Le monde attend que l'Eglise redevienne une société de louange

Avertissement : l'antiphonaire romain est en construction. Il subsiste de nombreuses erreurs et omissions. Soyez patients.
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(c3) DE(h)us,(h) (,)in(h) ad(h)iu(h)tó(hi)ri(h)um(h) me(h)um(h) in(h)tén(h)de.(h) r/.(::) Dó(h)mi(h)ne,(h) (,) ad(h) ad(h)iu(h)ván(h)dum(h) me(h) fes(h)tí(h)na.(h) (:) Gló(h)ri(h)a(h) Pa(h)tri,(h) et(h) Fí(h)li(h)o,(h) (,) et(h) Spi(h)rí(h)tu(h)i(h) Sanc(h)to.(h) (:)
Si(h)cut(h) e(h)rat(h) in(h) prin(h)cí(h)pi(h)o,(h) et(h) nunc,(h) et(h)
sem(h)per,(h) (,) et(h) in(h) sǽ(h)cu(h)la(h) sæ(h)cu(h)ló(h)rum.(h)
Am(h)en.(h:) Al(h)le(hi)lú(h)ia.(h) (::)
   v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde. r. Dómine, ad adiuvándum me festína. Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen. Allelúia.
   v. Dieu, viens à mon aide. r. Seigneur, vite à mon secours. Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen. Alléluia.
Hymnus
Hymne
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(c4) NUNC(f) tem(gh)pus(h) ac(h)cep(gf)tá(g)bi(gh)le(h'_) (,)
ful(g)get(e) da(f)tum(g) di(fe)ví(d)ni(ce)tus,(e.) (;)
ut(e) sa(g)net(gh) or(hg)bem(ed) lán(f)gui(ed)dum(d_e) (,)
me(c)dé(e)la(fg) par(e)si(dc)mó(de)ni(ed)æ.(d.) (::)

2. Chris(f)ti(gh) de(h)có(h)ro(gf) lú(g)mi(gh)ne(h'_) (,)
di(g)es(e) sa(f)lú(g)tis(fe) é(d)mi(ce)cat,(e.) (;)
dum(e) cor(g)da(gh) cul(hg)pis(ed) sáu(f)ci(ed)a(d_e) (,)
re(c)fór(e)mat(fg) abs(e)ti(dc)nén(de)ti(ed)a.(d.) (::)

3. Hanc(f) men(gh)te(h) nos(h) et(gf) cór(g)po(gh)re,(h'_) (,)
De(g)us,(e) te(f)né(g)re(fe) pér(d)fi(ce)ce,(e.) (;)
ut(e) ap(g)pe(gh)tá(hg)mus(ed) pró(f)spe(ed)ro(d_e) (,)
per(c)én(e)ne(fg) pas(e)cha(dc) tráns(de)i(ed)tu.(d.) (::)

4. Te(f) re(gh)rum(h) u(h)ni(gf)vér(g)si(gh)tas,(h'_) (,)
cle(g)mens,(e) ad(f)ó(g)ret,(fe) Trí(d)ni(ce)tas,(e.) (;)
et(e) nos(g) no(gh)vi(hg) per(ed) vé(f)ni(ed)am(d_e) (,)
no(c)vum(e) ca(fg)ná(e)mus(dc) cán(de)ti(ed)cum.(d.) (::)
Nunc tempus acceptábile fulget datum divínitus, ut sanet orbem lánguidum medéla parsimóniæ.
Voici le temps favorable Dieu a voulu nous le donner pour guérir le monde malade, en lui prescrivant l'abstinence.
Christi decóro lúmine dies salútis émicat, dum corda culpis sáucia refórmat abstinéntia.
La belle lumière du Christ fait poindre le jour du salut quand la pénitence recrée les cœurs blessés par le péché
Hanc mente nos et córpore, Deus, tenére pérfice, ut appetámus próspero perénne pascha tránsitu.
Fais-nous, Seigneur, la pratiquer, dans notre âme et dans notre corps ; et nous passerons, sains et saufs, tendus vers la Pâque éternelle.
Te rerum univérsitas, clemens, adóret, Trínitas, et nos novi per véniam novum canámus cánticum. Amen.
Que toute chose en l'univers T'adore, ô Trinité clémente ; renouvelés par le pardon, chantons le cantique nouveau. Amen.
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(c4) QUAN(g)ta(g) au(h)dí(j)vi(h)mus,(gh) *(,) et(f) co(h)gnó(j)vi(j)mus(i) e(j)a,(h) (;) et(j) pa(j)tres(j) no(gh)stri(gf) nar(h)ra(j)vé(i)runt(h) no(i)bis.(g) (::)
E(j) u(j) o(i) u(j) a(h) e.(g) (::)
   Ant. 1. Quanta audívimus et cognóvimus ea, et patres nostri narravérunt nobis.
   Ant. 1. Ce que nous avons entendu et su, cela nos pères nous l’ont raconté.
Psalmus 43 (44)
Psaume 43 (44)
Populi calamitates
In his omnibus superamus propter eum, qui dilexit nos (Rom 8, 37).
Dans toutes ces choses, nous sommes plus que vainqueurs par Celui qui nous a aimés (Romains 8,37).
I
I
   Deus, áuribus nostris audívimus; patres nostri annuntiavérunt nobis * opus, quod operátus es in diébus eórum, in diébus antíquis.
   O Dieu, nous avons entendu de nos oreilles; nos pères nous ont annoncé l'oeuvre que Tu as faite en leurs jours, et aux jours anciens.
   Tu manu tua gentes depulísti et plantásti illos, * afflixísti pópulos et dilatásti eos.
   Ta main a exterminé les nations, et Tu les as établis à leur place; Tu as affligé les peuples, et Tu les as chassés.
   Nec enim in gládio suo possedérunt terram, * et bráchium eórum non salvávit eos;
   Car ce n'est point par leur glaive qu'ils ont conquis ce pays, et ce n'est pas leur bras qui les a sauvés,
   sed déxtera tua et bráchium tuum et illuminátio vultus tui, * quóniam complacuísti in eis.
   mais c'est Ta droite et Ton bras, et la lumière de Ton visage, parce que Tu les aimais.
   Tu es rex meus et Deus meus, * qui mandas salútes Iacob.
   Tu es mon roi et mon Dieu, Toi qui ordonnes le salut de Jacob.
   In te inimícos nostros proiécimus * et in nómine tuo conculcávimus insurgéntes in nos.
   Par Toi nous renverserons nos ennemis, et en Ton Nom nous mépriserons ceux qui se lèvent contre nous.
   Non enim in arcu meo sperábo, * et gládius meus non salvábit me.
   Car ce n'est pas dans mon arc que je me confierai, * et ce n'est pas mon glaive qui me sauvera.
   Tu autem salvásti nos de affligéntibus nos * et odiéntes nos confudísti.
   Mais c'est Toi qui nous as sauvés de ceux qui nous affligeaient, et qui as confondu ceux qui nous haïssaient.
   In Deo gloriábimur tota die * et in nómine tuo confitébimur in sæculum.
   En Dieu nous nous glorifierons tout le jour, et nous célébrerons à jamais Ton Nom.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
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(c4) a/. Quan(g)ta(g) au(h)dí(j)vi(h)mus,(gh) (,) et(f) co(h)gnó(j)vi(j)mus(i) e(j)a,(h) (;) et(j) pa(j)tres(j) no(gh)stri(gf) nar(h)ra(j)vé(i)runt(h) no(i)bis.(g)
(::)
   Ant. Quanta audívimus et cognóvimus ea, et patres nostri narravérunt nobis.
   Ant. Ce que nous avons entendu et su, cela nos pères nous l’ont raconté.
annotation: 8c;
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(c3) RE(hg)cor(h<)dá(i)re(hih) me(hg)i,(f) *() Dó(h)mi(g)ne,(eof) (;) tu(ed)é(e)re(ef) me(f) ab(h) his(h) qui(fe) per(f)se(ed)quún(ef)tur(f>) me.(e) (::)
E(h) u(h) o(f) u(h) a(i) e.(h) (::)
   Ant. 2. Recordáre mei, Dómine, tuére me ab his qui persequúntur me.
   Ant. 2. Souviens-Toi de moi, Seigneur, protège-moi contre ceux qui me persécutent.
II
II
   Nunc autem reppulísti et confudísti nos * et non egrediéris, Deus, cum virtútibus nostris.
   Mais maintenant Tu nous as repoussés et couverts de honte, et Tu ne sors plus, ô Dieu, avec nos armées.
   Convertísti nos retrórsum coram inimícis nostris, * et, qui odérunt nos, diripuérunt sibi.
   Tu nous as fait tourner le dos à nos ennemis, et ceux qui nous haïssaient nous mettaient au pillage.
   Dedísti nos tamquam oves ad vescéndum * et in géntibus dispersísti nos.
   Tu nous as livrés comme des brebis de boucherie, et Tu nous as dispersés parmi les nations.
   Vendidísti pópulum tuum sine lucro, * nec dítior factus es in commutatióne eórum.
   Tu as vendu Ton peuple à vil prix, et il n'y a pas eu foule dans l'achat qui s'en est fait.
   Posuísti nos oppróbrium vicínis nostris, * subsannatiónem et derísum his, qui sunt in circúitu nostro.
   Tu nous as rendus l'opprobre de nos voisins, et un objet d'insulte et de moquerie pour ceux qui nous entourent.
   Posuísti nos similitúdinem in géntibus, * commotiónem cápitis in pópulis.
   Tu nous as rendus la fable des nations; les peuples branlent la tête à notre sujet.
   Tota die verecúndia mea contra me est, * et confúsio faciéi meæ coopéruit me,
   Tout le jour ma honte est devant mes yeux, et la confusion de mon visage me couvre tout entier,
   a voce exprobrántis et obloquéntis, * a fácie inimíci et ultóris.
   à la voix de celui qui m'outrage et m'injurie, à la vue de l'ennemi et du persécuteur.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
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(c3) a/. Re(hg)cor(h<)dá(i)re(hih) me(hg)i,(f) () Dó(h)mi(g)ne,(eof) (;) tu(ed)é(e)re(ef) me(f) ab(h) his(h) qui(fe) per(f)se(ed)quún(ef)tur(f>) me.(e)
(::)
   Ant. Recordáre mei, Dómine, tuére me ab his qui persequúntur me.
   Ant. Souviens-Toi de moi, Seigneur, protège-moi contre ceux qui me persécutent.
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(c4) EX(f)súr(h>)ge, (g) Dó(h)mi(fg)ne, (g) *(,) non(f) præ(f)vá(fg)le(e)at(f) ho(d)mo. (d) (::) E(h) u(h) o(g) u(f) a(h) e.(g) (::)
   Ant. 3. Exsúrge, Dómine, non præváleat homo.
   Ant. 3. Lève-toi, Seigneur, ne laisse pas l'homme prévaloir.
III
III
   Hæc ómnia venérunt super nos, nec oblíti sumus te; * et iníque non égimus in testaméntum tuum.
   Tous ces maux sont venus sur nous; et pourtant nous ne T'avons pas oublié, et nous n'avons pas agi avec iniquité contre Ton alliance.
   Et non recéssit retro cor nostrum, * nec declinavérunt gressus nostri a via tua;
   Et notre coeur ne s'est point retiré en arrière; et Tu as détourné nos pas de Ta voie.
   sed humiliásti nos in loco vúlpium * et operuísti nos umbra mortis.
   Car Tu nous as humiliés dans un lieu d'affliction, et l'ombre de la mort nous a recouverts.
   Si oblíti fuérimus nomen Dei nostri * et si expandérimus manus nostras ad deum aliénum,
   Si nous avons oublié le Nom de notre Dieu, et si nous avons étendu nos mains vers un dieu étranger,
   nonne Deus requíret ista? * Ipse enim novit abscóndita cordis.
   Dieu n'en redemandera-t-Il pas compte? Car Il connaît les secrets du coeur.
   Quóniam propter te mortificámur tota die, * æstimáti sumus sicut oves occisiónis.
   Car c'est à cause de Vous que nous sommes tous les jours livrés à la mort, * et qu'on nous regarde comme des brebis de boucherie.
   Evígila, quare obdórmis, Dómine? * Exsúrge et ne repéllas in finem.
   Lève-Toi ; pourquoi dors-Tu, Seigneur? Lève-Toi, et ne nous repousse pas à jamais.
   Quare fáciem tuam avértis, * oblivísceris inópiæ nostræ et tribulatiónis nostræ?
   Pourquoi détournes-Tu Ton visage? Pourquoi oublies-Tu notre misère et notre tribulation ?
   Quóniam humiliáta est in púlvere ánima nostra, * conglutinátus est in terra venter noster.
   Car notre âme est humiliée dans la poussière, et notre sein est comme collé à la terre.
   Exsúrge, Dómine, ádiuva nos * et rédime nos propter misericórdiam tuam.
   Lève-Toi, Seigneur; secoure-nous, et rachète-nous par Ta miséricorde.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
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(c4) a/. Ex(f)súr(h>)ge, (g) Dó(h)mi(fg)ne, (g) (,) non(f) præ(f)vá(fg)le(e)at(f) ho(d)mo. (d)
(::)
   Ant. Exsúrge, Dómine, non præváleat homo.
   Ant. Lève-toi, Seigneur, ne laisse pas l'homme prévaloir.
   v. Intelléctum tibi dabo. r. Et ínstruam te in via qua gradiéris.
   v. Je vais te donner l'intelligence. r. Et Je t'instruirai la voie dans laquelle tu progresseras.
In primo nocturno, anno I
Premier nocturne, année I
De Epístula ad Hebræos
De la lettre aux Hébreux
   Christus cum advénit póntifex futurórum bonórum, per ámplius et perféctius tabernáculum, non manufáctum, id est non huius creatiónis, neque per sánguinem hircórum et vitulórum sed per próprium sánguinem introívit semel in Sancta, ætérna redemptióne invénta. Si enim sanguis hircórum et taurórum et cinis vítulæ aspérsus inquinátos sanctíficat ad emundatiónem carnis, quanto magis sanguis Christi, qui per Spíritum ætérnum semetípsum óbtulit immaculátum Deo, emundábit consciéntiam nostram ab opéribus mórtuis ad serviéndum Deo vivénti.
   Le Christ, lui, survenu comme grand prêtre des biens à venir, traversant la tente plus grande et plus parfaite qui n'est pas faite de main d'homme, c'est-à-dire qui n'est pas de cette création, entra une fois pour toutes dans le sanctuaire, non pas avec du sang de boucs et de jeunes taureaux, mais avec son propre sang, nous ayant acquis une rédemption éternelle. Si en effet du sang de boucs et de taureaux et de la cendre de génisse, dont on asperge ceux qui sont souillés, les sanctifient en leur procurant la pureté de la chair, combien plus le sang du Christ, qui par un Esprit éternel s'est offert lui-même sans tache à Dieu, purifiera-t-il notre conscience des œuvres mortes pour que nous rendions un culte au Dieu vivant.
   Et ídeo novi testaménti mediátor est, ut, morte intercedénte in redemptiónem eárum prævaricatiónum quæ erant sub prióre testaménto repromissiónem accípiant, qui vocáti sunt ætérnæ hereditátis. Ubi enim testaméntum, mors necésse est afferátur testatóris; testaméntum autem in mórtuis est confirmátum, nondum enim valet dum vivit qui testátus est. Unde ne prius quidem sine sánguine dedicátum est; enuntiáto enim omni mandáto secúndum legem a Móyse univérso pópulo, accípiens sánguinem vitulórum et hircórum cum aqua et lana coccínea et hyssópo, ipsum librum et omnem pópulum aspérsit dicens: Hic sanguis testaménti quod mandávit ad vos Deus; étiam tabernáculum et ómnia vasa ministérii sánguine simíliter aspérsit. Et ómnia pæne in sánguine mundántur secúndum legem, et sine sánguinis effusióne non fit remíssio.
   Voilà pourquoi il est médiateur d'une nouvelle alliance, afin que, sa mort ayant eu lieu pour racheter les transgressions de la première alliance, ceux qui sont appelés reçoivent l'héritage éternel promis. Car là où il y a testament, il est nécessaire que la mort du testateur soit constatée. Un testament, en effet, n'est valide qu'à la suite du décès, puisqu'il n'entre jamais en vigueur tant que vit le testateur. De là vient que même la première alliance n'a pas été inaugurée sans effusion de sang. Effectivement, lorsque Moïse eut promulgué au peuple entier chaque prescription selon la teneur de la Loi, il prit le sang des jeunes taureaux et des boucs, avec de l'eau, de la laine écarlate et de l'hysope, et il aspergea le livre lui-même et tout le peuple en disant: Ceci est le sang de l'alliance que Dieu a prescrite pour vous. Puis, de la même manière, il aspergea de sang la Tente et tous les objets du culte. D'ailleurs, selon la Loi, presque tout est purifié par le sang, et sans effusion de sang il n'y a point de rémission.
   Necésse erat ergo figúras quidem cæléstium his mundári, ipsa autem cæléstia melióribus hóstiis quam istis. Non enim in manufácta Sancta Christus introívit, quæ sunt similitúdo verórum, sed in ipsum cælum, ut appáreat nunc vúltui Dei pro nobis; neque ut sæpe ófferat semetípsum, quemádmodum póntifex intrat in Sancta per síngulos annos in sánguine aliéno. Alióquin oportébat eum frequénter pati ab orígine mundi; nunc autem semel in consummatióne sæculórum ad destitutiónem peccáti per sacrifícium sui manifestátus est. Et quemádmodum statútum est homínibus semel mori, post hoc autem iudícium, sic et Christus, semel oblátus ad multórum auferénda peccáta, secúndo sine peccáto apparébit exspectántibus se in salútem.
   Il est donc nécessaire, d'une part que les copies des réalités célestes soient purifiées de cette manière, d'autre part que les réalités célestes elles-mêmes le soient aussi, mais par des sacrifices plus excellents que ceux d'ici-bas. Ce n'est pas, en effet, dans un sanctuaire fait de main d'homme, dans une image de l'authentique, que le Christ est entré, mais dans le ciel lui-même, afin de paraître maintenant devant la face de Dieu en notre faveur. Ce n'est pas non plus pour s'offrir lui-même à plusieurs reprises, comme fait le grand prêtre qui entre chaque année dans le sanctuaire avec un sang qui n'est pas le sien, car alors il aurait dû souffrir plusieurs fois depuis la fondation du monde. Or c'est maintenant, une fois pour toutes, à la fin des temps, qu'il s'est manifesté pour abolir le péché par son sacrifice. Et comme les hommes ne meurent qu'une fois, après quoi il y a un jugement, ainsi le Christ, après s'être offert une seule fois pour enlever les péchés d'un grand nombre, apparaîtra une seconde fois - hors du péché - à ceux qui l'attendent, pour leur donner le salut.
   r. Scíndite corda vestra et non vestiménta vestra, * Et convertímini ad Dóminum Deum vestrum, quia benígnus et miséricors est. v. Revertímini unusquísque a via sua mala, et a péssimis cogitatiónibus vestris. * Et convertímini. v. Glória Patri. * Et convertímini.
   r. Déchirez vos cœurs et non pas vos vêtements, * Et convertissez-vous au Seigneur votre Dieu, car il est tendre et miséricordieux. v. Revenez donc, chacun, de votre voie mauvaise et de la perversité de vos projets. * Et convertissez-vous. v. Gloire au Père. * Et convertissez-vous.
In secundo nocturno, anno I
Deuxième nocturne, année I
Ex Commentário Orígenis presbýteri in Epístulam ad Romános (Lib. 3, 8: PG 14, 950-951)
Commentaire d'Origène sur l'Épître aux Romains
   Requirámus síngula nómina quæ de Salvatóre scripta sunt, et in síngulis appellatiónibus quæ sint, quæ designéntur diligéntius contemplémur. Invénies ígitur, quóniam quidem in ipso complácuit habitáre omnem plenitúdinem divinitátis corporáliter, esse ipsum et propitiatórium et pontíficem et hóstiam quæ offértur pro pópulo. De pontífice evidénter David in psalmo, et apóstolus Paulus ad Hebræos scribit. Quod autem sit et hóstia, testátur Ioánnes, dicens: Hic est Agnus Dei qui tollit peccáta mundi.
   Passons en revue tous les noms que l'Écriture donne au Sauveur, et de chacune de ces appellations considérons avec grand soin le contenu et la signification. On trouve écrit qu'en lui habite corporellement toute la plénitude de la divinité, et qu'ainsi il est tout à la fois instrument d'expiation, pontife et victime offerte pour le peuple. Du pontife, David parle clairement dans le psaume et l'apôtre Paul en écrit aux Hébreux. Qu'il soit aussi victime, Jean-Baptiste en témoigne: Celui-ci est l'Agneau de Dieu qui enlève les péchés du monde.
   Secúndum hoc ergo quod hóstia est, profusióne sánguinis sui propitiátio effícitur in eo quod dat remissiónem præcedéntium delictórum; quæ tamen propitiátio ad unumquémque credéntium per viam fídei venit. Nisi enim daret remissiónem præcedéntium delictórum, propitiátio non probarétur effécta. Cum vero peccatórum remíssio tribuátur, certum est propitiatiónem effusióne sacri sánguinis adimplétam: Absque sánguinis enim effusióne, sicut Apóstolus dicit, non fit remíssio peccatórum.
   Or, en tant que victime, par l'effusion de son sang, il réalise l'expiation, du fait qu'il accorde la rémission des péchés d'autrefois; expiation qui, cependant, descend sur chaque croyant au moyen de la foi. S'il ne donnait pas la rémission des péchés d'autrefois, on n'aurait pas la preuve d'une expiation effectivement réalisée. Mais puisque la rémission des péchés est accordée, on a la certitude que, par l'effusion du sang, l'expiation a été accomplie: Sans effusion de sang, dit l'Apôtre, il n'y a pas de rémission des péchés.
   Verum ne Paulus tibi solus præsumpsísse propitiatiónis nomen videátur in Christo, audi quómodo et Ioánnes cónsone de hoc sensu loquátur cum dicit: Filíoli mei, hæc scribo vobis ut non peccétis. Sed et si quis peccáverit, advocátum habémus apud Patrem, Iesum Christum iustum; et ipse est propitiátio pro peccátis nostris, non solum pro nostris, sed et pro univérsi mundi. Fit ergo per repropitiatiónem sánguinis Christi remíssio præcedéntium delictórum, in sustentatióne Dei, ad ostensiónem iustítiæ suæ. Sustentátio Dei est, ubi peccátor non statim punítur ut peccat, sed secúndum quod ibídem Apóstolus dixit: Per patiéntiam Dei addúcitur ad pæniténtiam; et in hoc osténdere dícitur iustítiam suam Deus. Bene autem áddidit: In hoc témpore; præséntis enim sæculi témpore in sustentatióne est iustítia Dei; futúri vero in retributióne.
   Et pour que Paul ne te semble pas être le seul à employer ce nom de victime d'expiation quand il s'agit du Christ, écoute parler Jean en accord avec lui. Il dit: Mes petits enfants, je vous écris cela pour que vous ne péchiez pas. Mais si quelqu'un vient à pécher, nous avons un défenseur devant le Père, Jésus-Christ, qui est juste: car il est, lui, victime d'expiation pour nos péchés; et pas seulement pour les nôtres, mais encore pour ceux du monde entier. Par le sacrifice propitiatoire du sang du Christ est opérée la rémission des péchés d'autrefois, au temps de la patience de Dieu, pour montrer sa justice. Dieu montre sa patience lorsque le pécheur n'est pas puni aussitôt de son péché, mais, d'après ce que dit l'Apôtre dans la même épître: La patience de Dieu pousse à la conversion; et c'est en cela qu'éclate la justice de Dieu. Paul ajoute: En ce temps, car en ce siècle, Dieu montre sa justice par la patience; au siècle futur, il la montrera par la rétribution.
   r. Ecce nunc tempus acceptábile, ecce nunc dies salútis. Commendémus nosmetípsos in multa patiéntia, in ieiúniis multis, * Per arma iustítiæ virtútis Dei. v. In ómnibus exhibeámus nosmetípsos sicut Dei minístros, ut non vituperétur ministérium nostrum. * Per arma. v. Glória Patri. * Per arma.
   r. C'est maintenant le moment favorable, c'est maintenant le jour du salut. Méritons le respect par notre endurance, par nos jeûnes prolongés, * Par les armes de justice de la puissance de Dieu. v. Pour que notre ministère ne soit pas décrié, présentons-nous en toute circonstance comme de vrais ministres de Dieu. * Par les armes. v. Gloire au Père. * Par les armes.
   
   Orémus.
   Prions.
   Cleméntiam tuam, Dómine, súpplici voto depóscimus, ut nos fámulos tuos, pæniténtia emendátos et bonis opéribus erudítos, * in mandátis tuis fácias perseveráre sincéros, et ad paschália festa perveníre illæsos. Per Dóminum.
   Seigneur miséricordieux, nous Te supplions humblement de nous donner, à nous Tes serviteurs que la pénitence guérit et que les bonnes œuvres font grandir, la force de persévérer d'un cœur sincère dans la pratique de Tes commandements et la grâce de parvenir aux fêtes de Pâques, l'âme purifiée.
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(c4) BE(h)ne(h)di(h)cá(fh)mus(h) Dó(gh) mi(g)no.(gvFE) r/.(::) De(h)o(h) grá(gh)ti(g)as.(gvFE) (::)
   v. Benedicámus Dómino. r. Deo grátias.
   v. Bénissons le Seigneur. r. Rendons grâces à Dieu.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.
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