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 v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde.
 v. Dieu, viens à mon aide.
 r. Dómine, ad adiuvándum me festína.
 r. Seigneur, vite à mon secours.
 Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Allelúia.
 Alléluia.
Hymnus
Hymne
Dulci deprómat cármine devóta plebs sollémnia, dum in cælórum cúlmine hæc virgo micat glória.
Que le peuple dévot célèbre avec un doux chant cette solennité, tandis que cette vierge brille maintenant de gloire au sommet des cieux.
Virgo, quæ Christi láudibus vacávit iam viríliter, sanctórum nunc agmínibus coniúngitur felíciter.
Vierge, qui s'est dévouée aux louanges du Christ avec courage, elle est maintenant heureusement unie aux troupes des saints.
Vicit per pudicítiam infírmæ carnis vítium; sprevit mundi blandítiam Christi sequens vestígium.
Elle a vaincu par sa chasteté le vice de la chair fragile ; elle a rejeté les séductions du monde en suivant les traces du Christ.
Per hanc nos, Christe, dírige servans a cunctis hóstibus; culpárum lapsus córrige nos ímbuens virtútibus.
Par elle, ô Christ, dirige-nous en nous préservant de tous les ennemis ; corrige nos erreurs de péché en nous imprégnant de vertus.
Iesu, tibi sit glória, qui natus es de Vírgine, cum Patre et almo Spíritu, in sempitérna sæcula. Amen.
À Toi, Jésus, soit la gloire, Toi qui es né de la Vierge, avec le Père et le Saint-Esprit, dans les siècles éternels. Amen.
 Ant. 1. Virgo spléndida, prudens, clara consílio, sponsum ánimæ tuæ Verbum habes immaculátum (T. P. allelúia).
 Ant. 1. Ô Vierge éclatante, sage, illustre par votre conseil, vous avez pour Époux de votre âme la Parole immaculée (T.P. alléluia).
Psalmus 18
Psaume 18
Laus Domini rerum conditoris
Louange au Seigneur créateur des choses
Visitavit nos Oriens ex alto...ad dirigendos pedes nostros in viam pacis (Lc 1,78.79)
L'astre d'en haut est venu nous visiter pour guider nos pas sur le chemin de la paix. (Lc 1, 78. 79).
 Cæli enárrant glóriam Dei, * et ópera mánuum eíus annúntiat firmaméntum.
 Les cieux racontent la gloire de Dieu, * et le firmament publie les œuvres de Ses mains.
 Dies diéi erúctat verbum, * et nox nocti índicat sciéntiam.
 Le jour proclame ce message au jour, et la nuit en donne connaissance à la nuit.
 Non sunt loquélæ neque sermónes, * quorum non intellegántur voces:
 Ce ne sont point des paroles, ce n'est pas un langage dont la voix ne soit pas entendue :
 in omnem terram exívit sonus eórum, * et in fines orbis terræ verba eórum.
 leur bruit s'est répandu dans toute la terre, et leurs accents jusqu'aux extrémités du monde.
 Soli pósuit tabernáculum in eis, † et ipse, tamquam sponsus procédens de thálamo suo, * exsultávit ut gigas ad curréndam viam.
 Il a établi Sa tente dans le soleil, qui est lui-même semblable à un époux sortant de Sa chambre nuptiale, il S'est élancé comme un géant pour fournir Sa carrière.
 A fínibus cælórum egréssio eíus, † et occúrsus eíus usque ad fines eórum, * nec est quod se abscóndat a calóre eíus.
 Il sort de l'extrémité du ciel, et Sa course va jusqu'à l'autre extrémité, et il n'y a personne qui se dérobe à Sa chaleur.
 Lex Dómini immaculáta, refíciens ánimam, * testimónium Dómini fidéle, sapiéntiam præstans párvulis.
 La loi du Seigneur est parfaite : elle restaure l'âme. Le témoignage du Seigneur est sûr : il donne la sagesse aux simples.
 Iustítiæ Dómini rectæ, lætificántes corda, * præcéptum Dómini lúcidum, illúminans óculos.
 Les ordonnances du Seigneur sont droites elles réjouissent les coeurs. Le précepte du Seigneur est pur : il éclaire les yeux.
 Timor Dómini mundus, pérmanens in sǽculum sǽculi; * iudícia Dómini vera, iústa ómnia simul,
 La crainte du Seigneur est sainte : elle subsiste à jamais. Les décrets du Seigneur sont vrais : ils sont tous justes.
 desiderabília super aurum et lápidem pretiósum multum, * et dulcióra super mel et favum stillántem.
 Ils sont plus précieux que l'or, que beaucoup d'or fin ; plus doux que le miel, que celui qui coule des rayons.
 Étenim servus tuus erudítur in eis; * in custodiéndis illis retribútio multa.
 Ton serviteur aussi est éclairé par eux; grande récompense à qui les observe.
 Erróres quis intéllegit? † Ab occúltis munda me * et a supérbia custódi servum tuum, ne dominétur mei,
 Qui est maître de ses égarements? Pardonne-moi ceux que j'ignore ! Préserve aussi Ton serviteur des orgueilleux ; qu'ils ne dominent point sur moi !
 Tunc immaculátus ero * et emundábor a delícto máximo.
 Alors je serai parfait et je serai pur de grands péchés.
 Sint ut compláceant elóquia oris mei, * et meditátio cordis mei in conspéctu tuo.
 Accueille avec faveur les paroles de ma bouche, et les sentiments de mon coeur,
 Dómine, adiútor meus * et redémptor meus.
 Devant Toi, Seigneur, mon rocher est mon libérateur!
 Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
 Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
 Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Ant. Virgo spléndida, prudens, clara consílio, sponsum ánimæ tuæ Verbum habes immaculátum (T. P. allelúia).
 Ant. Ô Vierge éclatante, sage, illustre par votre conseil, vous avez pour Époux de votre âme la Parole immaculée (T.P. alléluia).
 Ant. 2. Regnum mundi et omne sǽculum contémpsi propter amórem Dómini mei Iesu Christi (T. P. allelúia).
 Ant. 2. J'ai méprisé le royaume du monde et tout le siècle à cause de l'amour de mon Seigneur Jésus Christ (T.P. alléluia).
Psalmus 44 (45)
Psaume 44 (45)
Regis nuptiæ
Chant nuptial pour le roi
Ecce Sponsus venit; exite obviam ei (Mt 25, 6).
Voici l'époux, sortez à Sa rencontre (Mt 25, 6).
I
I
 Eructávit cor meum verbum bonum, † dico ego ópera mea regi. * Língua mea cálamus scribæ velóciter scribéntis.
 De mon cœur jaillit un beau chant ; c'est au roi que je conte mes œuvres. Ma langue est comme le roseau rapide du scribe.
 Speciósus forma es præ fíliis hóminum, † diffúsa est grátia in lábiis tuis, * proptérea benedíxit te Deus in ætérnum.
 Tu es le plus beau des fils de l'homme, la grâce est répandue sur tes lèvres, c'est pourquoi Dieu t'a béni pour toujours.
 Accíngere gládio tuo super femur tuum, potentíssime, * magnificéntia tua et ornátu tuo.
 Ceins ton épée sur ta cuisse, ô héros, revêts ta splendeur et ta majesté.
 Et ornátu tuo procéde, currum ascénde * propter veritátem et mansuetúdinem et iustítiam.
 Et dans ta majesté avance-toi, monte sur ton char, combats pour la vérité, la douceur et la justice.
 Et dóceat te mirabília déxtera tua: † sagíttæ tuæ acútæ — pópuli sub te cadent— * in corda inimicórum regis.
 et que ta droite te fasse accomplir des faits merveilleux. Tes flèches sont aiguës, des peuples tomberont à tes pieds, elles perceront le coeur des ennemis du roi.
 Sedes tua, Deus, in sǽculum sǽculi; * sceptrum æquitátis sceptrum regni tui.
 Ton trône, ô Dieu, est établi pour toujours ; le sceptre de ta royauté est un sceptre de droiture.
 Dilexísti iustítiam et odísti iniquitátem, † proptérea unxit te Deus, Deus tuus, * óleo lætítiæ præ consórtibus tuis.
 Tu aimes la justice et tu hais l'iniquité : c'est pourquoi Dieu, ton Dieu, t'a oint d'une huile d'allégresse, de préférence à tes compagnons.
 Myrrha et álœ et cásia ómnia vestiménta tua; * e dómibus ebúrneis chordæ deléctant te.
 La myrrhe, l'aloès et la casse s'exhalent de tous tes vêtements, des palais d'ivoire, les lyres te réjouissent.
 Fíliæ regum in pretiósis tuis; * ástitit regína a dextris tuis ornáta auro ex Ophir.
 Des filles de rois sont parmi tes bien-aimées, la reine est à ta droite, parée de l'or d'Ophir.
 Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
 Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
 Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Ant. Regnum mundi et omne sǽculum contémpsi propter amórem Dómini mei Iesu Christi (T. P. allelúia).
 Ant. J'ai méprisé le royaume du monde et tout le siècle à cause de l'amour de mon Seigneur Jésus Christ (T.P. alléluia).
 Ant. 3. Concupívit Rex spéciem tuam, quia ipse est Dóminus Deus tuus (T. P. allelúia).
 Ant. 3. Le Roi a désiré votre beauté, car Lui-même est le Seigneur votre Dieu (T.P. alléluia).
II
II
 Audi, fília, et vide, † et inclína aurem tuam * et oblivíscere pópulum tuum et domum patris tui;
 Ecoute, ma fille, regarde et prête l'oreille : oublie ton peuple et la maison de ton père,
 et concupíscet rex spéciem tuam. * Quóniam ipse est dóminus tuus, et adóra eum.
 et le roi sera épris de ta beauté; car Il est ton Seigneur : rends-Lui tes hommages.
 Fília Tyri cum munéribus; * vultum tuum deprecabúntur dívites plebis.
 La fille de Tyr, avec des présents, et les plus riches du peuple rechercheront ta faveur.
 Gloriósa nimis fília regis intrínsecus, * textúris áureis circumamícta.
 Toute resplendissante est la fille du roi dans l'intérieur; son vêtement est fait de tissus d'or.
 In véstibus variegátis adducétur regi; * vírgines post eam, próximæ eius, afferúntur tibi.
 En robe de couleurs variées, elle est présentée au roi ; après elles, des jeunes filles ses compagnes, te sont amenées.
 Afferúntur in lætítia et exsultatióne, * adducúntur in domum regis.
 On les introduit au milieu des réjouissances et de l'allégresse ; elles entrent dans le palais du Roi.
 Pro pátribus tuis erunt tibi fílii; * constítues eos príncipes super omnem terram.
 A la place de tes pères, des fils te sont nés; tu les établiras princes sur toute la terre.
 Memor ero nóminis tui * in omni generatióne et generatióne;
 Ils se souviendront de ton nom de génération en génération.
 proptérea pópuli confitebúntur tibi in ætérnum * et in sǽculum sǽculi.
 C’est pourquoi les peuples te loueront éternellement, et dans les siècles des siècles.
 Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
 Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
 Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Ant. Concupívit Rex spéciem tuam, quia ipse est Dóminus Deus tuus (T. P. allelúia).
 Ant. Le Roi a désiré votre beauté, car Lui-même est le Seigneur votre Dieu (T.P. alléluia).
 v. Notas mihi fecísti vias vitæ. (T.P. allelúia.) R/ . Adimplébis me lætítia cum vultu tuo. (T.P. allelúia.)
 v. Tu m'as fait connaître les chemins de la vie. (T.P. alléluia.) r. Tu me combleras de joie devant Ta face. (T.P. alléluia.)
In primo nocturno, anno I)
Premier nocturne, année I)
De libro secúndo Regum 17, 24. 29. 32-41
Du second livre des Rois
 Addúxit rex Assyriórum de Babylóne et de Chutha et de Ava et de Emath et de Sephárvaim et collocávit eos in civitátibus Samaríæ pro fíliis Israel, qui possedérunt Samaríam et habitavérunt in úrbibus eius. Et unaquæque gens fabricáta est deum suum; posuerúntque eos in fanis excélsis, quæ fécerant Samarítæ, gens et gens in úrbibus suis in quibus habitábant. Et nihilóminus colébant Dóminum. Fecérunt autem sibi de médio ipsórum sacerdótes excelsórum et ponébant eos in fanis excelsórum; et, cum Dóminum cólerent, diis quoque suis serviébant iuxta consuetúdinem géntium, de quibus transláti fúerant Samaríam.
 Le roi d'Assyrie fit venir des gens de Babylone, de Kuta, de Avva, de Hamat et de Sepharvayim et les établit dans les villes de la Samarie à la place des Israélites; ils prirent possession de la Samarie et demeurèrent dans ses villes. Chaque nation se fit ses dieux et les mit dans les temples des hauts lieux, qu'avaient faits les Samaritains; chaque nation agit ainsi dans les villes qu'elle habitait. Ils révéraient aussi le Seigneur et ils se firent, en les prenant parmi eux, des prêtres des hauts lieux, qui officiaient pour eux dans les temples des hauts lieux. Ils révéraient le Seigneur et ils servaient leurs dieux, selon le rite des nations d'où ils avaient été déportés.
 Usque in præséntem diem morem sequúntur antíquum: non timent Dóminum neque custódiunt institúta et iudícium ipsórum et legem et mandátum, quod præcéperat Dóminus fíliis Iacob, quem cognominávit Israel. Et percússerat cum eis pactum et mandáverat eis dicens:
 Encore aujourd'hui, ils suivent leurs anciens rites. Ils ne révéraient pas le Seigneur et ils ne se conformaient pas à ses règles et à ses rites, à la loi et aux commandements que le Seigneur avait prescrits aux enfants de Jacob, à qui il avait imposé le nom d'Israël. Le Seigneur avait conclu avec eux une alliance et il leur avait fait cette prescription:
 "Nolíte timére deos aliénos et non adorétis eos neque colátis et non immolétis eis, sed Dóminum, qui edúxit vos de terra Ægýpti in fortitúdine magna et in bráchio exténto, ipsum timéte, illum adoráte et ipsi immoláte. Institúta quoque et iudícia et legem et mandátum, quod scripsit vobis, custodíte, ut faciátis cunctis diébus; et non timeátis deos aliénos. Et pactum, quod percússi vobíscum, nolíte oblivísci, nec timeátis deos aliénos, sed Dóminum Deum vestrum timéte, et ipse éruet vos de manu ómnium inimicórum vestrórum."
 " Vous ne révérerez pas les dieux étrangers, vous ne vous prosternerez pas devant eux, vous ne leur rendrez pas de culte et vous ne leur offrirez pas de sacrifices. C'est seulement au Seigneur, qui vous a fait monter du pays d'Égypte par la grande puissance de son bras étendu, qu'iront votre révérence, votre adoration et vos sacrifices. Vous observerez les règles et les rites, la loi et les commandements qu'il vous a donnés par écrit pour vous y conformer toujours, et vous ne révérerez pas de dieux étrangers. N'oubliez pas l'alliance que j'ai conclue avec vous et ne révérez pas de dieux étrangers, révérez seulement le Seigneur, votre Dieu, et il vous délivrera de la main de tous vos ennemis. "
 Illi vero non audiérunt, sed iuxta consuetúdinem suam prístinam perpetrábant. Fuérunt ígitur gentes istæ timéntes quidem Dóminum, sed nihilóminus et idólis suis serviéntes; nam et fílii eórum et népotes, sicut fecérunt paréntes sui, ita fáciunt usque in præséntem diem.
 Mais ils n'obéirent pas, et ils continuent de suivre leur ancien rite. Donc ces nations révéraient le Seigneur et rendaient un culte à leurs idoles; leurs enfants et les enfants de leurs enfants continuent de faire aujourd'hui comme avaient fait leurs pères.
 r. Docébit nos Dóminus vias suas, et ambulábimus in sémitis eius; * Quia de Sion exíbit lex, et verbum Dómini de Ierúsalem. v. Veníte, ascendámus ad montem Dómini et ad domum Dei Iacob. * Quia. v. Glória Patri. * Quia.
 r. Le Seigneur nous enseignera ses chemins, et nous suivrons ses sentiers; * Car c'est de Sion que vient la loi, de Jérusalem la parole du Seigneur. v. Venez, montons à la montagne du Seigneur, au temple du Dieu de Jacob. * Car. v. Gloire au Père. * Car.
In secundo nocturno, anno I)
Deuxième nocturne, année I)
Manuscrits autobiographiques de Ste Thérèse de l'Enfant-Jésus (Éd. Lisieux, 1957, 207-208)
Manuscrits autobiographiques de Ste Thérèse de l'Enfant-Jésus
 Legitur in lingua vernacula. (Quando legitur textus cuius authentica lingua est gallica, non proponitur interpretatio latina.)
 
 Je ne désire pas la souffrance, ni la mort, et cependant je les aime toutes les deux, mais c'est l'amour seul qui m'attire. Longtemps je les ai désirées, j'ai possédé la souffrance et j'ai cru toucher au rivage du ciel, j'ai cru que la petite fleur serait cueillie en son printemps. Maintenant c'est l'abandon seul qui me guide, je n'ai point d'autre boussole ! Je ne puis rien demander avec ardeur, excepté l'accomplissement parfait de la volonté du Bon Dieu sur mon âme sans que les créatures puissent y mettre obstacle. Je puis dire ces paroles du Cantique spirituel de Notre Père saint Jean de la Croix : "Dans le cellier intérieur de mon Bien-Aimé, j'ai bu, et quand je suis sortie, dans toute cette plaine je ne connaissais plus rien et je perdis le troupeau que je suivais auparavant. Mon âme s'est employée avec toutes ses ressources à son service, je ne garde plus de troupeau, je n'ai plus d'autre office, parce que maintenant mon exercice est d'aimer !" Ou bien encore : "Depuis que j'en ai l'expérience, l'amour est si puissant en œuvres qu'il sait tirer profit de tout, du bien et du mal qu'il trouve en moi, et transformer mon âme en soi."
 Je ne désire pas la souffrance, ni la mort, et cependant je les aime toutes les deux, mais c'est l'amour seul qui m'attire. Longtemps je les ai désirées, j'ai possédé la souffrance et j'ai cru toucher au rivage du ciel, j'ai cru que la petite fleur serait cueillie en son printemps. Maintenant c'est l'abandon seul qui me guide, je n'ai point d'autre boussole! Je ne puis rien demander avec ardeur, excepté l'accomplissement parfait de la volonté du Bon Dieu sur mon âme sans que les créatures puissent y mettre obstacle. Je puis dire ces paroles du Cantique spirituel de Notre Père saint Jean de la Croix: " Dans le cellier intérieur de mon Bien-Aimé, j'ai bu, et quand je suis sortie, dans toute cette plaine je ne connaissais plus rien et je perdis le troupeau que je suivais auparavant. Mon âme s'est employée avec toutes ses ressources à son service, je ne garde plus de troupeau, je n'ai plus d'autre office, parce que maintenant mon exercice est d'aimer! " Ou bien encore: " Depuis que j'en ai l'expérience, l'amour est si puissant en œuvres qu'il sait tirer profit de tout, du bien et du mal qu'il trouve en moi, et transformer mon âme en soi. "
 Oh ! Qu'elle est douce la voie de l'amour. Sans doute on peut bien tomber, on peut commettre des infidélités, mais l'amour sachant tirer profit de tout, a bien vite consumé tout ce qui peut déplaire à Jésus, ne laissant qu'une humble et profonde paix au fond du cœur. Ah ! Que de lumières n'ai-je pas puisées dans les œuvres de Notre Père saint Jean de la Croix ! A l'âge de dix-sept et dix-huit ans je n'avais pas d'autre nourriture spirituelle, mais plus tard, tous les livres me laissèrent dans l'aridité et je suis encore dans cet état.
 Longtemps je les ai désirées, j'ai possédé la souffrance et j'ai cru toucher au rivage du ciel, j'ai cru que la petite fleur serait cueillie en son printemps. Maintenant c'est l'abandon seul qui me guide, je n'ai point d'autre boussole! Je ne puis rien demander avec ardeur, excepté l'accomplissement parfait de la volonté du Bon Dieu sur mon âme sans que les créatures puissent y mettre obstacle. Je puis dire ces paroles du Cantique spirituel de Notre Père saint Jean de la Croix: " Dans le cellier intérieur de mon Bien-Aimé, j'ai bu, et quand je suis sortie, dans toute cette plaine je ne connaissais plus rien et je perdis le troupeau que je suivais auparavant. Mon âme s'est employée avec toutes ses ressources à son service, je ne garde plus de troupeau, je n'ai plus d'autre office, parce que maintenant mon exercice est d'aimer! " Ou bien encore: " Depuis que j'en ai l'expérience, l'amour est si puissant en œuvres qu'il sait tirer profit de tout, du bien et du mal qu'il trouve en moi, et transformer mon âme en soi. "
 Si j'ouvre un livre composé par un auteur spirituel (même le plus beau, le plus touchant), je sens aussitôt mon cœur se serrer et je lis sans pour ainsi dire comprendre, ou si je comprends, mon esprit s'arrête sans pouvoir méditer. Dans cette impuissance, l'Écriture Sainte et l'Imitation viennent à mon secours ; en elles je trouve une nourriture solide et toute pure. Mais c'est par-dessus tout l'Évangile qui m'entretient pendant mes oraisons, en lui je trouve tout ce qui est nécessaire à ma pauvre petite âme. J'y découvre toujours de nouvelles lumières, des sens cachés et mystérieux. Je comprends et je sais par expérience que le royaume de Dieu est au-dedans de nous. Jésus n'a pas besoin de livres ni de docteurs pour instruire les âmes, lui le Docteur des docteurs, il enseigne sans bruit de paroles.
 Oh! Qu'elle est douce la voie de l'amour. Sans doute on peut bien tomber, on peut commettre des infidélités, mais l'amour sachant tirer profit de tout, a bien vite consumé tout ce qui peut déplaire à Jésus, ne laissant qu'une humble et profonde paix au fond du cœur. Ah! Que de lumières n'ai-je pas puisées dans les œuvres de Notre Père saint Jean de la Croix! A l'âge de dix-sept et dix-huit ans je n'avais pas d'autre nourriture spirituelle, mais plus tard, tous les livres me laissèrent dans l'aridité et je suis encore dans cet état.
 r. Écoute, ma fille, regarde et tends l'oreille; oublie ton peuple et la maison de ton père: le Roi sera séduit par ta beauté; * Il est le Seigneur ton Dieu. v. Il te fera revêtir le vêtement du salut, il t'enveloppera d'un manteau d'allégresse. * Il est. v. Gloire au Père. * Il est.
 r. Écoute, ma fille, regarde et tends l'oreille; oublie ton peuple et la maison de ton père: le Roi sera séduit par ta beauté; * Il est le Seigneur ton Dieu. v. Il te fera revêtir le vêtement du salut, il t'enveloppera d'un manteau d'allégresse. * Il est. v. Gloire au Père. * Il est.
Postea dicitur immediate et sine orémus oratio propria, cum conclusione longiore.
Après cela on dit immédiatement et sans "Prions" l'oraison propre, avec la conclusion longue.
 Dóminus vobíscum.
 Le Seigneur soit avec vous.
 r. Et cum spíritu tuo.
 r. Et avec votre esprit.
 Benedícat vos omnípotens Deus, Pater, ✠ et Fílius, et Spíritus Sanctus.
 Que Dieu tout puissant vous bénisse, le Père, ✠ et le Fils et le Saint-Esprit.
 r. Amen.
 r. Amen.
Vel alia formula benedictionis, sicut in Missa.
Ou une autre formule de bénédiction, comme à la Messe.
Et si fit dimissio, sequitur invitatio:
Et si on fait un renvoi, on ajoute l'invitation :
Absente sacerdote vel diacono, et in recitatione a solo, sic concluditur:
En l'absence d'un diacre ou d'un prêtre, et dans la récitation seul, on conclut ainsi :
  Dóminus nos benedícat, et ab omni malo deféndat, et ad vitam perdúcat ætérnam. r. Amen.
  Que le Seigneur nous bénisse, qu'Il nous défende de tout mal, et qu'Il nous fasse parvenir à la vie éternelle. r. Amen.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.