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 v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde.
 v. Dieu, viens à mon aide.
 r. Dómine, ad adiuvándum me festína.
 r. Seigneur, vite à mon secours.
 Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Allelúia.
 Alléluia.
Hymnus
Hymne
Candor ætérnæ Deitátis alme, Christe, tu lumen vénia atque vita ádvenis, morbis hóminum medéla, porta salútis.
Toi, la sainte splendeur de la divinité, Toi la lumière, ô Christ, le pardon et la vie, Tu viens porter remède aux maux dont souffre l'homme, lui ouvrir le salut.
Intonat terræ chorus angelórum cǽlicum carmen, nova sæcla dicens, glóriam Patri, generíque nostro gáudia pacis.
Le Choeur des anges fait sonner sur notre terre un chant venu des cieux; il dit l'âge nouveau et la gloire du Père et la joie de la paix pour la race des hommes.
Qui iaces parvus dóminans et orbi, Vírginis fructus sine labe sanctæ, Christe, iam mundo potiáris omni, semper amándus.
Petit enfant couché, qui gouvernes le monde, qui es le fruit très saint de la vierge sans tache, dès maintenant, ô Christ, sois le maître de tout, et sois aimé toujours.
Nascéris cælos pátriam datúrus, unus e nobis, caro nostra factus; ínnova mentes, trahe caritátis péctora vinclis.
Tu nais pour nous donner les cieux comme patrie : tu te fais l'un de nous et tu prends notre chair ; renouvelle notre âme, attire notre coeur par des liens d'amour.
Cœtus exsúltans canit ecce noster ángelis læto sociátus ore, et Patri tecum parilíque Amóri cántica laudis. Amen.
Voici notre assemblée, elle exulte en son chant, rayonnant d'une joie qui nous unit aux anges : au Père, comme à toi, comme à l'Esprit d'amour, nous chantons nos louanges. Amen.
 Ant. 1. Lignum vitæ in cruce Dómini manifestátum est.
 Ant. 1. L'arbre de la vie s'est manifesté dans la croix du Seigneur.
Psalmus 1
Psaume 1
De Duabus hominum viis
Des deux voies de l'homme
Beati qui, sperantes in crucem, in aquam descenderunt (Ex auctore quodam II sæculi).
Heureux ceux qui, espérant en la croix, descendront dans l'eau (d'un auteur du IIème siècle)
 Beátus vir, qui non ábiit in consílio impiórum † et in via peccatórum non stetit * et in convéntu derisórum non sedit,
 Heureux l’homme qui n’a point marché dans le conseil des impies, qui ne s’est pas arrêté dans la voie des pécheurs, et qui ne s’est point assis dans la chaire de pestilence;
 sed in lege Dómini volúntas eíus, * et in lege eíus meditátur die ac nocte.
 mais qui a ses affections dans la loi du Seigneur, et qui médite cette loi jour et nuit.
 Et erit tamquam lignum plantátum secus decúrsus aquárum, * quod fructum suum dabit in témpore suo;
 Il sera comme un arbre planté près d’un cours d’eau, et qui donne(ra) son fruit en son temps,
 et fólium eíus non défluet, * et ómnia, quæcúmque fáciet, prosperabúntur.
 et son feuillage ne tombera pas; et tout ce qu’il fera réussira (prospérera).
 Non sic ímpii, non sic, * sed tamquam pulvis, quem proícit ventus.
 Il n’en est pas ainsi des impies, (non) il n’en est pas ainsi; (mais) ils sont comme la poussière que le vent disperse de dessus la surface du sol (de la terre).
 Ídeo non consúrgent ímpii in iudício, * neque peccatóres in concílio iustórum.
 C’est pourquoi les impies ne ressusciteront point dans le jugement, ni les pécheurs dans l’assemblée des justes.
 Quóniam novit Dóminus viam iustórum, * et iter impiórum períbit.
 Car le Seigneur connaît la voie des justes, et le chemin des impies périra.
 Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
 Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
 Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Ant. Lignum vitæ in cruce Dómini manifestátum est.
 Ant. L'arbre de la vie s'est manifesté dans la croix du Seigneur.
 
Psalmus 2
Psaume 2
Messias rex et victor
Le Messie, Roi et victorieux
Convenerunt ver adversus puerum tuum Iesum, quem unxisti (Act 4,27)
Ils se sont vraiment ligués contre Celui que Tu as oint (Act 4,27)
 Quare fremuérunt gentes, * et pópuli meditáti sunt inánia?
 Pourquoi les nations ont-elles frémi, et les peuples ont-ils formé de vains desseins ?
 Astitérunt reges terræ, † et príncipes convenérunt in unum * advérsus Dóminum et advérsus christum eíus:
 Les rois de la terre se sont levés, et les princes se sont assemblés contre le Seigneur et contre Son Christ.
 “Dirumpámus víncula eórum * et proiciámus a nobis íugum ipsórum!”
 Rompons leurs liens, et jetons loin de nous leur joug.
 Qui hábitat in cælis, irridébit eos, * Dóminus subsannábit eos.
 Celui qui habite dans les cieux Se rira d'eux, et le Seigneur Se moquera d'eux.
 Tunc loquétur ad eos in ira sua * et in furóre suo conturbábit eos:
 Alors Il leur parlera dans Sa colère, et Il les épouvantera dans Sa fureur.
 “Ego autem constítui regem meum * super Sion, montem sanctum meum!”
 Pour Moi, J'ai été établi Roi par Lui sur Sion, Sa montagne sainte, afin d'annoncer Son décret.
 Prædicábo decrétum eíus. † Dóminus dixit ad me: “Fílius meus es tu; * ego hódie génui te.
 Le Seigneur M'a dit: Tu es Mon Fils; Je T'ai engendré aujourd'hui.
 Póstula a me, et dabo tibi gentes hereditátem tuam * et possessiónem tuam términos terræ.
 Demande-Moi et Je Te donnerai les nations pour Ton héritage, et pour Ton domaine les extrémités de la terre.
 Reges eos in virga férrea * et tamquam vas fíguli confrínges eos.”
 Tu les gouverneras avec une verge de fer, et Tu les briseras comme le vase du potier.
 Et nunc, reges, intellégite; * erudímini, qui iudicátis terram.
 Et maintenant, ô rois, comprenez; instruisez-vous, juges de la terre.
 Servíte Dómino in timóre * et exsultáte ei cum tremóre.
 Servez le Seigneur avec crainte, et réjouissez-vous en Lui avec tremblement.
 Apprehéndite disciplínam, † ne quando irascátur, et pereátis de via, * cum exárserit in brevi ira eíus.
 Attachez-vous à la doctrine, de peur qu'Il ne S'irrite, et que vous ne périssiez hors de la voie droite lorsque bientôt s'enflammera Sa colère.
 Beáti omnes, * qui confídunt in eo.
 Heureux tous ceux qui ont confiance en Lui.
 Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
 Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
 Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 
 Ant. 3. Tu, Dómine, protéctor meus, et exáltans caput meum.
 Ant. 3. Toi, Seigneur, Tu es mon protecteur, et Tu m'as relevé la tête.
Psalmus 3
Psaume 3
Dominus protector meus
Le Seigneur est mon protecteur
Dormivit et somnum cepit et resurrexit, quoniam Dominus suscepit eum (S. Irenæus).
Il S'est couché et Il S'est endormi, et Il est ressuscité car le Seigneur L'a soutenu.
 Dómine, quid multiplicáti sunt, qui tríbulant me? * Multi insúrgunt advérsum me,
 Seigneur, pourquoi ceux qui me persécutent se sont-ils multipliés ? Une multitude s'élève contre moi.
 multi dicunt ánimæ meæ: * «Non est salus ipsi in Deo».
 Beaucoup disent à mon âme : Il n'y a pas de salut pour elle dans son Dieu.
 Tu autem, Dómine, protéctor meus es, * glória mea et exáltans caput meum.
 Mais Toi, Seigneur, Tu es mon protecteur, ma gloire, et Tu me relèves la tête.
 Voce mea ad Dóminum clamávi, * et exaudívit me de monte sancto suo.
 De ma voix j'ai crié vers le Seigneur, et Il m'a exaucé du haut de Sa montagne sainte.
 Ego obdormívi et soporátus sum,> * exsurréxi, quia Dóminus suscépit me.
 Je me suis endormi, et j'ai été assoupi ; et je me suis levé, parce que le Seigneur a été mon soutien.
 Non timébo mília pópuli circumdántis me. * Exsúrge, Dómine, salvum me fac, Deus meus;
 Je ne craindrai point les milliers d'hommes du peuple qui m'environnent. Lève-Toi, Seigneur ; sauve-moi, mon Dieu.
 quóniam tu percussísti in maxíllam omnes adversántes mihi, * dentes peccatórum contrivísti.
 Car Tu as frappé tous ceux qui s'opposaient à moi sans raison ; Tu as brisé les dents des pécheurs.
 Dómini est salus, * et super pópulum tuum benedíctio tua.
 Le salut vient du Seigneur ; et c'est Toi qui bénis Ton peuple.
 Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
 Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
 Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Ant. Tu, Dómine, protéctor meus, et exáltans caput meum.
 Ant. Toi, Seigneur, Tu es mon protecteur, et Tu m'as relevé la tête.
In primo nocturno, anno II
Premier nocturne, année II
De Cántico canticórum
Du Cantique des cantiques
 Dum esset rex in accúbitu suo, nardus mea dedit odórem suum. Fascículus myrrhæ diléctus meus mihi, qui inter úbera mea commorátur. Botrus cypri diléctus meus mihi in víneis Engáddi. Ecce tu pulchra es, amíca mea, ecce tu pulchra es: óculi tui columbárum. Ecce tu pulcher es, dilécte mi, et decórus. Léctulus noster flóridus, tigna domórum nostrárum cédrina, laqueária nostra cupréssina.
 Tandis que le roi est en son enclos, mon nard donne son parfum. Mon bien-aimé est un sachet de myrrhe, qui repose entre mes seins. Mon bien-aimé est une grappe de cypre, dans les vignes d'En-Gaddi. — Que tu es belle, ma bien-aimée, que tu es belle! Tes yeux sont des colombes. —- Que tu es beau, mon bien-aimé, combien délicieux! Notre lit n'est que verdure. — Les poutres de notre maison sont de cèdre, nos lambris de cyprès.
 Ego flos campi et lílium convállium. Sicut lílium inter spinas, sic amíca mea inter fílias. Sicut malus inter ligna silvárum, sic diléctus meus inter fílios. Sub umbra illíus quem desideráveram sedi, et fructus eius dulcis gútturi meo.
 Je suis le narcisse de Saron, le lis des vallées. — Comme le lis entre les chardons, telle ma bien-aimée entre les jeunes femmes. — Comme le pommier parmi les arbres d'un verger, ainsi mon bien-aimé parmi les jeunes hommes. À son ombre désirée je me suis assise, et son fruit est doux à mon palais.
 Introdúxit me in cellam vináriam, et vexíllum eius super me est cáritas. Fulcíte me uvárum placéntis, stipáte me malis, quia amóre lángueo. Læva eius sub cápite meo, et déxtera illíus amplexátur me. Adiúro vos, fíliæ Ierúsalem, per cápreas cervásque campórum, ne suscitétis neque evigiláre faciátis diléctam quoadúsque ipsa velit.
 Il m'a menée au cellier, et la bannière qu'il dresse sur moi, c'est l'amour. Soutenez-moi avec des gâteaux de raisin, ranimez-moi avec des pommes, car je suis malade d'amour. Son bras gauche est sous ma tête et sa droite m'étreint. — Je vous en conjure, filles de Jérusalem, par les gazelles, par les biches des champs, n'éveillez pas, ne réveillez pas mon amour, avant l'heure de son bon plaisir.
 r. Párvulus natus est nobis, et Fílius datus est nobis, et factus est principátus super húmerum eius ; * Et vocábitur Admirábilis, Deus, Fortis. v. Multiplicábitur eius impérium, et pacis non erit finis. * Et. v. Glória Patri. * Et.
 r. Un petit enfant nous est né, un fils nous a été donné: l'insigne du pouvoir est sur son épaule; * On proclame son nom: Merveilleux, Dieu, Fort. v. Étendu sera son empire, dans une paix sans fin. * On. v. Gloire au Père. * On.
In secundo nocturno, anno II
Deuxième nocturne, année II
Ex Homilíis sancti Máximi Taurinénsis epíscopi (Sermo. 10: PL 57, 241-243)
Homélie de saint Maxime de Turin
 Hodie, fratres caríssimi, Christus natus est, nos renáti. Hódie Salvátor mundi per Matrem nascéndi tempus accépit, qui de Patre nativitátis non habet tempus. Hódie per hóminem Fílius Dei ingréssus est mundum, cuius manu ante hóminem factus est mundus. Hódie habitátor cæli venit ad terras, qui terrárum íncolas evocáret ad cælum. Ait sanctus Hábacuc prophéta: Dómine, audívi auditiónem tuam et tímui; considerávi ópera tua et expávi. Quis non expavéscat et métuat tanti profunditátem mystérii, quandóquidem unus idémque sine conceptióne natus est Deus et sine creánte factus est homo?
 Aujourd'hui, frères bien-aimés, le Christ est né et nous sommes renés. Aujourd'hui le Sauveur a reçu de sa mère le moment de sa venue sur terre, lui qui de son Père n'avait pas connu l'instant d'une naissance. Aujourd'hui, par le chemin des hommes, le Fils de Dieu est entré dans le monde, alors que sa main avait fait le monde avant l'apparition de l'homme. Aujourd'hui, celui qui réside aux cieux est venu sur la terre pour inviter au ciel les habitants de la terre. Le prophète Habaquq écrit: Seigneur, j'ai entendu ton enseigne-ment et j'ai eu peur. J'ai considéré tes œuvres et j'ai tremblé. Qui ne tremblerait et ne redouterait la profondeur d'un si grand mystère alors qu'un seul et même être naît comme Dieu sans conception humaine et devient homme sans créateur?
 Duas in Christo generatiónes légimus, fratres caríssimi, sed in utráque incomprehénsæ divinitátis est virtus. Ibi enim illum ex semetípso génuit Deus: hic eum virgo Deo operánte concépit. Ibi sine inítio, hic sine exémplo. Ibi natus est ut cónderet vitam, hic factus est ut tólleret mortem. Ibi Patri natus, hic homínibus procreátus. Illa nativitáte hóminem fecit, hac generatióne hóminem liberávit; utrámque, fratres, generatiónem eius non posse narrári senténtia hæc una compléctitur. Illa enim est ante hóminem, ista supra hóminem. Illa incogitábilis, ista mirábilis. Cum autem duas Christi docémur nativitátes, non bis asséritur Dei Fílius natus, sed gémina in uno Dei Fílio confirmátur esse substántia. Ibi quod erat natus est; hic quod non erat factus est. Ait de his beátus evangelísta Ioánnes: In princípio erat Verbum et Verbum erat apud Deum et Deus erat Verbum. Et íterum: Et Verbum caro factum est.
 Nous lisons, frères très chers, qu'il y a deux naissances dans le Christ, mais l'une comme l'autre sont expression d'une puissance divine qui nous dépasse absolument. Dans l'une d'elles, Dieu engendra son Fils à partir de lui-même; dans l'autre, une vierge le conçut par l'opération divine. D'une part, c'est un prodige sans commencement; de l'autre, sans exemple. Dans un cas, il naît pour créer la vie; dans l'autre, pour enlever la mort. Là il naît pour le Père, ici il est engendré pour les hommes. Par sa naissance du Père, il est à l'origine de l'homme; par sa génération humaine, il libère l'homme. L'une et l'autre formes de naissance sont proprement indicibles en même temps qu'inséparables. L'une est antérieure à l'homme, l'autre lui est supérieure. L'une dépasse la raison, l'autre est un prodige. Lorsque nous enseignons qu'il y a deux naissances dans le Christ, nous ne voulons pas dire que le Fils de Dieu naît deux fois, mais nous affirmons la dualité de nature en un seul et même Fils de Dieu. D'une part, est né ce qui existait déjà; d'autre part, a été produit ce qui n'existait pas encore. Saint Jean l'évangéliste l'affirme par ces paroles: Au commencement était le Verbe et le Verbe était auprès de Dieu et le Verbe était Dieu, et encore: Et le Verbe s'est fait chair.
 Igitur Deus qui apud Deum erat, prodívit a Deo, et caro Dei quæ in Deo non erat, procéssit ex fémina. Ita Verbum caro factum est: non ut Deus vacuarétur in hóminem, sed ut homo glorificarétur in Deum. Itaque non bis natus est Deus, sed ex duábus nativitátibus, id est Dei et hóminis, seípsum Unigénitus Patris, atque sese hóminem unum esse vóluit Deum. Generatiónem ergo eius qui enarrábit? Fratres, generátio Christi si narrári non potest, credi potest. Si lingua déficit, fides próficit. Magnus enim proféctus est fídei, cum tantum de Deo suo cóncipit, quantum sermo non potest parturíre.
 Ainsi donc, Dieu qui était auprès de Dieu est sorti de lui et la chair de Dieu qui n'était pas en lui est issue d'une femme. Ainsi le Verbe est devenu chair, non de telle sorte que Dieu soit dilué dans l'homme, mais pour que l'homme soit glorieusement élevé en Dieu. C'est pourquoi Dieu n'est pas né deux fois, mais, par ces deux genres de naissances, à savoir celle de Dieu et celle de l'homme, le Fils unique du Père a voulu être lui-même à la fois Dieu et homme en une seule personne. Qui donc pourrait raconter sa naissance? Mes frères, si la naissance du Christ ne peut être racontée, elle peut être contemplée. Si la parole est impuissante, la foi y supplée. La foi s'est avancée bien loin, en effet, lorsqu'elle est allée dans sa conception de Dieu, jusqu'au point où le langage humain ne peut plus enfanter.
 r. Pastóres, præ claritáte lúminis, non intuebántur vidére ángelum: magis turbabántur; et facta est vox de cælo, dicens: Nolíte timére, pax vobíscum; * Ego sum Gábriel ángelus, ad Vírginem missus. v. Annúntio vobis gáudium magnum, quod erit omni pópulo. * Ego. v. Glória Patri. * Ego.
 r. Les bergers, éblouis par l'éclat de la lumière, ne pouvaient supporter de regarder l'ange: ils étaient trop bouleversés. Mais une voix venant du ciel se fit entendre: Ne craignez pas, la paix soit avec vous! * Je suis l'ange Gabriel, envoyé à la Vierge. v. Je vous annonce une grande joie, qui sera pour tout le peuple. * Je. v. Gloire au Père. * Je.
Postea dicitur immediate et sine orémus oratio propria, cum conclusione longiore.
Après cela on dit immédiatement et sans "Prions" l'oraison propre, avec la conclusion longue.
 Dóminus vobíscum.
 Le Seigneur soit avec vous.
 r. Et cum spíritu tuo.
 r. Et avec votre esprit.
 Benedícat vos omnípotens Deus, Pater, ✠ et Fílius, et Spíritus Sanctus.
 Que Dieu tout puissant vous bénisse, le Père, ✠ et le Fils et le Saint-Esprit.
 r. Amen.
 r. Amen.
Vel alia formula benedictionis, sicut in Missa.
Ou une autre formule de bénédiction, comme à la Messe.
Et si fit dimissio, sequitur invitatio:
Et si on fait un renvoi, on ajoute l'invitation :
Absente sacerdote vel diacono, et in recitatione a solo, sic concluditur:
En l'absence d'un diacre ou d'un prêtre, et dans la récitation seul, on conclut ainsi :
  Dóminus nos benedícat, et ab omni malo deféndat, et ad vitam perdúcat ætérnam. r. Amen.
  Que le Seigneur nous bénisse, qu'Il nous défende de tout mal, et qu'Il nous fasse parvenir à la vie éternelle. r. Amen.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.