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 v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde.
 v. Dieu, viens à mon aide.
 r. Dómine, ad adiuvándum me festína.
 r. Seigneur, vite à mon secours.
 Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Allelúia.
 Alléluia.
Hymnus
Hymne
Beate (Beata) martyr, próspera diem triumphálem tuum, quo sánguinis merces tibi coróna vincénti datur.
Rendez favorable, saint martyr, le jour où vous avez triomphé quand la couronne fut donnée pour prix du sang, à votre victoire.
Hic te ex tenébris sǽculi, tortóre victo et iúdice, evéxit ad cælum dies Christóque ovántem réddidit.
De la ténèbre d'ici-bas, ce jour vous a porté jusqu'au ciel, pour vous rendre au Christ, en triomphe, vainqueur des bourreaux et des juges.
Nunc angelórum párticeps collúces insígni stola, quam testis indomábilis rivis cruóris láveras.
Réuni aux anges du ciel, vous brillez dans le vêtement que vous avez, martyr indomptable, lavé dans le sang qui ruisselle.
Adésto nunc et óbsecra, placátus ut Christus suis inclínet aurem prósperam, noxas nec omnes ímputet.
Venez maintenant prier pour nous, et que le Christ, en Sa pitié, incline une oreille propice et ne nous compte aucune faute.
Paulís per huc illábere Christi favórem déferens, sensus gravati ut séntiant levámen indulgéntiæ.
Descendez un moment jusqu'à nous, porteur de la grâce du Christ : que nous sentions Son indulgence alléger nos âmes pesantes.
Honor Patri cum Fílio et Spíritu Paráclito, qui te coróna pérpeti cingunt in aula glóriæ. Amen.
Honneur au Père, honneur au Fils, honneur à l'Esprit Paraclet, qui, dans leur demeure de gloire, pour l'éternité vous couronnent. Amen.
 Ant. 1. Salvásti nos, Dómine, et in nómine tuo confitébimur in sǽculum.
 Ant. 1. Tu nous a sauvés, et nous célébrerons à jamais Ton Nom.
Psalmus 43 (44)
Psaume 43 (44)
Populi calamitates
In his omnibus superamus propter eum, qui dilexit nos (Rom 8, 37).
Dans toutes ces choses, nous sommes plus que vainqueurs par Celui qui nous a aimés (Romains 8,37).
I
I
 Deus, áuribus nostris audívimus; † patres nostri annuntiavérunt nobis * opus, quod operátus es in diébus eórum, in diébus antíquis.
 O Dieu, nous avons entendu de nos oreilles; nos pères nous ont annoncé l'oeuvre que Tu as faite en leurs jours, et aux jours anciens.
 Tu manu tua gentes depulísti et plantásti illos, * afflixísti pópulos et dilatásti eos.
 Ta main a exterminé les nations, et Tu les as établis à leur place; Tu as affligé les peuples, et Tu les as chassés.
 Nec enim in gládio suo possedérunt terram, * et bráchium eórum non salvávit eos;
 Car ce n'est point par leur glaive qu'ils ont conquis ce pays, et ce n'est pas leur bras qui les a sauvés,
 sed déxtera tua et bráchium tuum et illuminátio vultus tui, * quóniam complacuísti in eis.
 mais c'est Ta droite et Ton bras, et la lumière de Ton visage, parce que Tu les aimais.
 Tu es rex meus et Deus meus, * qui mandas salútes Iacob.
 Tu es mon roi et mon Dieu, Toi qui ordonnes le salut de Jacob.
 In te inimícos nostros proiécimus * et in nómine tuo conculcávimus insurgéntes in nos.
 Par Toi nous renverserons nos ennemis, et en Ton Nom nous mépriserons ceux qui se lèvent contre nous.
 Non enim in arcu meo sperábo, * et gládius meus non salvábit me.
 Car ce n'est pas dans mon arc que je me confierai, * et ce n'est pas mon glaive qui me sauvera.
 Tu autem salvásti nos de affligéntibus nos * et odiéntes nos confudísti.
 Mais c'est Toi qui nous as sauvés de ceux qui nous affligeaient, et qui as confondu ceux qui nous haïssaient.
 In Deo gloriábimur tota die * et in nómine tuo confitébimur in sæculum.
 En Dieu nous nous glorifierons tout le jour, et nous célébrerons à jamais Ton Nom.
 Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
 Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
 Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Ant. Salvásti nos, Dómine, et in nómine tuo confitébimur in sǽculum.
 Ant. Tu nous a sauvés, et nous célébrerons à jamais Ton Nom.
 Ant. 2. Parce, Dómine, et ne des hereditátem tuam in oppróbrium.
 Ant. 2. Aie pitié, Seigneur, et n'abandonne pas Ton héritage dans l'opprobre.
II
II
 Nunc autem reppulísti et confudísti nos * et non egrediéris, Deus, cum virtútibus nostris.
 Mais maintenant Tu nous as repoussés et couverts de honte, et Tu ne sors plus, ô Dieu, avec nos armées.
 Convertísti nos retrórsum coram inimícis nostris, * et, qui odérunt nos, diripuérunt sibi.
 Tu nous as fait tourner le dos à nos ennemis, et ceux qui nous haïssaient nous mettaient au pillage.
 Dedísti nos tamquam oves ad vescéndum * et in géntibus dispersísti nos.
 Tu nous as livrés comme des brebis de boucherie, et Tu nous as dispersés parmi les nations.
 Vendidísti pópulum tuum sine lucro, * nec dítior factus es in commutatióne eórum.
 Tu as vendu Ton peuple à vil prix, et il n'y a pas eu foule dans l'achat qui s'en est fait.
 Posuísti nos oppróbrium vicínis nostris, * subsannatiónem et derísum his, qui sunt in circúitu nostro.
 Tu nous as rendus l'opprobre de nos voisins, et un objet d'insulte et de moquerie pour ceux qui nous entourent.
 Posuísti nos similitúdinem in géntibus, * commotiónem cápitis in pópulis.
 Tu nous as rendus la fable des nations; les peuples branlent la tête à notre sujet.
 Tota die verecúndia mea contra me est, * et confúsio faciéi meæ coopéruit me,
 Tout le jour ma honte est devant mes yeux, et la confusion de mon visage me couvre tout entier,
 a voce exprobrántis et obloquéntis, * a fácie inimíci et ultóris.
 à la voix de celui qui m'outrage et m'injurie, à la vue de l'ennemi et du persécuteur.
 Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
 Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
 Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Ant. Parce, Dómine, et ne des hereditátem tuam in oppróbrium.
 Ant. Aie pitié, Seigneur, et n'abandonne pas Ton héritage dans l'opprobre.
 Ant. 3. Exsúrge, Dómine, et iúdica causam tuam.
 Ant. 3. Lève-Toi, Seigneur, et défends Ta cause.
III
III
 Hæc ómnia venérunt super nos,† nec oblíti sumus te; * et iníque non égimus in testaméntum tuum.
 Tous ces maux sont venus sur nous; et pourtant nous ne T'avons pas oublié, et nous n'avons pas agi avec iniquité contre Ton alliance.
 Et non recéssit retro cor nostrum, * nec declinavérunt gressus nostri a via tua;
 Et notre coeur ne s'est point retiré en arrière; et Tu as détourné nos pas de Ta voie.
 sed humiliásti nos in loco vúlpium * et operuísti nos umbra mortis.
 Car Tu nous as humiliés dans un lieu d'affliction, et l'ombre de la mort nous a recouverts.
 Si oblíti fuérimus nomen Dei nostri * et si expandérimus manus nostras ad deum aliénum,
 Si nous avons oublié le Nom de notre Dieu, et si nous avons étendu nos mains vers un dieu étranger,
 nonne Deus requíret ista? * Ipse enim novit abscóndita cordis.
 Dieu n'en redemandera-t-Il pas compte? Car Il connaît les secrets du coeur.
 Quóniam propter te mortificámur tota die, * æstimáti sumus sicut oves occisiónis.
 Car c'est à cause de Vous que nous sommes tous les jours livrés à la mort, * et qu'on nous regarde comme des brebis de boucherie.
 Evígila, quare obdórmis, Dómine? * Exsúrge et ne repéllas in finem.
 Lève-Toi ; pourquoi dors-Tu, Seigneur? Lève-Toi, et ne nous repousse pas à jamais.
 Quare fáciem tuam avértis, * oblivísceris inópiæ nostræ et tribulatiónis nostræ?
 Pourquoi détournes-Tu Ton visage? Pourquoi oublies-Tu notre misère et notre tribulation ?
 Quóniam humiliáta est in púlvere ánima nostra, * conglutinátus est in terra venter noster.
 Car notre âme est humiliée dans la poussière, et notre sein est comme collé à la terre.
 Exsúrge, Dómine, ádiuva nos * et rédime nos propter misericórdiam tuam.
 Lève-Toi, Seigneur; secoure-nous, et rachète-nous par Ta miséricorde.
 Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
 Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
 Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Ant. Exsúrge, Dómine, et iúdica causam tuam.
 Ant. Lève-Toi, Seigneur, et défends Ta cause.
In primo nocturno, anno II
Premier nocturne, année II
De libro Génesis
Du livre de la Genèse
 Factus est sermo Dómini ad Abram per visiónem dicens: " Noli timére, Abram! Ego protéctor tuus sum, et merces tua magna erit nimis. " Dixítque Abram: " Dómine Deus, quid dabis mihi? Ego vadam absque líberis, et heres domus meæ erit Damascénus Elíezer. " Addidítque Abram: " En mihi non dedísti semen, et ecce vernáculus meus heres meus erit. " Sed ecce sermo Dómini factus est ad eum: " Non erit hic heres tuus, sed qui egrediétur de viscéribus tuis, ipsum habébis herédem. " Eduxítque eum foras et ait illi: " Súspice cælum et númera stellas, si potes. " Et dixit ei: " Sic erit semen tuum. " Crédidit Dómino, et reputátum est ei ad iustítiam.
 La parole du Seigneur fut adressée à Abram, dans une vision: " Ne crains pas, Abram! Je suis ton bouclier, ta récompense sera très grande. " Abram répondit: " Mon Seigneur Dieu, que me donnerais-tu? Je m'en vais sans enfant... " Abram dit: " Voici que tu ne m'as pas donné de descendance et qu'un des gens de ma maison héritera de moi. " Alors cette parole du Seigneur lui fut adressée: " Celui-là ne sera pas ton héritier, mais bien quelqu'un issu de ton sang. " Il le conduisit dehors et dit: " Lève les yeux au ciel et dénombre les étoiles si tu peux les dénombrer " et il lui dit: " Telle sera ta postérité. " Abram eut foi dans le Seigneur, qui le lui compta comme justice.
 Dixítque ad eum: " Ego Dóminus, qui edúxi te de Ur Chaldæórum, ut darem tibi terram istam, et possidéres eam. " Et ille ait: " Dómine Deus, unde scire possum quod possessúrus sim eam? " Respóndens Dóminus: " Sume, inquit, mihi vítulam triénnem et capram trimam et aríetem annórum trium, túrturem quoque et colúmbam. " Qui tollens univérsa hæc divísit ea per médium et utrásque partes contra se altrínsecus pósuit; aves autem non divísit. Descenderúntque vólucres super cadávera, et abigébat eas Abram.
 Il lui dit: " Je suis le Seigneur qui t'ai fait sortir d'Ur des Chaldéens, pour te donner ce pays en possession. " Abram répondit: " Mon Seigneur Dieu, à quoi saurai-je que je le posséderai? " Il lui dit: " Va me chercher une génisse de trois ans, une chèvre de trois ans, un bélier de trois ans, une tourterelle et un pigeonneau. " Il lui amena tous ces animaux, les partagea par le milieu et plaça chaque moitié vis-à-vis de l'autre; cependant il ne partagea pas les oiseaux. Les rapaces s'abattirent sur les cadavres, mais Abram les chassa.
 Cumque sol occúmberet, sopor írruit super Abram, et ecce horror magnus et tenebrósus invásit eum. Dictúmque est ad eum: " Scito prænóscens quod peregrínum futúrum sit semen tuum in terra non sua, et subícient eos servitúti et afflígent quadringéntis annis. Verúmtamen et gentem, cui servitúri sunt, ego iudicábo, et post hæc egrediéntur cum magna substántia. Tu autem ibis ad patres tuos in pace, sepúltus in senectúte bona. Generatióne autem quarta reverténtur huc; necdum enim complétæ sunt iniquitátes Amorræórum usque ad præsens tempus. " Cum ergo occubuísset sol, facta est calígo tenebrósa, et appáruit clíbanus fumans et lampas ignis tránsiens inter divisiónes illas. In illo die pépigit Dóminus cum Abram fœdus dicens: " Sémini tuo dabo terram hanc a flúvio Ægýpti usque ad magnum flúvium Euphráten. "
 Comme le soleil allait se coucher, une torpeur tomba sur Abram et voici qu'un grand effroi le saisit. Le Seigneur dit à Abram: " Sache bien que tes descendants seront des étrangers dans un pays qui ne sera pas le leur. Ils y seront esclaves, on les opprimera pendant quatre cents ans. Mais je jugerai aussi la nation à laquelle ils auront été asservis et ils sortiront ensuite avec de grands biens. Pour toi, tu t'en iras en paix avec tes pères, tu seras enseveli dans une vieillesse heureuse. C'est à la quatrième génération qu'ils reviendront ici, car jusque-là l'iniquité des Amorites n'aura pas atteint son comble. " Quand le soleil fut couché et que les ténèbres s'étendirent, voici qu'un four fumant et un brandon de feu passèrent entre les animaux partagés. Ce jour-là, le Seigneur conclut une alliance avec Abram en ces termes: " A ta postérité je donne ce pays, du Fleuve d'Égypte jusqu'au Grand Fleuve, le fleuve d'Euphrate. "
 r. Crédidit Abraham Deo, et reputátum est ei ad iustítiam; * Et ídeo amícus Dei appellátus est. v. Fuit autem iustus coram Dómino, et ambulávit in viis eius; * Et ídeo. v. Glória Patri. * Et ídeo.
 r. Abraham eut foi en Dieu, et de ce fait Dieu estima qu'il était juste; * C'est pourquoi il reçut le nom d'ami de Dieu. v. Abraham fut un homme juste aux yeux du Seigneur, il marcha selon ses voies; * C'est pourquoi. v. Gloire au Père. * C'est pourquoi.
In secundo nocturno, anno II
Deuxième nocturne, année II
Ex Tractátu sancti Ambrósii epíscopi De Abraham (Nn. 17-21: CSEL 32, 514-517)
Traité de saint Ambroise sur Abraham
 Quantum illud quod de præda victóriæ nihil vóluit Abraham contíngere nec oblátum súmere! Mínuit enim fructum triúmphi mercédis suscéptio et benefícii ádimit grátiam. Ideóque quóniam sibi mercédem ab hómine non quæsívit, a Deo accépit, sicut légimus scriptum quia post hæc verba factum est Dómini verbum ad Abraham in visu dicens: " Noli timére Abraham, ego prótegam te. Merces tua multa erit valde. " Ab ipso quoque Dómino mercédem quam póstulet considerémus. Non divítias ut avárus expóscit, non longævitátem istíus vitæ ut meticulósus mortis, non poténtiam, sed dignum quærit sui herédem labóris.
 Combien n'est-il pas frappant que, du butin provenant de la victoire, Abraham ne voulut toucher ni prendre rien de ce qu'on lui offrait? Le fruit du triomphe diminue, en effet, dès qu'on reçoit la récompense et la grâce du bienfait. C'est pourquoi, n'ayant pas demandé à l'homme sa récompense, c'est de Dieu qu'Abraham la reçut, ainsi que nous le lisons: Après ces paroles, Dieu fit entendre en vision sa parole à Abraham en disant: " Ne crains pas, Abraham, je te protégerai; très grande sera ta récompense. " Considérons aussi quelle récompense Abraham sollicite du Seigneur: ce ne sont pas les richesses qu'il réclame, comme un avare; ce n'est pas la longévité, comme s'il craignait la mort; ce n'est pas la puissance, mais un digne héritier de son labeur.
 NonN erit, inquit, heres tuus hic, sed alter qui exíerit de te, ille erit heres tuus. Per Isaac legítimum fílium illum verum legítimum póssumus intellégere Dóminum Iesum, quem in princípio evangélii secúndum Matthæum Abrahæ fílium légimus, qui verum se Abrahæ gessit herédem, auctóris illúminans successiónem, per quem Abraham respéxit in cælum et splendórem suæ posteritátis agnóvit non minus illústrem quam stellárum cæléstium fulget cláritas.
 Ce ne sera pas, est-il dit, un esclave qui sera ton héritier, mais celui qui sortira de tes entrailles, voilà quel il sera. Par Isaac, fils légitime, nous pouvons entendre ce vrai fils légitime qu'est le Seigneur Jésus qui, lisons-nous au début de l'évangile selon saint Matthieu, est appelé fils d'Abraham, qui se donne comme son héritier légitime, illustrant la succession de son auteur, par qui Abraham put regarder le ciel et avoir connaissance d'une splendide postérité non moins éclatante que la clarté des étoiles.
 Quómodo autem Abrahæ propágo diffúsa est nisi per fídei hereditátem, per quam cælo comparámur, conférimur ángelis, æquámur stellis? Ideo ait: Sic erit semen tuum. Et crédidit, inquit, Abraham Deo. Quid crédidit? Christum sibi per susceptiónem córporis herédem futúrum. Ut scias quia hoc crédidit, Dóminus ait: Abraham diem meum vidit et gavísus est. Ideo reputátum est illi ad iustítiam, quia ratiónem non quæsívit, sed promptíssima fide crédidit. Bonum est ut ratiónem prævéniat fides, ne tamquam ab hómine ita a Dómino Deo nostro ratiónem videámur exígere. Etenim quam indígnum ut humánis testimóniis de álio credámus, Dei oráculis de se non credámus! Imitémur ergo Abraham, ut herédes simus terræ per iustítiam fídei, per quam ille mundi heres factus est.
 Comment la race d'Abraham se répandit-elle, sinon par l'héritage de la foi, grâce à laquelle nous sommes établis dans le ciel, rendus semblables aux anges, égaux aux étoiles? Aussi est-il écrit: Ainsi sera ta race. Et Abraham eut confiance en Dieu, ajoute le texte. Que crut-il? Que le Christ, en prenant un corps, se ferait son héritier. Pour que nous sachions que c'est bien cela que crut Abraham, le Seigneur nous dit: Abraham a vu mon jour et s'en est réjoui. Aussi cela lui a-t-il été imputé à justice, en ce sens qu'il ne chercha pas à raisonner, mais crut en toute promptitude. Il est bon que la foi prévienne la raison afin que nous n'ayons pas l'air d'exiger nos preuves comme venant de l'homme, mais du Seigneur notre Dieu. Combien n'est-il pas indigne, en effet, de se fier à des témoignages humains concernant autrui et de ne pas croire aux oracles de Dieu le concernant? Imitons donc Abraham afin que, par la justice de la foi qui l'a rendu, lui, héritier du monde, nous devenions, nous, héritiers de la terre.
 r. Dum staret Abraham ad ílicem Mambre, vidit tres púeros: * Tres vidit et unum adorávit. v. Dómine, si invéni grátiam in óculis tuis, transíte et requiéscite in loco isto. * Tres vidit. v. Glória Patri. * Tres vidit.
 r. Comme Abraham se tenait près du chêne de Mambré, il vit trois jeunes gens: * Il en vit trois et se prosterna devant l'Unique. v. Seigneur, si j'ai pu trouver grâce à tes yeux, reposez-vous ici, en passant. * Il en vit trois. v. Gloire au Père. * Il en vit trois.
Postea dicitur immediate et sine orémus oratio propria, cum conclusione longiore.
Après cela on dit immédiatement et sans "Prions" l'oraison propre, avec la conclusion longue.
 Dóminus vobíscum.
 Le Seigneur soit avec vous.
 r. Et cum spíritu tuo.
 r. Et avec votre esprit.
 Benedícat vos omnípotens Deus, Pater, ✠ et Fílius, et Spíritus Sanctus.
 Que Dieu tout puissant vous bénisse, le Père, ✠ et le Fils et le Saint-Esprit.
 r. Amen.
 r. Amen.
Vel alia formula benedictionis, sicut in Missa.
Ou une autre formule de bénédiction, comme à la Messe.
Et si fit dimissio, sequitur invitatio:
Et si on fait un renvoi, on ajoute l'invitation :
Absente sacerdote vel diacono, et in recitatione a solo, sic concluditur:
En l'absence d'un diacre ou d'un prêtre, et dans la récitation seul, on conclut ainsi :
  Dóminus nos benedícat, et ab omni malo deféndat, et ad vitam perdúcat ætérnam. r. Amen.
  Que le Seigneur nous bénisse, qu'Il nous défende de tout mal, et qu'Il nous fasse parvenir à la vie éternelle. r. Amen.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.