum, et per multas significatiónes ómnibus retro sæculis nuntiátum, non adhuc exspectámus manifestándum, sed iam adorámus implétum.
 Nous n'en sommes plus, bien-aimés, à attendre que se réalise la passion du Seigneur, ce mystère de grâce qui fut décidé pour le salut du genre humain avant l'éternité et annoncé par de multiples figures au cours des siècles révolus; non, nous l'adorons maintenant dans son accomplissement.
 Concurréntibus ígitur ad eruditiónem nostram et novis testimóniis et antíquis, dum quod prophética cécinit tuba, evangélica pandit história et, sicut scriptum est, abýssus abýssum ínvocat, in voce cataractárum tuárum; quóniam ad enarrándam glóriam grátiæ Dei páribus sibi vócibus, utriúsque Testaménti altitúdo respóndet; et quod erat sub velámine figurárum profúndum, fit reveláta luce perspícuum.
 Les témoignages nouveaux autant que les anciens concordent donc entre eux pour nous instruire, puisque le récit évangélique déroule pour nous ce qu'avait clamé la voix retentissante des prophètes, et que, ainsi qu'il est écrit, un abîme appelle un autre abîme dans le fracas de tes cataractes. Pour raconter la gloire de la grâce de Dieu, en effet, les profondeurs de l'un et de l'autre Testament se font écho d'une voix égale, et ce qui était caché sous le voile des figures devient clair dans la lumière qui le révèle.
 Si tamen inter illa mirácula Salvatóris, quæ sub populórum gerebántur aspéctu, pauci Veritátis præséntiam sentiébant, ipsíque discípuli voluntária Dómini passióne turbáti, non evasérunt scándalum crucis sine tentatióne formídinis; unde fides nostra intellegéntiam súmeret, unde consciéntia robur accíperet, nisi quæ facta cognóscimus, prædícta legerémus?
 Si pourtant, au milieu même des miracles que le Sauveur accomplissait sous le regard des foules, bien peu sentaient la présence de la Vérité, et, si les disciples mêmes, troublés par la passion volontaire du Seigneur, n'évitèrent ni la tentation de crainte, ni le scandale de la croix, d'où notre foi prendrait-elle l'intelligence, d'où notre conscience recevrait-elle la force, si nous ne lisions qu'avaient été prédits les faits dont nous savons qu'ils ont eu lieu?
 Nunc autem postquam per susceptiónem infirmitátis poténtia est clarificáta virtútis, nulla fidélium mæstitúdine paschális est obscuránda sollémnitas; nec cum tristítia nobis gestórum ordo recoléndus est, cum ita Dóminus usus sit malítia Iudæórum, ut de intentióne facínoris , volúntas sit impléta miseréntis. Si autem in éxitu Israel de Ægýpto agni sanguis fuit restitútio libertátis, et sacratíssima est facta festívitas, quæ per hóstiam pécudis iram avérteret vastatóris; quanta pópulis christiánis concipiénda sunt gáudia, pro quibus omnípotens Pater Fílio suo unigénito non pepércit, sed pro nobis ómnibus trádidit illum; ut in occisióne Christi, Pascha esset verum et singuláre sacrifícium, quo non ex dominatióne pharaónis unus pópulus, sed ex diáboli captivitáte totus mundus erúitur.
 Mais, maintenant que la puissance de sa force a été manifestée par le moyen de la faiblesse qu'il avait assumée, les fidèles ne sauraient laisser obscurcir d'aucune mélancolie la solennité pascale; et c'est sans tristesse qu'il nous faut rappeler le déroulement des faits, puisque le Seigneur s'est servi de la méchanceté des Juifs pour faire tourner leur criminel dessein à l'accomplissement de sa volonté de miséricorde. Si, lorsque Israël sortit d'Égypte, le sang d'un agneau servit à lui rendre la liberté et si cette fête devint la plus sainte de toutes, elle qui avait, par le sacrifice d'un animal, écarté la colère du dévastateur, combien grande doit être la joie ressentie par les foules chrétiennes, alors que, pour elles, le Père tout-puissant n'a pas épargné son propre Fils, mais l'a livré pour nous tous? Ainsi, dans l'immolation du Christ, la Pâque est devenue le vrai et unique sacrifice qui arrache non plus un seul peuple à la tyrannie de Pharaon, mais le monde entier à l'esclavage du diable.
 r. Tribulárer si nescírem misericórdias tuas, Dómine; tu dixísti: Nolo mortem peccatóris, sed ut convertátur et vivat, * Qui Chananæam et publicánum vocásti ad pæniténtiam. v. Et Petrum lacrimántem suscepísti, miséricors Dómine. * Qui Chananæam. v. Glória Patri. * Qui Chananæam.
 r. Je serais en proie aux tourments si j'ignorais ta miséricorde, Seigneur; n'as-tu pas dit: Je ne veux pas la mort du pécheur, mais qu'il se convertisse et qu'il vive, * Toi qui as conduit à la pénitence la Cananéenne et le publicain? v. Et n'as-tu pas accueilli le repentir et les larmes de Pierre, miséricordieux Seigneur, * Toi qui. v. Gloire au Père. * Toi qui.
Postea dicitur immediate et sine orémus oratio propria, cum conclusione longiore.
Après cela on dit immédiatement et sans "Prions" l'oraison propre, avec la conclusion longue.
 Deus, qui per Verbum tuum humáni géneris reconciliatiónem mirabíliter operáris, † præsta, quǽsumus, ut pópulus christiánus prompta devotióne et álacri fide * ad ventúra sollémnia váleat festináre. Per Dóminum.
 O Dieu, qui par Ton Verbe, accomplis de façon merveilleuse la réconciliation du genre humain, nous T'en prions, accorde au peuple chrétien de se hâter avec un zèle empressé et une foi ardente au devant des fêtes qui approchent.
 Dóminus vobíscum.
 Le Seigneur soit avec vous.
 r. Et cum spíritu tuo.
 r. Et avec votre esprit.
 Benedícat vos omnípotens Deus, Pater, ✠ et Fílius, et Spíritus Sanctus.
 Que Dieu tout puissant vous bénisse, le Père, ✠ et le Fils et le Saint-Esprit.
 r. Amen.
 r. Amen.
Vel alia formula benedictionis, sicut in Missa.
Ou une autre formule de bénédiction, comme à la Messe.
Et si fit dimissio, sequitur invitatio:
Et si on fait un renvoi, on ajoute l'invitation :
Absente sacerdote vel diacono, et in recitatione a solo, sic concluditur:
En l'absence d'un diacre ou d'un prêtre, et dans la récitation seul, on conclut ainsi :
  Dóminus nos benedícat, et ab omni malo deféndat, et ad vitam perdúcat ætérnam. r. Amen.
  Que le Seigneur nous bénisse, qu'Il nous défende de tout mal, et qu'Il nous fasse parvenir à la vie éternelle. r. Amen.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.