Le monde attend que l'Eglise redevienne une société de louange

Avertissement : l'antiphonaire romain est en construction. Il subsiste de nombreuses erreurs et omissions. Soyez patients.
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(c3) DE(h)us,(h) (,)in(h) ad(h)iu(h)tó(hi)ri(h)um(h) me(h)um(h) in(h)tén(h)de.(h) r/.(::) Dó(h)mi(h)ne,(h) (,) ad(h) ad(h)iu(h)ván(h)dum(h) me(h) fes(h)tí(h)na.(h) (:) Gló(h)ri(h)a(h) Pa(h)tri,(h) et(h) Fí(h)li(h)o,(h) (,) et(h) Spi(h)rí(h)tu(h)i(h) Sanc(h)to.(h) (:)
Si(h)cut(h) e(h)rat(h) in(h) prin(h)cí(h)pi(h)o,(h) et(h) nunc,(h) et(h)
sem(h)per,(h) (,) et(h) in(h) sǽ(h)cu(h)la(h) sæ(h)cu(h)ló(h)rum.(h)
Am(h)en.(h:) Al(h)le(hi)lú(h)ia.(h) (::)
   v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde. r. Dómine, ad adiuvándum me festína. Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen. Allelúia.
   v. Dieu, viens à mon aide. r. Seigneur, vite à mon secours. Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen. Alléluia.
Hymnus
Hymne
annotation: 8;
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(c4) DUL(g)ci(hi) de(j)pró(ih)mat(g) cár(h)mi(f)ne(g'_) (,)
de(i)vó(k)ta(j) plebs(i) sol(k)lém(ji)ni(h)a,(g.) (;)
dum(g) in(h) cæ(f)ló(g)rum(e) cúl(fe)mi(d)ne(c'_) (,)
hæc(g) vir(hi)go(j) mi(ih)cat(g) gló(h)ri(f)a.(g.)

2.(::)
Vir(g)go,(hi) quæ(j) Chri(ih)sti(g) láu(h)di(f)bus(g'_) (,)
va(i)cá(k)vit(j) iam(i) vi(k)rí(ji)li(h)ter,(g.) (;)
san(g)ctó(h)rum(f) nunc(g) ag(e)mí(fe)ni(d)bus(c'_) (,)
con(g)iún(hi)gi(j)tur(ih) fe(g)lí(h)ci(f)ter.(g.)

3.(::)
Vi(g)cit(hi) per(j) pu(ih)di(g)cí(h)ti(f)am(g'_) (,)
in(i)fír(k)mæ(j) car(i)nis(k) ví(ji)ti(h)um;(g.) (;)
spre(g)vit(h) mun(f)di(g) blan(e)dí(fe)ti(d)am(c'_) (,)
Chri(g)sti(hi) se(j)quens(ih) ve(g)stí(h)gi(f)um.(g.)

4.(::)
Per(g) hanc(hi) nos,(j) Chri(ih)ste,(g) dí(h)ri(f)ge(g'_) (,)
ser(i)vans(k) a(j) cun(i)ctis(k) hó(ji)sti(h)bus;(g.) (;)
cul(g)pá(h)rum(f) la(g)psus(e) cór(fe)ri(d)ge(c'_) (,)
nos(g) ím(hi)bu(j)ens(ih) vir(g)tú(h)ti(f)bus.(g.)

5.(::)
Ie(g)su,(hi) ti(j)bi(ih) sit(g) gló(h)ri(f)a,(g'_) (,)
qui(i) na(k)tus(j) es(i) de(k) Vír(ji)gi(h)ne,(g.) (;)
cum(g) Pa(h)tr<i>e</i>() et(f) al(g)mo(e) Spí(fe)ri(d)tu,(c'_) (,)
in(g) sem(hi)pi(j)tér(ih)na(g) sǽ(h)cu(f)la.(g.) (::)

A(ghg)men.(gh..) (::)
Dulci deprómat cármine devóta plebs sollémnia, dum in cælórum cúlmine hæc virgo micat glória.
Que le peuple dévot célèbre avec un doux chant cette solennité, tandis que cette vierge brille maintenant de gloire au sommet des cieux.
Virgo, quæ Christi láudibus vacávit iam viríliter, sanctórum nunc agmínibus coniúngitur felíciter.
Vierge, qui s'est dévouée aux louanges du Christ avec courage, elle est maintenant heureusement unie aux troupes des saints.
Vicit per pudicítiam infírmæ carnis vítium; sprevit mundi blandítiam Christi sequens vestígium.
Elle a vaincu par sa chasteté le vice de la chair fragile ; elle a rejeté les séductions du monde en suivant les traces du Christ.
Per hanc nos, Christe, dírige servans a cunctis hóstibus; culpárum lapsus córrige nos ímbuens virtútibus.
Par elle, ô Christ, dirige-nous en nous préservant de tous les ennemis ; corrige nos erreurs de péché en nous imprégnant de vertus.
Iesu, tibi sit glória, qui natus es de Vírgine, cum Patre et almo Spíritu, in sempitérna sæcula. Amen.
À Toi, Jésus, soit la gloire, Toi qui es né de la Vierge, avec le Père et le Saint-Esprit, dans les siècles éternels. Amen.
annotation: 4e;
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(c4) UT(h) non(h) de(g)lín(h>)quam(gf) *() in(ef) lin(g>)gua(f) me(e)a.(e) (::)
E(h) u(g) o(h) u(ih) a(gf) e.(e) (::)
   Ant. 1. Ut non delínquam in lingua mea.
   Ant. 1. Que je ne pêche pas par ma langue.
Psalmus 38 (39)
Psaume 38
Ægrotantis deprecatio
Supplication de l'infirme
Vanitati creatura subiecta est... propter eum qui subiecit eam in spe (Rom 8, 20).
La création a été soumise à la vanité ... à cause de celui qui l'y a soumise dans l'espérance.
I
I
   Dixi: «Custódiam vias meas, * ut non delínquam in lingua mea;
   J'ai dit: je veillerai sur mes voies, pour ne point pécher par ma langue.
   ponam ori meo custódiam, * donec consístit peccátor advérsum me».
   J'ai mis une garde à ma bouche, pendant que le pécheur s'élevait devant moi.
   Tacens obmútui et sílui absque ullo bono, * et dolor meus renovátus est.
   Je me suis tu, et je me suis humilié, et je me suis abstenu de dire même de bonnes choses; et ma douleur a été renouvelée.
   Concáluit cor meum intra me, * et in meditatióne mea exársit ignis.
   Mon coeur s'est échauffé au dedans de moi, et tandis que je méditais, un feu s'est embrasé.
   Locútus sum in lingua mea: * «Notum fac mihi, Dómine, finem meum;
   La parole est venue sur ma langue: Fais-moi connaître ma fin, Seigneur,
   et númerum diérum meórum quis est, * ut sciam quam brevis sit vita mea».
   et quel est le nombre de mes jours, afin que je sache combien peu il m'en reste.
   Ecce paucórum palmórum fecísti dies meos, * et spátium vitæ meæ tamquam níhilum ante te.
   Voici que Tu as soumis mes jours à une mesure bornée, et mon être est comme un néant devant Toi.
   Etenim univérsa vánitas omnis homo constitútus est. * Etenim ut imágo pertránsit homo.
   Oui, tout homme vivant n'est qu'entière vanité.Oui, l'homme passe comme un fantôme,
   Étenim vánitas est et concitátur; * thesaurízat et ignórat quis congregábit ea.
   et c'est en vain qu'il se tourmente. Il amasse des trésors, et il ignore pour qui il les aura entassés.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
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(c4) a/. Ut(h) non(h) de(g)lín(h>)quam(gf) () in(ef) lin(g>)gua(f) me(e)a.(e)
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   Ant. Ut non delínquam in lingua mea.
   Ant. Que je ne pêche pas par ma langue.
annotation: 7c;
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(c3) NON(i>) sis(ij) mi(i)hi(i) *() tu(ig) for(hg)mí(e)di(e)ni,(e) (,) spes(g) me(g)a(h) in(f) di(h)e(g) af(f)fli(e)cti(f)ó(g)nis(f) me(e)æ.(e) (::)
E(i) u(i) o(j) u(i) a(h) e.(gh) (::)
   Ant. 2. Non sis mihi tu formídini, spes mea in dies afflictiónis meæ.
   Ant. 2. Ne sois pas pour moi un sujet d’effroi ; Tu es mon espérance aux jours de mon affliction.
   Etenim vánitas est et concitátur; * thesaurízat et ignórat quis congregábit ea.
   et c'est en vain qu'il se tourmente. Il amasse des trésors, et il ignore pour qui il les aura entassés.
II
II
   Et nunc quæ est exspectátio mea, Dómine? * Spes mea apud te est.
   Et maintenant quelle est mon attente? N'est-ce pas le Seigneur? Mon espérance est en Toi.
   Ab ómnibus iniquitátibus meis érue me, * oppróbrium insipiénti ne ponas me.
   Délivre-moi de toutes mes iniquités. Tu m'as rendu l'opprobre de l'insensé.
   Obmútui et non apériam os meum, * quóniam tu fecísti.
   Je me suis tu, et je n'ai pas ouvert la bouche, parce que c'est Toi qui l'as fait
   Amove a me plagas tuas: * ab ictu manus tuæ ego deféci.
   Détournez de moi Tes coups, sous la puissance de Votre main, j'ai défailli, quand Tu m'as repris
   In increpatiónibus, propter iniquitátem, corripuisti hominem, et tabéscere fecísti sicut tínea desiderabília eius. * Etenim vánitas omnis homo.
   Tu as puni l'homme à cause de son iniquité. Et Tu as fait dessécher son âme comme l'araignée. Oui, c'est en vain que tout homme s'inquiète.
   Exáudi oratiónem meam, Dómine, * et clamórem meum áuribus pércipe.
   Exauce, Seigneur, ma prière et ma supplication;
   Ad lácrimas meas ne obsurdéscas, quóniam ádvena ego sum apud te, * peregrínus sicut omnes patres mei.
   Soyez attentif à mes larmes. Ne garde pas le silence, car je suis auprès de Toi un étranger et un voyageur, comme tous mes pères.
   Avértere a me, ut refrígerer, * priúsquam ábeam et non sim ámplius.
   Accorde-moi quelque relâche, afin que je sois rafraîchi avant de partir et de disparaître.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
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(c3) a/. Non(i>) sis(ij) mi(i)hi(i) () tu(ig) for(hg)mí(e)di(e)ni,(e) (,) spes(g) me(g)a(h) in(f) di(h)e(g) af(f)fli(e)cti(f)ó(g)nis(f) me(e)æ.(e)
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   Ant. Non sis mihi tu formídini, spes mea in dies afflictiónis meæ.
   Ant. Ne sois pas pour moi un sujet d’effroi ; Tu es mon espérance aux jours de mon affliction.
   Ant. 3. Expectao nomen tuum, Domíne, quóniam bonum est.
   Ant. 3. Je louerai Ton nom, Seigneur, car il est bon.
Psalmus 51
Psaume 51
Contra calumniatorem
Contre les calomniateurs
Qui gloriatur, in Domino glorietur (I Cor 1,31).
Que celui qui se glorifie se glorifie dans le Seigneur
   Quid gloriáris in malítia, * qui potens es iniquitáte?
   Pourquoi te glorifies-tu dans le mal, toi qui est vaillant pour commettre l'iniquité?
   Tota die insídias cogitásti; * lingua tua sicut novácula acúta, qui facis dolum.
   Tout le jour ta langue a médité l'injustice; comme un rasoir affilé tu pratiques la tromperie.
   Dilexísti malítiam super benignitátem, mendácium magis quam loqui æquitátem. * Dilexísti ómnia verba perditiónis, lingua dolósa.
   Tu as plus aimé la malice que la bonté, l'iniquité plus que les paroles de justice. Tu as aimé toutes les paroles de ruine, ô langue trompeuse.
   Proptérea Deus déstruet te in finem; evéllet te et emigrábit te de tabernáculo * et radícem tuam de terra vivéntium.
   C'est pourquoi Dieu te détruira pour toujours; Il t'arrachera et te fera sortir de ta tente, et Il enlèvera ta racine de la terre des vivants.
   Vidébunt iústi et timébunt * et super eum ridébunt:
   Les justes le verront, et craindront; et ils se riront de lui, en disant:
   “Ecce homo, qui non pósuit Deum refúgium suum, sed sperávit in multitúdine divitiárum suárum * et præváluit in insídiis suis.”
   Voilà l'homme qui n'a point pris Dieu pour son protecteur, mais qui s'est confié dans la multitude de ses richesses, et qui s'est prévalu de sa vanité.
   Ego autem sicut virens olíva in domo Dei. Sperávi in misericórdia Dei * in ætérnum et in sǽculum sǽculi.
   Mais moi, je suis comme un olivier fertile dans la maison de Dieu. * J'espère en la miséricorde de Dieu éternellement et à jamais.
   Confitébor tibi in sǽculum, quia fecísti; et exspectábo nomen tuum, quóniam bonum est; * in conspéctu sanctórum tuórum
   Je Te louerai sans fin, parce que Tu as fait cela; et j'attendrai Ton Nom, parce qu'il est bon, en présence de Tes saints.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
   Ant. Expectao nomen tuum, Domíne, quóniam bonum est.
   Ant. Je louerai Ton nom, Seigneur, car il est bon.
   v. Gaudens gaudébo in Dómino. (T.P. allelúia.) r. Et exsultábit ánima mea in Deo meo. (T.P. allelúia.)
   v. Je me réjouirai avec allégresse dans le Seigneur. (T.P. alléluia.) r. Et mon âme exultera en mon Dieu. (T.P. alléluia.)
In primo nocturno, anno I)
Premier nocturne, année I)
De libro secúndo Regum 17, 24. 29. 32-41
Du second livre des Rois
   Addúxit rex Assyriórum de Babylóne et de Chutha et de Ava et de Emath et de Sephárvaim et collocávit eos in civitátibus Samaríæ pro fíliis Israel, qui possedérunt Samaríam et habitavérunt in úrbibus eius. Et unaquæque gens fabricáta est deum suum; posuerúntque eos in fanis excélsis, quæ fécerant Samarítæ, gens et gens in úrbibus suis in quibus habitábant. Et nihilóminus colébant Dóminum. Fecérunt autem sibi de médio ipsórum sacerdótes excelsórum et ponébant eos in fanis excelsórum; et, cum Dóminum cólerent, diis quoque suis serviébant iuxta consuetúdinem géntium, de quibus transláti fúerant Samaríam.
   Le roi d'Assyrie fit venir des gens de Babylone, de Kuta, de Avva, de Hamat et de Sepharvayim et les établit dans les villes de la Samarie à la place des Israélites; ils prirent possession de la Samarie et demeurèrent dans ses villes. Chaque nation se fit ses dieux et les mit dans les temples des hauts lieux, qu'avaient faits les Samaritains; chaque nation agit ainsi dans les villes qu'elle habitait. Ils révéraient aussi le Seigneur et ils se firent, en les prenant parmi eux, des prêtres des hauts lieux, qui officiaient pour eux dans les temples des hauts lieux. Ils révéraient le Seigneur et ils servaient leurs dieux, selon le rite des nations d'où ils avaient été déportés.
   Usque in præséntem diem morem sequúntur antíquum: non timent Dóminum neque custódiunt institúta et iudícium ipsórum et legem et mandátum, quod præcéperat Dóminus fíliis Iacob, quem cognominávit Israel. Et percússerat cum eis pactum et mandáverat eis dicens:
   Encore aujourd'hui, ils suivent leurs anciens rites. Ils ne révéraient pas le Seigneur et ils ne se conformaient pas à ses règles et à ses rites, à la loi et aux commandements que le Seigneur avait prescrits aux enfants de Jacob, à qui il avait imposé le nom d'Israël. Le Seigneur avait conclu avec eux une alliance et il leur avait fait cette prescription:
   "Nolíte timére deos aliénos et non adorétis eos neque colátis et non immolétis eis, sed Dóminum, qui edúxit vos de terra Ægýpti in fortitúdine magna et in bráchio exténto, ipsum timéte, illum adoráte et ipsi immoláte. Institúta quoque et iudícia et legem et mandátum, quod scripsit vobis, custodíte, ut faciátis cunctis diébus; et non timeátis deos aliénos. Et pactum, quod percússi vobíscum, nolíte oblivísci, nec timeátis deos aliénos, sed Dóminum Deum vestrum timéte, et ipse éruet vos de manu ómnium inimicórum vestrórum."
   " Vous ne révérerez pas les dieux étrangers, vous ne vous prosternerez pas devant eux, vous ne leur rendrez pas de culte et vous ne leur offrirez pas de sacrifices. C'est seulement au Seigneur, qui vous a fait monter du pays d'Égypte par la grande puissance de son bras étendu, qu'iront votre révérence, votre adoration et vos sacrifices. Vous observerez les règles et les rites, la loi et les commandements qu'il vous a donnés par écrit pour vous y conformer toujours, et vous ne révérerez pas de dieux étrangers. N'oubliez pas l'alliance que j'ai conclue avec vous et ne révérez pas de dieux étrangers, révérez seulement le Seigneur, votre Dieu, et il vous délivrera de la main de tous vos ennemis. "
   Illi vero non audiérunt, sed iuxta consuetúdinem suam prístinam perpetrábant. Fuérunt ígitur gentes istæ timéntes quidem Dóminum, sed nihilóminus et idólis suis serviéntes; nam et fílii eórum et népotes, sicut fecérunt paréntes sui, ita fáciunt usque in præséntem diem.
   Mais ils n'obéirent pas, et ils continuent de suivre leur ancien rite. Donc ces nations révéraient le Seigneur et rendaient un culte à leurs idoles; leurs enfants et les enfants de leurs enfants continuent de faire aujourd'hui comme avaient fait leurs pères.
   r. Docébit nos Dóminus vias suas, et ambulábimus in sémitis eius; * Quia de Sion exíbit lex, et verbum Dómini de Ierúsalem. v. Veníte, ascendámus ad montem Dómini et ad domum Dei Iacob. * Quia. v. Glória Patri. * Quia.
   r. Le Seigneur nous enseignera ses chemins, et nous suivrons ses sentiers; * Car c'est de Sion que vient la loi, de Jérusalem la parole du Seigneur. v. Venez, montons à la montagne du Seigneur, au temple du Dieu de Jacob. * Car. v. Gloire au Père. * Car.
In secundo nocturno, anno I)
Deuxième nocturne, année I)
Manuscrits autobiographiques de Ste Thérèse de l'Enfant-Jésus (Éd. Lisieux, 1957, 207-208)
Manuscrits autobiographiques de Ste Thérèse de l'Enfant-Jésus
   Legitur in lingua vernacula. (Quando legitur textus cuius authentica lingua est gallica, non proponitur interpretatio latina.)
   
   Je ne désire pas la souffrance, ni la mort, et cependant je les aime toutes les deux, mais c'est l'amour seul qui m'attire. Longtemps je les ai désirées, j'ai possédé la souffrance et j'ai cru toucher au rivage du ciel, j'ai cru que la petite fleur serait cueillie en son printemps. Maintenant c'est l'abandon seul qui me guide, je n'ai point d'autre boussole ! Je ne puis rien demander avec ardeur, excepté l'accomplissement parfait de la volonté du Bon Dieu sur mon âme sans que les créatures puissent y mettre obstacle. Je puis dire ces paroles du Cantique spirituel de Notre Père saint Jean de la Croix : "Dans le cellier intérieur de mon Bien-Aimé, j'ai bu, et quand je suis sortie, dans toute cette plaine je ne connaissais plus rien et je perdis le troupeau que je suivais auparavant. Mon âme s'est employée avec toutes ses ressources à son service, je ne garde plus de troupeau, je n'ai plus d'autre office, parce que maintenant mon exercice est d'aimer !" Ou bien encore : "Depuis que j'en ai l'expérience, l'amour est si puissant en œuvres qu'il sait tirer profit de tout, du bien et du mal qu'il trouve en moi, et transformer mon âme en soi."
   Je ne désire pas la souffrance, ni la mort, et cependant je les aime toutes les deux, mais c'est l'amour seul qui m'attire. Longtemps je les ai désirées, j'ai possédé la souffrance et j'ai cru toucher au rivage du ciel, j'ai cru que la petite fleur serait cueillie en son printemps. Maintenant c'est l'abandon seul qui me guide, je n'ai point d'autre boussole! Je ne puis rien demander avec ardeur, excepté l'accomplissement parfait de la volonté du Bon Dieu sur mon âme sans que les créatures puissent y mettre obstacle. Je puis dire ces paroles du Cantique spirituel de Notre Père saint Jean de la Croix: " Dans le cellier intérieur de mon Bien-Aimé, j'ai bu, et quand je suis sortie, dans toute cette plaine je ne connaissais plus rien et je perdis le troupeau que je suivais auparavant. Mon âme s'est employée avec toutes ses ressources à son service, je ne garde plus de troupeau, je n'ai plus d'autre office, parce que maintenant mon exercice est d'aimer! " Ou bien encore: " Depuis que j'en ai l'expérience, l'amour est si puissant en œuvres qu'il sait tirer profit de tout, du bien et du mal qu'il trouve en moi, et transformer mon âme en soi. "
   Oh ! Qu'elle est douce la voie de l'amour. Sans doute on peut bien tomber, on peut commettre des infidélités, mais l'amour sachant tirer profit de tout, a bien vite consumé tout ce qui peut déplaire à Jésus, ne laissant qu'une humble et profonde paix au fond du cœur. Ah ! Que de lumières n'ai-je pas puisées dans les œuvres de Notre Père saint Jean de la Croix ! A l'âge de dix-sept et dix-huit ans je n'avais pas d'autre nourriture spirituelle, mais plus tard, tous les livres me laissèrent dans l'aridité et je suis encore dans cet état.
   Longtemps je les ai désirées, j'ai possédé la souffrance et j'ai cru toucher au rivage du ciel, j'ai cru que la petite fleur serait cueillie en son printemps. Maintenant c'est l'abandon seul qui me guide, je n'ai point d'autre boussole! Je ne puis rien demander avec ardeur, excepté l'accomplissement parfait de la volonté du Bon Dieu sur mon âme sans que les créatures puissent y mettre obstacle. Je puis dire ces paroles du Cantique spirituel de Notre Père saint Jean de la Croix: " Dans le cellier intérieur de mon Bien-Aimé, j'ai bu, et quand je suis sortie, dans toute cette plaine je ne connaissais plus rien et je perdis le troupeau que je suivais auparavant. Mon âme s'est employée avec toutes ses ressources à son service, je ne garde plus de troupeau, je n'ai plus d'autre office, parce que maintenant mon exercice est d'aimer! " Ou bien encore: " Depuis que j'en ai l'expérience, l'amour est si puissant en œuvres qu'il sait tirer profit de tout, du bien et du mal qu'il trouve en moi, et transformer mon âme en soi. "
   Si j'ouvre un livre composé par un auteur spirituel (même le plus beau, le plus touchant), je sens aussitôt mon cœur se serrer et je lis sans pour ainsi dire comprendre, ou si je comprends, mon esprit s'arrête sans pouvoir méditer. Dans cette impuissance, l'Écriture Sainte et l'Imitation viennent à mon secours ; en elles je trouve une nourriture solide et toute pure. Mais c'est par-dessus tout l'Évangile qui m'entretient pendant mes oraisons, en lui je trouve tout ce qui est nécessaire à ma pauvre petite âme. J'y découvre toujours de nouvelles lumières, des sens cachés et mystérieux. Je comprends et je sais par expérience que le royaume de Dieu est au-dedans de nous. Jésus n'a pas besoin de livres ni de docteurs pour instruire les âmes, lui le Docteur des docteurs, il enseigne sans bruit de paroles.
   Oh! Qu'elle est douce la voie de l'amour. Sans doute on peut bien tomber, on peut commettre des infidélités, mais l'amour sachant tirer profit de tout, a bien vite consumé tout ce qui peut déplaire à Jésus, ne laissant qu'une humble et profonde paix au fond du cœur. Ah! Que de lumières n'ai-je pas puisées dans les œuvres de Notre Père saint Jean de la Croix! A l'âge de dix-sept et dix-huit ans je n'avais pas d'autre nourriture spirituelle, mais plus tard, tous les livres me laissèrent dans l'aridité et je suis encore dans cet état.
   r. Écoute, ma fille, regarde et tends l'oreille; oublie ton peuple et la maison de ton père: le Roi sera séduit par ta beauté; * Il est le Seigneur ton Dieu. v. Il te fera revêtir le vêtement du salut, il t'enveloppera d'un manteau d'allégresse. * Il est. v. Gloire au Père. * Il est.
   r. Écoute, ma fille, regarde et tends l'oreille; oublie ton peuple et la maison de ton père: le Roi sera séduit par ta beauté; * Il est le Seigneur ton Dieu. v. Il te fera revêtir le vêtement du salut, il t'enveloppera d'un manteau d'allégresse. * Il est. v. Gloire au Père. * Il est.
   
   Orémus.
   Prions.
   Deus, qui regnum tuum humílibus parvulísque dispónis, fac nos beátæ Terésiæ trámitem prósequi confidénter, ut, eius intercessióne, glória tua nobis revelétur ætérna. Per Dóminum.
   O Dieu, qui disposes Ton royaume en faveur des humbles et des petits, fais-nous suivre avec confiance la voie de la bienheureuse Thérèse, afin que, par son intercession, Ta gloire se révèle à nous dans l'éternité.
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(c3) BE(hij)ne(i)di(j)cá(ih)mus(gf) Dó(ghGF)mi(ef)no.(f) r/.(::) De(hijIH)o(gf) grá(ghGF)ti(ef)as.(f) (::)
   v. Benedicámus Dómino. r. Deo grátias.
   v. Bénissons le Seigneur. r. Rendons grâces à Dieu.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.
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