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 v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde.
 v. Dieu, viens à mon aide.
 r. Dómine, ad adiuvándum me festína.
 r. Seigneur, vite à mon secours.
 Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Allelúia.
 Alléluia.
Hymnus
Hymne
Consors patérni lúminis, lux ipse lucis et dies, noctem canéndo rúmpimus: assíste postulántibus.
Clarté de clarté, Toi, le Jour, Qui partages l'éclat du Père, Soutiens-nous dans notre prière, Quand nos chants déchirent la nuit.
Aufer tenébras méntium, fuga catérvas dæmonum, expélle somnoléntiam ne pigritántes óbruat.
Chasse les ténèbres de l'âme, fais fuir les troupes des démons ; dissipe notre somnolence et garde-nous de la paresse.
Sic, Christe, nobis ómnibus indúlgeas credéntibus, ut prosit exorántibus quod præcinéntes psállimus.
Montre Toi bienveillant, ô Christ, envers nous qui croyons en Toi ; que profite à ceux qui Te prient l'hymne chantée à Ta louange !
Sit, Christe, rex piíssime, tibi Patríque glória cum Spíritu Paráclito, in sempitérna sǽcula. Amen.
O Christ, ô Roi plein de bonté, gloire à Toi et gloire à Ton Père, avec l'Esprit Consolateur, à travers les siècles sans fin. Amen.
Vel:
Ou :
Hymnus
Hymne
O sacrosáncta Trínitas, quæ cuncta condens órdinas, diem labóri députans noctem quiéti dédicas,
Trinité infiniment sainte, Tu fais toute chose avec ordre, assignant au jour au travail, destinant la nuit au repos.
Te mane, simul véspere, te nocte ac die cánimus; in tua nos tu glória per cuncta serva témpora.
C'est Toi que, le soir, le matin, le jour et la nuit, nous chantons ; garde-nous Toi-même en Ta gloire, à travers la suite de temps.
Nos ádsumus te cérnui en adorántes fámuli; vota precésque súpplicum hymnis adiúnge cælitum.
Nous sommes là pour T'adorer, humbles serviteurs prosternés ; permet que nos vœux, nos prières, se joignent aux hymnes du ciel.
Præsta, Pater piíssime, Patríque compar Unice, cum Spíritu Paráclito regnans per omne sæculum. Amen.
Exauce-nous Père très bon, et Toi, le Fils égal au Père, avec l'Esprit consolateur, régnant pour les siècles des siècles. Amen.
 Ant. 1. Iudicábit Dóminus in iustítia páuperes.
 Ant. 1. Le Seigneur a jugé les pauvees en [toute] justice.
Psalmus 9 B (10)
Psaume 9 B (10)
Gratiarum actio
Action de grâces
Beati pauperes, quia vestrum est regnum Dei. (Lc 6, 20)
Heureux les pauvres, car le royaume de Dieu est à vous.
I
I
 Ut quid, Dómine, stas a longe, * abscóndis te in opportunitátibus, in tribulatióne?
 Pourquoi, Seigneur, T'es-Tu retiré au loin, et dédaignes-Tu de me regarder au temps du besoin et de l'affliction?
 Dum supérbit, ímpius inséquitur páuperem; * comprehendántur in consíliis, quæ cógitant.
 Tandis que l'impie s'enorgueillit, le pauvre est consumé. Ils sont pris dans les desseins qu'ils méditent.
 Quóniam gloriátur peccátor in desidériis ánimæ suæ, * et avárus sibi benedícit.
 Car le pécheur se glorifie des désirs de son âme, et le méchant est félicité.
 Spernit Dóminum peccátor in arrogántia sua: * Non requíret, non est Deus."
 Le pécheur a irrité le Seigneur; à cause de la grandeur de sa colère, il ne se soucie de rien.
 Hæ sunt omnes cogitatiónes eius; * prosperántur viæ illíus in omni témpore.
 Dieu n'est point devant ses yeux; ses voies sont souillées en tout temps.
 Excélsa nimis iudícia tua a fácie eius; * omnes inimícos suos aspernátur.
 Tes jugements sont ôtés de devant sa face; il dominera sur tous ses ennemis.
 Dixit enim in corde suo: « Non movébor, * in generatiónem et generatiónem ero sine malo ».
 Car il a dit en son coeur: Je ne serai point ébranlé de génération en génération, je suis à l'abri du mal.
 Cuius maledictióne os plenum est et frauduléntia et dolo, * sub lingua eius labor et nequítia.
 Sa bouche est pleine de malédiction, d'amertume et de tromperie; sous sa langue sont la peine et la douleur.
 Sedet in insídiis ad vicos, * in occúltis intérficit innocéntem.
 Il est assis en embuscade avec les riches dans des lieux cachés, afin de tuer l'innocent.
 Oculi eius in páuperem respíciunt. * Insidiátur in abscóndito quasi leo in spelúnca sua.
 Ses yeux guettent le pauvre; il dresse des embûches en secret, comme un lion dans son repaire.
 Insidiátur, ut rápiat páuperem; * rapit páuperem, dum áttrahit in láqueum suum.
 Il se tient en embuscade pour enlever le pauvre, pour enlever le pauvre en l'attirant.
 Irruit et inclínat se, et míseri cadunt * in fortitúdine brachiórum eius.
 Il le terrassera dans son filet; il se baissera, et il tombera lorsqu'il se sera rendu maître des pauvres.
 Dixit enim in corde suo: « Oblítus est Deus; * avértit fáciem suam, non vidébit in finem ».
 Car il a dit en son coeur: Dieu a oublié; Il a détourné Son visage, pour ne jamais voir.
 Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
 Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
 Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Ant. Iudicábit Dóminus in iustítia páuperes.
 Ant. Le Seigneur a jugé les pauvees en [toute] justice.
 Ant. 2. Tu, Dómine, labórem et dolórem consíderas.
 Ant. 2. Toi, Seigneur, Tu considéres la peine et la douleur.
II
II
 Exsúrge, Dómine Deus; exálta manum tuam, * ne obliviscáris páuperum.
 Lève-Toi, Seigneur Dieu; que Ta main s'élève: n'oublie pas les pauvres.
 Propter quid spernit ímpius Deum? * Dixit enim in corde suo: "Non requíres".
 Pourquoi l'impie a-t-il irrité Dieu? C'est qu'il a dit en son coeur: Il ne S'en souciera pas.
 Vidísti: † tu labórem et dolórem consíderas, * ut tradas eos in manus tuas.
 Tu le vois ; car Tu considères la peine et la douleur, pour les livrer entre Tes mains.
 Tibi derelíctus est pauper, * órphano tu factus es adiútor.
 C'est à Toi qu'a été laissé le soin du pauvre; Tu seras le protecteur de l'orphelin.
 Cóntere bráchium peccatóris et malígni; * quæres peccátum illíus et non invénies.
 Brisz le bras du pécheur et du méchant ; on cherchera son péché, et on ne le trouvera pas.
 Dóminus rex in ætérnum et in sǽculum sǽculi: * periérunt gentes de terra illíus.
 Le Seigneur régnera éternellement et dans les siècles des siècles; et vous, nations, vous disparaîtrez de Sa terre.
 Desidérium páuperum exaudísti, Dómine; * confirmábis cor eórum, inténdes aurem tuam
 Le Seigneur a exaucé le désir des pauvres ; Ton oreille a entendu la prière de leur coeur,
 iudicáre pupíllo et húmili, * ut non appónat ultra indúcere timórem homo de terra.
 pour rendre justice à l'orphelin et à l'opprimé, afin que l'homme n'entreprenne plus de s'élever sur la terre.
 Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
 Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
 Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Ant. Tu, Dómine, labórem et dolórem consíderas.
 Ant. Toi, Seigneur, Tu considéres la peine et la douleur.
 Ant. 3. Elóquia Dómini elóquia casta; argéntum igne examinátum.
 Ant. 3. Les paroles du Seigneur sont des paroles pures, un argent éprouvé par le feu.
Psalmus 11 (12)
Psaume 11
Invocatio contra superbos
Invocation contre les superbes
Propter nos pauperes Pater Filium dignatus est mittere. (S. Augustinus)
Pour nous les pauvres, le Père a daigné envoyer Son fils (S. Augustin)
 Salvum me fac, Dómine, quóniam defécit sanctus, * quóniam deminúti sunt fidéles a fíliis hóminum.
 Sauve-moi, Seigneur, car il n'y a plus de saint, car les vérités ont été diminuées par les enfants des hommes.
 Vana locúti sunt unusquísque ad próximum suum; * in lábiis dolósis, in dúplici corde locúti sunt.
 Chacun ne dit à son prochain que des choses vaines; leurs lèvres sont trompeuses, et ils parlent avec un coeur double.
 Dispérdat Dóminus univérsa lábia dolósa * et linguam magníloquam.
 Que le Seigneur détruise toutes les lèvres trompeuses, et la langue qui se vante avec jactance.
 Qui dixérunt: "Lingua nostra magnificábimur, † lábia nostra a nobis sunt; * quis noster dóminus est?"
 Ils ont dit: Nous ferons de grandes choses par notre langue; nos lèvres ne dépendent que de nous. Qui est notre maître?
 "Propter misériam ínopum et gémitum páuperum, † nunc exsúrgam, dicit Dóminus; * ponam in salutári illum, quem despíciunt."
 A cause de la misère des malheureux et du gémissement des pauvres, Je Me lèverai maintenant, dit le Seigneur. Je procurerai leur salut; J'agirai en cela avec une entière puissance.
 Elóquia Dómini elóquia casta, * argéntum igne examinátum, separátum a terra, purgátum séptuplum.
 Les paroles du Seigneur sont des paroles pures: c'est un argent éprouvé au feu, purifié dans la terre, et raffiné sept fois.
 Tu, Dómine, servábis nos et custódies nos * a generatióne hac in ætérnum.
 C'est Toi, Seigneur, qui nous garderas, et qui nous préserveras à jamais de cette génération.
 In circúitu ímpii ámbulant, * a cum exaltántur sordes inter fílios hóminum.
 Les impies vont et viennent à l'entour. Selon la profondeur de Ta sagesse, Tu as multiplié les enfants des hommes.
 Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
 Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
 Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Ant. Elóquia Dómini elóquia casta; argéntum igne examinátum.
 Ant. Les paroles du Seigneur sont des paroles pures, un argent éprouvé par le feu.
In primo nocturno, anno I)
Premier nocturne, année I)
De libro secúndo Chronicórum 36, 1-12
Du second livre des Chroniques
 Tulit pópulus terræ Ioáchaz fílium Iosíæ et constítuit regem pro patre suo in Ierúsalem. Vigínti trium annórum erat Ioáchaz, cum regnáre cœpísset, et tribus ménsibus regnávit in Ierúsalem. Amóvit autem eum rex Ægýpti, cum venísset Ierúsalem, et condemnávit terram centum taléntis argénti et talénto auri. Constituítque regem pro eo Elíachim fratrem eius super Iudam et Ierúsalem et vertit nomen eius Ioáchim. Ipsum vero Ioáchaz tulit secum et addúxit in Ægýptum.
 Le peuple du pays prit Joachaz, fils de Josias, et on le fit roi à la place de son père à Jérusalem. Joachaz avait vingt-trois ans à son avènement et il régna trois mois à Jérusalem. Le roi d'Égypte l'enleva de Jérusalem et imposa au pays une contribution de cent talents d'argent et d'un talent d'or. Puis le roi d'Égypte établit son frère Élyaqim comme roi sur Juda et Jérusalem, et il changea son nom en celui de Joiaqim. Quant à Joachaz, son frère, Neko le prit et l'emmena en Égypte.
 Vigínti quinque annórum erat Ioáchim, cum regnáre cœpísset, et úndecim annis regnávit in Ierúsalem; fecítque malum coram Dómino Deo suo. Contra hunc ascéndit Nabuchodonósor rex Chaldæórum et vinctum cátenis duxit in Babylónem, ad quam et ex vasis Dómini tránstulit et pósuit ea in templo suo.
 Joiaqim avait vingt-cinq ans à son avènement et il régna onze ans à Jérusalem; il fit ce qui déplaît au Seigneur, son Dieu. Nabuchodonosor, roi de Babylone, fit campagne contre lui et le mit aux fers pour l'emmener à Babylone. Nabuchodonosor emporta aussi à Babylone une partie du mobilier du Temple du Seigneur et le déposa dans son palais de Babylone.
 Réliqua autem gestórum Ioáchim et abominatiónum eius quas operátus est, et quæ invénta sunt contra eum, continéntur in libro regum Israel et Iudæ. Regnavítque autem Ioáchin fílius eius pro eo. Decem et octo annórum erat Ioáchin, cum regnáre cœpísset, et tribus ménsibus ac decem diébus regnávit in Ierúsalem; fecítque malum in conspéctu Dómini. Cumque anni círculus volverétur, misit Nabuchodonósor rex, qui adduxérunt eum in Babylónem, asportátis simul pretiosíssimis vasis domus Dómini; regem vero constítuit Sedecíam fratrem eius super Iudam et Ierúsalem. Vigínti et uníus anni erat Sedecías, cum regnáre cœpísset, et úndecim annis regnávit in Ierúsalem. Fecítque malum in óculis Dómini Dei sui nec humiliávit se coram Ieremía prophéta loquénte ad se ex ore Dómini.
 Le reste de l'histoire de Joiaqim, les abominations qu'il commit et ce qui a été relevé contre lui, cela est écrit dans le livre des Rois d'Israël et de Juda. Joiakîn son fils régna à sa place. Joiakîn avait dix-huit ans à son avènement et il régna trois mois et dix jours à Jérusalem; il fit ce qui déplaît au Seigneur. Au retour de l'année, le roi Nabuchodonosor l'envoya chercher et le fit conduire à Babylone avec le mobilier précieux du Temple du Seigneur, et il établit Sédécias son frère comme roi sur Juda et Jérusalem. Sédécias avait vingt et un ans à son avènement et il régna onze ans à Jérusalem. Il fit ce qui déplaît au Seigneur, son Dieu. Il ne s'humilia pas devant le prophète Jérémie venu sur l'ordre du Seigneur.
 r. Ierúsalem, cito véniet salus tua. Quare mæróre consúmeris? Numquid consiliárius non est tibi, quia innovábit te dolor? * Salvábo te et liberábo te, noli timére. v. Israel, si me audíeris, non erit in te deus recens, neque adorábis deum aliénum: ego enim Dóminus. * Salvábo te. v. Glória Patri. * Salvábo te.
 r. Jérusalem, voici qu'arrive ton salut. Pourquoi te consumer de chagrin? N'as-tu donc aucun bon conseiller, que ta douleur se renouvelle? * Ne crains pas! Je suis ton Sauveur, ton libérateur! v. Écoute, je t'adjure, Israël, tu n'auras pas chez toi d'autres dieux; tu ne serviras aucun dieu étranger: c'est moi le Seigneur! * Ne crains pas. v. Gloire au Père. * Ne crains pas.
In secundo nocturno, anno I)
Deuxième nocturne, année I)
Ex Tractátu sancti Irenæi epíscopi Advérsus hæreses (Lib. 4, 38: SC 100, 942-948. 950-952. 956)
Traité de saint Irénée contre les hérésies
 Si dicat áliquis: "Quid enim! non póterat Deus perféctum fecísse hóminem?" Sciat quóniam Deus cum semper sit idem et innátus, quantum ad ipsum est, ómnia possibília ei; quæ autem facta sunt ab eo, secúndum enim quod sunt posterióra, secúndum hoc et infantília, secúndum hoc et insuéta et inexercitáta ad perféctam disciplínam. Quemádmodum enim mater potest quidem præstáre perféctam escam infánti, ille adhuc non potest robustiórem se percípere escam, sic et Deus ipse quidem potens fuit hómini præstáre ab inítio perfectiónem, homo autem ímpotens percípere illam: infans enim fuit.
 Quelqu'un dira peut-être: " Qu'en est-il donc? Dieu n'aurait-il pu créer l'homme parfait dès le commencement? " Que celui-là sache que pour Dieu, qui est toujours identique à lui-même et qui est incréé, tout était possible, en ce qui le concerne. Mais les êtres créés par lui, en tant qu'ils sont nouvellement apparus, sont de tout petits enfants; et, en tant qu'ils sont de tout petits enfants, ils ne sont ni accoutumés ni exercés à la conduite parfaite. De même, en effet, qu'une mère peut évidemment donner une nourriture parfaite à son tout-petit, mais que celui-ci est encore incapable de recevoir une nourriture au-dessus de son âge, ainsi Dieu pouvait-il aussi évidemment, quant à lui, donner dès le commencement la perfection à l'homme, mais l'homme était incapable de la recevoir, car il n'était qu'un tout petit enfant.
 Et propter hoc Dóminus noster in novíssimis tempóribus, recapítulans in semetípso ómnia, venit ad nos, non quómodo ipse póterat, sed quómodo illum nos vidére poterámus. Ipse enim in sua inenarrábili glória ad nos veníre póterat, sed nos magnitudínem glóriæ ipsíus portáre non poterámus. Et propter hoc, quasi infántibus, ille qui erat panis perféctus Patris lac nobis semetípsum præstávit, quod erat secúndum hóminem eius advéntus, ut quasi mammílla carnis eius nutríti et per talem lactatiónem assuéti manducáre et bíbere Verbum Dei, et eum qui est immortalitátis panis, qui est Spíritus Patris, in nobis ipsis continére possímus.
 Et c'est pourquoi notre Seigneur, dans les derniers temps, lorsqu'il récapitula en lui toutes choses, vint à nous, non tel qu'il l'aurait pu, mais tel que nous étions capables de le voir: il pouvait, en effet, venir à nous dans son inexprimable gloire, mais nous n'étions pas encore capables de porter la grandeur de sa gloire. Aussi, comme à de tout petits enfants, lui qui était le Pain parfait du Père, se donna-t-il à nous sous forme de lait - ce fut sa venue en tant qu'homme -, afin que, nourris, si l'on peut dire, à la mamelle de sa nature charnelle, et habitués par une telle lactation à manger et à boire le Verbe de Dieu, nous puissions garder aussi en nous-mêmes celui qui est le Pain de l'immortalité, celui qui est l'Esprit du Père.
 Sic et inítio Deus quidem potens fuit dare perfectiónem hómini, ille autem nunc nuper factus non póterat illud accípere vel accípiens cápere vel cápiens continére. Et propter hoc coinfantiátum est hómini Verbum Dei, cum esset perféctus, non propter se sed propter hóminis infántiam, sic capax efféctus quemádmodum homo illum cápere pótuit. Circa Deum virtus simul et sapiéntia et bónitas osténditur, virtus quidem et bónitas in eo quod ea quæ nondum erant voluntárie constitúerit et fécerit, sapiéntia vero in eo quod apta et consonántia quæ sunt fécerit. Oportúerat autem hóminem primo fíeri, et factum augéri, et auctum corroborári, et corroborátum multiplicári, et multiplicátum convaléscere, convalescéntem vero glorificári, et glorificátum vidére suum Dóminum: Deus enim est qui habet vidéri, vísio autem Dei éfficax est incorruptélæ, incorruptéla vero próximum facit esse Deo.
 Ainsi, dès le commencement, Dieu avait-il le pouvoir de donner la perfection à l'homme, mais celui-ci, nouvellement créé, se trouvait incapable de la recevoir, ou, l'eût-il reçue, de la contenir, ou, l'eût-il contenue, de la garder. Et c'est pourquoi le Verbe de Dieu, alors qu'il était parfait, a voulu se faire petit enfant avec l'homme, non en raison de lui-même, mais en raison de l'état d'enfance où se trouvait l'homme, afin que celui-ci devienne en quelque sorte capable de le saisir. Du côté de Dieu se manifestent à la fois la puissance, la sagesse et la bonté: la puissance et la bonté, en ce qu'il a voulu établir et créer ce qui n'était pas encore; la sagesse, en ce qu'il a fait avec proportion, mesure et harmonie les créatures. Quant à l'homme, il fallait qu'il fût d'abord fait, qu'ayant été fait il grandît, qu'ayant grandi il devînt adulte, qu'étant devenu adulte il se multipliât, que s'étant multiplié il devînt fort, qu'étant devenu fort il fût glorifié, et enfin qu'ayant été glorifié il vît son Seigneur: car c'est Dieu qui doit être vu un jour, et la vision de Dieu procure l'incorruptibilité, or l'incorruptibilité rend proche de Dieu.
 r. Plange quasi virgo, plebs mea; ululáte, pastóres, in cínere et cilício, * Quia veniet dies Dómini magna et amára valde. v. Accíngite vos, sacerdótes; et plángite, minístri altáris, * Quia. v. Glória Patri. * Quia.
 r. Pousse des cris comme une vierge en deuil, ô mon peuple! Gémissez, pasteurs, couvrez-vous de cendre, revêtez le cilice! * Car il arrive, le Jour du Seigneur, grand et redoutable. v. Prêtres, ceignez votre tunique; et pleurez, ministres de l'autel! * Car. v. Gloire au Père. * Car.
Postea dicitur immediate et sine orémus oratio propria, cum conclusione longiore.
Après cela on dit immédiatement et sans "Prions" l'oraison propre, avec la conclusion longue.
 Dóminus vobíscum.
 Le Seigneur soit avec vous.
 r. Et cum spíritu tuo.
 r. Et avec votre esprit.
 Benedícat vos omnípotens Deus, Pater, ✠ et Fílius, et Spíritus Sanctus.
 Que Dieu tout puissant vous bénisse, le Père, ✠ et le Fils et le Saint-Esprit.
 r. Amen.
 r. Amen.
Vel alia formula benedictionis, sicut in Missa.
Ou une autre formule de bénédiction, comme à la Messe.
Et si fit dimissio, sequitur invitatio:
Et si on fait un renvoi, on ajoute l'invitation :
Absente sacerdote vel diacono, et in recitatione a solo, sic concluditur:
En l'absence d'un diacre ou d'un prêtre, et dans la récitation seul, on conclut ainsi :
  Dóminus nos benedícat, et ab omni malo deféndat, et ad vitam perdúcat ætérnam. r. Amen.
  Que le Seigneur nous bénisse, qu'Il nous défende de tout mal, et qu'Il nous fasse parvenir à la vie éternelle. r. Amen.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.