Le monde attend que l'Eglise redevienne une société de louange

Avertissement : l'antiphonaire romain est en construction. Il subsiste de nombreuses erreurs et omissions. Soyez patients.
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(c3) DE(h)us,(h) (,)in(h) ad(h)iu(h)tó(hi)ri(h)um(h) me(h)um(h) in(h)tén(h)de.(h) r/.(::) Dó(h)mi(h)ne,(h) (,) ad(h) ad(h)iu(h)ván(h)dum(h) me(h) fes(h)tí(h)na.(h) (:) Gló(h)ri(h)a(h) Pa(h)tri,(h) et(h) Fí(h)li(h)o,(h) (,) et(h) Spi(h)rí(h)tu(h)i(h) Sanc(h)to.(h) (:)
Si(h)cut(h) e(h)rat(h) in(h) prin(h)cí(h)pi(h)o,(h) et(h) nunc,(h) et(h)
sem(h)per,(h) (,) et(h) in(h) sǽ(h)cu(h)la(h) sæ(h)cu(h)ló(h)rum.(h)
Am(h)en.(h:) Al(h)le(hi)lú(h)ia.(h) (::)
   v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde. r. Dómine, ad adiuvándum me festína. Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen. Allelúia.
   v. Dieu, viens à mon aide. r. Seigneur, vite à mon secours. Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen. Alléluia.
Hymnus
Hymne
Inter ætérnas súperum corónas,
Parmi les élus dont nous célébrons les couronnes immortelles,
quas sacro partas cólimus triúmpho,
récompense d'un saint triomphe,
émicas celsis méritis corúscus,
tu brilles de l'éclat de grands mérites,
o Benedícte!
ô Benoït !
   
Sancta te compsit púerum senéctus,
Dès ton enfance tu montras la sainteté d'un ancien
nil sibi de te rápuit volúptas,
le plaisir n'eut pour toi aucun attrait
áruit mundi tibi flos, ad alta
la fleur de ce monde apparut fanée à ton âme
mente leváto.
tournée vers le ciel.
   
Hinc fuga lapsus pátriam, paréntes
Fuyant ce monde, tu délaisses patrie et parents,
déseris, fervens némorum colónus;
et tu t'enfonces avec ferveur dans les bois;
inde conscríbis documénta vitæ
alors, tu rédiges les admirables enseignements
pulchra beátæ.
de la vie bienheureuse.
   
Iam docens omnes pópulos subésse
Enseigne maintenant à tous les peuples
légibus tandem placitísque Christi,
de suivre enfin les lois et les commandements du Christ.
fac tuis cuncti précibus petámus
Obtiens-nous par tes prières de rechercher
cælica semper.
toujours les biens célestes.
   
Cláritas Patri genitæque Proli,
Gloire au Père et au Fils qu'il engendre;
Flámini Sancto decus atque cultus,
au Souffle divin, hommage et vénération.
grátia quorum tibi tanta laudis
C'est par leur grâce que la gloire de ta louange
glória lucet. Amen.
brille d'un tel éclat. Amen.
annotation: Cc2;
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(c3) NE(h) in(h) i(hg)ra(f) tu(h)a(h) *(,) ár(h)gu(h)as(h) me,(i) Dó(i)mi(h)ne.(h) (::)
E(h) u(h) o(f) u(h) a(i) e.(h) (::)
   Ant. 1. Ne in ira tua corrípias me, Dómine.
   Ant. 1. Ne me reprends pas dans Ta colère, Seigneur.
Psalmus 37 (38)
Psaume 37
Obsecratio peccatoris in extremo periculo constituti
Obsécration du pécheur alors qu'il est en extrême danger
Stabant omnes noti eius a longe (Lc 23, 49).
Tous ceux de Sa connaissance se tenaient loin.
I
I
   Dómine, ne in furóre tuo árguas me * neque in ira tua corrípias me,
   Seigneur, ne me reprends dans Ta fureur, et ne me punis pas dans Ta colère,
   quóniam sagíttæ tuæ infíxæ sunt mihi, * et descéndit super me manus tua.
   car j'ai été transpercé de Tes flèches, et Tu as appesanti sur moi Ta main.
   Non est sánitas in carne mea a fácie indignatiónis tuæ, * non est pax óssibus meis a fácie peccatórum meórum.
   Il n'est rien resté de sain dans ma chair à la vue de Ta colère; il n'y a plus de paix dans mes os à la vue de mes péchés.
   Quóniam iniquitátes meæ supergréssæ sunt caput meum * et sicut onus grave gravant me nimis.
   Car mes iniquités se sont élevés au-dessus de ma tête, et comme un lourd fardeau elles se sont appesanties sur moi.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
annotation: ;
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(c3) a/. Ne(h) in(h) i(hg)ra(f) tu(h)a(h) (,) ár(h)gu(h)as(h) me,(i) Dó(i)mi(h)ne.(h)
(::)
   Ant. Ne in ira tua corrípias me, Dómine.
   Ant. Ne me reprends pas dans Ta colère, Seigneur.
annotation: 2*a;
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(c3) CON(e)fun(f)dán(hi)tur(iio) *(,) et(h) re(i)ve(j)re(ih)án(i)tur,(i) (;) qui(i) quæ(f)runt(i) á(h)ni(g)mam(f) me(fe)am,(f) (,) ut(e) áu(de)fe(f)rant(h>) e(f)am.(f) (::)
E(i) u(h) o(i) u(j) a(h) e.(f) (::)
   Ant. 2. Confundántur et revertántur, qui quærunt ánimam meam, ut áuferant eam.
   Ant. 2. Qu’ils soient confondus et reculés, ceux qui cherchent à ravir mon âme.
II
II
   Putruérunt et corrúpti sunt livóres mei * a fácie insipiéntiæ meæ.
   Mes plaies ont été remplies de corruption et de pourriture, par l'effet de ma folie.
   Inclinátus sum et incurvátus nimis; * tota die contristátus ingrediébar.
   Je suis devenu misérable, et continuellement tout courbé; je marchais triste tout le jour.
   Quóniam lumbi mei impléti sunt ardóribus, * et non est sánitas in carne mea.
   Car mes reins ont été remplis d'illusions, et il n'y a rien de sain dans ma chair.
   Afflíctus sum et humiliátus sum nimis, * rugiébam a gémitu cordis mei.
   J'ai été affligé et humilié outre mesure, et le gémissement de mon coeur m'arrachait des rugissements.
   Dómine, ante te omne desidérium meum, * et gémitus meus a te non est abscónditus.
   Seigneur, tout mon désir est devant Toi, et mon gémissement ne T'est point caché.
   Palpitávit cor meum, derelíquit me virtus mea, * et lumen oculórum meórum, et ipsum non est mecum.
   Mon coeur est troublé, ma force m'a quitté, et la lumière même de mes yeux n'est plus avec moi.
   Amíci mei et próximi mei procul a plaga mea stetérunt, * et propínqui mei de longe stetérunt.
   Mes amis et mes proches se sont avancés jusqu'à moi, et se sont arrêtés. Ceux qui étaient près de moi se sont arrêtés à distance.
   Et láqueos posuérunt, qui quærébant ánimam meam; et, qui requirébant mala mihi, locúti sunt insídias * et dolos tota die meditabántur.
   Et ceux qui en voulaient à ma vie usaient de violence. Ceux qui cherchaient à me faire du mal ont proféré des mensonges, et tout le jour ils méditaient la tromperie.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
annotation: ;
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(c3) a/. Con(e)fun(f)dán(hi)tur(iio) (,) et(h) re(i)ve(j)re(ih)án(i)tur,(i) (;) qui(i) quæ(f)runt(i) á(h)ni(g)mam(f) me(fe)am,(f) (,) ut(e) áu(de)fe(f)rant(h>) e(f)am.(f)
(::)
   Ant. Confundántur et revertántur, qui quærunt ánimam meam, ut áuferant eam.
   Ant. Qu’ils soient confondus et reculés, ceux qui cherchent à ravir mon âme.
annotation: 8g;
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(c4) NE(g) de(g)re(h)lín(j)quas(j) me,(j) *() Dó(j)mi(j)ne(j) De(j)us(j) me(j)us,(j) (,) ne(j) di(j)scé(ih)das(ih) a(g) me.(g) (::)
E(j) u(j) o(i) u(j) a(h) e.(g) (::)
   Ant. 3. Ne derelínquas me, Domíne Deus meus, ne discédas a me.
   Ant. 3. Ne me laisse point, Seigneur mon Dieu, et ne Te sépare point de moi.
III
III
   Ego autem tamquam surdus non audiébam * et sicut mutus non apériens os suum;
   Mais moi, comme si j'eusse été sourd, je n'entendais pas; et comme si j'eusse été muet, je n'ouvrais pas la bouche.
   et factus sum sicut homo non áudiens * et non habens in ore suo redargutiónes.
   Je suis devenu comme un homme qui n'entend pas, et qui n'a pas de répliques dans sa bouche.
   Quóniam in te, Dómine, sperávi, * tu exáudies, Dómine Deus meus.
   Car c'est en Toi, Seigneur, que j'ai espéré; Tu m'exauceras, Seigneur mon Dieu.
   Quia dixi: « Ne quándo supergáudeant mihi; * dum commovéntur pedes mei, magnificántur super me ».
   Car j'ai dit: Que mes ennemis ne se réjouissent pas à mon sujet, eux qui, ayant vu mes pieds ébranlés, ont parlé insolemment de moi.
   Quóniam ego in lapsum parátus sum, * et dolor meus in conspéctu meo semper.
   Car je suis préparé aux châtiments, et ma douleur est toujours devant mes yeux.
   Quóniam iniquitátem meam annuntiábo * et sollícitus sum de peccáto meo.
   Car je proclamerai mon iniquité, et je serai toujours occupé de la pensée de mon péché.
   Inimíci autem mei vivunt et confirmáti sunt; * et multiplicáti sunt, qui odérunt me iníque.
   Cependant mes ennemis vivent, et sont devenus plus puissants que moi, et ceux qui me haïssent injustement se sont multipliés.
   Retribuéntes mala pro bonis detrahébant mihi, * pro eo quod sequébar bonitátem.
   Ceux qui rendent le mal pour le bien me décriaient, parce que je m'attachais au bien.
   Ne derelínquas me, Dómine; * Deus meus, ne discésseris a me.
   Ne m'abandonne pas, Seigneur mon Dieu; ne T'éloigne pas de moi.
   Festína in adiutórium meum, * Dómine, salus mea.
   Hâte-Toi de me secourir, Seigneur, Dieu de mon salut.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
annotation: ;
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(c4) a/. Ne(g) de(g)re(h)lín(j)quas(j) me,(j) () Dó(j)mi(j)ne(j) De(j)us(j) me(j)us,(j) (,) ne(j) di(j)scé(ih)das(ih) a(g) me.(g)
(::)
   Ant. Ne derelínquas me, Domíne Deus meus, ne discédas a me.
   Ant. Ne me laisse point, Seigneur mon Dieu, et ne Te sépare point de moi.
   v. Respícite ad Dóminum, et illuminámini. r. Et fácies vestræ non confundéntur.
   v. Tournez vos regards vers le Seigneur, et soyez illuminés. r. Et vos visages ne seront pas confondus.
In primo nocturno, anno I
Premier nocturne, année I
De libro primo Samuélis
Du premier livre de Samuel
   In diébus illis: Surréxit David et venit ad locum ubi erat Saul. Dixítque Abísai ad David: "Conclúsit Deus hódie inimícum tuum in manus tuas; nunc ergo perfódiam eum láncea in terra semel, et secúndo opus non erit." Et dixit David ad Abísai: "Ne interfícias eum; quis enim exténdit manum suam in christum Dómini et ínnocens erit?" Et dixit David: "Vivit Dóminus quia Dóminus percútiet eum, aut dies eius véniet ut moriátur, aut in prœlium descéndens períbit. Propítius mihi sit Dóminus, ne exténdam manum meam in christum Dómini. Nunc ígitur tolle hastam quæ est ad caput eius et scyphum aquæ, et abeámus." Tulit ergo David hastam et scyphum aquæ, qui erat ad caput Saul, et abiérunt; et non erat quisquam qui vidéret et intellégeret et vigiláret, sed omnes dormiébant, quia sopor Dómini irrúerat super eos.
   David se mit en route et arriva au lieu où Saül campait. Alors Abishaï dit à David: " Aujourd'hui Dieu a livré ton ennemi en ta main. Eh bien, laisse-moi le clouer à terre avec sa propre lance, d'un seul coup et je n'aurai pas à lui en donner un second! " Mais David dit à Abishaï: " Ne le tue pas! Qui pourrait porter la main sur l'oint du Seigneur et rester impuni? " David ajouta: " Aussi vrai que le Seigneur est vivant, c'est le Seigneur qui le frappera, soit que son jour arrive et qu'il meure, soit qu'il descende au combat et qu'il y périsse. Mais que le Seigneur me garde de porter la main sur l'oint du Seigneur! Maintenant, prends donc la lance qui est à son chevet et la gourde d'eau, et allons-nous en. " David prit du chevet de Saül la lance et la gourde d'eau et ils s'en allèrent: personne n'en vit rien, personne ne le sut, personne ne s'éveilla, ils dormaient tous, car une torpeur venant du Seigneur s'était abattue sur eux.
   Cumque transísset David ex advérso et stetísset in vértice montis de longe, et esset grande intervállum inter eos, clamávit David ad pópulum et ad Abner fílium Ner dicens: "Nonne respondébis, Abner?" Et respóndens Abner ait: "Quis es tu? Clamásti ad regem!" Et ait David ad Abner: "Numquid non vir tu es? Et quis álius símilis tui in Israel? Quare ergo non custodísti dóminum tuum regem? Ingréssus est enim unus de turba ut interfíceret regem dóminum tuum. Non est bonum hoc quod fecísti. Vivit Dóminus quóniam fílii mortis estis vos qui non custodístis dóminum vestrum, christum Dómini. Nunc ergo vide ubi sit hasta regis et ubi scyphus aquæ qui erat ad caput eius."
   David passa de l'autre côté et se tint sur le sommet de la montagne au loin; il y avait un grand espace entre eux. Alors David appela l'armée et Abner, fils de Ner: " Ne vas-tu pas répondre, Abner " , dit-il. Et Abner répondit: " Qui es-tu, toi qui appelles? " David dit à Abner: " N'es-tu pas un homme? Et qui est ton pareil en Israël? Pourquoi donc n'as-tu pas veillé sur le roi ton maître? Car quelqu'un du peuple est venu pour tuer le roi ton maître. Ce n'est pas bien ce que tu as fait. Aussi vrai que le Seigneur est vivant, vous êtes dignes de mort pour n'avoir pas veillé sur votre maître, l'oint du Seigneur. Maintenant, regarde donc où est la lance du roi et où est la gourde d'eau qui était à son chevet! "
   Cognóvit autem Saul vocem David et dixit: "Num vox tua hæc est, fili mi David?" Et ait David: "Vox mea, dómine mi rex." Et ait: "Quam ob causam dóminus meus perséquitur servum suum? Quid feci? Aut quod est in manu mea malum?" Et ait Saul: "Peccávi. Revértere, fili mi David; nequáquam enim ultra malefáciam tibi, eo quod pretiósa fúerit ánima mea in óculis tuis hódie; appáret quod stulte égerim et erráverim multum nimis."
   Or Saül reconnut la voix de David, et il demanda: " Est-ce bien ta voix, mon fils David " - " Oui, Monseigneur le roi ", répondit David. Et il continua: " Pourquoi donc Monseigneur poursuit-il son serviteur? Qu'ai-je fait et de quoi suis-je coupable? " Saül dit: " J'ai péché! Reviens, mon fils David, je ne te ferai plus de mal, puisque ma vie a eu aujourd'hui tant de prix à tes yeux. Oui, j'ai agi en insensé et je me suis très lourdement trompé. "
   David ait ad Saul: "Ecce hasta regis; tránseat unus de púeris et tollat eam. Dóminus autem retríbuet unicuíque secúndum iustítiam suam et fidem; trádidit enim te Dóminus hódie in manu mea, et nólui exténdere manum meam in christum Dómini. Et sicut magnificáta est ánima tua hódie in óculis meis, sic magnificétur ánima mea in óculis Dómini, et líberet me de omni angústia."
   David dit à Saül: " Voici la lance du roi. Que l'un des garçons traverse et vienne la prendre. Le Seigneur rendra à chacun selon sa justice et sa fidélité: aujourd'hui le Seigneur t'avait livré entre mes mains et je n'ai pas voulu porter la main contre l'oint du Seigneur. De même que ta vie a compté beaucoup à mes yeux en ce jour, ainsi ma vie comptera beaucoup au regard du Seigneur et il me délivrera de toute angoisse. "
   r. Miserére mei, Deus, miserére mei, quóniam in te confídit ánima mea; et in umbra alárum tuárum sperábo, * Donec tránseat iníquitas. v. Clamábo ad Deum altíssimum, et ad Dóminum qui benefécit mihi. * Donec. v. Glória Patri. * Donec.
   r. Pitié, mon Dieu, pitié pour moi! J'ai mis en toi ma confiance; j'ai mon refuge à l'ombre de tes ailes, * Aussi longtemps que dure le malheur. v. Je crie vers Dieu, le Très-Haut, vers Dieu qui fera tout pour moi. * Aussi longtemps. v. Gloire au Père. * Aussi longtemps.
In secundo nocturno, anno I
Deuxième nocturne, année I
Ex Libro sancti Gregórii Nysséni epíscopi De vita Móysis (PG 44, 406-407)
Livre de saint Grégoire de Nysse sur la vie de Moïse
   Ecce, dixit Dóminus ad Móysen, locus apud me. Locum dicit, non superfície circumfúsum, nec quantitáte ulla descríptum: nec enim est in imménso mensúra; sed ad infinítum atque interminábile loci nómine, qui circumscrípta mensúra terminátur, auditórem dedúxit. Hunc ergo sensum subosténdere mihi vidétur: "Quóniam tibi, Móyses, ad anterióra pergéndi semper ingens desidérium est, nec ullo huius cursus labóre defatigáris, nec términum huius assequéndi boni constítuis, sed semper ínhias ad maióra, scias tantum esse apud me locum, ut numquam términum eius cursu aut volátu áliquo queas inveníre."
   Voici, dit le Seigneur à Moïse, un lieu auprès de moi. En parlant de lieu, il ne désigne pas un espace quantitativement déterminé, car on ne peut mesurer ce qui n'est pas d'ordre quantitatif, mais, par l'analogie d'une surface mesurable, il suggère au lecteur une réalité infinie et illimitée. Et voilà à peu près ce qu'il veut nous faire entendre: " Moïse, puisque tu es tendu d'un grand désir vers ce qui est en avant et que ta course ne connaît pas de lassitude, puisque d'autre part tu sais que le bien n'a pas de limite, mais que le désir est toujours tourné vers quelque chose de plus, sache qu'il y a près de moi un lieu si grand, qu'en le parcourant tu ne pourras jamais trouver un terme à ta course. "
   Hic autem cursus atque volátus status quidem est ália ratióne. Sistam enim, inquit, te in lápide. Mirábile audítu, quómodo unum ac idem status et motus est: si quid ascéndit, non stat; si stat, non ascéndit; at hic ascéndit, quia stat.
   Et pourtant, cette course, à un autre point de vue, est stabilité. En effet: Je t'établirai sur le roc. C'est là, de toutes les choses, la plus paradoxale, que stabilité et mobilité soient la même chose. Car d'ordinaire, celui qui avance n'est pas arrêté et celui qui est arrêté n'avance pas. Ici il avance du fait même qu'il est arrêté.
   Qui colles conántur scándere sabulósos, etsi proiéctis in longum pédibus magna transíre spátia videántur, semper tamen ad inferióra delápso sábulo deferúntur. Motus ígitur fit, progréssus autem nullus fit. At si quis, ut Psalmísta dicit, a fæce profúndi retráctos pedes in hoc posúerit lápide, - lapis autem Christus est, plenitúdo virtútum ómnium, - quanto fírmior ac immobílior, ut Paulus cónsulit, in bono fúerit, tanto velócius volat, hac stabilitáte quasi pennis elevátus. Cum ígitur locum apud se osténdit, ad perpétuum cursum exhortátur; cum statum in lápide datúrum se promíttit, modum divíni cursus illíus Móysi subáperit.
   Ceux qui font l'ascension d'un tertre sablonneux ont beau faire de grandes enjambées, c'est en vain qu'ils se donnent du mal, car le sable en s'éboulant les ramène toujours en bas: il y a du mouvement dépensé, mais aucun progrès de ce mouvement. Si quelqu'un au contraire, selon le mot du Psalmiste, a retiré ses pieds de la vase de la fosse et les a affermis sur le roc, - le Roc ici, c'est le Christ, la plénitude de la vertu, - sa course est d'autant plus rapide que, selon le conseil de Paul, il est plus ferme et plus inébranlable dans le bien; sa stabilité est pour lui comme une aile et, dans son voyage vers les hauteurs, son cœur est comme ailé par sa fixité dans le bien. Ainsi, en montrant le lieu à Moïse, Dieu l'encourage à toujours courir; et en lui promettant de l'établir sur le roc, il lui indique la façon de courir cette course divine.
   Una et éadem res lápidis capácitas et régio vivéntium. Nam quóniam Christus lapis est, ut Paulo placet, omnem autem bonórum spem in Christo fírmiter esse crédimus, in quo omnes thesáuros bonórum esse cognóvimus: qui bonum áliquod adéptus est, is in Christo est, qui omne bonum cóntinet.
   Quant à l'espace qui est dans le rocher, c'est la même réalité que la terre des vivants. Car, puisque le Christ, selon l'apôtre Paul, est signifié par le " Rocher ", et puisque nous croyons que l'espérance de tous les biens est dans le Christ- lui en qui se trouvent tous les trésors des biens, comme nous le savons - celui qui est en quelque bien est donc forcément dans le Christ, lui qui contient tout bien.
   r. Intempéstæ noctis hora, vir Dei instans vigíliis assíduæ oratiónis, velut sub uno solis rádio, * Omnem mundum colléctum conspéxit. v. Vidénti enim Creatórem, angústa est omnis creatúra. * Omnem mundum. v. Glória Patri. * Omnem mundum.
   r. Au cœur de la nuit, alors que l'homme de Dieu s'appliquait aux Vigiles dans une prière assidue, * Il contempla le monde entier, comme ramassé dans un seul rayon de soleil. v. À celui qui voit le Créateur, la création tout entière paraît exiguë; * Il contempla. v. Gloire au Père. * Il contempla.
   
   Orémus.
   Prions.
   Deus, qui beátum Benedíctum abbátem in schola divíni servítii præclárum constituísti magístrum, tríbue, quǽsumus, ut, amóri tuo nihil præponéntes, * viam mandatórum tuórum dilatáto corde currámus. Per Dóminum.
   Dieu, qui as suscité le bienheureux Benoît comme maître remarquable dans l'école du service divin, accorde-nous, nous T'en prions, en ne préférant rien à Ton amour, de courir le cœur dilaté sur la voie de Tes commandements.
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(c3) BE(hij)ne(i)di(j)cá(ih)mus(gf) Dó(ghGF)mi(ef)no.(f) r/.(::) De(hijIH)o(gf) grá(ghGF)ti(ef)as.(f) (::)
   v. Benedicámus Dómino. r. Deo grátias.
   v. Bénissons le Seigneur. r. Rendons grâces à Dieu.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.
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