Le monde attend que l'Eglise redevienne une société de louange

Avertissement : l'antiphonaire romain est en construction. Il subsiste de nombreuses erreurs et omissions. Soyez patients.
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(c3) DE(h)us,(h) (,)in(h) ad(h)iu(h)tó(hi)ri(h)um(h) me(h)um(h) in(h)tén(h)de.(h) r/.(::) Dó(h)mi(h)ne,(h) (,) ad(h) ad(h)iu(h)ván(h)dum(h) me(h) fes(h)tí(h)na.(h) (:) Gló(h)ri(h)a(h) Pa(h)tri,(h) et(h) Fí(h)li(h)o,(h) (,) et(h) Spi(h)rí(h)tu(h)i(h) Sanc(h)to.(h) (:)
Si(h)cut(h) e(h)rat(h) in(h) prin(h)cí(h)pi(h)o,(h) et(h) nunc,(h) et(h)
sem(h)per,(h) (,) et(h) in(h) sǽ(h)cu(h)la(h) sæ(h)cu(h)ló(h)rum.(h)
Am(h)en.(h:) Al(h)le(hi)lú(h)ia.(h) (::)
   v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde. r. Dómine, ad adiuvándum me festína. Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen. Allelúia.
   v. Dieu, viens à mon aide. r. Seigneur, vite à mon secours. Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen. Alléluia.
Hymnus
Hymnne
Hæc fémina laudábilis et honoráta méritis, ut sanctis pollet móribus, triúmphat sic cum ángelis.
Cette femme admirable et honorée par ses mérites, forte de saintes mœurs, triomphe ainsi avec les anges.
Ex corde devotíssimo orans Deum cum lácrimis, vigíliis, ieiúniis hærébat hæc assíduis.
D'un cœur très dévot, elle priait Dieu avec larmes, veilles et jeûnes assidus.
Contémnens mundi glóriam ac mente semper íntegra, perféctam post iustítiam migrávit super sídera.
Méprisant la gloire du monde et gardant son esprit toujours intègre, elle a migré au-delà des étoiles après avoir atteint la perfection de la justice.
Quæ sanctitátis áctibus sua ditávit límina, lætátur nunc perpétuis cæléstis ædis præmiis.
Enrichissant les seuils de la sainteté par ses actes, elle se réjouit maintenant des éternelles récompenses de la demeure céleste.
Laus uni ac trino Dómino, qui nos eius precátibus, perácto vitæ término, coniúngat cæli cívibus. Amen.
Louange à Dieu unique et trine, qui, par ses prières, nous unira, après le terme de la vie, aux citoyens du ciel. Amen.
annotation: 6f;
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(c4) DÍ(f)li(g)gam(h) te,(f) Dó(g)mi(fe)ne,(d) *() vir(f)tus(g) me(g)a.(f) (::)
E(h) u(h) o(f) u(gh) a(g) e.(f) (::)
   Ant. 1. Díligam te, Dómine, virtus mea.
   Ant. 1. Je T'aime, Seigneur, ma force.
Psalmus 18 (19) A
Psaume 18 (19) A
Laus Domini rerum conditoris
Louange au Seigneur créateur des choses
Visitabit nos Oriens ex alto... ad dirigendos pedes nostros in viam pacis (Lc 1, 78. 79).
L'astre d'en haut est venu nous visiter pour guider nos pas sur le chemin de la paix. (Lc 1, 78. 79).
   Cæli enárrant glóriam Dei, * et ópera mánuum eius annúntiat firmaméntum.
   Les cieux racontent la gloire de Dieu, * et le firmament publie les œuvres de Ses mains.
   Dies diéi erúctat verbum, * et nox nocti índicat sciéntiam.
   Le jour proclame ce message au jour, et la nuit en donne connaissance à la nuit.
   Non sunt loquélæ neque sermónes, * quorum non intellegántur voces:
   Ce ne sont point des paroles, ce n'est pas un langage dont la voix ne soit pas entendue :
   in omnem terram exívit sonus eórum * et in fines orbis terræ verba eórum.
   leur bruit s'est répandu dans toute la terre, et leurs accents jusqu'aux extrémités du monde.
   Soli pósuit tabernáculum in eis, et ipse tamquam sponsus procédens de thálamo suo, * exsultávit ut gigas ad curréndam viam.
   Il a établi Sa tente dans le soleil, qui est lui-même semblable à un époux sortant de Sa chambre nuptiale, il S'est élancé comme un géant pour fournir Sa carrière.
   A fínibus cælórum egréssio eiuset occúrsus eius usque ad fines eórum, * nec est, quod se abscóndat a calóre eius.
   Il sort de l'extrémité du ciel, et Sa course va jusqu'à l'autre extrémité, et il n'y a personne qui se dérobe à Sa chaleur.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
annotation: ;
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(c4) a/. Dí(f)li(g)gam(h) te,(f) Dó(g)mi(fe)ne,(d) () vir(f)tus(g) me(g)a.(f)
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   Ant. Díligam te, Dómine, virtus mea.
   Ant. Je T'aime, Seigneur, ma force.
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(c4) FA(f)ctus(ghg) est(h) *() ad(f)iú(g)tor(f) me(f)us(ef) De(g)us(fe) me(d)us.(d) (::)
E(h) u(h) o(g) u(f) a(gh) e.(g) (::)
   Ant. 2. Factus est adiútor meus Deus meus.
   Ant. 2. Dieu s’est fait mon secours, mon Dieu.
Psalmus 44 (45)
Psaume 44 (45)
Regis nuptiæ
Chant nuptial pour le roi
Ecce Sponsus venit; exite obviam ei (Mt 25, 6).
Voici l'époux, sortez à Sa rencontre (Mt 25, 6).
I
I
   Eructávit cor meum verbum bonum, dico ego ópera mea regi. * Língua mea cálamus scribæ velóciter scribéntis.
   De mon cœur jaillit un beau chant ; c'est au roi que je conte mes œuvres. Ma langue est comme le roseau rapide du scribe.
   Speciósus forma es præ fíliis hóminum, diffúsa est grátia in lábiis tuis, * proptérea benedíxit te Deus in ætérnum.
   Tu es le plus beau des fils de l'homme, la grâce est répandue sur tes lèvres, c'est pourquoi Dieu t'a béni pour toujours.
   Accíngere gládio tuo super femur tuum, potentíssime, * magnificéntia tua et ornátu tuo.
   Ceins ton épée sur ta cuisse, ô héros, revêts ta splendeur et ta majesté.
   Et ornátu tuo procéde, currum ascénde * propter veritátem et mansuetúdinem et iustítiam.
   Et dans ta majesté avance-toi, monte sur ton char, combats pour la vérité, la douceur et la justice.
   Et dóceat te mirabília déxtera tua: sagíttæ tuæ acútæ pópuli sub te cadent * in corda inimicórum regis.
   et que ta droite te fasse accomplir des faits merveilleux. Tes flèches sont aiguës, des peuples tomberont à tes pieds, elles perceront le coeur des ennemis du roi.
   Sedes tua, Deus, in sǽculum sǽculi; * sceptrum æquitátis sceptrum regni tui.
   Ton trône, ô Dieu, est établi pour toujours ; le sceptre de ta royauté est un sceptre de droiture.
   Dilexísti iustítiam et odísti iniquitátem, proptérea unxit te Deus, Deus tuus, * óleo lætítiæ præ consórtibus tuis.
   Tu aimes la justice et tu hais l'iniquité : c'est pourquoi Dieu, ton Dieu, t'a oint d'une huile d'allégresse, de préférence à tes compagnons.
   Myrrha et álœ et cásia ómnia vestiménta tua; * e dómibus ebúrneis chordæ deléctant te.
   La myrrhe, l'aloès et la casse s'exhalent de tous tes vêtements, des palais d'ivoire, les lyres te réjouissent.
   Fíliæ regum in pretiósis tuis; * ástitit regína a dextris tuis ornáta auro ex Ophir.
   Des filles de rois sont parmi tes bien-aimées, la reine est à ta droite, parée de l'or d'Ophir.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
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(c4) a/. Fa(f)ctus(ghg) est(h) () ad(f)iú(g)tor(f) me(f)us(ef) De(g)us(fe) me(d)us.(d)
(::)
   Ant. Factus est adiútor meus Deus meus.
   Ant. Dieu s’est fait mon secours, mon Dieu.
annotation: 4*e;
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(c4) RE(e)trí(g)bu(f)et(e) mi(f)hi(dc) Dó(d)mi(f)nus(e) *(,)
se(e)cún(g)dum(gh) iu(h)stí(gf)ti(g)am(gf~) me(e)am.(e) (::)
E(g) u(g) o(h) u(f) a(g) e.(e) (::)
   Ant. 3. Retríbuit mihi Dóminus secúndum iustítiam meam.
   Ant. 3. Le Seigneur m’a rendu selon ma justice.
II
II
   Audi, fília, et vide, et inclína aurem tuam * et oblivíscere pópulum tuum et domum patris tui;
   Ecoute, ma fille, regarde et prête l'oreille : oublie ton peuple et la maison de ton père,
   et concupíscet rex spéciem tuam. * Quóniam ipse est dóminus tuus, et adóra eum.
   et le roi sera épris de ta beauté; car Il est ton Seigneur : rends-Lui tes hommages.
   Fília Tyri cum munéribus; * vultum tuum deprecabúntur dívites plebis.
   La fille de Tyr, avec des présents, et les plus riches du peuple rechercheront ta faveur.
   Gloriósa nimis fília regis intrínsecus, * textúris áureis circumamícta.
   Toute resplendissante est la fille du roi dans l'intérieur; son vêtement est fait de tissus d'or.
   In véstibus variegátis adducétur regi; * vírgines post eam, próximæ eius, afferúntur tibi.
   En robe de couleurs variées, elle est présentée au roi ; après elles, des jeunes filles ses compagnes, te sont amenées.
   Afferúntur in lætítia et exsultatióne, * adducúntur in domum regis.
   On les introduit au milieu des réjouissances et de l'allégresse ; elles entrent dans le palais du Roi.
   Pro pátribus tuis erunt tibi fílii; * constítues eos príncipes super omnem terram.
   A la place de tes pères, des fils te sont nés; tu les établiras princes sur toute la terre.
   Memor ero nóminis tui * in omni generatióne et generatióne;
   Ils se souviendront de ton nom de génération en génération.
   proptérea pópuli confitebúntur tibi in ætérnum * et in sǽculum sǽculi.
   C’est pourquoi les peuples te loueront éternellement, et dans les siècles des siècles.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
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(c4) a/. Re(e)trí(g)bu(f)et(e) mi(f)hi(dc) Dó(d)mi(f)nus(e) (,)
se(e)cún(g)dum(gh) iu(h)stí(gf)ti(g)am(gf~) me(e)am.(e)
(::)
   Ant. Retríbuit mihi Dóminus secúndum iustítiam meam.
   Ant. Le Seigneur m’a rendu selon ma justice.
   v. Fecit mihi magna qui potens est. (T.P. allelúia.) r. Misericórdia eius a progénie in progénies timéntibus eum. (T. P. allelúia)
   v. Il m'a élevée Celui qui est puissant. (TP alléluia). r. Sa miséricorde s'étend de génération en génération sur ceux qui le craignent. (T.P. alléluia).
In primo nocturno, anno I
Premier nocturne, année I
De Epístula beáti Pauli apóstoli ad Ephésios
De la lettre de saint Paul aux Éphésiens
   Fratres: Mulíeres viris suis subiéctæ sint sicut Dómino, quóniam vir caput est mulíeris, sicut et Christus caput est ecclésiæ, ipse salvátor córporis. Sed ut ecclésia subiécta est Christo, ita et mulíeres viris in ómnibus.
   Que les femmes soient soumises à leurs maris comme au Seigneur: en effet, le mari est chef de sa femme, comme le Christ est chef de l'Église, lui le sauveur du Corps; or l'Église se soumet au Christ; les femmes doivent donc, et de la même manière, se soumettre en tout à leurs maris.
   Viri, dilígite uxóres, sicut et Christus diléxit ecclésiam et seípsum trádidit pro ea, ut illam sanctificáret mundans lavácro aquæ in verbo, ut exhibéret ipse sibi gloriósam ecclésiam non habéntem máculam aut rugam aut aliquid eiúsmodi, sed ut sit sancta et immaculáta.
   Maris, aimez vos femmes comme le Christ a aimé l'Église: il s'est livré pour elle, afin de la sanctifier en la purifiant par le bain d'eau qu'une parole accompagne; car il voulait se la présenter à lui-même toute resplendissante, sans tache ni ride ni rien de tel, mais sainte et immaculée.
   Ita et viri debent dilígere uxóres suas ut córpora sua. Qui suam uxórem díligit, seípsum díligit; nemo enim umquam carnem suam ódio hábuit, sed nutrit et fovet eam sicut et Christus ecclésiam, quia membra sumus córporis eius. Propter hoc relínquet homo patrem et matrem et adhærébit uxóri suæ, et erunt duo in carne una. Mystérium hoc magnum est; ego autem dico de Christo et ecclésia! Verúmtamen et vos sínguli unusquísque suam uxórem sicut seípsum díligat; uxor autem tímeat virum.
   De la même façon les maris doivent aimer leurs femmes comme leurs propres corps. Aimer sa femme, c'est s'aimer soi-même. Car nul n'a jamais haï sa propre chair; on la nourrit au contraire et on en prend bien soin. C'est justement ce que le Christ fait pour l'Église: ne sommes-nous pas les membres de son Corps? Voici donc que l'homme quittera son père et sa mère pour s'attacher à sa femme, et les deux ne feront qu'une seule chair: ce mystère est de grande portée; je veux dire qu'il s'applique au Christ et à l'Église. Bref, en ce qui vous concerne, que chacun aime sa femme comme soi-même, et que la femme révère son mari.
   r. Exáudi, Deus, deprecatiónem meam, inténde oratióni meæ; * A fínibus terræ ad te clamávi, Dómine. v. Dum anxiarétur cor meum, in petra exaltásti me; deduxísti me, quia factus es adiútor meus. * A fínibus terræ. v. Glória Patri. * A fínibus terræ.
   r. Dieu, entends ma plainte, exauce ma prière; * Des terres lointaines je t'appelle, Seigneur. v. Quand le cœur me manque, tu m'élèves sur le roc; tu me conduis, car tu es pour moi un refuge. * Des terres lointaines. v. Gloire au Père. * Des terres lointaines.
In secundo nocturno, anno I
Deuxième nocturne, année I
Ex Confessiónum libris sancti Augustíni epíscopi (Lib.9, 10-11: CCL 27, 147.148-149)
Confessions de saint Augustin
   Impendénte die, quo ex hac vita erat exitúra mater - quem diem tu, Dómine, nóveras, ignorántibus nobis - provénerat, ut credo, procuránte te occúltis tuis modis, ut ego et ipsa soli starémus incumbéntes ad quamdam fenéstram, unde hortus intra domum, quæ nos habébat, prospectabátur, illic apud Ostia Tiberína, ubi remóti a turbis post longi itíneris labórem instaurabámus nos navigatióni. Conloquebámur ergo soli valde dúlciter et prætérita obliviscéntes in ea quæ ante sunt exténti, quærebámus inter nos apud præséntem Veritátem, quod tu es, qualis futúra esset vita ætérna sanctórum quam nec óculus vidit, nec auris audívit, nec in cor hóminis ascéndit. Sed inhiabámus ore cordis in supérna fluénta fontis tui, fontis vitæ, qui est apud te.
   Le jour était imminent où ma mère allait sortir de cette vie, - tu connaissais ce jour, toi, Seigneur, nous, nous l'ignorions. - Il arriva, par l'effet de tes arrangements mystérieux, à ce que je crois, qu'elle et moi nous nous trouvions seuls, nous tenant accoudés à une fenêtre: de là, le jardin intérieur de la maison où nous logions se présentait à nos regards; c'était à Ostie, près de l'embouchure du Tibre; à l'écart des foules, après les fatigues d'un long voyage, nous y refaisions nos forces en vue de la traversée. Nous causions donc, seuls, avec une grande douceur. Oubliant le passé, tendus vers l'avenir, nous cherchions ensemble, auprès de la Vérité rendue présente, c'est-à-dire auprès de toi, ce que serait cette vie éternelle des saints que personne n'a vue de ses yeux, ni entendue de ses oreilles, et que le cœur de l'homme n'a pas imaginée. Mais nos cœurs s'ouvraient avidement, comme une bouche, aux flots célestes de ta source, la source de vie qui est en toi.
   Dómine, tu scis quod illo die, cum tália loquerémur et mundus iste nobis inter verba vilésceret, cum ómnibus delectatiónibus suis, tunc ait illa: "Fili, quantum ad me áttinet, nulla re iam deléctor in hac vita. Quid hic fáciam adhuc et cur hic sim, néscio, iam consúmpta spe huius sæculi. Unum erat, propter quod in hac vita aliquántum immorári cupiébam, ut te christiánum cathólicum vidérem, priúsquam mórerer. Cumulátius hoc mihi Deus meum præstitit, ut te étiam contémpta felicitáte terréna servum eius vídeam. Quid hic fácio?"
   Seigneur, tu sais que ce jour-là, comme nous parlions ainsi et que ce monde pour nous, au fil des paroles, perdait tout intérêt avec tous ses plaisirs, ma mère dit alors: " Mon fils, en ce qui me concerne, plus rien n'a de charme pour moi dans cette vie. Que pourrais-je faire encore ici-bas? Pourquoi y serais-je? Je ne sais; mon espérance en ce monde est maintenant épuisée. Une seule chose me faisait désirer de m'attarder dans cette vie quelques temps encore: c'était de te voir, avant ma mort, chrétien catholique. Dieu m'a plus que comblée sur ce point dans ce qu'il m'a accordé, puisque je vois que tu es son serviteur au point de mépriser les joies terrestres. Qu'est-ce que je fais ici? "
   Ad hæc ei quid respónderim, non satis récolo, cum intérea vix intra quinque dies aut non multo ámplius decúbuit fébribus. Et cum ægrotáret, quodam die deféctum ánimæ passa est, et páulatim subtrácta a præséntibus. Nos concúrrimus, sed cito réddita est sénsui et aspéxit astántes me et fratrem meum, et ait nobis quasi quærénti símilis: "Ubi eram?" Deínde nos íntuens mæróre attónitos: "Ponétis hic, inquit, matrem vestram. Pónite hoc corpus ubicúmque: nihil vos eius cura contúrbet; tantum illud vos rogo ut ad Dómini altáre meminéritis mei, ubiúbi fuéritis."
   Que lui ai-je répondu? Je ne m'en souviens pas bien, d'autant que sur ces entrefaites, dans les cinq jours à peine, ou ce ne fut guère plus, elle se mit au lit avec de la fièvre. Et pendant sa maladie, un jour, elle subit une défaillance et son esprit perdit un instant conscience de ce qui l'entourait. Nous accourûmes, mais elle eut vite repris ses sens; elle nous vit, mon frère et moi, debout près d'elle, et nous dit avec l'air de quelqu'un qui cherche quelque chose: " Où étais-je? " Puis, arrêtant ses regards sur nous que la tristesse consternait, elle dit: " Vous enterrerez ici votre mère. Enterrez mon corps n'importe où! Que cela ne vous donne aucun souci! Tout ce que je vous demande, c'est de vous souvenir de moi à l'autel du Seigneur, où que vous soyez. "
   r. Beáti páuperes spíritu, quóniam ipsórum est Regnum cælórum; beáti mites, quóniam ipsi possidébunt terram; beáti, qui lugent, quóniam ipsi consolabúntur; * Beáti, qui esúriunt et sítiunt iustítiam, quóniam ipsi saturabúntur. v. Beáti misericórdes, quóniam ipsi misericórdiam consequéntur. * Beáti. v. Glória Patri. * Beáti.
   r. Heureux les pauvres de cœur: le Royaume des cieux est à eux! Heureux les doux: ils obtiendront la terre promise! Heureux ceux qui pleurent: ils seront consolés! * Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice: ils seront rassasiés! v. Heureux les miséricordieux: ils obtiendront miséricorde. * Heureux. v. Gloire au Père. * Heureux.
Hymnus
Hymne
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Te Deum laudámus : te Dóminum confitémur.
Nous Te louons, ô Dieu ! Nous Te bénissons, Seigneur.
Te ætérnum Patrem, omnis terra venerátur.
Toute la terre T'adore, ô Père éternel !
Tibi omnes ángeli, tibi cæli et univérsæ potestátes :
Tous les Anges, les Cieux et toutes les Puissances.
tibi chérubim et séraphim, incessábili voce proclámant: "Sanctus, Sanctus, Sanctus Dóminus Deus Sábaoth.
Les Chérubins et les Séraphins s'écrient sans cesse devant Toi : Saint, Saint, Saint est le Seigneur, le Dieu des armées.
Pleni sunt cæli et terra maiestátis glóriæ tuæ."
Les cieux et la terre sont pleins de la majesté de Ta gloire.
Te gloriósus Apostolórum chorus, te prophetárum laudábilis númerus, te mártyrum candidátus laudat exércitus.
L'illustre chœur des Apôtres, La vénérable multitude des Prophètes, L'éclatante armée des Martyrs célèbrent Tes louanges.
Te per orbem terrárum sancta confitétur Ecclésia, Patrem imménsæ maiestátis;
L'Église sainte publie Tes grandeurs dans toute l'étendue de l'univers, Ô Père dont la majesté est infinie !
venerandum tuum verum et unicum Filium;
Elle adore également Ton Fils unique et véritable ;
Sanctum quoque Paráclitum Spíritum.
Et le Saint-Esprit consolateur.
Tu rex glóriæ, Christe.
Ô Christ ! Tu es le Roi de gloire.
Tu Patris sempitérnus es Fílius. Tu, ad liberándum susceptúrus hóminem,
Tu es le Fils éternel du Père. Pour sauver les hommes et revêtir notre nature,
non horruísti Vírginis úterum.
Tu n'as pas dédaigné le sein d'une Vierge.
Tu, devícto mortis acúleo,
Tu as brisé l'aiguillon de la mort,
aperuísti credéntibus regna cælórum.
Tu as ouvert aux fidèles le royaume des cieux.
Tu ad déxteram Dei sedes, in glória Patris.
Tu es assis à la droite de Dieu dans la gloire du Père.
Iudex créderis esse ventúrus.
Nous croyons que Tu viendras juger le monde.
Te ergo quǽsumus, tuis fámulis subvéni, quos pretióso sánguine redemísti.
Nous Te supplions donc de secourir Tes serviteurs, rachetés de Ton Sang précieux.
Ætérna fac cum sanctis tuis in glória numerári.
Mets-nous au nombre de Tes Saints, pour jouir avec eux de la gloire éternelle.
¶ Salvum fac pópulum tuum, Dómine, et bénedic hereditáti tuæ.
¶ Sauve Ton peuple, Seigneur, et verse Tes bénédictions sur Ton héritage.
Et rege eos, et extólle illos usque in ætérnum.
Conduis Tes enfants et élève-les jusque dans l'éternité bienheureuse.
Per síngulos dies benedícimus te; et laudámus nomen tuum in sǽculum, et in sǽculum sǽculi.
Chaque jour nous Te bénissons ; Nous louons Ton nom à jamais, et nous le louerons dans les siècles des siècles.
Dignáre, Dómine, die isto sine peccáto nos custodíre.
Daigne, Seigneur, en ce jour, nous préserver du péché.
Miserére nostri, Dómine, miserére nostri.
Aie pitié de nous, Seigneur, aie pitié de nous.
Fiat misericórdia tua, Dómine, super nos, quemádmodum sperávimus in te.
Que Ta miséricorde, Seigneur, se répande sur nous, selon l'espérance que nous avons mise en Toi.
In te, Dómine, sperávi: non confúndar in ætérnum.
C'est en Toi, Seigneur, que j'ai espéré, je ne serai pas confondu à jamais.
¶ Hæc ultima pars hymni ad libitum omitti potest.
¶ On peut omettre, au choix, la dernière partie de l'hymne.
   
   Orémus.
   Prions.
   Deus, mæréntium consolátor, qui beátæ Mónicæ pias lácrimas in conversióne fílii sui Augustíni misericórditer suscepísti, da nobis, utriúsque intervéntu, peccáta nostra deploráre, et grátiæ tuæ indulgéntiam inveníre. Per Dóminum.
   O Dieu qui réconfortes ceux qui pleurent, Toi dont la miséricorde a accueilli les pieuses larmes de sainte Monique pour la conversion de son fils Augustin, accorde-nous leur aide pour pleurer nos péchés et obtenir de Ta bienveillance le pardon.
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(c4) BE(g)ne(g)di(gffo)cá(df!gh)mus(g) (,) Dó(gjjvIHGFhiHG)mi(fg)no.(g) r/.(::) De(gffo//df!gh)o(g) (,) grá(gjjvIHGFhiHG)ti(fg)as.(g) (::)
   v. Benedicámus Dómino. r. Deo grátias.
   v. Bénissons le Seigneur. r. Rendons grâces à Dieu.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.
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