Le monde attend que l'Eglise redevienne une société de louange

Avertissement : l'antiphonaire romain est en construction. Il subsiste de nombreuses erreurs et omissions. Soyez patients.
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(c3) DE(h)us,(h) (,)in(h) ad(h)iu(h)tó(hi)ri(h)um(h) me(h)um(h) in(h)tén(h)de.(h) r/.(::) Dó(h)mi(h)ne,(h) (,) ad(h) ad(h)iu(h)ván(h)dum(h) me(h) fes(h)tí(h)na.(h) (:) Gló(h)ri(h)a(h) Pa(h)tri,(h) et(h) Fí(h)li(h)o,(h) (,) et(h) Spi(h)rí(h)tu(h)i(h) Sanc(h)to.(h) (:)
Si(h)cut(h) e(h)rat(h) in(h) prin(h)cí(h)pi(h)o,(h) et(h) nunc,(h) et(h)
sem(h)per,(h) (,) et(h) in(h) sǽ(h)cu(h)la(h) sæ(h)cu(h)ló(h)rum.(h)
Am(h)en.(h:) Al(h)le(hi)lú(h)ia.(h) (::)
   v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde. r. Dómine, ad adiuvándum me festína. Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen. Allelúia.
   v. Dieu, viens à mon aide. r. Seigneur, vite à mon secours. Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen. Alléluia.
Hymnus
Christe, pastórum caput atque princeps, géstiens huius celebráre festum, débitas sacro pia turba psallit cármine laudes.
O Christ, tête et prince des pasteurs, désirant célébrer cette fête, la foule pieuse chante des louanges sacrées avec des chants dévoués.
pro papa:
Pour un pape :
Quas oves déderas, ovíle orbis ut totus fíeret sacrátum, hic tuo nutu pósitus suprémo cúlmine rexit.
Que celui que Tu avais donné pour que le monde entier devienne un troupeau sacré, celui-ci, établi par Ta volonté, l’a gouverné du haut de la plus haute position.
pro episcopo:
Pour un évêque :
Strénuum bello púgilem supérni chrísmatis pleno tuus unxit intus Spíritus dono, posuítque sanctam páscere gentem.
Ton Esprit l'a oint intérieurement avec le don de l'huile sacrée, en faisant de lui un combattant courageux dans la bataille, Il l'a établi pour paître le peuple saint.
pro presbytero:
Pour un prêtre :
Hunc tibi eléctum fáciens minístrum ac sacerdótem sócians, dedísti dux ut astaret pópulo fidélis ac bonus altor.
L'ayant choisi comme ministre pour Toi, et l'ayant associé comme prêtre, Tu l'as donné comme guide fidèle et bon pasteur pour se tenir auprès du peuple.
Hic gregis ductor fuit atque forma, lux erat cæco, mísero levámen, próvidus cunctis pater omnibúsque ómnia factus.
Il fut le guide du troupeau et le modèle, lumière pour l'aveugle, soutien pour le misérable, Père prévoyant pour tous, il devint tout pour chacun.
Christe, qui sanctis méritam corónam reddis in cælis, dócili magístrum fac sequi vita, similíque tandem fine potíri.
O Christ, Toi qui rends aux saints La couronne méritée dans les cieux, fais que nous suivions notre maître avec une vie docile et qu'enfin nous obtenions une fin semblable.
Æqua laus summum célebret Paréntem teque, Salvátor, pie rex, per ævum; Spíritus Sancti résonet per omnem glória mundum.
Louange égale célèbre le Père suprême et Toi, Sauveur, roi pieux, à travers les âges ; Que la gloire de l'Esprit Saint résonne à travers le monde entier.
annotation: 6f;
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(c4) DÍ(f)li(g)gam(h) te,(f) Dó(g)mi(fe)ne,(d) *() vir(f)tus(g) me(g)a.(f) (::)
E(h) u(h) o(f) u(gh) a(g) e.(f) (::)
   Ant. 1. Díligam te, Dómine, virtus mea.
   Ant. 1. Je T'aime, Seigneur, ma force.
Psalmus 17 (18), 2-30
Psaume 17 (18), 2-30
   Gratiarum actio pro salute et victoria
   Action de grâce pour le salut et la victoire.
In illa hora factus est terræmotus magnus (Apc 11, 13).
En cette heure se fit un grand tremblement de terre (Ap 11,13)
I
I
   Díligam te, Dómine, fortitúdo mea. * Dómine, firmaméntum meum et refúgium meum et liberátor meus;
   Je T'aimerai, Seigneur, ma force. Seigneur mon firmament, mon refuge et mon libérateur.
   Deus meus, adiútor meus, et sperábo in eum; * protéctor meus et cornu salútis meæ et suscéptor meus.
   Mon Dieu est mon secours, et j'espérerai en Lui. Il est mon protecteur, et la corne de mon salut, et mon défenseur.
   Laudábilem invocábo Dóminum * et ab inimícis meis salvus ero.
   J'invoquerai le Seigneur en le louant, et je serai délivré de mes ennemis.
   Circumdedérunt me fluctus mortis, * et torréntes Bélial conturbavérunt me;
   Les flots de la mort m'ont encerclé, et les torrents de Bélial m'ont affligé,
   funes inférni circumdedérunt me, * præoccupavérunt me láquei mortis.
   Les douleurs de la mort m'ont environné, et les torrents de l'iniquité m'ont rempli de trouble.
   In tribulatióne mea invocávi Dóminum * et ad Deum meum clamávi;
   Dans mon affliction j'ai invoqué le Seigneur, et j'ai crié vers mon Dieu.
   exaudívit de templo suo vocem meam, * et clamor meus in conspéctu eius introívit in aures eius.
   Et de Son saint temple Il a entendu ma voix ; et mon cri a pénétré en Sa présence jusqu'à Ses oreilles.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
annotation: ;
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(c4) a/. Dí(f)li(g)gam(h) te,(f) Dó(g)mi(fe)ne,(d) () vir(f)tus(g) me(g)a.(f)
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   Ant. Díligam te, Dómine, virtus mea.
   Ant. Je T'aime, Seigneur, ma force.
annotation: 1g;
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(c4) FA(f)ctus(ghg) est(h) *() ad(f)iú(g)tor(f) me(f)us(ef) De(g)us(fe) me(d)us.(d) (::)
E(h) u(h) o(g) u(f) a(gh) e.(g) (::)
   Ant. 2. Factus est adiútor meus Deus meus.
   Ant. 2. Dieu s’est fait mon secours, mon Dieu.
II
II
   Commóta est et contrémuit terra; fundaménta móntium concússa sunt et commóta sunt, * quóniam irátus est.
   La terre s'agita et trembla ; les fondements des montagnes furent ébranlés et secoués, parce qu'Il était irrité.
   Ascéndit fumus de náribus eius, et ignis de ore eius dévorans; * carbónes succénsi processérunt ab eo.
   Une fumée montait de Ses narines, et un feu dévorant sortait de Sa bouche ; des charbons embrasés jaillissaient de Lui.
   Inclinávit cælos et descéndit, * et calígo sub pédibus eius.
   Il inclina les cieux et descendit, une sombre nuée sous Ses pieds.
   Et ascéndit super cherub et volávit, * ferebátur super pennas ventórum.
   Il monta sur un chérubin et vola, Il plana sur les ailes du vent.
   Et pósuit ténebras latíbulum suum, in circúitu eius tabernáculum eius, * tenebrósa aqua, nubes áeris.
   Il fit des ténèbres Sa retraite, autour de Lui, Sa tente, des eaux ténébreuses, des nuages épais.
   Præ fulgóre in conspéctu eius nubes transiérunt, * grando et carbónes ignis.
   À l'éclat de Sa présence, les nuages s'écoulèrent, la grêle et les charbons de feu.
   Et intónuit de cælo Dóminus, et Altíssimus dedit vocem suam: * grando et carbónes ignis.
   Le Seigneur tonna dans les cieux, le Très-Haut fit entendre Sa voix : grêle et charbons de feu.
   Et misit sagíttas suas et dissipávit eos, * fúlgura iecit et conturbávit eos.
   Il lança Ses flèches et les dispersa, Il multiplia les éclairs et les mit en déroute.
   Et apparuérunt fontes aquárum, * et reveláta sunt fundaménta orbis terrárum
   Les sources des eaux apparurent, les fondations du monde furent découvertes
   ab increpatióne tua, Dómine, * ab inspiratióne spíritus iræ tuæ.
   par Ta menace, Seigneur, par le souffle de Ta colère.
   Misit de summo et accépit me * et assúmpsit me de aquis multis;
   Il tendit la main d'en haut et me saisit, Il me tira des grandes eaux ;
   erípuit me de inimícis meis fortíssimis et ab his, qui odérunt me, * quóniam confortáti sunt super me.
   Il me délivra de mon puissant ennemi et de ceux qui me haïssaient, car ils étaient plus forts que moi.
   Oppugnavérunt me in die afflictiónis meæ, * et factus est Dóminus fulciméntum meum;
   Ils m'avaient surpris au jour de ma détresse, mais le Seigneur fut mon appui ;
   et edúxit me in latitúdinem, * salvum me fecit, quóniam vóluit me.
   Il m'amena au large, Il me sauva parce qu'Il m'aime.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
annotation: ;
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(c4) a/. Fa(f)ctus(ghg) est(h) () ad(f)iú(g)tor(f) me(f)us(ef) De(g)us(fe) me(d)us.(d)
(::)
   Ant. Factus est adiútor meus Deus meus.
   Ant. Dieu s’est fait mon secours, mon Dieu.
annotation: 4*e;
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(c4) RE(e)trí(g)bu(f)et(e) mi(f)hi(dc) Dó(d)mi(f)nus(e) *(,)
se(e)cún(g)dum(gh) iu(h)stí(gf)ti(g)am(gf~) me(e)am.(e) (::)
E(g) u(g) o(h) u(f) a(g) e.(e) (::)
   Ant. 3. Retríbuit mihi Dóminus secúndum iustítiam meam.
   Ant. 3. Le Seigneur m’a rendu selon ma justice.
III
III
   Et retríbuet mihi Dóminus secúndum iustítiam meam * et secúndum puritátem mánuum meárum reddet mihi,
   Le Seigneur me rendra selon ma justice, selon la pureté de mes mains devant Ses yeux.
   quia custodívi vias Dómini * nec ímpie recéssi a Deo meo.
   Car j'ai gardé les voies du Seigneur, et je ne me suis pas écarté impie de mon Dieu.
   Quóniam ómnia iudícia eius in conspéctu meo, * et iustítias eius non réppuli a me;
   Car tous Ses jugements sont devant moi, et je n'ai pas rejeté Ses lois ;
   et fui immaculátus cum eo * et observávi me ab iniquitáte.
   et j'ai été irréprochable devant Lui, et je me suis gardé de l'iniquité.
   Et retríbuet mihi Dóminus secúndum iustítiam meam * et secúndum puritátem mánuum meárum in conspéctu oculórum eius.
   Et le Seigneur me rendra selon ma justice, selon la pureté de mes mains devant Ses yeux.
   Cum sancto sanctus eris * et cum viro innocénte ínnocens eris
   Avec le saint, Tu seras saint, et avec l'homme innocent, Tu seras innocent ;
   et cum elécto eléctus eris * et cum pervérso cállidus eris.
   avec l'élu, Tu seras élu, et avec le pervers, Tu seras astucieux.
   Quóniam tu pópulum húmilem salvum fácies * et óculos superbórum humiliábis.
   Car Tu sauveras le peuple humble, et Tu abaisseras les yeux des orgueilleux.
   Quóniam tu accéndis lucérnam meam, Dómine; * Deus meus illúminat ténebras meas.
   Car Tu allumeras ma lampe, Seigneur ; mon Dieu illuminera mes ténèbres.
   Quóniam in te aggrédiar hóstium turmas * et in Deo meo transíliam murum.
   Car avec Toi je me précipiterai sur une troupe, et avec mon Dieu je franchirai un mur.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
annotation: ;
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(c4) a/. Re(e)trí(g)bu(f)et(e) mi(f)hi(dc) Dó(d)mi(f)nus(e) (,)
se(e)cún(g)dum(gh) iu(h)stí(gf)ti(g)am(gf~) me(e)am.(e)
(::)
   Ant. Retríbuit mihi Dóminus secúndum iustítiam meam.
   Ant. Le Seigneur m’a rendu selon ma justice.
   v. Ego ipse requíram oves meas. r. Et indúcam eas in terram suam.
   v. Moi-même, Je chercherai Mes brebis. r. Et Je les ramènerai dans leur pays.
In primo nocturno, anno I)
Premier nocturne, année I)
Incipit liber Hábacuc prophétæ 1, 1-17
Du livre d'Habaquq
   Oráculum, quod vidit Hábacuc prophéta. Usquequo, Dómine, clamábo, et non exáudis? Vociferábor ad te: "Violéntia!" et non salvas? Quare ostendísti mihi iniquitátem et malítiam vides? Et vástitas et violéntia est coram me, et facta est conténtio, et iúrgium exóritur. Propter hoc languet lex, et non pervénit usque ad finem iudícium. Quia ímpius prævalet advérsus iustum, proptérea egréditur iudícium pervérsum.
   L'oracle que reçut en vision Habaquq le prophète. Jusques à quand, Seigneur, appellerai-je au secours sans que tu écoutes, crierai-je vers toi: " À la violence! " sans que tu sauves? Pourquoi me fais-tu voir l'iniquité et regardes-tu l'oppression? Je ne vois que rapine et violence, c'est la dispute, et la discorde sévit! Aussi la loi se meurt, plus jamais le droit ne paraît! Oui, l'impie traque le juste, aussi ne paraît plus qu'un droit fléchi!
   "Aspícite in géntibus et vidéte, admirámini et obstupéscite, quia opus fácio in diébus vestris, quod nemo credet, cum narrábitur. Quia ecce ego suscitábo Chaldæos, gentem amáram et velócem, ambulántem super latitúdinem terræ, ut possídeat tabernácula non sua. Horríbilis et terríbilis est, ex semetípsa iudícium eius et maiéstas eius egrediétur. Levióres pardis equi eius et sævióres lupis desérti; et accúrrunt équites eius: équites namque eius de longe vénient, volábunt quasi áquila festínans ad comedéndum. Omnes, ut violéntiam fáciant, vénient, omnes fácies eórum ventus urens; et congregábunt quasi arénam captívos. Et ipsa reges subsannábit, tyránnis illúdet; ipsa super omnem munitiónem ridébit et comportábit ággerem et cápiet eam. Tunc ultra progrédiens quasi ventus pertransíbit et constítuet fortitúdinem suam deum suum."
   Regardez parmi les peuples, voyez, soyez stupides et stupéfaits! Car j'accomplis de vos jours une œuvre que vous ne croiriez pas si on la racontait. Oui! voici que je suscite les Chaldéens, ce peuple farouche et fougueux, celui qui parcourt de vastes étendues de pays pour s'emparer des demeures d'autrui. Il est terrible et redoutable, sa force fait son droit, sa grandeur! Ses chevaux sont plus rapides que panthères, plus mordants que loups du soir; ses cavaliers bondissent, ses cavaliers arrivent de loin, ils volent comme l'aigle qui fond pour dévorer. Tous arrivent pour le pillage, la face ardente comme un vent d'est; ils ramassent les captifs comme du sable! Ce peuple se moque des rois, il tourne les princes en dérision. Il se rit de toutes forteresses: il entasse de la terre et les prend! Puis le vent a tourné et s'en est allé... Criminel qui fait de sa force son Dieu!
   Numquid non tu a princípio, Dómine, Deus meus, sanctus meus, qui non moriéris? Dómine, ad iudícium posuísti eam; petra mea, ad corripiéndum fundásti eam. Mundi sunt óculi tui, ne vídeas malum; et respícere ad iniquitátem non póteris. Quare réspicis super iníque agéntes et taces, devoránte ímpio iustiórem se?
   Dès les temps lointains, n'es-tu pas le Seigneur, mon Dieu, mon Saint, qui ne meurs pas? Tu l'avais établi, Seigneur, pour exercer le droit, tel un rocher, pour châtier, tu l'avais affermi! Tes yeux sont trop purs pour voir le mal, tu ne peux regarder l'oppression. Pourquoi regardes-tu les gens perfides, gardes-tu le silence quand l'impie engloutit un plus juste que lui?
   Fecísti hómines quasi pisces maris, quasi réptile non habens príncipem super se. Omnes in hamo súblevat, trahit eos in sagéna sua et cóngregat in rete suo; super hoc lætátur et exsúltat. Proptérea ímmolat sagénæ suæ et sacríficat reti suo, quia in ipsis incrassáta est pórtio eius, et cibus eius pinguis. Propter hoc ergo evaginábit gládium suum semper, ut interfíciat gentes sine misericórdia?
   Tu traites les humains comme les poissons de la mer, comme la gent qui frétille, sans maître! Il les prend tous à l'hameçon, les tire avec son filet, il les ramasse avec son épervier, et le voilà dans la joie, dans l'allégresse! Aussi sacrifie-t-il à son filet, fait-il fumer des offrandes devant son épervier, car ils lui procurent de grasses portions et des mets plantureux. Videra-t-il donc sans trêve son filet, massacrant les peuples sans pitié?
   r. Ego dixi: Dómine, miserére mei; * Sana ánimam meam quia peccávi tibi. v. Dómine, ne in ira tua árguas me, neque in furóre tuo corrípias me. * Sana. v. Glória Patri. * Sana.
   r. J'avais dit: Pitié pour moi, Seigneur; * Guéris-moi, car j'ai péché contre toi! v. Seigneur, corrige-moi sans colère, et reprends-moi sans fureur. * Guéris-moi. v. Gloire au Père. * Guéris-moi.
In secundo nocturno, anno I)
Deuxième nocturne, année I)
Ex Tractátu sancti Irenæi epíscopi Advérsus hæreses (Lib. 4, 39: SC 100, 964-968)
Traité de saint Irénée contre les hérésies
   Quemádmodum eris deus, qui nondum factus es homo? Quómodo autem perféctus, nuper efféctus? Quómodo autem immortális, qui in natúra mortáli non obœdívisti Factóri? Opórtet enim te primo quidem órdinem hóminis custodíre, tunc deínde participári glóriæ Dei. Non enim tu Deum facis, sed Deus te facit. Si ergo ópera Dei es, manum artíficis tui exspécta opportúne ómnia faciéntem, opportúne autem quantum ad te áttinet qui effíceris.
   Comment seras-tu dieu, alors que tu n'as pas encore été fait homme? Comment seras-tu parfait, alors que tu viens à peine d'être créé? Comment seras-tu immortel, alors que, dans une nature mortelle, tu n'as pas obéi à ton Créateur? Car il te faut d'abord garder ton rang d'homme, et ensuite seulement recevoir en partage la gloire de Dieu: car ce n'est pas toi qui fais Dieu, mais Dieu qui te fait. Si donc tu es l'ouvrage de Dieu, attends patiemment la main de ton artiste, qui fait toutes choses en temps opportun - en temps opportun, dis-je, par rapport à toi qui es fait.
   Præsta autem ei cor tuum molle et tractábile et custódi figúram qua te figurávit ártifex, habens in temetípso humórem eius, ne indurátus amíttas vestígia digitórum eius. Custódiens autem compaginatiónem ascéndes ad perféctum; ab artifício enim Dei abscónditur quod est in te lutum. Fabricávit substántiam in te manus eius; líniet te ab intus et a foris auro puro et argénto, et in tantum ornábit te, ut et ipse Rex concupíscat spéciem tuam.
   Présente-lui un cœur souple et docile et garde la forme que t'a donnée cet artiste, ayant en toi l'eau qui vient de lui et faute de laquelle, en t'endurcissant, tu rejetterais l'empreinte de ses doigts. En gardant cette conformation, tu monteras vers la perfection, car Dieu, par son art, va cacher ce qui en toi est argile. Sa main a créé ta substance: elle te revêtira d'or pur et d'argent au-dedans et au-dehors, et elle te parera si bien que le Roi lui-même sera épris de ta beauté.
   Si vero statim obdurátus réspuas artem eius et ingrátus exsístas in eum quóniam homo factus es, ingrátus Deo factus, simul et artem eius et vitam amisísti. Fácere enim próprium est benignitátis Dei, fíeri autem próprium est hóminis natúræ. Si ígitur tradíderis ei quod est tuum, hoc est fidem in eum et subiectiónem, percípies artem eius et eris perféctum opus Dei. Si autem non credíderis ei et fúgeris manus eius, erit causa imperfectiónis in te qui non obœdísti, sed non in illo qui vocávit. Ille enim misit qui vocárent ad núptias; qui autem non obœdiérunt ei semetípsos privavérunt régia cena.
   Mais si, t'endurcissant, tu dédaignes son art et te montres mécontent de ce qu'il t'a fait homme, du fait de ton ingratitude envers Dieu, tu as rejeté tout ensemble et son art et la vie: car faire est le propre de la bonté de Dieu, et être fait est le propre de la nature de l'homme. Si donc tu lui livres ce qui est de toi, c'est-à-dire la foi en lui et la soumission, tu recevras le bénéfice de son art et tu seras le parfait ouvrage de Dieu. Si, au contraire, par ton incrédulité tu lui résistes, et si tu fuis ses mains, la cause de ton inachèvement résidera en toi qui n'a pas obéi, non en lui qui t'a appelé. Car il a envoyé des gens pour inviter aux noces, mais ceux qui n'ont pas écouté son appel se sont eux-mêmes privés du festin royal.
   r. Exáudi, Deus, deprecatiónem meam, inténde oratióni meæ; * A fínibus terræ ad te clamávi, Dómine. v. Dum anxiarétur cor meum, in petra exaltásti me; deduxísti me, quia factus es adiútor meus. * A fínibus terrae. v. Glória Patri. * A fínibus terrae.
   r. Dieu, entends ma plainte, exauce ma prière; * Des terres lointaines je t'appelle, Seigneur. v. Quand le cœur me manque, tu m'élèves sur le roc; tu me conduis, car tu es pour moi un refuge. * Des terres lointaines. v. Gloire au Père. * Des terres lointaines.
   
   Orémus.
   Prions.
   Deus, dives in misericórdia, qui beátum Ioánnem Paulum, papam, univérsæ Ecclésiæ tuæ præésse voluísti, præsta, quǽsumus, ut, eius institútis edócti, corda nostra salutíferæ grátiæ Christi, uníus redemptóris hóminis, fidénter aperiámus. Qui tecum.
   Dieu, riche en miséricorde, qui as voulu que le bienheureux Jean-Paul, pape, préside à Ton Église universelle, accorde-nous, nous T'en prions, qu'instruits par ses enseignements, nous ouvrions avec confiance nos cœurs à la grâce salutaire du Christ, unique Rédempteur de l'homme.
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(c3) BE(hij)ne(i)di(j)cá(ih)mus(gf) Dó(ghGF)mi(ef)no.(f) r/.(::) De(hijIH)o(gf) grá(ghGF)ti(ef)as.(f) (::)
   v. Benedicámus Dómino. r. Deo grátias.
   v. Bénissons le Seigneur. r. Rendons grâces à Dieu.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.
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