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 v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde.
 v. Dieu, viens à mon aide.
 r. Dómine, ad adiuvándum me festína.
 r. Seigneur, vite à mon secours.
 Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Allelúia.
 Alléluia.
Hymnus
Hymne
Quem terra, pontus, ǽthera colunt, adórant, prǽdicant trinam regéntem máchinam, claustrum Maríæ báiulat.
Celui que tout, flots, terre et ciel, honore, vénère et proclame, celui qui régit l'univers, une femme le porte en elle.
Cui luna, sol et ómniadesérviunt per témpora,perfúsa cæli grátiagestant puéllæ víscera.
Tous les astres, lune et soleil, à travers les âges le servent. Comblé de la grâce du ciel, le sein de la Vierge l'enfante.
Beáta mater múnere,cuius, supérnus ártifex,mundum pugíllo cóntinens,ventris sub arca clausus est.
Mère bénie par ce présent, en vous, le créateur céleste qui tient le monde dans sa main, fut enclos comme dans une arche.
Beáta cæli núntio,fecúnda Sancto Spíritu,desiderátus géntibuscuius per alvum fusus est.
Bénie de l'envoyé du ciel, l'Esprit Saint l'a rendue féconde, vous dont le ventre a mis au jour Celui que désiraient les peuples.
Iesu, tibi sit glória,qui natus es de Vírgine,cum Patre et almo Spíritu,in sempitérna sǽcula. Amen.
Jésus, à Toi soit la gloire, qui es né de la Vierge ; même gloire au Père, à l’Esprit, à travers les siècles infinis. Amen.
 Ant. 1. Clamor meus, Dómine, ad te pervéniat; non abscóndas fáciem tuam a me.
 Ant. 1. Que mon cri, Seigneur, parvienne jusqu'à Toi ; ne cache pas Ta face loin de moi.
Psalmus 101
Psaume 101
Exsulis vota et preces
Vœux et supplications des exilés
Consolatur nos Deus in omni tribulatione nostra (2 Cor I,4).
Dieu nous consolera dans nos tribulations
I
I
 Dómine, exáudi oratiónem meam, * et clamor meus ad te véniat.
 Seigneur, exauce ma prière, et que mon cri aille jusqu’à Toi.
 Non abscóndas fáciem tuam a me; † in quacúmque die tríbulor, * inclína ad me aurem tuam.
 Ne détourne pas de moi ton visage; en quelque jour que je sois dans la tribulation, incline vers moi votre oreille.
 In quacúmque die invocávero te, * velóciter exáudi me.
 En quelque jour que je T’invoque, exauce-moi promptement.
 Quia defecérunt sicut fumus dies mei, * et ossa mea sicut crémium aruérunt.
 Car mes jours se sont évanouis comme la fumée, et mes os se sont desséchés comme une broutille.
 Percússum est ut fenum et áruit cor meum, * étenim oblítus sum comédere panem meum.
 J’ai été frappé comme l’herbe, et mon cœur s’est flétri, parce que j’ai oublié de manger mon pain.
 A voce gémitus mei * adhǽsit os meum carni meæ.
 A force de pousser la voix de mes gémissements, mes os se sont attachés à ma peau.
 Símilis factus sum pellicáno solitúdinis, * factus sum sicut nyctícorax in ruínis. Vigilávi * et factus sum sicut passer solitárius in tecto.
 Je suis devenu semblable au pélican du désert; je suis devenu comme le hibou des reines. J’ai veillé, et je suis devenu comme le passereau qui se tient seul sur le toit.
 Tota die exprobrábant mihi inimíci mei, * exardescéntes in me per me iurábant.
 Tout le jour mes ennemis m’outrageaient, et ceux qui me louaient conspiraient contre moi.
 Quia cínerem tamquam panem manducábam * et potum meum cum fletu miscébam,
 Parce que je mangeais de la cendre comme du pain, et que je mêlais mon breuvage avec mes larmes ;
 a fácie iræ et increpatiónis tuæ, * quia élevans allisísti me.
 l’aspect)de Ta colère et de Ton indignation, car après m’avoir élevé Tu m’as écrasé.
 Dies mei sicut umbra declinavérunt, * et ego sicut fenum árui.
 Mes jours se sont évanouis comme l’ombre, et je me suis desséché comme l’herbe.
 Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
 Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
 Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Ant. Clamor meus, Dómine, ad te pervéniat; non abscóndas fáciem tuam a me.
 Ant. Que mon cri, Seigneur, parvienne jusqu'à Toi ; ne cache pas Ta face loin de moi.
 Ant. 2. Réspice, Dómine, in oratiónem humílium.
 Ant. 2. Regarde, Seigneur, la prière des humbles.
II
II
 Tu autem, Dómine, in ætérnum pérmanes, * et memoriále tuum in generatiónem et generatiónem.
 Mais Toi, Seigneur, Tu subsistes éternellement, et la mémoire de Ton nom s’étend de race en race.
 Tu exsúrgens miseréberis Sion, † quia tempus miseréndi eíus, * quia venit tempus,
 Tu Te lèveras, et Tu auras pitié de Sion, car le temps est venu, le temps d’avoir pitié d’elle, et le temps est venu.
 quóniam placuérunt servis tuis lápides eíus, * et púlveris eíus miseréntur.
 Car ses pierres sont aimées de Tes serviteurs, et sa poussière les attendrit.
 Et timébunt gentes nomen tuum, Dómine, * et omnes reges terræ glóriam tuam,
 Et les nations craindront Ton nom, Seigneur, et tous les rois de la terre Ta gloire,
 quia ædificávit Dóminus Sion * et appáruit in glória sua.
 parce que le Seigneur a bâti Sion, et qu’Il sera vu dans Sa gloire.
 Respéxit in oratiónem ínopum * et non sprevit precem eórum.
 Il a regardé la prière des humbles, et Il n’a point méprisé leur prière.
 Scribántur hæc pro generatióne áltera, * et pópulus, qui creábitur, laudábit Dóminum.
 Que ces choses soient écrites pour la génération future, et le peuple qui sera créé louera le Seigneur
 Quia prospéxit de excélso sanctuário suo, * Dóminus de cælo in terram aspéxit,
 parce qu’Il a regardé du haut de son lieu saint. Le Seigneur a regardé du ciel sur la terre,
 ut audíret gémitus compeditórum, * ut sólveret fílios mortis;
 pour entendre les gémissements des captifs détenus dans les fers, pour délivrer les fils de ceux qui avaient été tués,
 ut annúntient in Sion nomen Dómini * et laudem eíus in Ierusálem,
 afin qu’ils annoncent dans Sion le Nom du Seigneur, et Sa louange dans Jérusalem,
 cum congregáti fúerint pópuli in unum * et regna, ut sérviant Dómino.
 lorsque les peuples et les rois s’assembleront pour servir le Seigneur.
 Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
 Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
 Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Ant. Réspice, Dómine, in oratiónem humílium.
 Ant. Regarde, Seigneur, la prière des humbles.
 Ant. 3. Tu, Dómine, terram fundásti, et ópera mánuum tuárum sunt cæli.
 Ant. 3. Toi, Seigneur, Tu as fondé la terre, et les cieux sont l'œuvre de Tes mains.
III
III
 Humiliávit in via virtútem meam, * abbreviávit dies meos.
 Il lui dit dans Sa force: Fais-moi connaître le petit nombre de mes jours.
 Dicam: “Deus meus, †ne áuferas me in dimídio diérum meórum; * in generatiónem et generatiónem sunt anni tui.
 J'ai dit : mon Dieu, ne me rappelle pas au milieu de mes jours; Tes années durent d’âge en âge.
 Inítio terram fundásti; * et ópera mánuum tuárum sunt cæli.
 Dès le (Au) commencement, Seigneur, Tu as fondé la terre, et les cieux sont l’œuvre de Tes mains.
 Ipsi períbunt, tu autem pérmanes; † et omnes sicut vestiméntum veteráscent, et sicut opertórium mutábis eos, et mutabúntur.
 Ils périront, mais Toi, Tu demeuras ; et ils vieilliront tous comme un vêtement. Tu les changeras comme un habit dont on se couvre, et ils seront changés;
 Tu autem idem ipse es, * et anni tui non defícient.
 mais Toi, Tu es toujours le même, et Tes années ne passeront point.
 Fílii servórum tuórum habitábunt, * et semen eórum in conspéctu tuo firmábitur.”
 Les fils de Tes serviteurs auront une demeure permanente, et leur postérité sera ferme à jamais.
 Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
 Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
 Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Ant. Tu, Dómine, terram fundásti, et ópera mánuum tuárum sunt cæli.
 Ant. Toi, Seigneur, Tu as fondé la terre, et les cieux sont l'œuvre de Tes mains.
In primo nocturno, anno I)
Premier nocturne, année I)
De libro Apocalýpsis beáti Ioánnis apóstoli 14, 1-13
De l'Apocalypse de saint Jean
 Ego Ioánnes vidi: et ecce Agnus stans supra montemSion, et cum illo centum quadragínta quáttuor mília, habéntes nomen eius et nomen Patris eius scriptum in fróntibus suis. Et audívi vocem de cælo tamquam vocem aquárum multárum et tamquam vocem tonítrui magni; et vox, quam audívi, sicut citharœdórum citharizántium in cítharis suis. Et cantant quasi cánticum novum ante thronum et ante quáttuor animália et senióres.
 Voici que l'Agneau apparut à mes yeux; il se tenait sur le mont Sion, avec cent quarante-quatre milliers de gens portant inscrits sur le front son nom et le nom de son père. Et j'entendis un bruit venant du ciel, comme le mugissement des grandes eaux ou le grondement d'un orage violent, et ce bruit me faisait songer à des joueurs de harpe touchant de leurs instruments; ils chantent un cantique nouveau devant le trône et devant les quatre Vivants et les Vieillards.
 Et nemo póterat díscere cánticum nisi illa centum quadragínta quáttuor mília, qui empti sunt de terra. Hi sunt qui cum muliéribus non sunt coinquináti, vírgines enim sunt. Hi qui sequúntur agnum, quocúmque abíerit. Hi empti sunt ex homínibus primítiæ Deo et Agno; et in ore ipsórum non est invéntum mendácium: sine mácula sunt.
 Et nul ne pouvait apprendre le cantique, hormis les cent quarante-quatre milliers, les rachetés à la terre. Ceux-là, ils ne se sont pas souillés avec des femmes, ils sont vierges; ceux-là suivent l'Agneau partout où il va; ceux-là ont été rachetés d'entre les hommes comme prémices pour Dieu et pour l'Agneau. Jamais leur bouche ne connut le mensonge: ils sont immaculés.
 Et vidi álterum ángelum volántem per médium cælum, habéntem evangélium ætérnum ut evangelizáret super sedéntes in terra et super omnem gentem et tribum et linguam et pópulum, dicens magna voce: «Timéte Deum et date illi glóriam, quia venit hora iudícii eius, et adoráte eum, qui fecit cælum et terram et mare et fontes aquárum.» Et álius ángelus secútus est dicens: «Cécidit, cécidit Bábylon illa magna, quæ a vino iræ fornicatiónis suæ potionávit omnes gentes!»
 Puis je vis un autre Ange qui volait au zénith, ayant une bonne nouvelle éternelle à annoncer à ceux qui demeurent sur la terre, à toute nation, race, langue et peuple. Il criait d'une voix puissante: « Craignez Dieu et glorifiez-le, car voici l'heure de son Jugement; adorez donc Celui qui a fait le ciel et la terre et la mer et les sources. » Un autre Ange, un deuxième, le suivit en criant: « Elle est tombée, elle est tombée, Babylone la Grande, elle qui a abreuvé toutes les nations du vin de la colère. »
 Et álius ángelus tértius secútus est illos dicens voce magna: «Si quis adoráverit béstiam et imáginem eius et accéperit charactérem in fronte sua aut in manu sua, et hic bibet de vino iræ Dei quod mixtum est mero in cálice iræ ipsíus, et cruciábitur igne et súlphure in conspéctu angelórum sanctórum et ante conspéctum Agni. Et fumus tormentórum eórum in sæcula sæculórum ascéndit, nec habent réquiem die ac nocte, qui adoravérunt béstiam et imáginem eius, et si quis accéperit charactérem nóminis eius». Hic patiéntia sanctórum est, qui custódiunt mandáta Dei et fidem Iesu. Et audívi vocem de cælo dicéntem: «Scribe: Beáti mórtui, qui in Dómino moriúntur ámodo. Etiam, dicit Spíritus, ut requiéscant a labóribus suis; ópera enim illórum sequúntur illos.»
 Un autre Ange, un troisième, les suivit, criant d'une voix puissante: « Quiconque adore la Bête et son image, et se fait marquer sur le front ou sur la main, lui aussi boira le vin de la fureur de Dieu, qui se trouve préparé, pur, dans la coupe de sa colère. Il subira le supplice du feu et du soufre, devant les saints Anges et devant l'Agneau. Et la fumée de leur supplice s'élève pour les siècles des siècles; non, point de repos, ni le jour ni la nuit, pour ceux qui adorent la Bête et son image, pour qui reçoit la marque de son nom. » Voilà qui fonde la constance des saints, ceux qui gardent les commandements de Dieu et la foi en Jésus. Puis j'entendis une voix me dire, du ciel: « Écris: Heureux les morts qui meurent dans le Seigneur; dès maintenant — oui, dit l'Esprit — qu'ils se reposent de leurs fatigues, car leurs œuvres les accompagnent. »
 r. Audívi vocem in cælo angelórum multórum dicéntium: * Timéte Dóminum et date claritátem illi, et adoráte eum qui fecit cælum et terram, mare et fontes aquárum, allelúia, allelúia. v. Vidi ángelum Dei volántem per médium cæli, voce magna clamántem et dicéntem: * Timéte. v. Glória Patri. * Timéte.
 r. J'entendis, venant du ciel, la voix d'une multitude d'anges; ils disaient: * Craignez le Seigneur et rendez-lui gloire; adorez celui qui a fait le ciel et la terre, la mer et les sources des eaux, alléluia, alléluia! v. Je vis un ange de Dieu qui volait au zénith, il proclamait d'une voix forte: * Craignez. v. Gloire au Père. * Craignez.
In secundo nocturno, anno I )
Deuxième nocturne, année I)
Ex sermónibus sancti Petri Chrysólogi epíscopi (Sermo 108, 3-5: CCL 24A, 669-671)
Sermon de saint Pierre Chrysologue
 Obsecro vos per misericórdiam Dei. Rogat Paulus, immo per Paulum rogat Deus, quia plus amári vult quam timéri. Rogat Deus quia non tam Dóminus esse vult quam pater. Rogat Deus per misericórdiam, ne víndicet per rigórem. Sed iam quid óbsecret Apóstolus audiámus: Obsecro, inquit, vos ut exhibeátis córpora vestra. Apóstolus, rogándo sic, omnes hómines ad sacerdotále fastígium provéxit: Ut exhibeátis córpora vestra hóstiam vivam.
 Je vous adjure par la miséricorde de Dieu. Saint Paul nous demande, ou plutôt c'est Dieu qui nous demande par l'intermédiaire de Paul: Dieu veut être aimé plus qu'il ne veut être craint. Dieu demande parce qu'il ne veut pas tellement être Seigneur qu'être père. Dieu demande avec miséricorde pour ne pas exiger avec rigueur. Mais écoutons maintenant l'adjuration de l'Apôtre: Je vous adjure d'offrir vos corps. L'Apôtre, par cette demande, a fait accéder tous les hommes au sommet du sacerdoce: d'offrir vos corps comme un sacrifice vivant.
 O inaudítum christiáni pontificátus offícium, quando homo sibi ipse est et hóstia et sacérdos; quando homo non extrínsecus quod Deo est immolatúrus inquírit; quando homo secum, et in se, et quod pro se est, Deo sacrificatúrus appórtat; quando et éadem manet hóstia, idem pérmanet et sacérdos; quando hóstia mactátur et vivit, sacérdos nescit occídere qui litábit. Mirum sacrifícium, ubi corpus sine córpore, sine sánguine sanguis offértur! Obsecro, inquit, vos per misericórdiam Dei, ut exhibeátis córpora vestra hóstiam vivam.
 Quelle fonction sans précédent que celle du sacerdoce chrétien! L'homme y est à lui-même et la victime et le prêtre; l'homme n'a pas à chercher au dehors ce qu'il doit immoler à Dieu; l'homme apporte avec lui et en lui ce qu'il doit offrir pour lui-même à Dieu en sacrifice; la victime demeure la même, tandis que le prêtre reste aussi le même; la victime qu'on frappe reste vivante, et le prêtre ne meurt pas puisqu'il doit officier. Étonnant sacrifice où le corps est offert sans qu'il y ait de corps, où le sang est offert sans que le sang soit versé! Je vous adjure, par la miséricorde de Dieu, d'offrir vos corps en sacrifice vivant.
 Fratres, hoc sacrifícium Christi descéndit ex forma, qui corpus suum pro vita sæculi vitáliter immolávit; et vere corpus suum fecit hóstiam vivam, quia vivit occísus. In tali ergo víctima mors expénditur, hóstia pérmanet, vivit hóstia, mors punítur. Hinc mártyres morte nascúntur, fine ínchoant, occisióne vivunt, et in cælis lucent, qui in terris putabántur exstíncti. Deus fidem, non mortem quærit; votum, non sánguinem sitit; placátur voluntáte, non nece.
 Mes frères, ce sacrifice du Christ dépend du modèle qu'il nous en a donné, lorsqu'il a immolé son corps pour que sa vie donne la vie au monde; et vraiment il a fait de son corps un sacrifice vivant, puisqu'il vit en étant immolé. Avec une telle victime, la mort est donnée en rançon, le sacrifice demeure, le sacrifice est vivant, la mort reçoit son châtiment. C'est pourquoi les martyrs naissent en mourant, commencent leur vie lorsqu'ils la finissent, vivent par leur mise à mort, et brillent dans le ciel alors que sur la terre on croyait à leur extinction. Dieu désire la foi, et non la mort; il a soif de prières et non de sang; il se laisse réconcilier par le bon vouloir, non par le meurtre.
 r. Allelúia. Audívimus eum in Ephrata, invénimus eum in campis silvæ; * Introívimus in tabernáculum eius, adorávimus in loco ubi stetérunt pedes eius, allelúia, allelúia. v. Surge, Dómine, in réquiem tuam, tu et arca sanctificatiónis tuæ. * Introívimus. v. Glória Patri. * Introívimus.
 r. Alléluia! Voici qu'on nous l'annonce à Éphrata, nous l'avons trouvé dans les clairières des bois; * Entrons dans la demeure de Dieu, prosternons-nous aux pieds de son trône, alléluia, alléluia! v. Monte, Seigneur, vers le lieu de ton repos, toi, et l'arche de ta majesté ! * Entrons. v. Gloire au Père. * Entrons.
Postea dicitur immediate et sine orémus oratio propria, cum conclusione longiore.
Après cela on dit immédiatement et sans "Prions" l'oraison propre, avec la conclusion longue.
 Dóminus vobíscum.
 Le Seigneur soit avec vous.
 r. Et cum spíritu tuo.
 r. Et avec votre esprit.
 Benedícat vos omnípotens Deus, Pater, et Fílius, et Spíritus Sanctus.
 Que Dieu tout puissant vous bénisse, le Père, et le Fils et le Saint Esprit.
 r. Amen.
 r. Amen.
Vel alia formula benedictionis, sicut in Missa.
Ou une autre formule de bénédiction, comme à la Messe.
Et si fit dimissio, sequitur invitatio:
Et si on fait un renvoi, on ajoute l'invitation :
Absente sacerdote vel diacono, et in recitatione a solo, sic concluditur:
En l'absence d'un diacre ou d'un prêtre, et dans la récitation seul, on conclut ainsi :
  Dóminus nos benedícat, et ab omni malo deféndat, et ad vitam perdúcat ætérnam. r. Amen.
  Que le Seigneur nous bénisse, qu'Il nous défende de tout mal, et qu'Il nous fasse parvenir à la vie éternelle. r. Amen.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont (c) AELF.