Le monde attend que l'Eglise redevienne une société de louange

Avertissement : l'antiphonaire romain est en construction. Il subsiste de nombreuses erreurs et omissions. Soyez patients.
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(c3) DE(h)us,(h) (,)in(h) ad(h)iu(h)tó(hi)ri(h)um(h) me(h)um(h) in(h)tén(h)de.(h) r/.(::) Dó(h)mi(h)ne,(h) (,) ad(h) ad(h)iu(h)ván(h)dum(h) me(h) fes(h)tí(h)na.(h) (:) Gló(h)ri(h)a(h) Pa(h)tri,(h) et(h) Fí(h)li(h)o,(h) (,) et(h) Spi(h)rí(h)tu(h)i(h) Sanc(h)to.(h) (:)
Si(h)cut(h) e(h)rat(h) in(h) prin(h)cí(h)pi(h)o,(h) et(h) nunc,(h) et(h)
sem(h)per,(h) (,) et(h) in(h) sǽ(h)cu(h)la(h) sæ(h)cu(h)ló(h)rum.(h)
Am(h)en.(h:) Al(h)le(hi)lú(h)ia.(h) (::)
   v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde. r. Dómine, ad adiuvándum me festína. Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen. Allelúia.
   v. Dieu, viens à mon aide. r. Seigneur, vite à mon secours. Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen. Alléluia.
Hymnus
Hymne
annotation: 4;
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(c4) SOM(d)no(e) re(f)fé(g)ctis(eg) ár(f)tu(e)bus,(f'_) (,)
spre(d)to(e) cu(f)bí(g)li,(eg) súr(f)gi(e)mus:(ded.) (;)
no(e)bis,(c) Pa(e)ter,(gh) ca(hi)nén(h)ti(g)bus(h'_) (,)
a(f)dés(h)se(h) te(g) de(ef)pó(g)sci(f)mus.(e.) (::)
2.
Te(d) lin(e)gua(f) pri(g)mum(eg) cón(f)ci(e)nat,(f'_) (,)
te(d) men(e)tis(f) ar(g)dor(eg) ám(f)bi(e)at,(ded.) (;)
ut(e) á(c)ctu(e)um(gh) se(hi)quén(h)ti(g)um(h'_) (,)
tu,(f) san(h)cte,(h) sis(g) e(ef)xór(g)di(f)um.(e.) (::)
3.
Ce(d)dant(e) té(f)ne(g)bræ(eg) lú(f)mi(e)ni(f'_) (,)
et(d) nox(e) di(f)úr(g)no(eg) sí(f)de(e)ri,(ded.) (;)
ut(e) cul(c)pa,(e) quam(gh) nox(hi) ín(h)tu(g)lit,(h'_) (,)
lu(f)cis(h) la(h)bá(g)scat(ef) mú(g)ne(f)re.(e.) (::)
4.
Pre(d)cá(e)mur(f) i(g)dem(eg) súp(f)pli(e)ces(f'_) (,)
no(d)xas(e) ut(f) om(g)nes(eg) ám(f)pu(e)tes,(ded.) (;)
et(e) o(c)re(e) te(gh) ca(hi)nén(h)ti(g)um(h'_) (,)
lau(f)dé(h)ris(h) in(g) per(ef)pé(g)tu(f)um.(e.) (::)
5.
Præ(d)sta,(e) Pa(f)ter(g) pi(eg)ís(f)si(e)me,(f'_) (,)
Pa(d)trí(e)que(f) com(g)par(eg) U(f)ni(e)ce,(ded.) (;)
cum(e) Spí(c)ri(e)tu(gh) Pa(hi)rá(h)cli(g)to(h'_) (,)
re(f)gnans(h) per(h) om(g)ne(ef) sǽ(g)cu(f)lum.(e.) (::)
A(efe)men.(de..) (::)
Somno reféctis ártubus, spreto cubíli, súrgimus: nobis, Pater, canéntibus adésse te depóscimus.
Le sommeil a refait nos forces ; hors du lit, nous voici debout ; lorsque nous Te chantons, ô Père, nous T'en prions, assiste-nous.
Te lingua primum cóncinat, te mentis ardor ámbiat, ut áctuum sequéntium tu, sancte, sis exórdium.
Soit le premier que nos voix chantent et Celui que le cœur désirent ; sois à l'origine, ô Dieu saint, de tous nos actes à venir.
Cedant tenébræ lúmini et nox diúrno síderi, ut culpa, quam nox íntulit, lucis labáscat múnere.
Que la ténèbre cède à l'aube, et la nuit, à l'astre du jour, pour que les péchés de la nuit disparaissent dans la lumière.
Precámur ídem súpplices noxas ut omnes ámputes, et ore te canéntium laudéris in perpétuum.
Nous Te prions et supplions de nous à nos fautes: que la louange de nos lèvres se poursuive en l'éternité.
Præsta, Pater piíssime, Patríque compar Unice, cum Spíritu Paráclito regnans per omne sǽculum. Amen.
Exauce-nous, Père très bon, et Toi, le fils égal au père, avec l'Esprit consolateur, régnant pour les siècles des siècles. Amen.
Vel:
Ou :
Hymnus
Hymne
Ætérna lux, divínitas, in unitáte Trínitas, te confitémur débiles, te deprecámur súpplices.
Lumière éternelle, vrai Dieu, ô Trinité dans l'unité, notre faiblesse Te célèbre, notre prière te supplie.
Summum Paréntem crédimus Natúmque Patris únicum, et caritátis vínculum qui iungit illos Spíritum.
Nous croyons au souverain Père, nous croyons à Son fils unique, au lien de leur charité, le Saint Esprit qui les unit.
O véritas, o cáritas, o finis et felícitas, speráre fac et crédere, amáre fac et cónsequi.
O vérité, ô charité, notre bonheur est notre fin, fais-nous espérer, fais-nous croire, fais-nous T'aimer et Te rejoindre.
Qui finis et exórdium rerúmque fons es ómnium, tu solus es solácium, tu certa spes credéntium.
Tu es la fin et l'origine, et la source de toutes choses ; Toi seul est la consolation, le sûr espoir de notre foi.
Qui cuncta solus éfficis cunctísque solus súfficis, tu sola lux es ómnibus et præmium sperántibus.
Tu es seul à tout accomplir, et seul, Tu peux suffire à tous ; Toi seul, pour tous, es la lumière, et le prix de notre espérance.
Christum rogámus et Patrem, Christi Patrísque Spíritum; unum potens per ómnia, fove precántes, Trínitas. Amen.
Nous prions le Christ et le Père, et l'Esprit du Père et du Christ : O Trinité une et puissante, daigne écouter ceux qui Te prient. Amen.
annotation: 4e;
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(c4) MI(fe)se(d)ré(e)re(f) mi(e)hi,(d) Dó(ed)mi(cd)ne,(d) *(,) quó(d)ni(dh)am(h) in(hvGF)fír(g)mus(fe) sum,(d) (;) sa(c)na(d) me,(e) Dó(fe)mi(de)ne,(e) (,) quó(d)ni(dg)am(g) con(f)tur(g)bá(ixhi)ta(h) sunt(gf~) os(g)sa(gf) me(e)a.(e) (::)
E(h) u(g) o(h) u(ih) a(gf) e.(e) (::)
   Ant. 1. Miserére mihi, Dómine, quóniam infírmus sum, sana , Dómine, quóniam conturbáta sunt ossa mea.
   Ant. 1. Aie pitié de moi, Seigneur, car je suis souffrant ; guéris-moi, Seigneur, car mes os sont tout bouleversés.
Psalmus 6
Psaume 6
Homo afflictus Domini clementiam implorat
L'homme affligé implore la clémence du Seigneur
Nunc anima mea turbata est ... Pater, salvifica me ex hora hac? (Io 12, 27).
Maintenant mon âme est troublée … Père, délivre-moi de cette heure.
   Dómine, ne in furóre tuo árguas me, * neque in ira tua corrípias me.
   Seigneur, ne me reprends pas dans Ta fureur, et ne me châtie pas dans Ta colère.
   Miserére mei, Dómine, quóniam infírmus sum; * sana me, Dómine, quóniam conturbáta sunt ossa mea.
   Aie pitié de moi, Seigneur, car je suis sans force; guéris-moi, Seigneur, car mes os sont ébranlés.
   Et ánima mea turbáta est valde, * sed tu, Dómine, úsquequo?
   Et mon âme est toute troublée ; mais Toi, Seigneur, jusques à quand...?
   Convértere, Dómine, éripe ánimam meam; * salvum me fac propter misericórdiam tuam.
   Reviens, Seigneur, et délivre mon âme: sauve-moi à cause de Ta miséricorde.
   Quóniam non est in morte, qui memor sit tui, * in inférno autem quis confitébitur tibi?
   Car il n'y a personne qui se souvienne de Toi dans la mort; et qui donc Te louera dans le séjour des morts?
   Laborávi in gémitu meo, lavábam per síngulas noctes lectum meum; * lácrimis meis stratum meum rigábam.
   Je suis épuisé à force de gémir; je laverai toutes les nuits mon lit de mes pleurs; j'arroserai ma couche de mes larmes.
   Turbátus est a mæróre óculus meus, * inveterávi inter omnes inimícos meos.
   Mon oeil a été troublé par la fureur ; j'ai vieilli au milieu de tous mes ennemis.
   Discédite a me omnes, qui operámini iniquitátem, * quóniam exaudívit Dóminus vocem fletus mei.
   Eloignez-vous de moi, vous tous qui commettez l'iniquité, car le Seigneur a exaucé la voix de mes larmes.
   Exaudívit Dóminus deprecatiónem meam, * Dóminus oratiónem meam suscépit.
   Le Seigneur a exaucé ma supplication; le Seigneur a agréé ma prière.
   Erubéscant et conturbéntur veheménter omnes inimíci mei; * convertántur et erubéscant valde velóciter.
   Que tous mes ennemis rougissent et soient saisis d'une vive épouvante ; qu'ils reculent promptement, et qu'ils soient bientôt confondus.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
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(c4) a/. Mi(fe)se(d)ré(e)re(f) mi(e)hi,(d) Dó(ed)mi(cd)ne,(d) (,) quó(d)ni(dh)am(h) in(hvGF)fír(g)mus(fe) sum,(d) (;) sa(c)na(d) me,(e) Dó(fe)mi(de)ne,(e) (,) quó(d)ni(dg)am(g) con(f)tur(g)bá(ixhi)ta(h) sunt(gf~) os(g)sa(gf) me(e)a.(e)
(::)
   Ant. Miserére mihi, Dómine, quóniam infírmus sum, sana , Dómine, quóniam conturbáta sunt ossa mea.
   Ant. Aie pitié de moi, Seigneur, car je suis souffrant ; guéris-moi, Seigneur, car mes os sont tout bouleversés.
annotation: 8g;
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(c4) CON(h)fi(gf)té(gh)bor(gf) *() ti(f)bi,(h) Dó(jk)mi(ji)ne,(jk/kj) (,) in(j) to(ji)to(h) cor(ij>)de(h) me(g)o.(g) (::)
E(j) u(j) o(i) u(j) a(h) e.(g) (::)
   Ant. 2. Confitébor tibi, Dómine, in toto corde meo.
   Ant. 2. Je Te louerai, Seigneur, de tout mon cœur.
Psalmus 9 A (9)
Psaume 9 A (9)
Gratiarum actio pro victoria
Action de grâces pour la victoire
Iterum venturus est iudicare vivos et mortuos.
Il viendra de nouveua pour juger les vivants et les morts
I
I
   Confitébor tibi, Dómine, in toto corde meo, * narrábo ómnia mirabília tua.
   Je Te louerai, Seigneur, de tout mon coeur; je raconterai toutes Tes merveilles.
   Lætábor et exsultábo in te, * psallam nómini tuo, Altíssime.
   En Toi je me réjouirai, et me livrerai à l'allégresse; je chanterai Ton Nom, ô Très-Haut ;
   Cum convertúntur inimíci mei retrórsum, * infirmántur et péreunt a fácie tua.
   parce que Tu as fait retourner mon ennemi en arrière. Ils vont être épuisés, et ils périront devant Ta face.
   Quóniam fecísti iudícium meum et causam meam, * sedísti super thronum, qui iúdicas iustítiam.
   Car Tu m'as rendu justice, et Tu as soutenu ma cause; Tu T'es assis sur Ton trône, Toi qui juges selon le droit.
   Increpásti gentes, perdidísti ímpium; * nomen eórum deléstiin ætérnum et in sǽculum sǽculi.
   Tu as châtié les nations, et l'impie a péri; Tu as effacé leur Nom à jamais, et pour les siècles des siècles.
   Inimíci defecérunt, * solitúdines sempitérnæ factæ sunt;
   Les glaives de l'ennemi ont perdu leur force pour toujours,
   et civitátes destruxísti: * périit memória eórum cum ipsis.
   et Tu as détruit leurs villes. Leur mémoire a péri avec fracas ;
   Dóminus autem in ætérnum sedébit, * parávit in iudícium thronum suum
   mais le Seigneur demeure éternellement. Il a préparé Son trône pour le jugement ;
   et ipse iudicábit orbem terræ in iustítia, * iudicábit pópulos in æquitáte.
   et Il jugera Lui-même l'univers avec équité ; Il jugera les peuples avec justice.
   Et erit Dóminus refúgium opprésso, * refúgium in opportunitátibus, in tribulatióne.
   Le Seigneur est devenu le refuge du pauvre, et Son secours au temps du besoin et de l'affliction.
   Et sperent in te, qui novérunt nomen tuum, * quóniam non dereliquísti quæréntes te, Dómine.
   Qu'ils espèrent en Toi, ceux qui connaissent Ton Nom ; car Tu n'as pas abandonné ceux qui Te cherchent, Seigneur.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
annotation: ;
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(c4) a/. Con(h)fi(gf)té(gh)bor(gf) () ti(f)bi,(h) Dó(jk)mi(ji)ne,(jk/kj) (,) in(j) to(ji)to(h) cor(ij>)de(h) me(g)o.(g)
(::)
   Ant. Confitébor tibi, Dómine, in toto corde meo.
   Ant. Je Te louerai, Seigneur, de tout mon cœur.
annotation: 1g2;
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(c4) EX(f)súr(h>)ge, (g) Dó(h)mi(fg)ne, (g) *(,) non(f) præ(f)vá(fg)le(e)at(f) ho(d)mo. (d) (::) E(h) u(h) o(g) u(f) a(h) e.(g) (::)
   Ant. 3. Exsúrge, Dómine, non præváleat homo.
   Ant. 3. Lève-toi, Seigneur, ne laisse pas l'homme prévaloir.
II
II
   Psállite Dómino, qui hábitat in Sion; * annuntiáte inter gentes stúdia eius.
   Chantez au Seigneur qui habite dans Sion: annoncez parmi les nations Ses desseins;
   Quóniam requírens sánguinem recordátus est eórum, * non est oblítus clamórem páuperum.
   car Celui qui recherche le sang versé S'est souvenu de Ses serviteurs; Il n'a pas oublié le cri des pauvres.
   Miserére mei, Dómine; vide afflictiónem meam de inimícis meis, * qui exáltas me de portis mortis,
   Aie pitié de moi, Seigneur; vois l'humiliation où mes ennemis m'ont réduit,
   ut annúntiem omnes laudatiónes tuas in portis fíliæ Sion, * exsúltem in salutári tuo.
   Toi qui me retires des portes de la mort, pour que j'annonce toutes Tes louanges aux portes de la fille de Sion.
   Infíxae sunt gentes in fóvea, quam fecérunt; in láqueo isto, quem abscondérunt, * comprehénsus est pes eórum.
   Je serai transporté de joie à cause du salut que Tu m'auras procuré. Les nations se sont enfoncées dans la fosse qu'elles avaient faite. Leur pied a été pris dans le piège qu'elles avaient caché.
   Manifestávit se Dóminus iudícium fáciens; * in opéribus mánuum suárum comprehénsus est peccátor.
   On reconnaîtra le Seigneur qui rend justice; le pécheur a été pris dans les oeuvres de ses mains.
   Converténtur peccatóres in inférnum, * omnes gentes, quæ obliviscúntur Deum.
   Que les pécheurs soient précipités dans l'enfer, et toutes les nations qui oublient Dieu.
   Quóniam non in finem oblívio erit páuperis; * exspectátio páuperum non períbit in ætérnum.
   Car le pauvre ne sera pas en oubli pour toujours ; la patience des pauvres ne périra pas à jamais.
   Exsúrge, Dómine, non confortétur homo; * iudicéntur gentes in conspéctu tuo.
   Lève-Toi, Seigneur ; que l'homme ne triomphe pas ; que les nations soient jugées devant Ta face.
   Constítue, Dómine, terrórem super eos; * sciant gentes quóniam hómines sunt.
   Seigneur, impose-leur une crainte, afin que les peuples sachent qu'ils sont hommes.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
annotation: ;
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(c4) a/. Ex(f)súr(h>)ge, (g) Dó(h)mi(fg)ne, (g) (,) non(f) præ(f)vá(fg)le(e)at(f) ho(d)mo. (d)
(::)
   Ant. Exsúrge, Dómine, non præváleat homo.
   Ant. Lève-toi, Seigneur, ne laisse pas l'homme prévaloir.
   v. Da mihi intelléctum, et servábo legem tuam.
   v. Donne moi l'intelligence et je suivrai Ta loi.
In primo nocturno, anno II
Premier nocturne, année II
De libro Génesis
Du livre de la Genèse
   In die quo fecit Dóminus Deus terram et cælum – omne virgúltum agri, ántequam orirétur in terra, omnísque herba regiónis, priúsquam germináret; non enim plúerat Dóminus Deus super terram, et homo non erat, qui operarétur humum, sed fons ascendébat e terra írrigans univérsam superfíciem terræ - tunc formávit Dóminus Deus hóminem púlverem de humo et inspirávit in nares eius spiráculum vitæ, et factus est homo in ánimam vivéntem. Et plantávit Dóminus Deus paradísum in Eden ad oriéntem, in quo pósuit hóminem quem formáverat. Produxítque Dóminus Deus de humo omne lignum pulchrum visu et ad vescéndum suáve, lignum étiam vitæ in médio paradísi lignúmque sciéntiæ boni et mali. Et flúvius egrediebátur ex Eden ad irrigándum paradísum, qui inde divíditur in quáttuor cápita.
   Au temps où le Seigneur Dieu fit la terre et le ciel, il n'y avait encore aucun arbuste des champs sur la terre et aucune herbe des champs n'avait encore poussé, car le Seigneur Dieu n'avait pas fait pleuvoir sur la terre et il n'y avait pas d'homme pour cultiver le sol. Toutefois, un flot montait de terre et arrosait toute la surface du sol. Alors le Seigneur Dieu modela l'homme avec la glaise du sol, il insuffla dans ses narines une haleine de vie et l'homme devint un être vivant. Le Seigneur Dieu planta un jardin en Éden, à l'orient, et il y mit l'homme qu'il avait modelé. Le Seigneur Dieu fit pousser du sol toute espèce d'arbres séduisants à voir et bons à manger, et l'arbre de vie au milieu du jardin, et l'arbre de la connaissance du bien et du mal. Un fleuve sortait d'Éden pour arroser le jardin et de là il se divisait pour former quatre bras.
   Tulit ergo Dóminus Deus hóminem et pósuit eum in paradíso Eden, ut operarétur et custodíret illum; præcipítque Dóminus Deus hómini dicens: " Ex omni ligno paradísi cómede; de ligno autem sciéntiæ boni et mali ne cómedas; in quocúmque enim die coméderis ex eo, morte moriéris. "
   Le Seigneur Dieu prit l'homme et l'établit dans le jardin d'Éden pour le cultiver et le garder. Et le Seigneur Dieu fit à l'homme ce commandement: " Tu peux manger de tous les arbres du jardin. Mais de l'arbre de la connaissance du bien et du mal tu ne mangeras pas, car, le jour où tu en mangeras, tu deviendras passible de mort. "
   Dixit quoque Dóminus Deus: " Non est bonum esse hóminem solum; fáciam ei adiutórium símile sui. " Formátis ígitur Dóminus Deus de humo cunctis animántibus agri et univérsis volatílibus cæli, addúxit ea ad Adam, ut vidéret quid vocáret ea; omne enim quod vocávit Adam ánimæ vivéntis, ipsum est nomen eius. Appellavítque Adam nomínibus suis cuncta pécora et univérsa volatília cæli et omnes béstias agri; Adæ vero non inveniebátur adiútor símilis eius. Immísit ergo Dóminus Deus sopórem in Adam. Cumque obdormísset, tulit unam de costis eius et replévit carnem pro ea; et ædificávit Dóminus Deus costam quam túlerat de Adam, in mulíerem et addúxit eam ad Adam. Dixítque Adam: " Hæc nunc os ex óssibus meis et caro de carne mea! Hæc vocábitur Virágo, quóniam de viro sumpta est hæc. " Quam ob rem relínquet vir patrem suum et matrem et adhærébit uxóri suæ; et erunt in carnem unam. Erant autem utérque nudi, Adam scílicet et uxor eius, et non erubescébant.
   Le Seigneur Dieu dit: " Il n'est pas bon que l'homme soit seul. Il faut que je lui fasse une aide qui lui soit assortie. " Le Seigneur Dieu modela encore du sol toutes les bêtes sauvages et tous les oiseaux du ciel, et il les amena à l'homme pour voir comment celui-ci les appellerait: chacun devait porter le nom que l'homme lui aurait donné. L'homme donna des noms à tous les bestiaux, aux oiseaux du ciel et à toutes les bêtes sauvages, mais, pour un homme, il ne trouva pas l'aide qui lui fût assortie. Alors le Seigneur Dieu fit tomber une torpeur sur l'homme, qui s'endormit. Il prit une de ses côtes et referma la chair à sa place. Puis, de la côte qu'il avait tirée de l'homme, le Seigneur Dieu façonna une femme et l'amena à l'homme. Alors celui-ci s'écria: " Pour le coup, c'est l'os de mes os et la chair de ma chair! Celle-ci sera appelée " femme", car elle fut tirée de l'homme, celle-ci! " C'est pourquoi l'homme quitte son père et sa mère et s'attache à sa femme, et ils deviennent une seule chair. Or tous deux étaient nus, l'homme et sa femme, et ils n'avaient pas honte l'un devant l'autre.
   r. Igitur perfécti sunt cæli et terra, et omnis ornátus eórum; complevítque Deus die séptimo opus suum quod fécerat, * Et requiévit ab omni ópere quod patrárat. v. Vidítque Deus cuncta quæ fécerat, et erant valde bona. * Et requiévit. v. Glória Patri. * Et requiévit.
   r. Ainsi furent achevés le ciel et la terre, et tout leur déploiement. Le septième jour, Dieu avait achevé l'œuvre qu'il avait faite; * Il se reposa de toute l'œuvre qu'il avait accomplie. v. Et Dieu vit tout ce qu'il avait fait: c'était très bon. * Il. v. Gloire au Père. * Il.
In secundo nocturno, anno II
Deuxième nocturne, année II
Ex Libris sancti Augustíni epíscopi De Civitáte Dei (Lib. 11, 4: CCL 48, 323-324)
Livre de saint Augustin De la Cité de Dieu
   Visibílium ómnium máximus est mundus; invisibílium ómnium máximus est Deus. Sed mundum esse conspícimus, Deum esse crédimus. Quod autem Deus mundum fécerit, nulli tútius crédimus, quam ipsi Deo. Ubi eum audívimus? Nusquam ínterim nos mélius quam in Scriptúris sanctis, ubi dixit prophéta eius: In princípio fecit Deus cælum et terram.
   De tous les êtres visibles, le plus grand, c'est le monde; de tous les invisibles, c'est Dieu. Mais que le monde existe, nous le voyons; que Dieu existe, nous le croyons. Or, que Dieu ait fait le monde, nous n'avons pas de plus sûr garant pour le croire que Dieu lui-même. Où l'avons-nous entendu? Nulle part mieux, certes, que dans les saintes Écritures où son prophète a dit: Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre.
   Numquídnam ibi fuit iste prophéta, quando fecit Deus cælum et terram? Non; sed ibi fuit Sapiéntia Dei, per quam facta sunt ómnia quæ in ánimas sanctas étiam se transfert, amícos Dei et prophétas constítuit, eísque ópera sua sine strépitu intus enárrat. Loquúntur eis quoque ángeli Dei qui semper vident fáciem Patris, voluntatémque eius quibus opórtet annúntiant. Ex his unus erat iste prophéta qui dixit et scripsit: In princípio fecit Deus cælum et terram. Qui tam idóneus testis est per quem Deo credéndum sit, ut eódem Spíritu Dei, quo hæc sibi reveláta cognóvit, étiam ipsam fidem nostram futúram tanto ante prædíxerit.
   Ce prophète était-il donc là quand Dieu fit le ciel et la terre? Non, mais la Sagesse de Dieu par laquelle tout a été fait était présente, elle qui, de plus, se communique aux âmes saintes, en fait les amis et les prophètes de Dieu, et sans bruit leur raconte intérieurement ses œuvres. Les anges de Dieu leur parlent aussi, eux qui voient toujours la face du Père et annoncent sa volonté à qui ils le doivent. Il était l'un d'entre eux, ce prophète qui a dit et écrit: Au commencement, Dieu fit le ciel et la terre. Et ce témoin est si qualifié pour faire croire en Dieu que, par ce même Esprit de Dieu qui lui a révélé ces vérités, il est allé jusqu'à prédire, si longtemps à l'avance, notre foi à venir.
   Sed quid plácuit ætérno Deo tunc fácere cælum et terram, quæ ántea non fecísset? Qui hoc dicunt, si mundum ætérnum sine ullo inítio, et ídeo nec a Deo factum vidéri volunt, nimis avérsi sunt a veritáte, et letáli morbo impietátis insániunt. Excéptis enim prophéticis vócibus, mundus ipse ordinatíssima sua mutabilitáte et mobilitáte et visibílium ómnium pulchérrima spécie quodámmodo tácitus et factum se esse, et nónnisi a Deo ineffabíliter atque invisibíliter magno et ineffabíliter atque invisibíliter pulchro fíeri se potuísse proclámat.
   Mais pourquoi a-t-il plu au Dieu éternel de faire alors le ciel et la terre, qu'auparavant il n'avait pas faits? Si ceux qui parlent ainsi veulent prétendre que le monde est éternel, sans aucun commencement, et n'a donc pas été fait par Dieu, ils tournent complètement le dos à la vérité et sont en proie à la folie mortelle de l'impiété. Car, outre les voix prophétiques, le monde lui-même, par ses changements et ses révolutions si bien ordonnées comme par la splendeur de toutes les choses visibles, proclame silencieusement, pour ainsi dire, et qu'il a été fait, et qu'il n'a pu l'être que par un Dieu ineffablement et invisiblement grand, ineffablement et invisiblement beau.
   r. Tulit ergo Dóminus hóminem et pósuit eum in paradísum voluptátis, * Ut operarétur et custodíret illum. v. Formávit ígitur Dóminus hóminem de limo terræ, et pósuit eum in paradísum, * Ut operarétur. v. Glória Patri. * Ut operarétur.
   r. Le Seigneur prit l'homme et le conduisit dans le jardin de délices, * Pour qu'il le cultive et le garde. v. Alors, le Seigneur Dieu modela l'homme avec la glaise tirée du sol, et le conduisit dans le jardin, * Pour. v. Gloire au Père. * Pour.
   
   Orémus.
   Prions.
   Vota, quǽsumus, Dómine, supplicántis pópuli cælésti pietáte proséquere, ut et quæ agénda sunt vídeant, * et ad implénda quæ víderint convaléscant. Per Dóminum.
   Nous T'en prions, Seigneur, exauce en Ta céleste bonté, les hommages de Ton peuple suppliant, afin que Tes fidèles voient quels sont leurs devoirs et qu’ils aient la force d’accomplir ce qu’ils auront vu.
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(c4) BE(d)ne(e)di(f)cá(gh)mus(g) Dó(fe)mi(de)no.(e) r/.(::) De(gh)o(g) grá(fe)ti(de)as.(e) (::)
   v. Benedicámus Dómino. r. Deo grátias.
   v. Bénissons le Seigneur. r. Rendons grâces à Dieu.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.
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