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 v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde.
 v. Dieu, viens à mon aide.
 r. Dómine, ad adiuvándum me festína.
 r. Seigneur, vite à mon secours.
 Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Hymnus
Hymne
Pange, lingua, gloriósi próélium certáminis et super crucis tropǽo dic triúmphum nóbilem, quáliter redémptor orbis immolátus vícerit.
Chante, ma langue, les lauriers d’un glorieux combat, Sur le trophée de la Croix chante le grand triomphe, Raconte comment le Rédempteur du monde triomphe en S’immolant.
De paréntis protoplásti fraude factor cóndolens, quando pomi noxiális morte morsu córruit, ipse lignum tunc notávit, damna ligni ut sólveret.
Dieu compatit au malheur du premier homme sorti de Ses mains. Dès qu’il mordit à la pomme funeste, Adam se précipita dans la mort. Dieu Lui- même désigna l’arbre nouveau pour réparer les malheurs causés par le premier.
Hoc opus nostræ salútis ordo depopóscerat, multifórmis perditóris arte ut artem fálleret, et medélam ferret inde, hostis unde lǽserat.
Cette œuvre réparatrice, l’économie de notre salut la réclamait ; Dieu voulait que l’artifice du serpent fût déjoué par un autre artifice ; Il voulait porter le remède là où l’ennemi avait causé le tort.
Quando venit ergo sacri plenitúdo témporis, missus est ab arce Patris Natus, orbis cónditor, atque ventre virgináli carne factus pródiit.
Quand donc fut arrivée la plénitude des temps annoncés, du haut du trône de Son Père, le Fils, créateur du monde, fut envoyé. Dans le sein d’une Vierge, Il Se revêtit de chair et Il naquit.
Lustra sex qui iam perácta tempus implens córporis, se volénte, natus ad hoc, passióni déditus, agnus in crucis levátur immolándus stípite.
Le temps de six lustres est écoulé, la durée de Sa vie mortelle est accomplie : le Rédempteur, de Lui-même, Se livre aux tourments de Sa Passion ; Agneau divin. Il est cloué à la croix, bois très saint sur lequel Il S’immole.
Æqua Patri Filióque, ínclito Paráclito, sempitérna sit beátæ Trinitáti glória, cuius alma nos redémit atque servat grátia. Amen.
Gloire soit éternellement à la bienheureuse Trinité. Honneur égal au Père et au Fils, comme aussi au Paraclet, car Sa grâce bienfaisante nous rachète et nous sauve. Amen.
 Ant. 1. Salvum me fac, Dómine, propter misericórdiam tuam.
 Ant. 1. Sauve-moi, Seigneur, selon Ta miséricorde.
Psalmus 6
Psaume 6
Homo afflictus Domini clementiam implorat
L'homme affligé implore la clémence du Seigneur
Nunc anima mea turbata est ... Pater, salvifica me ex hora hac? (Io 12, 27).
Maintenant mon âme est troublée … Père, délivre-moi de cette heure.
 Dómine, ne in furóre tuo árguas me, * neque in ira tua corrípias me.
 Seigneur, ne me reprends pas dans Ta fureur, et ne me châtie pas dans Ta colère.
 Miserére mei, Dómine, quóniam infírmus sum; * sana me, Dómine, quóniam conturbáta sunt ossa mea.
 Aie pitié de moi, Seigneur, car je suis sans force; guéris-moi, Seigneur, car mes os sont ébranlés.
 Et ánima mea turbáta est valde, * sed tu, Dómine, úsquequo?
 Et mon âme est toute troublée ; mais Toi, Seigneur, jusques à quand...?
 Convértere, Dómine, éripe ánimam meam; * salvum me fac propter misericórdiam tuam.
 Reviens, Seigneur, et délivre mon âme: sauve-moi à cause de Ta miséricorde.
 Quóniam non est in morte, qui memor sit tui, * in inférno autem quis confitébitur tibi?
 Car il n'y a personne qui se souvienne de Toi dans la mort; et qui donc Te louera dans le séjour des morts?
 Laborávi in gémitu meo, † lavábam per síngulas noctes lectum meum; * lácrimis meis stratum meum rigábam.
 Je suis épuisé à force de gémir; je laverai toutes les nuits mon lit de mes pleurs; j'arroserai ma couche de mes larmes.
 Turbátus est a mæróre óculus meus, * inveterávi inter omnes inimícos meos.
 Mon oeil a été troublé par la fureur ; j'ai vieilli au milieu de tous mes ennemis.
 Discédite a me omnes, qui operámini iniquitátem, * quóniam exaudívit Dóminus vocem fletus mei.
 Eloignez-vous de moi, vous tous qui commettez l'iniquité, car le Seigneur a exaucé la voix de mes larmes.
 Exaudívit Dóminus deprecatiónem meam, * Dóminus oratiónem meam suscépit.
 Le Seigneur a exaucé ma supplication; le Seigneur a agréé ma prière.
 Erubéscant et conturbéntur veheménter omnes inimíci mei; * convertántur et erubéscant valde velóciter.
 Que tous mes ennemis rougissent et soient saisis d'une vive épouvante ; qu'ils reculent promptement, et qu'ils soient bientôt confondus.
 Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
 Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
 Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Ant. Salvum me fac, Dómine, propter misericórdiam tuam.
 Ant. Sauve-moi, Seigneur, selon Ta miséricorde.
 Ant. 2. Factus est Dóminus refúgium páuperi in tribulatióne.
 Ant. 2. Le Seigneur S'est fait le refuge des pauvres dans la tribulation.
Psalmus 9 A (9)
Psaume 9 A (9)
Gratiarum actio pro victoria
Action de grâces pour la victoire
Iterum venturus est iudicare vivos et mortuos.
Il viendra de nouveua pour juger les vivants et les morts
I
I
 Confitébor tibi, Dómine, in toto corde meo, * narrábo ómnia mirabília tua.
 Je Te louerai, Seigneur, de tout mon coeur; je raconterai toutes Tes merveilles.
 Lætábor et exsultábo in te, * psallam nómini tuo, Altíssime.
 En Toi je me réjouirai, et me livrerai à l'allégresse; je chanterai Ton Nom, ô Très-Haut ;
 Cum convertúntur inimíci mei retrórsum, * infirmántur et péreunt a fácie tua.
 parce que Tu as fait retourner mon ennemi en arrière. Ils vont être épuisés, et ils périront devant Ta face.
 Quóniam fecísti iudícium meum et causam meam, * sedísti super thronum, qui iúdicas iustítiam.
 Car Tu m'as rendu justice, et Tu as soutenu ma cause; Tu T'es assis sur Ton trône, Toi qui juges selon le droit.
 Increpásti gentes, perdidísti ímpium; * nomen eórum deléstiin ætérnum et in sǽculum sǽculi.
 Tu as châtié les nations, et l'impie a péri; Tu as effacé leur Nom à jamais, et pour les siècles des siècles.
 Inimíci defecérunt, * solitúdines sempitérnæ factæ sunt;
 Les glaives de l'ennemi ont perdu leur force pour toujours,
 et civitátes destruxísti: * périit memória eórum cum ipsis.
 et Tu as détruit leurs villes. Leur mémoire a péri avec fracas ;
 Dóminus autem in ætérnum sedébit, * parávit in iudícium thronum suum
 mais le Seigneur demeure éternellement. Il a préparé Son trône pour le jugement ;
 et ipse iudicábit orbem terræ in iustítia, * iudicábit pópulos in æquitáte.
 et Il jugera Lui-même l'univers avec équité ; Il jugera les peuples avec justice.
 Et erit Dóminus refúgium opprésso, * refúgium in opportunitátibus, in tribulatióne.
 Le Seigneur est devenu le refuge du pauvre, et Son secours au temps du besoin et de l'affliction.
 Et sperent in te, qui novérunt nomen tuum, * quóniam non dereliquísti quæréntes te, Dómine.
 Qu'ils espèrent en Toi, ceux qui connaissent Ton Nom ; car Tu n'as pas abandonné ceux qui Te cherchent, Seigneur.
 Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
 Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
 Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Ant. Factus est Dóminus refúgium páuperi in tribulatióne.
 Ant. Le Seigneur S'est fait le refuge des pauvres dans la tribulation.
 Ant. 3. Annuntiábo laudatiónes tuas in portis fíliæ Sion.
 Ant. 3. J'annoncerai Tes louanges aux portes des filles de Sion.
II
II
 Psállite Dómino, qui hábitat in Sion; * annuntiáte inter gentes stúdia eius.
 Chantez au Seigneur qui habite dans Sion: annoncez parmi les nations Ses desseins;
 Quóniam requírens sánguinem recordátus est eórum, * non est oblítus clamórem páuperum.
 car Celui qui recherche le sang versé S'est souvenu de Ses serviteurs; Il n'a pas oublié le cri des pauvres.
 Miserére mei, Dómine; † vide afflictiónem meam de inimícis meis, * qui exáltas me de portis mortis,
 Aie pitié de moi, Seigneur; vois l'humiliation où mes ennemis m'ont réduit,
 ut annúntiem omnes laudatiónes tuas in portis fíliæ Sion, * exsúltem in salutári tuo.
 Toi qui me retires des portes de la mort, pour que j'annonce toutes Tes louanges aux portes de la fille de Sion.
 Infíxae sunt gentes in fóvea, quam fecérunt; † in láqueo isto, quem abscondérunt, * comprehénsus est pes eórum.
 Je serai transporté de joie à cause du salut que Tu m'auras procuré. Les nations se sont enfoncées dans la fosse qu'elles avaient faite. Leur pied a été pris dans le piège qu'elles avaient caché.
 Manifestávit se Dóminus iudícium fáciens; * in opéribus mánuum suárum comprehénsus est peccátor.
 On reconnaîtra le Seigneur qui rend justice; le pécheur a été pris dans les oeuvres de ses mains.
 Converténtur peccatóres in inférnum, * omnes gentes, quæ obliviscúntur Deum.
 Que les pécheurs soient précipités dans l'enfer, et toutes les nations qui oublient Dieu.
 Quóniam non in finem oblívio erit páuperis; * exspectátio páuperum non períbit in ætérnum.
 Car le pauvre ne sera pas en oubli pour toujours ; la patience des pauvres ne périra pas à jamais.
 Exsúrge, Dómine, non confortétur homo; * iudicéntur gentes in conspéctu tuo.
 Lève-Toi, Seigneur ; que l'homme ne triomphe pas ; que les nations soient jugées devant Ta face.
 Constítue, Dómine, terrórem super eos; * sciant gentes quóniam hómines sunt.
 Seigneur, impose-leur une crainte, afin que les peuples sachent qu'ils sont hommes.
 Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
 Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
 Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Ant. Annuntiábo laudatiónes tuas in portis fíliæ Sion.
 Ant. J'annoncerai Tes louanges aux portes des filles de Sion.
Ad Vigilias
Vigiles
In primo nocturno, anno I
Premier nocturne, année I
De Epístula ad Hebræos
De la lettre aux Hébreux
 Est fides sperandórum substántia, rerum arguméntum non apparéntium. In hac enim testimónium consecúti sunt senióres. Fide intellégimus aptáta esse sæcula verbo Dei, ut ex invisibílibus visibília facta sint. Fide ampliórem hóstiam Abel quam Cain óbtulit Deo, per quam testimónium consecútus est esse iustus, testimónium perhibénte munéribus eius Deo, et per illam defúnctus adhuc lóquitur. Fide Henoch translátus est ne vidéret mortem, et non inveniebátur, quia tránstulit illum Deus; ante translatiónem enim testimónium accépit placuísse Deo. Sine fide autem impossíbile placére; crédere enim opórtet accedéntem ad Deum quia est et inquiréntibus se remunerátor fit.
 La foi est la garantie des biens que l'on espère, la preuve des réalités qu'on ne voit pas. C'est elle qui a valu aux anciens un bon témoignage. Par la foi, nous comprenons que les mondes ont été formés par une parole de Dieu, de sorte que ce que l'on voit provient de ce qui n'est pas apparent. Par la foi, Abel offrit à Dieu un sacrifice de plus grande valeur que celui de Caïn; aussi fut-il proclamé juste, Dieu ayant rendu témoignage à ses dons, et par elle aussi, bien que mort, il parle encore. Par la foi, Hénoch fut enlevé, en sorte qu'il ne vit pas la mort, et on ne le trouva plus, parce que Dieu l'avait enlevé. Avant son enlèvement, en effet, il lui est rendu témoignage qu'il avait plu à Dieu. Or sans la foi il est impossible de lui plaire. Car celui qui s'approche de Dieu doit croire qu'il existe et qu'il se fait le rémunérateur de ceux qui le cherchent.
 Fide Nœ respónso accépto de his quæ adhuc non videbántur, revéritus aptávit arcam in salútem domus suæ; per quam damnávit mundum, et iustítiæ quæ secúndum fidem est, heres est institútus. Fide vocátus Abraham obœdívit in locum exíre, quem acceptúrus erat in hereditátem, et exívit nésciens quo iret. Fide peregrinátus est in terra promissiónis tamquam in aliéna in cásulis habitándo cum Isaac et Iacob, coherédibus promissiónis eiúsdem; exspectábat enim fundaménta habéntem civitátem cuius ártifex et cónditor Deus. Fide - et ipsa Sara stérilis - virtútem in conceptiónem séminis accépit étiam præter tempus ætátis, quóniam fidélem crédidit esse qui promíserat; propter quod et ab uno orti sunt, et hoc emórtuo, tamquam sídera cæli in multitúdine et sicut aréna quæ est ad oram maris innumerábilis.
 Par la foi, Noé, divinement averti de ce qui n'était pas encore visible, saisi d'une crainte religieuse, construisit une arche pour sauver sa famille. Par la foi, il condamna le monde et il devint héritier de la justice qui s'obtient par la foi. Par la foi, Abraham obéit à l'appel de partir vers un pays qu'il devait recevoir en héritage, et il partit ne sachant où il allait. Par la foi, il vint séjourner dans la Terre promise comme en un pays étranger, y vivant sous des tentes, ainsi qu'Isaac et Jacob, héritiers avec lui de la même promesse. C'est qu'il attendait la ville pourvue de fondations dont Dieu est l'architecte et le constructeur. Par la foi, Sara, elle aussi, reçut la vertu de concevoir, et cela en dépit de son âge avancé, parce qu'elle estima fidèle celui qui avait promis. C'est bien pour cela que d'un seul homme, et déjà marqué par la mort, naquirent des descendants comparables par leur nombre aux étoiles du ciel et aux grains de sable sur le rivage de la mer, innombrables.
 Iuxta fidem defúncti sunt omnes isti, non accéptis promissiónibus, sed a longe eas aspiciéntes et salutántes, et confiténtes quia peregríni et hóspites sunt supra terram; qui enim hæc dicunt, signíficant se pátriam inquírere. Et siquidem illíus meminíssent de qua exíerant, habébant útique tempus reverténdi; nunc autem meliórem áppetunt, id est cæléstem. Ideo non confúnditur Deus vocári Deus eórum, parávit enim illis civitátem. Fide óbtulit Abraham Isaac, cum tentarétur, et unigénitum offerébat ille qui suscéperat promissiónes, ad quem dictum erat: In Isaac vocábitur tibi semen, arbitrátus quia et a mórtuis suscitáre potens est Deus; unde eum et in parábola reportávit.
 C'est dans la foi qu'ils moururent tous sans avoir reçu l'objet des promesses, mais ils l'ont vu et salué de loin, et ils ont confessé qu'ils étaient étrangers et voyageurs sur la terre. Ceux qui parlent ainsi font voir clairement qu'ils sont à la recherche d'une patrie. Et s'ils avaient pensé à celle d'où ils étaient sortis, ils auraient eu le temps d'y retourner. Or, en fait, ils aspirent à une patrie meilleure, c'est-à-dire céleste. C'est pourquoi, Dieu n'a pas honte de s'appeler leur Dieu; il leur a préparé, en effet, une ville. Par la foi, Abraham, mis à l'épreuve, a offert Isaac, et c'est son fils unique qu'il offrait en sacrifice, lui qui était le dépositaire des promesses, lui à qui il avait été dit: C'est par Isaac que tu auras une postérité. Dieu, pensait-il, est capable même de ressusciter les morts; c'est pour cela qu'il recouvra son fils, et ce fut un symbole.
 r. Multiplicáti sunt qui tríbulant me, et dicunt: Non est salus illi in Deo eius. * Exsúrge, Dómine, salvum me fac, Deus meus. v. Nequándo dicat inimícus meus: Præválui advérsus eum. * Exsúrge. v. Glória Patri. * Exsúrge.
 r. Qu'ils sont nombreux mes adversaires, nombreux à déclarer à mon sujet: Pour lui, pas de salut auprès de Dieu! * Lève-toi, Seigneur; sauve-moi, mon Dieu! v. Pour que l'ennemi ne crie pas: Victoire! * Lève-toi. v. Gloire au Père. * Lève-toi.
In secundo nocturno, anno I
Deuxième nocturne, année I
Ex Tractátibus sancti Augustíni epíscopi in Ioánnem (Tract. 34, 8-9: CCL 36, 315. 316)
Traité de saint Augustin sur l'Évangile de Jean
 Fratres mei, quóniam Dóminus bréviter ait: Ego sum lux mundi, quibus verbis áliud est quod iussit, áliud quod promísit, faciámus quod iussit, ne impudénti fronte desiderémus quod promísit; ne dicat nobis in iudício: " Fecísti enim quod iussi, ut éxpetas quod promísi? " Quid ergo iussísti, Dómine Deus noster? Dicit tibi: " Ut sequeréris me. " Consílium vitæ petiísti. Cuius vitæ, nisi de qua dictum est: Apud te est fons vitæ?
 Mes frères, puisque le Seigneur s'est exprimé en peu de mots: Je suis la lumière du monde, distinguant ce qu'il a ordonné et ce qu'il a promis, faisons ce qu'il a ordonné pour ne pas désirer avec impudence ce qu'il a promis, de peur qu'il ne nous dise au jour du jugement: " As-tu fait en réalité ce que j'ai ordonné pour réclamer ce que j'ai promis? " Qu'as-tu donc ordonné, Seigneur notre Dieu? Il te répond: " De me suivre. " Tu as demandé un conseil pour arriver à la vie. À quelle vie, sinon à celle dont il a été dit: Auprès de toi est la source de la vie?
 Ergo modo faciámus, sequámur Dóminum; solvámus cómpedes quibus impedímur sequi. Et quis idóneus sólvere tales nodos, nisi ille ádiuvet cui dictum est: Dirupísti víncula mea? De quo álius psalmus dicit: Dóminus solvit compedítos, Dóminus érigit elísos. Et quid sequúntur solúti et erécti, nisi lumen a quo áudiunt: Ego sum lumen mundi; qui me séquitur, non ambulábit in ténebris quia Dóminus illúminat cæcos?
 Pour nous donc, maintenant, faisons-le, suivons le Seigneur, brisons les entraves qui nous empêchent de le suivre. Et qui peut dénouer de tels nœuds sans le secours de celui auquel il a été dit: Tu as rompu mes liens, lui dont un autre psaume déclare: Le Seigneur délie les enchaînés, le Seigneur relève ceux qui sont brisés? Et que suivent ceux qui sont déliés et relevés, sinon cette lumière à qui ils entendent dire: Je suis la lumière du monde; qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, puisque le Seigneur illumine les aveugles?
 Ipse autem dixit: Ego sum via et véritas et vita. Veritáte perfruémur, cum vidérimus fácie ad fáciem, quia et hoc promíttitur nobis. Nam quis audéret speráre quod Deus non dignátus esset vel pollicéri vel dare? Vidébimus fácie ad fáciem. Hæc est magna promíssio; si amas, séquere. Amo, inquis, sed qua sequor? Si dixísset tibi Dóminus Deus tuus: Ego sum véritas et vita, desíderans veritátem, concupíscens vitam, viam qua ad hæc perveníre posses profécto quæreres, et díceres tibi: " Magna res véritas, magna res vita, si esset quómodo illuc perveníret ánima mea! " Quæris qua? Audi eum dicéntem primo: Ego sum via. Quo via? Et véritas et vita. Manens apud Patrem, véritas et vita; índuens se carnem, factus est via.
 Or lui-même a dit: Je suis le chemin, la vérité et la vie. Nous jouirons de la vérité quand nous verrons face à face, puisque cela aussi nous est promis. Car qui oserait espérer ce que Dieu n'aurait daigné ni promettre ni donner? Nous verrons face à face. C'est une grande promesse: si tu aimes, suis. J'aime, dis-tu, mais par quel chemin dois-je suivre? Si le Seigneur ton Dieu t'avait dit: Je suis la vérité et la vie, dans ton désir de la vérité, dans ta poursuite de la vie, tu chercherais de suite le chemin pour parvenir à ces biens et tu te dirais: " C'est un grand bien que la vérité, c'est un grand bien que la vie; si seulement il existait un chemin pour mener mon âme jusque-là! " Tu cherches par où aller? Écoute celui qui dit en premier lieu: Je suis le chemin. Où mène ce chemin? Et la vérité et la vie. Demeurant auprès du Père, il est la vérité et la vie; se revêtant de la chair, il s'est fait le chemin.
 r. In próximo est tribulátio mea, Dómine, et non est qui ádiuvet, ut fódiant manus meas et pedes meos. * Líbera me de ore leónis, ut narrem nomen tuum frátribus meis. v. Deus, Deus meus, réspice in me; quare me dereliquísti? Longe a salúte mea. * Líbera. v. Glória Patri. * Líbera.
 r. L'angoisse est proche, Seigneur, et je n'ai personne pour m'aider; ils me percent les mains et les pieds. * Sauve-moi de la gueule du lion, que je proclame ton nom devant mes frères. v. Dieu, mon Dieu, regarde-moi! Pourquoi m'as-tu abandonné? Le salut est loin de moi. * Sauve-moi. v. Gloire au Père. * Sauve-moi.
Postea dicitur immediate et sine orémus oratio propria, cum conclusione longiore.
Après cela on dit immédiatement et sans "Prions" l'oraison propre, avec la conclusion longue.
 Deus, per cuius ineffábilem grátiam omni benedictióne ditámur, † præsta nobis ita in novitátem a vetustáte transíre, * ut regni cæléstis glóriæ præparémur. Per Dóminum.
 Dieu qui nous combles de bénédiction par la richessse infinie de Ta grâce, fais-nous quitter ce qui ne peut que vieillir, fais-nous entrer dans ce qui est nouveau, et nous serons préparés à la gloire du royaume céleste.
 Dóminus vobíscum.
 Le Seigneur soit avec vous.
 r. Et cum spíritu tuo.
 r. Et avec votre esprit.
 Benedícat vos omnípotens Deus, Pater, ✠ et Fílius, et Spíritus Sanctus.
 Que Dieu tout puissant vous bénisse, le Père, ✠ et le Fils et le Saint-Esprit.
 r. Amen.
 r. Amen.
Vel alia formula benedictionis, sicut in Missa.
Ou une autre formule de bénédiction, comme à la Messe.
Et si fit dimissio, sequitur invitatio:
Et si on fait un renvoi, on ajoute l'invitation :
Absente sacerdote vel diacono, et in recitatione a solo, sic concluditur:
En l'absence d'un diacre ou d'un prêtre, et dans la récitation seul, on conclut ainsi :
  Dóminus nos benedícat, et ab omni malo deféndat, et ad vitam perdúcat ætérnam. r. Amen.
  Que le Seigneur nous bénisse, qu'Il nous défende de tout mal, et qu'Il nous fasse parvenir à la vie éternelle. r. Amen.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.