Le monde attend que l'Eglise redevienne une société de louange

Avertissement : l'antiphonaire romain est en construction. Il subsiste de nombreuses erreurs et omissions. Soyez patients.
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(c3) DE(h)us,(h) (,)in(h) ad(h)iu(h)tó(hi)ri(h)um(h) me(h)um(h) in(h)tén(h)de.(h) r/.(::) Dó(h)mi(h)ne,(h) (,) ad(h) ad(h)iu(h)ván(h)dum(h) me(h) fes(h)tí(h)na.(h) (:) Gló(h)ri(h)a(h) Pa(h)tri,(h) et(h) Fí(h)li(h)o,(h) (,) et(h) Spi(h)rí(h)tu(h)i(h) Sanc(h)to.(h) (:)
Si(h)cut(h) e(h)rat(h) in(h) prin(h)cí(h)pi(h)o,(h) et(h) nunc,(h) et(h)
sem(h)per,(h) (,) et(h) in(h) sǽ(h)cu(h)la(h) sæ(h)cu(h)ló(h)rum.(h)
Am(h)en.(h:) Al(h)le(hi)lú(h)ia.(h) (::)
   v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde. r. Dómine, ad adiuvándum me festína. Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen. Allelúia.
   v. Dieu, viens à mon aide. r. Seigneur, vite à mon secours. Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen. Alléluia.
Hymnus
Hymne
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(f3) GAL(e)li(f) can(f)tu(c) me(e)di(f)án(f)te(e) (,) no(h)ctis(g) iam(f) ca(g)lí(ef)gi(g)nem(f) (;)
et(g) pro(h)fún(i)dæ(f) no(h)ctis(g) a(f)tram(e) (,) le(h)ván(g)te(f) for(e)mí(g)di(hg)nem,(f) (:)
De(e)us(f) al(f)me,(c) te(e) ro(f)gá(f)mus(e) (,) sup(h)pli(g)cés(f)que(g) pó(ef)sci(g)mus.(f) (::)



2. Vi(e)gil,(f) po(f)tens,(c) lux(e) ve(f)ní(f)sti(e) (,) at(h)que(g) cu(f)stos(g) hó(ef)mi(g)num,(f) (;)
dum(g) te(h)né(i)rent(f) si(h)mul(g) cun(f)cta(e) (,) mé(h)di(g)um(f) si(e)lén(g)ti(hg)um,(f) (:)
réd(e)de(f)rent(f) nec(c)non(e) mor(f)tá(f)lem(e) (,) mór(h)tu(g)i(f) ef(g)fí(ef)gi(g)em,(f) (::)

3. Ex(e)ci(f)tá(f)res(c) quo(e) nos,(f) Chri(f)ste,(e) (,) de(h) som(g)no(f) ma(g)lí(ef)ti(g)æ,(f) (;)
at(g)que(h) gra(i)tis(f) li(h)be(g)rá(f)res(e) (,) no(h)ctúr(g)no(f) de(e) cár(g)ce(hg)re,(f) (:)
red(e)de(f)rés(f)que(c) no(e)bis(f) lu(f)cem(e) (,) vi(h)tæ(g) sem(f)per(g) có(ef)mi(g)tem.(f) (::)

4. Ho(e)nor(f) Pa(f)tri(c) sit(e) ac(f) ti(f)bi,(e) (,) San(h)cto(g) sit(f) Spi(g)rí(ef)tu(g)i,(f) (;)
De(g)o(h) tri(i)no(f) sed(h) et(g) u(f)ni,(e) (,) pa(h)ci,(g) vi(f)tæ,(e) lú(g)mi(hg)ni,(f) (:)
nó(e)mi(f)ni(f) præ(c) cun(e)ctis(f) dul(f)ci(e) (,) di(h)vi(g)nó(f)que(g) nú(ef)mi(g)ni.(f) (::)
A(fgf)men.(ef) (::)
Galli cantu mediánte noctis iam calíginem et profúndæ noctis atram levánte formídinem, Deus alme, te rogámus supplicésque póscimus.
Lorsque le chant du coq dissipe déjà l'obscurité de la nuit et allège la sombre frayeur de la nuit profonde, Dieu bienfaisant, nous Te prions et Te supplions humblement.
Vigil, potens, lux venísti atque custos hóminum, "dum tenérent simul cuncta médium siléntium, rédderent necnon mortálem mórtui effígiem,"
Vigilant, puissant, Tu es venu comme lumière et gardien des hommes, "tandis que toutes choses étaient plongées dans un profond silence, et que les morts rendaient l'image de la mort,"
Excitáres quo nos, Christe, de somno malítiæ, atque gratis liberáres noctúrno de cárcere, "redderésque nobis lucem vitæ semper cómitem."
Afin que Tu nous éveilles, ô Christ, du sommeil de la malice, et que Tu nous libères gratuitement de la prison nocturne, "et que Tu nous rendes la lumière, compagne éternelle de la vie."
Honor Patri sit ac tibi, Sancto sit Spirítui, Deo trino sed et uni, paci, vitæ, lúmini, nómini præ cunctis dulci divinóque númini. Amen.
Honneur soit au Père et à Toi, ainsi qu'au Saint-Esprit, Dieu trine mais aussi un, paix, vie, lumière, nom plus doux que tous et divine puissance. Amen.
Vel:
Ou :
Hymnus
Adésto, rerum cónditor, patérnæ lucis glória, cuius amóta grátia nostra pavéscunt péctora,
Tuóque plena Spíritu, secum Deum gestántia, nil rapiéntis pérfidi diris patéscant fráudibus,
Ut inter actus sǽculi, vitæ quos usus éxigit, omni caréntes crímine tuis vivámus légibus.
Sit, Christe, rex piíssime, tibi Patríque glória cum Spíritu Paráclito, in sempitérna sæcula. Amen.
annotation: Cc2;
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(c3) NE(h) in(h) i(hg)ra(f) tu(h)a(h) *(,) ár(h)gu(h)as(h) me,(i) Dó(i)mi(h)ne.(h) (::)
E(h) u(h) o(f) u(h) a(i) e.(h) (::)
   Ant. 1. Ne in ira tua corrípias me, Dómine.
   Ant. 1. Ne me reprends pas dans Ta colère, Seigneur.
Psalmus 37 (38)
Psaume 37
Obsecratio peccatoris in extremo periculo constituti
Obsécration du pécheur alors qu'il est en extrême danger
Stabant omnes noti eius a longe (Lc 23, 49).
Tous ceux de Sa connaissance se tenaient loin.
I
I
   Dómine, ne in furóre tuo árguas me * neque in ira tua corrípias me,
   Seigneur, ne me reprends dans Ta fureur, et ne me punis pas dans Ta colère,
   quóniam sagíttæ tuæ infíxæ sunt mihi, * et descéndit super me manus tua.
   car j'ai été transpercé de Tes flèches, et Tu as appesanti sur moi Ta main.
   Non est sánitas in carne mea a fácie indignatiónis tuæ, * non est pax óssibus meis a fácie peccatórum meórum.
   Il n'est rien resté de sain dans ma chair à la vue de Ta colère; il n'y a plus de paix dans mes os à la vue de mes péchés.
   Quóniam iniquitátes meæ supergréssæ sunt caput meum * et sicut onus grave gravant me nimis.
   Car mes iniquités se sont élevés au-dessus de ma tête, et comme un lourd fardeau elles se sont appesanties sur moi.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
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(c3) a/. Ne(h) in(h) i(hg)ra(f) tu(h)a(h) (,) ár(h)gu(h)as(h) me,(i) Dó(i)mi(h)ne.(h)
(::)
   Ant. Ne in ira tua corrípias me, Dómine.
   Ant. Ne me reprends pas dans Ta colère, Seigneur.
annotation: 2*a;
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(c3) CON(e)fun(f)dán(hi)tur(iio) *(,) et(h) re(i)ve(j)re(ih)án(i)tur,(i) (;) qui(i) quæ(f)runt(i) á(h)ni(g)mam(f) me(fe)am,(f) (,) ut(e) áu(de)fe(f)rant(h>) e(f)am.(f) (::)
E(i) u(h) o(i) u(j) a(h) e.(f) (::)
   Ant. 2. Confundántur et revertántur, qui quærunt ánimam meam, ut áuferant eam.
   Ant. 2. Qu’ils soient confondus et reculés, ceux qui cherchent à ravir mon âme.
II
II
   Putruérunt et corrúpti sunt livóres mei * a fácie insipiéntiæ meæ.
   Mes plaies ont été remplies de corruption et de pourriture, par l'effet de ma folie.
   Inclinátus sum et incurvátus nimis; * tota die contristátus ingrediébar.
   Je suis devenu misérable, et continuellement tout courbé; je marchais triste tout le jour.
   Quóniam lumbi mei impléti sunt ardóribus, * et non est sánitas in carne mea.
   Car mes reins ont été remplis d'illusions, et il n'y a rien de sain dans ma chair.
   Afflíctus sum et humiliátus sum nimis, * rugiébam a gémitu cordis mei.
   J'ai été affligé et humilié outre mesure, et le gémissement de mon coeur m'arrachait des rugissements.
   Dómine, ante te omne desidérium meum, * et gémitus meus a te non est abscónditus.
   Seigneur, tout mon désir est devant Toi, et mon gémissement ne T'est point caché.
   Palpitávit cor meum, derelíquit me virtus mea, * et lumen oculórum meórum, et ipsum non est mecum.
   Mon coeur est troublé, ma force m'a quitté, et la lumière même de mes yeux n'est plus avec moi.
   Amíci mei et próximi mei procul a plaga mea stetérunt, * et propínqui mei de longe stetérunt.
   Mes amis et mes proches se sont avancés jusqu'à moi, et se sont arrêtés. Ceux qui étaient près de moi se sont arrêtés à distance.
   Et láqueos posuérunt, qui quærébant ánimam meam; et, qui requirébant mala mihi, locúti sunt insídias * et dolos tota die meditabántur.
   Et ceux qui en voulaient à ma vie usaient de violence. Ceux qui cherchaient à me faire du mal ont proféré des mensonges, et tout le jour ils méditaient la tromperie.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
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(c3) a/. Con(e)fun(f)dán(hi)tur(iio) (,) et(h) re(i)ve(j)re(ih)án(i)tur,(i) (;) qui(i) quæ(f)runt(i) á(h)ni(g)mam(f) me(fe)am,(f) (,) ut(e) áu(de)fe(f)rant(h>) e(f)am.(f)
(::)
   Ant. Confundántur et revertántur, qui quærunt ánimam meam, ut áuferant eam.
   Ant. Qu’ils soient confondus et reculés, ceux qui cherchent à ravir mon âme.
annotation: 8g;
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(c4) NE(g) de(g)re(h)lín(j)quas(j) me,(j) *() Dó(j)mi(j)ne(j) De(j)us(j) me(j)us,(j) (,) ne(j) di(j)scé(ih)das(ih) a(g) me.(g) (::)
E(j) u(j) o(i) u(j) a(h) e.(g) (::)
   Ant. 3. Ne derelínquas me, Domíne Deus meus, ne discédas a me.
   Ant. 3. Ne me laisse point, Seigneur mon Dieu, et ne Te sépare point de moi.
III
III
   Ego autem tamquam surdus non audiébam * et sicut mutus non apériens os suum;
   Mais moi, comme si j'eusse été sourd, je n'entendais pas; et comme si j'eusse été muet, je n'ouvrais pas la bouche.
   et factus sum sicut homo non áudiens * et non habens in ore suo redargutiónes.
   Je suis devenu comme un homme qui n'entend pas, et qui n'a pas de répliques dans sa bouche.
   Quóniam in te, Dómine, sperávi, * tu exáudies, Dómine Deus meus.
   Car c'est en Toi, Seigneur, que j'ai espéré; Tu m'exauceras, Seigneur mon Dieu.
   Quia dixi: « Ne quándo supergáudeant mihi; * dum commovéntur pedes mei, magnificántur super me ».
   Car j'ai dit: Que mes ennemis ne se réjouissent pas à mon sujet, eux qui, ayant vu mes pieds ébranlés, ont parlé insolemment de moi.
   Quóniam ego in lapsum parátus sum, * et dolor meus in conspéctu meo semper.
   Car je suis préparé aux châtiments, et ma douleur est toujours devant mes yeux.
   Quóniam iniquitátem meam annuntiábo * et sollícitus sum de peccáto meo.
   Car je proclamerai mon iniquité, et je serai toujours occupé de la pensée de mon péché.
   Inimíci autem mei vivunt et confirmáti sunt; * et multiplicáti sunt, qui odérunt me iníque.
   Cependant mes ennemis vivent, et sont devenus plus puissants que moi, et ceux qui me haïssent injustement se sont multipliés.
   Retribuéntes mala pro bonis detrahébant mihi, * pro eo quod sequébar bonitátem.
   Ceux qui rendent le mal pour le bien me décriaient, parce que je m'attachais au bien.
   Ne derelínquas me, Dómine; * Deus meus, ne discésseris a me.
   Ne m'abandonne pas, Seigneur mon Dieu; ne T'éloigne pas de moi.
   Festína in adiutórium meum, * Dómine, salus mea.
   Hâte-Toi de me secourir, Seigneur, Dieu de mon salut.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
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(c4) a/. Ne(g) de(g)re(h)lín(j)quas(j) me,(j) () Dó(j)mi(j)ne(j) De(j)us(j) me(j)us,(j) (,) ne(j) di(j)scé(ih)das(ih) a(g) me.(g)
(::)
   Ant. Ne derelínquas me, Domíne Deus meus, ne discédas a me.
   Ant. Ne me laisse point, Seigneur mon Dieu, et ne Te sépare point de moi.
   v. Dóminus vias suas docébit nos. r. Et ambulábimus in sémitis tuis.
   v. Le Seigneur nous enseignera Ses voies. r. Et nous marcherons dans Tes sentiers.
In primo nocturno, anno II
Premier nocturne, année II
De libro Génesis
Du livre de la Genèse
   Sarai uxor Abram non genúerat ei líberos; sed habens ancíllam Ægýptiam nómine Agar, dixit maríto suo: " Ecce conclúsit me Dóminus, ne párerem; ingrédere ad ancíllam meam, si forte saltem ex illa suscípiam fílios. " Cumque ille acquiésceret deprecánti, tulit Agar Ægýptiam ancíllam suam post annos decem quam habitáre cœperant in terra Chánaan, et dedit eam viro suo uxórem. Qui ingréssus est ad eam. At illa concepísse se videns despéxit dóminam suam.
   La femme d'Abram, Saraï, ne lui avait pas donné d'enfant. Mais elle avait une servante égyptienne, nommée Agar, et Saraï dit à Abram: " Vois, je te prie: le Seigneur n'a pas permis que j'enfante. Va donc vers ma servante. Peut-être obtiendrai-je par elle des enfants. " Et Abram écouta la voix de Saraï. Ainsi, au bout de dix ans qu'Abram résidait au pays de Canaan, sa femme Saraï prit Agar l'Égyptienne, sa servante, et la donna pour femme à son mari, Abram. Celui-ci alla vers Agar, qui devint enceinte. Lorsqu'elle se vit enceinte, sa maîtresse ne compta plus à ses yeux.
   Dixítque Sárai ad Abram: " Iníque agis contra me; ego dedi ancíllam meam in sinum tuum, quæ videns quod concéperit, despéctui me habet. Iúdicet Dóminus inter me et te. " Cui respóndens Abram: " Ecce, ait, ancílla tua in manu tua est; útere ea, ut libet. " Affligénte ígitur eam Sárai, aufúgit ab ea. Cumque invenísset illam ángelus Dómini iuxta fontem aquæ in desérto, ad fontem in via Sur, dixit: " Agar, ancílla Sárai, unde venis et quo vadis? " Quæ respóndit: " A fácie Sárai dóminæ meæ ego fúgio. " Dixítque ei ángelus Dómini: " Revértere ad dóminam tuam et humiliáre sub mánibus ipsíus. " Et dixit ei ángelus Dómini: " Multíplicans multiplicábo semen tuum, et non numerábitur præ multitúdine. " Et dixit ei ángelus Dómini: " Ecce, concepísti et páries fílium vocabísque nomen eius Ismæl, eo quod audíerit Dóminus afflictiónem tuam. Hic erit homo ónagro símilis; manus eius contra omnes, et manus ómnium contra eum; et e regióne universórum fratrum suórum figet tabernácula. "
   Alors Saraï dit à Abram: " Tu es responsable de l'injure qui m'est faite! J'ai mis ma servante entre tes bras et, depuis qu'elle s'est vue enceinte, je ne compte plus à ses yeux. Que le Seigneur juge entre moi et toi! " Abram dit à Saraï: " Eh bien, ta servante est entre tes mains, fais-lui comme il te semblera bon. " Saraï la maltraita tellement que l'autre s'enfuit de devant elle. L'Ange du Seigneur la rencontra près d'une certaine source au désert, la source qui est sur le chemin de Shur. Il dit: " Agar, servante de Saraï, d'où viens-tu et où vas-tu? " Elle répondit: " Je fuis devant ma maîtresse Saraï. " L'Ange du Seigneur lui dit: " Retourne chez ta maîtresse et sois-lui soumise. " L'Ange du Seigneur lui dit: " Je multiplierai beaucoup ta descendance, tellement qu'on ne pourra pas la compter. " L'Ange du Seigneur lui dit: " Tu es enceinte et tu enfanteras un fils, et tu lui donneras le nom d'Ismaël, car le Seigneur a entendu ta détresse. Celui-là sera un onagre d'homme, sa main contre tous, la main de tous contre lui, il s'établira à la face de tous ses frères. "
   Vocávit autem nomen Dómini, qui loquebátur ad eam: " Tu Deus, qui vidísti me. " Dixit enim: " Profécto hic vidi posterióra vidéntis me. " Proptérea appellátur púteus ille Lahairói; ipse est inter Cades et Barad. Peperítque Agar Abræ fílium; qui vocávit nomen fílii sui, quem pepérerat Agar, Ismæl. Octogínta et sex annórum erat Abram, quando péperit ei Agar Ismǽlem.
   Au Seigneur qui lui avait parlé, Agar donna ce nom: " Tu es El-Roï ", car, dit-elle, " Ai-je encore vu ici après celui qui me voit? " C'est pourquoi on a appelé ce puits le puits de Lahaï-Roï; il se trouve entre Cadès et Bérèd. Agar enfanta un fils à Abram, et Abram donna au fils qu'enfanta Agar le nom d'Ismaël. Abram avait quatre-vingt-six ans quand Agar le fit père d'Ismaël.
   r. Crédidit Abraham Deo, et reputátum est ei ad iustítiam; * Et ídeo amícus Dei appellátus est. v. Fuit autem iustus coram Dómino, et ambulávit in viis eius; * Et ídeo. v. Glória Patri. * Et ídeo.
   r. Abraham eut foi en Dieu, et de ce fait Dieu estima qu'il était juste; * C'est pourquoi il reçut le nom d'ami de Dieu. v. Abraham fut un homme juste aux yeux du Seigneur, il marcha selon ses voies; * C'est pourquoi. v. Gloire au Père. * C'est pourquoi.
In secundo nocturno, anno II
Deuxième nocturne, année II
Ex Tractátu sancti Hilárii epíscopi De Trinitáte (Lib. 4, 23-24: CCL 62, 125-127)
Traité de saint Hilaire sur la Trinité
   Post multas Dei allocutiónes ad Abraham, cum advérsus Agar Sara commoverétur, concéptui ancíllæ dómina stérilis ínvidens, cumque discessísset a conspéctu eius, ita de ea Scriptúra lóquitur: Et dixit ángelus Dómini ad Agar: " Redi ad dóminam tuam, et humília te sub mánibus eius. " Et dixit ei ángelus Dómini: " Multíplicans multiplicábo semen tuum, et non dinumerábitur a multitúdine. " Et rursum: Et vocávit nomen Dómini qui loquebátur secum: Tu Deus qui aspexísti me. Angelus Dei lóquitur. Duplex autem in ángelo Dei significátio est: ipse qui est, et ille cuius est. Et lóquitur non res secúndum nomen offícii sui; ait enim: Multíplicans multiplicábo semen tuum, et non dinumerábitur a multitúdine. Ministérium ángeli potéstas multiplicandárum géntium excédit.
   Dieu avait déjà parlé plusieurs fois à Abraham lorsque Sara s'irrita contre Agar: la maîtresse stérile était jalouse de constater la fécondité de sa servante, si bien qu'Agar dut s'éloigner. L'Écriture nous rapporte alors ceci: L'ange du Seigneur dit à Agar: " Retourne vers ta maîtresse et humilie-toi sous sa main. " Et l'ange du Seigneur ajouta: " Je multiplierai extrêmement ta postérité; on ne pourra la compter, tant elle sera nombreuse. " Et plus loin: Agar donna au Seigneur qui lui avait parlé ce nom: Tu es le Dieu qui m'a vue. C'est l'ange du Seigneur qui parle. Ce mot ange du Seigneur peut recevoir une double acception: celui qui est envoyé, ou celui dont il vient. Or ce dont parle l'ange est hors de proportion avec ce dont est capable un messager céleste, si l'on donnait ce sens au mot ange du Seigneur; car il promet: Je multiplierai extrêmement ta postérité; on ne pourra la compter, tant elle sera nombreuse. Le pouvoir de multiplier les nations dépasse la fonction des anges.
   Sed quid tandem de eo qui Dei ángelus quæ soli Deo própria sunt loquebátur, Scriptúra testáta est? Et vocávit nomen Dómini qui loquebátur secum: Tu Deus qui aspexísti me. Primum ángelus Dei; secúndum Dóminus , dehinc tértio Deus. Qui ángelus Dei dictus est, idem Dóminus et Deus est. Est autem secúndum Prophétam Fílius Dei magni consílii ángelus. Ut personárum distínctio absolúta esset, ángelus Dei est nuncupátus; qui enim est Deus ex Deo, ipse est et ángelus Dei. Ut vero honor débitus redderétur, et Dóminus et Deus est prædicátus.
   Mais que dit l'Écriture de celui qui, appelé ange de Dieu, tient un langage qui est propre à Dieu seul? Agar donna au Seigneur qui lui avait parlé ce nom: Tu es le Dieu qui m'a vue. On le nomme d'abord ange de Dieu, ensuite Seigneur. Et voilà qu'en troisième lieu, elle l'appelle Dieu. La même personne qui est appelée ange de Dieu prend aussi le nom de Seigneur et de Dieu. Or, le Fils de Dieu est, selon le Prophète, l'ange du grand conseil. Pour nous permettre de distinguer clairement les personnes, il est appelé ange de Dieu. Car celui qui est Dieu de Dieu est aussi ange de Dieu. Mais, pour qu'il reçoive l'honneur qui lui est dû en toute vérité, il est proclamé également Seigneur et Dieu.
   Et hic quidem primum ángelus, deínde idem póstea et Dóminus et Deus: ad Abraham vero tantum Deus. Tuto enim, iam personárum discretióne præmíssa, ne solitárii error subésset, absolútum et verum eius nomen edícitur. Scriptum namque est: Et dixit Deus ad Abraham: " Ecce Sara uxor tua páriet fílium tibi ". Numquid ambígitur quin qui ángelus Dei dictus est, idem rursum dicátur et Deus? Angelus Dómini ad Agar locútus est; idem ad Abraham Deus lóquitur, ex eódem ad utrúmque fit sermo.
   Ici donc, le messager est appelé tout d'abord ange et ensuite Seigneur et Dieu. Mais Abraham lui donne uniquement le nom de Dieu. En effet, maintenant la distinction des personnes est chose acquise; on ne risque plus de commettre l'erreur de croire en un Dieu solitaire; aussi le nom parfait et vrai de Dieu peut-il alors être divulgué. Ainsi est-il écrit: Dieu dit à Abraham: " Voici que Sara, ta femme, t'enfantera un fils. " Pouvons-nous douter que celui qui avait été appelé ange de Dieu soit à présent celui qui porte le nom de Dieu? L'ange du Seigneur s'adresse à Agar; Dieu tient à Abraham le même langage. De part et d'autre, c'est le même Dieu qui prend la parole.
   r. Dum staret Abraham ad ílicem Mambre, vidit tres púeros: * Tres vidit et unum adorávit. v. Dómine, si invéni grátiam in óculis tuis, transíte et requiéscite in loco isto. * Tres vidit. v. Glória Patri. * Tres vidit.
   r. Comme Abraham se tenait près du chêne de Mambré, il vit trois jeunes gens: * Il en vit trois et se prosterna devant l'Unique. v. Seigneur, si j'ai pu trouver grâce à tes yeux, reposez-vous ici, en passant. * Il en vit trois. v. Gloire au Père. * Il en vit trois.
   
   Orémus.
   Prions.
   Omnípotens sempitérne Deus, qui cæléstia simul et terréna moderáris, supplicatiónes pópuli tui cleménter exáudi, * et pacem tuam nostris concéde tempóribus. Per Dóminum.
   Dieu éternel et tout-puissant, Toi qui gouvernes à la fois le ciel et la terre, exauce avec bonté les supplications de Ton peuple, et accorde Ta paix à notre temps.
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(c4) BE(d)ne(e)di(f)cá(gh)mus(g) Dó(fe)mi(de)no.(e) r/.(::) De(gh)o(g) grá(fe)ti(de)as.(e) (::)
   v. Benedicámus Dómino. r. Deo grátias.
   v. Bénissons le Seigneur. r. Rendons grâces à Dieu.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.
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