Le monde attend que l'Eglise redevienne une société de louange

Avertissement : l'antiphonaire romain est en construction. Il subsiste de nombreuses erreurs et omissions. Soyez patients.
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(c3) DE(h)us,(h) (,)in(h) ad(h)iu(h)tó(hi)ri(h)um(h) me(h)um(h) in(h)tén(h)de.(h) r/.(::) Dó(h)mi(h)ne,(h) (,) ad(h) ad(h)iu(h)ván(h)dum(h) me(h) fes(h)tí(h)na.(h) (:) Gló(h)ri(h)a(h) Pa(h)tri,(h) et(h) Fí(h)li(h)o,(h) (,) et(h) Spi(h)rí(h)tu(h)i(h) Sanc(h)to.(h) (:)
Si(h)cut(h) e(h)rat(h) in(h) prin(h)cí(h)pi(h)o,(h) et(h) nunc,(h) et(h)
sem(h)per,(h) (,) et(h) in(h) sǽ(h)cu(h)la(h) sæ(h)cu(h)ló(h)rum.(h)
Am(h)en.(h:) Al(h)le(hi)lú(h)ia.(h) (::)
   v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde. r. Dómine, ad adiuvándum me festína. Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen. Allelúia.
   v. Dieu, viens à mon aide. r. Seigneur, vite à mon secours. Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen. Alléluia.
Hymnus
Hymne
   Veni, redémptor géntium, osténde partum Vírginis; mirétur omne sæculum: talis decet partus Deum.
   Viens, Rédempteur de tous les peuples, fais voir la Vierge qui enfante ; que tous les siècles s'émerveillent : enfantement digne d'un Dieu.
   Non ex viríli sémine, sed mystico spirámine Verbum Dei factum est caro fructúsque ventris flóruit.
   Non pas d'une semence d'homme mais par le souffle de l'Esprit, le Verbe de Dieu S'est fait chair, et le fruit du ventre a fleuri.
   Alvus tuméscit Vírginis, claustrum pudóris pérmanet, vexílla virtútum micant, versátur in templo Deus.
   Le sein de la Vierge s'émeut, sa virginité reste intacte ; brillez, étendards des vertus, car Dieu se trouve dans Son temple.
   Procédat e thálamo suo, pudóris aula régia, géminæ gigas substántiæ alácris ut currat viam.
   Qu'Il S'avance hors de Sa chambre, royal palais de la pudeur, ce géant à double nature, pressé de parcourir Sa route.
   Æquális ætérno Patri, carnis tropæo cíngere, infírma nostri córporis virtúte firmans pérpeti.
   Égal à Ton Père éternel, revêts la chair comme un trophée; affermis notre corps infirme de Ton éternelle puissance.
   Præsépe iam fulget tuum luménque nox spirat novum, quod nulla nox intérpolet fidéque iugi lúceat.
   Ta crèche déjà resplendit, la nuit exhale un éclat neuf : que nulle nuit ne le ternisse, qu'il brille d'une foi sans fin.
   Sit, Christe, rex piíssime, tibi Patríque glória cum Spíritu Paráclito, in sempitérna sǽcula. Amen.
   O Christ, ô Roi plein de bonté, gloire à toi et gloire à ton Père, avec l'Esprit Consolateur à travers les siècles sans fin.
annotation: 8c;
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(c4) ZE(j)lus(j) do(j)mus(j) tu(jk)æ(ji/jkj) *() co(h)mé(j)dit(i) me,(g) (;) et(f) op(h)pró(j)bri(i)a(goh) ex(f)pro(h)brán(j)ti(k)um(i) ti(j)bi(h) (,) ce(h)ci(g)dé(hi)runt(h) su(h)per(fg~) me.(g) (::)
E(j) u(j) o(h) u(j) a(k) e.(j) (::)
   Ant. 1. Zelus domus tuæ comédit me, et oppróbria exprobrántium tibi cecidérunt super me.
   Ant. 1. Le zèle de Ta maison me dévore, et les outrages de ceux qui T’injurient tombent sur moi.
Psalmus 68
Psaume 68
Zelus domus tuæ comedit me
Le zèle de Ta maison me dévore
Dederunt ei vinum bibere cum felle mixtum (Mt 27,34).
Il Lui donnèrent à boire du vin mêlé de fiel.
I
I
   Salvum me fac, Deus, * quóniam venérunt aquæ usque ad guttur meum.
   Sauve-moi, ô Dieu, * car les eaux sont entrées jusqu'à mon âme.
   Infíxus sum in limo profúndi, et non est substántia; * veni in profúnda aquárum, et fluctus demérsit me.
   Je suis enfoncé dans une boue profonde, où il n'y a pas de consistance; je suis descendu au fond des eaux et le flot m'a submergé.
   Laborávi clamans, raucæ factæ sunt fauces meæ; * defecérunt óculi mei, dum spero in Deum meum.
   Je me suis fatigué à crier, ma gorge en a été enrouée; mes yeux se sont épuisés, tandis que j'attends mon Dieu.
   Multiplicáti sunt super capíllos cápitis mei, * qui odérunt me gratis.
   Ils sont devenus plus nombreux que les cheveux de ma tête, ceux qui me haïssent sans cause.
   Confortáti sunt, qui persecúti sunt me inimíci mei mendáces; * quæ non rápui, tunc exsolvébam.
   Ils sont devenus forts, mes ennemis qui me persécutent injustement; j'ai dû payer ce que je n'avais pas pris.
   Deus, tu scis insipiéntiam meam, * et delícta mea a te non sunt abscóndita.
   O Dieu, Tu connais ma folie, et mes péchés ne Te sont point cachés.
   Non erubéscant in me, qui exspéctant te, * Dómine, Dómine virtútum.
   Que ceux qui espèrent en Toi ne rougissent pas à cause de moi, Seigneur, Seigneur des armées.
   Non confundántur super me, * qui quærunt te, Deus Israel.
   Qu'ils ne soient pas confondus à mon sujet, ceux qui Te cherchent, Dieu d'Israël.
   Quóniam propter te sustínui oppróbrium, * opéruit confúsio fáciem meam;
   Car c'est à cause de Vous que j'ai souffert l'opprobre, et que la confusion a couvert mon visage.
   extráneus factus sum frátribus meis * et peregrínus fíliis matris meæ.
   Je suis devenu un étranger pour mes frères, et un inconnu pour les fils de ma mère.
   Quóniam zelus domus tuæ comédit me, * et oppróbria exprobrántium tibi cecidérunt super me.
   Car le zèle de Ta maison m'a dévoré, et les outrages de ceux qui T'insultaient sont tombés sur moi.
   Et flevi in ieiúnio ánimam meam, * et factum est in oppróbrium mihi.
   J'ai affligé mon âme par le jeûne, et l'on m'en a fait un sujet d'opprobre.
   Et pósui vestiméntum meum cilícium, * et factus sum illis in parábolam.
   J'ai pris pour vêtement un cilice, et je suis devenu leur fable.
   Advérsum me loquebántur, qui sedébant in porta, * et in me canébant, qui bibébant vinum.
   Ceux qui étaient assis à la porte parlaient contre moi, et ceux qui buvaient du vin me raillaient par leurs chansons.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
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(c4) a/. Ze(j)lus(j) do(j)mus(j) tu(jk)æ(ji/jkj) () co(h)mé(j)dit(i) me,(g) (;) et(f) op(h)pró(j)bri(i)a(goh) ex(f)pro(h)brán(j)ti(k)um(i) ti(j)bi(h) (,) ce(h)ci(g)dé(hi)runt(h) su(h)per(fg~) me.(g)
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   Ant. Zelus domus tuæ comédit me, et oppróbria exprobrántium tibi cecidérunt super me.
   Ant. Le zèle de Ta maison me dévore, et les outrages de ceux qui T’injurient tombent sur moi.
annotation: 8c;
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(c4) CON(j)so(j)lán(ji)tem(h) me(j) *() quæ(j)sí(ih)vi,(g) (,) et(g) non(e) in(f)vé(g)ni:(g) (;) de(g)dé(gh)runt(f) in(h) e(j)scam(ji) me(h)am(g) fel,(hg) (;) et(e) in(f) si(g)ti(e) me(fe)a(d) (,) po(d)ta(e)vé(f)runt(gf~) me(gh) a(h)cé(g)to.(g) (::)
E(j) u(j) o(h) u(j) a(k) e.(j) (::)
   Ant. 2. Consolántem me quæsívi, et non invéni: dedérunt in escam meam fel, et insísti mea potavérunt acéto.
   Ant. 2. J’ai cherché qui Me console, et Je n’en ai point trouvé : ils M’ont donné du fiel pour nourriture, et pour étancher Ma soif on M’a abreuvé de vinaigre.
II
II
   Ego vero oratiónem meam ad te, Dómine, * in témpore benepláciti, Deus.
   Mais moi je T'adresse, Seigneur, ma prière. Voici le temps favorable, ô Dieu.
   In multitúdine misericórdiæ tuæ exáudi me, * in veritáte salútis tuæ.
   Selon la grandeur de Ta miséricorde exauce-moi, selon la vérité de Tes promesses de salut.
   Éripe me de luto, ut non infígar, erípiar ab iis, qui odérunt me, * et de profúndis aquárum.
   ue les flots en fureur ne me submergent point; que l'abîme ne m'engloutisse pas, et que le puits ne ferme pas sa bouche sur moi.
   Exáudi me, Dómine, quóniam benígna est misericórdia tua; * secúndum multitúdinem miseratiónum tuárum réspice in me.
   Exauce-moi, Seigneur, car Ta miséricorde est toute suave; regarde- moi selon l'abondance de Tes bontés.
   Et ne avértas fáciem tuam a púero tuo; * quóniam tríbulor, velóciter exáudi me.
   Et ne détourne pas Ton visage de Ton serviteur; parce que je suis dans l'angoisse, exauce-moi promptement.
   Accéde ad ánimam meam, víndica eam, * propter inimícos meos rédime me.
   Sois attentif sur mon âme, et délivre-la à cause de mes ennemis.
   Tu scis oppróbrium meum * et confusiónem meam et reveréntiam meam.
   Tu connais mon opprobre, et ma confusion, et ma honte.
   In conspéctu tuo sunt omnes, qui tríbulant me; *oppróbrium contrívit cor meum, et elángui.
   Tous ceux qui me persécutent sont devant Toi ; mon coeur s'attend à l'insulte et à la misère.
   Et sustínui, qui simul contristarétur, et non fuit, * et qui consolarétur, et non invéni.
   Et j'ai attendu que quelqu'un s'attristât avec moi, mais nul ne l'a fait; et que quelqu'un me consolât, mais je n'ai trouvé personne.
   Et dedérunt in escam meam fel * et in siti mea potavérunt me acéto.
   Et ils m'ont donné du fiel pour nourriture, et dans ma soif ils m'ont abreuvé de vinaigre.
   [Fiat mensa eórum coram ipsis in láqueum * et in retributiónes et in scándalum.
   [Que leur table soit devant eux comme un filet, un juste châtiment et une pierre de scandale.
   Obscuréntur óculi eórum, ne vídeant, * et lumbos eórum semper infírma.
   Que leurs yeux soient obscurcis, pour qu'ils cessent de voir, et courbe à jamais leur dos.
   Effúnde super eos iram tuam, * et furor iræ tuæ comprehéndat eos.
   Déverse sur eux Ta colère, et que la fureur de Ton courroux les saisisse.
   Fiat commorátio eórum desérta, * et in tabernáculis eórum non sit qui inhábitet.
   Que leur demeure devienne déserte, et qu'il n'y ait personne qui habite dans leurs tentes.
   Quóniam, quem tu percussísti, persecúti sunt, * et super dolórem eíus, quem vulnerásti, addidérunt.
   Parce qu'ils ont persécuté celui que Tu as frappé, et qu'ils ont ajouté à la douleur de mes blessures.
   Appóne iniquitátem super iniquitátem eórum, * et non véniant ad iustítiam tuam.
   Ajoute l'iniquité à leur iniquité, et qu'ils n'entrent pas dans Ta justice.
   Deleántur de libro vivéntium * et cum iústis non scribántur.]
   Qu'ils soient effacés du livre des vivants, et qu'ils ne soient point inscrits avec les justes.]
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
annotation: ;
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(c4) a/. Con(j)so(j)lán(ji)tem(h) me(j) () quæ(j)sí(ih)vi,(g) (,) et(g) non(e) in(f)vé(g)ni:(g) (;) de(g)dé(gh)runt(f) in(h) e(j)scam(ji) me(h)am(g) fel,(hg) (;) et(e) in(f) si(g)ti(e) me(fe)a(d) (,) po(d)ta(e)vé(f)runt(gf~) me(gh) a(h)cé(g)to.(g)
(::)
   Ant. Consolántem me quæsívi, et non invéni: dedérunt in escam meam fel, et insísti mea potavérunt acéto.
   Ant. J’ai cherché qui Me console, et Je n’en ai point trouvé : ils M’ont donné du fiel pour nourriture, et pour étancher Ma soif on M’a abreuvé de vinaigre.
annotation: 8g;
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(c4) QUǼ(g)ri(f)te(h) Dó(j)mi(j)num,(i) *() et(g) vi(i)vet(j) á(h)ni(i)ma(h) ve(g)stra.(g) (::)
E(j) u(j) o(i) u(j) a(h) e.(g) (::)
   Ant. 3. Quǽrite Dóminum, et vivet ánima vestra.
   Ant. 3. Cherchez le Seigneur, et votre âme vivra.
III
III
   Ego autem sum pauper et dolens; * salus tua, Deus, súscipit me.
   Pour moi, je suis pauvre et dans la douleur; Ton salut, ô Dieu, m'a relevé.
   Laudábo nomen Dei cum cántico * et magnificábo eum in laude.
   Je louerai le Nom de Dieu par des cantiques, et je le glorifierai par des louanges;
   Et placébit Dómino super taurum, * super vítulum córnua producéntem et úngulas.
   et ce sera plus agréable à Dieu que le jeune veau, à qui poussent les cornes et les ongles.
   Vídeant húmiles et læténtur; * quærite Deus, et vivet cor vestrum,
   Que les pauvres le voient et se réjouissent. Cherchez Dieu, et votre âme vivra;
   quóniam exaudívit páuperes Dóminus * et vinctos suos non despéxit.
   car le Seigneur a exaucé les pauvres, et Il n'a pas méprisé Ses captifs.
   Laudent illum cæli et terra, * mária et ómnia reptília in eis.
   Que les cieux et la terre Le louent; la mer, et tout ce qui s'y meut.
   Quóniam Deus salvam fáciet Sion et ædificábit civitátes Iudæ; * et inhabitábunt ibi et possidébunt eam.
   Car Dieu sauvera Sion, et les villes de Juda seront bâties. Ils y habiteront, et ils l'acquerront en héritage.
   Et semen servórum eius hereditábunt eam * et, qui díligunt nomen eius, habitábunt in ea.
   Et la race de Ses serviteurs la possédera, et ceux qui aiment Son Nom y habiteront.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
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(c4) a/. Quǽ(g)ri(f)te(h) Dó(j)mi(j)num,(i) () et(g) vi(i)vet(j) á(h)ni(i)ma(h) ve(g)stra.(g)
(::)
   Ant. Quǽrite Dóminum, et vivet ánima vestra.
   Ant. Cherchez le Seigneur, et votre âme vivra.
In primo nocturno, anno II
Premier nocturne, année II
De libro Isaíæ prophétæ
Du livre d'Isaïe
   Descénde, sede in púlvere, virgo fília Bábylon; sede in terra sine sólio, fília Chaldæórum, quia ultra non vocáberis mollis et ténera. " Ultiónem cápiam, némini parcam ", dicit Redémptor noster, Dóminus exercítuum nomen illíus, Sanctus Israel. Sede tacens et intra in ténebras, fília Chaldæórum, quia non vocáberis ultra dómina regnórum.
   Descends, assieds-toi dans la poussière, vierge, fille de Babylone, assieds-toi à terre, sans trône, fille des Chaldéens, car jamais plus on ne t'appellera douce et exquise. J'exécute ma vengeance et personne ne s'y opposera. Notre rédempteur, le Seigneur des armées est son nom, le Saint d'Israël, a dit: Assieds-toi en silence, enfonce-toi dans l'ombre, fille des Chaldéens, car jamais plus on ne t'appellera souveraine des royaumes.
   Venient tibi duo hæc súbito in die una, órbitas et vidúitas; repénte venérunt super te propter multitúdinem maleficiórum tuórum, propter abundántiam incantatiónum tuárum. Et fidúciam habuísti in malítia tua et dixísti: " Non est qui vídeat me. " Sapiéntia tua et sciéntia tua, hæc decépit te. Et dixísti in corde tuo: " Ego, et præter me non est áltera. " Véniet super te malum, et néscies avértere; et írruet super te calámitas quam non póteris expiáre; véniet super te repénte miséria quam néscies. Sta cum incantatiónibus tuis et cum multitúdine maleficiórum tuórum in quibus laborásti ab adulescéntia tua: forte póteris iuvári, forte terrébis.
   Eh bien, ces deux malheurs fondront sur toi, soudainement, en un jour, privation d'enfants et veuvage, tout à coup ils fondront sur toi, en dépit de tous tes sortilèges, de la puissance de tes incantations. Tu as eu confiance dans ta méchanceté, tu as dit: « Personne ne me voit. » C'est ta sagesse et ta science qui t'ont pervertie, et tu as dit dans ton cœur: « Moi, sans égale. » Un malheur fondra sur toi, tu ne sauras comment le conjurer; un désastre fondra sur toi, tu ne pourras t'en préserver; soudain fondra sur toi une calamité que tu ne connaîtras pas. Reste donc avec tes incantations et tous tes sortilèges dans lesquels tu t'es fatiguée depuis ta jeunesse. Peut-être pourras-tu en tirer profit, peut-être sauras-tu faire trembler.
   Defecísti in multitúdine consiliórum tuórum; stent et salvent te qui metiúntur cælum, qui contemplántur sídera et annúntiant síngulis novilúniis ventúra tibi. Ecce facti sunt quasi stípula, ignis combússit eos. Non liberábunt seípsos de manu flammæ; non sunt prunæ quibus caléfiant, nec focus ut sédeant ad eum. Sic fiunt tibi incantatóres tui in quibuscúmque laborásti ab adulescéntia tua; unusquísque in via sua errat, non est qui salvet te.
   Tu t'es épuisée à force de consultations, qu'ils se présentent donc et te sauvent, ceux qui détaillent le ciel, qui observent les étoiles, qui annoncent chaque mois ce qui va fondre sur toi. Voici qu'ils sont comme fétus de paille, le feu les brûlera, ils ne sauveront pas leur vie de l'étreinte de la flamme; et ce ne sera pas une braise pour se chauffer, un foyer pour s'y asseoir! Ainsi auront été pour toi tes devins, pour lesquels tu t'es fatiguée depuis ta jeunesse: ils ont erré, chacun devant soi, et pas un ne t'a sauvée.
   r. Ecce vénio cito, et merces mea mecum est, dicit Dóminus, * Dare unicuíque secúndum ópera sua. v. Hæc verba fidelíssima et vera, et ecce vénio cito. * Dare. v. Glória Patri. * Dare.
   r. Me voici, je viens sans tarder, déclare le Seigneur, et j'apporte avec moi le salaire, * Pour donner à chacun selon ses œuvres. v. Ces paroles sont sûres et authentiques: oui, je viens sans tarder, * Pour donner. v. Gloire au Père. * Pour donner.
In secundo nocturno, anno II
Deuxième nocturne, année II
Ex Sermónibus sancti Petri Chrysólogi (Sermo 91, 1-2. 5-6: CCL 24A, 562-563. 565-566)
Sermon de saint Pierre Chrysologue
   Aurum de terra légere qui novérunt, ubi dívitem sénserint venam, ibi quidquid est labóris impéndunt. Et nos, quia in sancto Zacharía cæléstem vídimus latére thesáurum, in ipso totum quod sermónis est mei, quod vestri audítus est occupémus, quátenus commúne lucrum sit quod fúerit commúni labóre quæsítum. Fuit, inquit, in diébus Heródis regis Iudææ sacérdos quidam nómine Zacharías ex vice Abía. Hinc iam díximus Et uxor eius de filiábus Aaron. Sic cœpit evangelísta, ut in cóniuge sacerdótis, serváto sacerdotáli stémmate, generósitas monstrarétur. Erant, inquit, ambo iusti ante Deum. Ambo iusti, quia in duóbus erat una iustítia. Ambo iusti, quia constábat inter eos non de diligéntia, sed de sanctitáte coniúgium. Ambo iusti, quia sexu díspares, pares méritis habebántur. Ambo iusti, quia ut erat in duóbus una caro, sic erat in duóbus unus spíritus.
   Ceux qui ont appris à recueillir l'or de la terre y dépensent tout le travail possible dès qu'ils croient trouver une riche veine. Et nous, parce que nous voyons bien qu'un trésor céleste est caché en Zacharie, consacrons-lui donc toutes les possibilités de ma parole, toutes celles de votre écoute, afin que devienne profit commun ce que nous aurons cherché dans un commun labeur. Il y eut, dit l'Écriture, dans les jours d'Hérode roi de Judée, un prêtre nommé Zacharie, de la classe d'Abia. Sa femme était des filles d'Aaron. L'évangéliste a commencé ainsi pour que la noblesse de la race soit démontrée chez l'épouse du prêtre, puisque l'appartenance à la tribu sacerdotale est observée ici. Ils étaient tous deux justes devant Dieu. Tous deux justes, parce qu'en tous deux habitait une seule justice. Tous deux justes, car entre eux le lien du mariage tenait non au choix, mais à la lignée consacrée. Tous deux justes, car dissemblables par le sexe, ils étaient semblables par le mérité. Tous deux justes: de même, en effet, que tous deux étaient une seule chair, tous deux, également, étaient un seul esprit.
   Et ambo processérunt in diébus suis. Processérunt: sic descríbitur sacraménti senéctus, quæ nondum décidit méritis, non ætáte déficit, sed procédit; nec sentit detriménta córporis, quæ sumit augménta virtútis. Fratres, Elísabeth sanctæ partus non ablátus est, sed dilátus, donec transíret tempus carnis, pássio córporis, coniúgii necéssitas, voluptátis causa, cupiditátis sensus et totum quod humánam confúndit, gravat, ónerat consciéntiam. Mundabátur enim longo témpore sacrifícii domus, sanctitátis hospítium, metátum metatóris Christi, ángeli domicílium, aula Spíritus Sancti, Dei templum. Dei templum estis, inquit Apóstolus, et Spíritus Dei hábitat in vobis.
   Et tous deux étaient avancés dans leurs jours. C'est ainsi qu'est décrite la vieillesse, quand il s'agit du sacrement: ses mérites la retiennent sur la pente; elle ignore les défaillances de l'âge: elle avance! Elle ne sent pas les pertes du corps, parce qu'elle recueille les gains de la vertu. Mes frères, la maternité ne fut pas refusée à Elisabeth, mais seulement différée, jusqu'à ce que passât le temps de la chair, avec les passions du corps, la nécessité du mariage, l'objet de la volupté, le sens de la convoitise, et tout ce qui trouble, alourdit, oppresse la conscience humaine. Car depuis longtemps on nettoyait la maison du sacrifice, l'hôtel de la sainteté, le campement que se dressait le Christ, le domicile de l'envoyé, la demeure de l'Esprit Saint, le temple de Dieu. Vous êtes le temple de Dieu, dit l'Apôtre, et l'Esprit Saint habite en vous.
   Denique ubi tota córporis sedáta queréla est, et in totum facti sunt sine queréla, mox sterílitas fugit, revivíscit senéctus, fides cóncipit, parit cástitas, náscitur maior hómine, par ángelis, tuba cæli, præco Christi, arcánum Patris, Fílii núntius, sígnifer supérni regis, peccatórum vénia, Iudæórum corréctio, vocátio géntium et, ut próprie dicam, legis et grátiæ fíbula, quæ diplóidem summi sacerdótis sancto patri iungébat in córpore. Evangelísta ergo virtútes patris matrísque descríbit, ut ex generántium méritis dígnitas gérminis noscerétur, et probarétur maior hómine, qui in ortu suo excedébat legem nativitátis humánæ.
   Quand s'est apaisée toute la plainte du corps et que les conjoints sont devenus totalement libres de plainte, bientôt s'enfuit la stérilité, le vieillard reprend vie, la foi conçoit, la charité enfante: et il naît enfin, celui qui est plus grand qu'un homme, l'égal des anges, la trompette du ciel, le précurseur du Christ, le secret du Père, le héraut du Fils, le porte-étendard du roi d'en-haut, le pardon des pécheurs, le redressement des Juifs, l'appel des païens, et, pour le dire en propres termes, la boucle de la Loi et de la grâce. Cette boucle agrafe le double vêtement qui unit en un corps le souverain prêtre et le père saint. L'évangéliste décrit donc les vertus du père et de la mère pour faire connaître, par les mérites des ascendants, la dignité du germe, et pour prouver qu'il est plus qu'un homme, celui qui dans sa naissance dépasse les lois de la génération humaine.
   r. Roráte, cæli, désuper, et nubes pluant iustum: * Aperiátur terra et gérminet Salvatórem. v. Emítte Agnum, Dómine, Dominatórem terræ, de petra desérti ad montem fíliæ Sion. * Aperiátur. v. Glória Patri. * Aperiátur.
   r. Cieux, répandez votre rosée, que les nuées fassent pleuvoir le Juste! * Que la terre s'entrouvre, et fasse germer le Sauveur! v. L'Agneau, roi de l'univers, daigne nous l'envoyer, Seigneur, depuis le rocher du désert, jusqu'à la montagne de la fille de Sion! * Que la terre. v. Gloire au Père. * Que la terre.
   
   Orémus.
   Prions.
   Deus, qui splendórem glóriæ tuæ per sacræ Vírginis partum mundo dignátus es reveláre, tríbue, quǽsumus, ut tantæ incarnatiónis mystérium et fídei integritáte colámus, * et devóto semper obséquio frequentémus. Per Dóminum.
   Dieu, qui as daigné réveler au monde la splendeur de Ta gloire par l'enfantement de la Vierge Sainte, nous T'en prions, accorde-nous d'honorer le mystère de cette incarnation si merveilleuse par l'intégrité de notre foi, et de l'entourer sans cesse de nos fervents hommages.
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(c4) BE(h)ne(h)di(h)cá(fh)mus(h) Dó(gh) mi(g)no.(gvFE) r/.(::) De(h)o(h) grá(gh)ti(g)as.(gvFE) (::)
   v. Benedicámus Dómino. r. Deo grátias.
   v. Bénissons le Seigneur. r. Rendons grâces à Dieu.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.
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