Le monde attend que l'Eglise redevienne une société de louange

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   v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde.
   v. Dieu, viens à mon aide.
   r. Dómine, ad adiuvándum me festína.
   r. Seigneur, vite à mon secours.
   Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
   Allelúia.
   Alléluia.
Hymnus
Hymnne
Hæc fémina laudábilis et honoráta méritis, ut sanctis pollet móribus, triúmphat sic cum ángelis.
Cette femme admirable et honorée par ses mérites, forte de saintes mœurs, triomphe ainsi avec les anges.
Ex corde devotíssimo orans Deum cum lácrimis, vigíliis, ieiúniis hærébat hæc assíduis.
D'un cœur très dévot, elle priait Dieu avec larmes, veilles et jeûnes assidus.
Contémnens mundi glóriam ac mente semper íntegra, perféctam post iustítiam migrávit super sídera.
Méprisant la gloire du monde et gardant son esprit toujours intègre, elle a migré au-delà des étoiles après avoir atteint la perfection de la justice.
Quæ sanctitátis áctibus sua ditávit límina, lætátur nunc perpétuis cæléstis ædis præmiis.
Enrichissant les seuils de la sainteté par ses actes, elle se réjouit maintenant des éternelles récompenses de la demeure céleste.
Laus uni ac trino Dómino, qui nos eius precátibus, perácto vitæ término, coniúngat cæli cívibus. Amen.
Louange à Dieu unique et trine, qui, par ses prières, nous unira, après le terme de la vie, aux citoyens du ciel. Amen.
   Ant. 1. Laborávi clamans, dum spero in Deum meum.
   Ant. 1. Je me suis fatigué en criant, tandis que j’espère en mon Dieu.
Psalmus 68
Psaume 68
Zelus domus tuæ comedit me
Le zèle de Ta maison me dévore
Dederunt ei vinum bibere cum felle mixtum (Mt 27,34).
Il Lui donnèrent à boire du vin mêlé de fiel.
I
I
   Salvum me fac, Deus, * quóniam venérunt aquæ usque ad guttur meum.
   Sauve-moi, ô Dieu, * car les eaux sont entrées jusqu'à mon âme.
   Infíxus sum in limo profúndi, et non est substántia; * veni in profúnda aquárum, et fluctus demérsit me.
   Je suis enfoncé dans une boue profonde, où il n'y a pas de consistance; je suis descendu au fond des eaux et le flot m'a submergé.
   Laborávi clamans, raucæ factæ sunt fauces meæ; * defecérunt óculi mei, dum spero in Deum meum.
   Je me suis fatigué à crier, ma gorge en a été enrouée; mes yeux se sont épuisés, tandis que j'attends mon Dieu.
   Multiplicáti sunt super capíllos cápitis mei, * qui odérunt me gratis.
   Ils sont devenus plus nombreux que les cheveux de ma tête, ceux qui me haïssent sans cause.
   Confortáti sunt, qui persecúti sunt me inimíci mei mendáces; * quæ non rápui, tunc exsolvébam.
   Ils sont devenus forts, mes ennemis qui me persécutent injustement; j'ai dû payer ce que je n'avais pas pris.
   Deus, tu scis insipiéntiam meam, * et delícta mea a te non sunt abscóndita.
   O Dieu, Tu connais ma folie, et mes péchés ne Te sont point cachés.
   Non erubéscant in me, qui exspéctant te, * Dómine, Dómine virtútum.
   Que ceux qui espèrent en Toi ne rougissent pas à cause de moi, Seigneur, Seigneur des armées.
   Non confundántur super me, * qui quærunt te, Deus Israel.
   Qu'ils ne soient pas confondus à mon sujet, ceux qui Te cherchent, Dieu d'Israël.
   Quóniam propter te sustínui oppróbrium, * opéruit confúsio fáciem meam;
   Car c'est à cause de Vous que j'ai souffert l'opprobre, et que la confusion a couvert mon visage.
   extráneus factus sum frátribus meis * et peregrínus fíliis matris meæ.
   Je suis devenu un étranger pour mes frères, et un inconnu pour les fils de ma mère.
   Quóniam zelus domus tuæ comédit me, * et oppróbria exprobrántium tibi cecidérunt super me.
   Car le zèle de Ta maison m'a dévoré, et les outrages de ceux qui T'insultaient sont tombés sur moi.
   Et flevi in ieiúnio ánimam meam, * et factum est in oppróbrium mihi.
   J'ai affligé mon âme par le jeûne, et l'on m'en a fait un sujet d'opprobre.
   Et pósui vestiméntum meum cilícium, * et factus sum illis in parábolam.
   J'ai pris pour vêtement un cilice, et je suis devenu leur fable.
   Advérsum me loquebántur, qui sedébant in porta, * et in me canébant, qui bibébant vinum.
   Ceux qui étaient assis à la porte parlaient contre moi, et ceux qui buvaient du vin me raillaient par leurs chansons.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
   Ant. Laborávi clamans, dum spero in Deum meum.
   Ant. Je me suis fatigué en criant, tandis que j’espère en mon Dieu.
   Ant. 2. Dedérunt in escam meam fel, et in siti mea potavérunt me acéto.
   Ant. 2. Ils m'ont donné du fiel comme nourriture, et pour ma soif, ils m'ont donné du vinaigre à boire.
II
II
   Ego vero oratiónem meam ad te, Dómine, * in témpore benepláciti, Deus.
   Mais moi je T'adresse, Seigneur, ma prière. Voici le temps favorable, ô Dieu.
   In multitúdine misericórdiæ tuæ exáudi me, * in veritáte salútis tuæ.
   Selon la grandeur de Ta miséricorde exauce-moi, selon la vérité de Tes promesses de salut.
   Éripe me de luto, ut non infígar, erípiar ab iis, qui odérunt me, * et de profúndis aquárum.
   ue les flots en fureur ne me submergent point; que l'abîme ne m'engloutisse pas, et que le puits ne ferme pas sa bouche sur moi.
   Exáudi me, Dómine, quóniam benígna est misericórdia tua; * secúndum multitúdinem miseratiónum tuárum réspice in me.
   Exauce-moi, Seigneur, car Ta miséricorde est toute suave; regarde- moi selon l'abondance de Tes bontés.
   Et ne avértas fáciem tuam a púero tuo; * quóniam tríbulor, velóciter exáudi me.
   Et ne détourne pas Ton visage de Ton serviteur; parce que je suis dans l'angoisse, exauce-moi promptement.
   Accéde ad ánimam meam, víndica eam, * propter inimícos meos rédime me.
   Sois attentif sur mon âme, et délivre-la à cause de mes ennemis.
   Tu scis oppróbrium meum * et confusiónem meam et reveréntiam meam.
   Tu connais mon opprobre, et ma confusion, et ma honte.
   In conspéctu tuo sunt omnes, qui tríbulant me; *oppróbrium contrívit cor meum, et elángui.
   Tous ceux qui me persécutent sont devant Toi ; mon coeur s'attend à l'insulte et à la misère.
   Et sustínui, qui simul contristarétur, et non fuit, * et qui consolarétur, et non invéni.
   Et j'ai attendu que quelqu'un s'attristât avec moi, mais nul ne l'a fait; et que quelqu'un me consolât, mais je n'ai trouvé personne.
   Et dedérunt in escam meam fel * et in siti mea potavérunt me acéto.
   Et ils m'ont donné du fiel pour nourriture, et dans ma soif ils m'ont abreuvé de vinaigre.
   [Fiat mensa eórum coram ipsis in láqueum * et in retributiónes et in scándalum.
   [Que leur table soit devant eux comme un filet, un juste châtiment et une pierre de scandale.
   Obscuréntur óculi eórum, ne vídeant, * et lumbos eórum semper infírma.
   Que leurs yeux soient obscurcis, pour qu'ils cessent de voir, et courbe à jamais leur dos.
   Effúnde super eos iram tuam, * et furor iræ tuæ comprehéndat eos.
   Déverse sur eux Ta colère, et que la fureur de Ton courroux les saisisse.
   Fiat commorátio eórum desérta, * et in tabernáculis eórum non sit qui inhábitet.
   Que leur demeure devienne déserte, et qu'il n'y ait personne qui habite dans leurs tentes.
   Quóniam, quem tu percussísti, persecúti sunt, * et super dolórem eíus, quem vulnerásti, addidérunt.
   Parce qu'ils ont persécuté celui que Tu as frappé, et qu'ils ont ajouté à la douleur de mes blessures.
   Appóne iniquitátem super iniquitátem eórum, * et non véniant ad iustítiam tuam.
   Ajoute l'iniquité à leur iniquité, et qu'ils n'entrent pas dans Ta justice.
   Deleántur de libro vivéntium * et cum iústis non scribántur.]
   Qu'ils soient effacés du livre des vivants, et qu'ils ne soient point inscrits avec les justes.]
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
   Ant. Dedérunt in escam meam fel, et in siti mea potavérunt me acéto.
   Ant. Ils m'ont donné du fiel comme nourriture, et pour ma soif, ils m'ont donné du vinaigre à boire.
   Ant. 3. Quǽrite Dóminum, et vivet ánima vestra.
   Ant. 3. Cherchez le Seigneur, et votre âme vivra.
III
III
   Ego autem sum pauper et dolens; * salus tua, Deus, súscipit me.
   Pour moi, je suis pauvre et dans la douleur; Ton salut, ô Dieu, m'a relevé.
   Laudábo nomen Dei cum cántico * et magnificábo eum in laude.
   Je louerai le Nom de Dieu par des cantiques, et je le glorifierai par des louanges;
   Et placébit Dómino super taurum, * super vítulum córnua producéntem et úngulas.
   et ce sera plus agréable à Dieu que le jeune veau, à qui poussent les cornes et les ongles.
   Vídeant húmiles et læténtur; * quærite Deus, et vivet cor vestrum,
   Que les pauvres le voient et se réjouissent. Cherchez Dieu, et votre âme vivra;
   quóniam exaudívit páuperes Dóminus * et vinctos suos non despéxit.
   car le Seigneur a exaucé les pauvres, et Il n'a pas méprisé Ses captifs.
   Laudent illum cæli et terra, * mária et ómnia reptília in eis.
   Que les cieux et la terre Le louent; la mer, et tout ce qui s'y meut.
   Quóniam Deus salvam fáciet Sion et ædificábit civitátes Iudæ; * et inhabitábunt ibi et possidébunt eam.
   Car Dieu sauvera Sion, et les villes de Juda seront bâties. Ils y habiteront, et ils l'acquerront en héritage.
   Et semen servórum eius hereditábunt eam * et, qui díligunt nomen eius, habitábunt in ea.
   Et la race de Ses serviteurs la possédera, et ceux qui aiment Son Nom y habiteront.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
   Ant. Quǽrite Dóminum, et vivet ánima vestra.
   Ant. Cherchez le Seigneur, et votre âme vivra.
In primo nocturno, anno II )
Premier nocturne, année II)
De Actibus Apostolórum 28, 1-14
Du livre des Actes des Apôtres
   Cum evasissémus, tunc cognóvimus quia Mélita ínsula vocátur. Bárbari vero præstábant non módicam humanitátem nobis; accénsa enim pyra suscipiébant nos omnes propter imbrem qui imminébat et frigus. Cum congregásset autem Paulus sarmentórum aliquántam multitúdinem et imposuísset super ignem, vípera, a calóre cum processísset, invásit manum eius. Ut vero vidérunt bárbari pendéntem béstiam de manu eius, ad ínvicem dicébant: «Utique homicída est homo hic, qui cum eváserit de mari, Ultio non permísit vívere.» Et ille quidem excútiens béstiam in ignem, nihil mali passus est; at illi exspectábant eum in tumórem converténdum aut súbito casúrum et mori. Diu autem illis exspectántibus et vidéntibus nihil mali in eo fíeri, converténtes se dicébant eum esse deum.
   Une fois sauvés, nous apprîmes que l'île s'appelait Malte. Les indigènes nous traitèrent avec une humanité peu banale. Ils nous accueillirent tous auprès d'un grand feu qu'ils avaient allumé à cause de la pluie qui était survenue et du froid. Comme Paul ramassait une brassée de bois sec et la jetait dans le feu, une vipère, que la chaleur en fit sortir, s'accrocha à sa main. Quand les indigènes virent la bête suspendue à sa main, ils se dirent entre eux: « Pour sûr, c'est un assassin que cet homme: il vient d'échapper à la mer, et la vengeance divine ne lui permet pas de vivre. » Mais lui secoua la bête dans le feu et n'en ressentit aucun mal. Ils s'attendaient à le voir enfler ou tomber raide mort. Après avoir attendu longtemps, voyant qu'il ne lui arrivait rien d'anormal, ils changèrent d'avis et se mirent à dire que c'était un dieu.
   In locis illis erant prdia príncipis ínsulæ nómine Públii, qui nos suscípiens tríduo benígne hospítio recépit. Cóntigit autem patrem Públii fébribus et dysentéria vexátum iacére, ad quem Paulus intrávit et, cum orásset et imposuísset ei manus, sanávit eum. Quo facto et céteri qui in ínsula habébant infirmitátes, accedébant et curabántur; qui étiam multis honóribus nos honoravérunt et navigántibus imposuérunt quæ necessária erant.
   Il y avait à proximité de cet endroit un domaine appartenant au Premier de l'île, nommé Publius. Celui-ci nous reçut et nous hébergea complaisamment pendant trois jours. Justement le père de Publius, en proie aux fièvres et à la dysenterie, était alité. Paul alla le voir, pria, lui imposa les mains et le guérit. Sur quoi, les autres malades de l'île vinrent aussi le trouver et furent guéris. Aussi nous comblèrent-ils de toutes sortes de prévenances et, à notre départ, nous pourvurent-ils du nécessaire.
   Post menses autem tres navigávimus in navi Alexandrína quæ in ínsula hiemáverat, cui erat insígne Castórum. Et cum veníssemus Syracúsam, mánsimus ibi tríduo; inde solvéntes devénimus Rhégium. Et post unum diem, superveniénte austro, secúnda die vénimus Putéolos, ubi invéntis frátribus rogáti sumus manére apud eos dies septem; et sic vénimus Romam.
   Au bout de trois mois, nous prîmes la mer sur un navire qui avait hiverné dans l'île; c'était un bateau alexandrin, à l'enseigne des Dioscures. Nous abordâmes à Syracuse et y demeurâmes trois jours. De là, en longeant la côte, nous allâmes à Rhegium. Le jour suivant, le vent du Sud se leva, et nous parvenions le surlendemain à Puteoli. Y trouvant des frères, nous eûmes la consolation de rester sept jours avec eux. Et c'est ainsi que nous arrivâmes à Rome.
   r. Data est mihi omnis potéstas in cælo et in terra, allelúia, allelúia; * Eúntes docéte omnes gentes, allelúia, allelúia. v. Baptizántes eos in nómine Patris, et Fílii, et Spíritus Sancti. * Eúntes. v. Glória Patri. * Eúntes.
   r. Tout pouvoir m'a été donné au ciel et sur la terre, alléluia, alléluia; * Allez donc, de toutes les nations faites des disciples, alléluia, alléluia! v. Baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. * Allez donc. v. Gloire au Père. * Allez donc.
In secundo nocturno, anno II )
Deuxième nocturne, année II)
Ex Expositióne sancti Thomæ de Aquíno presbýteri in Ioánnem (Cap. 4, lect. 2: ed. Marietti, 110.112)
Commentaire de saint Thomas d'Aquin sur l'Évangile de Jean
   Si scires donum Dei, et quis est qui dicit tibi: «Da mihi bíbere», tu fórsitan petísses ab eo, et dedísset tibi aquam vivam. Est duplex aqua: scílicet viva et non viva. Non viva quidem est quæ non continuátur suo princípio unde scatúrit; sed collécta de plúvia, seu aliúnde, in lacúnas et cistérnas a suo princípio separáta servátur. Viva autem aqua est quæ suo princípio continuátur et éffluit. Secúndum hoc ergo grátia Spíritus Sancti recte dícitur aqua viva, quia ita ipsa grátia Spíritus Sancti datur hómini quod tamen ipse fons grátiæ datur, scílicet Spíritus Sanctus. Immo per ipsum datur grátia: Cáritas Dei diffúsa est in córdibus nostris per Spíritum Sanctum qui datus est nobis.
   Si tu savais le don de Dieu, et qui est celui qui te dit: « Donne-moi à boire », peut-être lui aurais-tu demandé, et il t'aurait donné de l'eau vive. Il existe deux sortes d'eaux: les vives et les mortes. Les eaux mortes ne sont plus en continuité avec le principe d'où elles découlent. Venues de la pluie ou puisées ailleurs, et réunies en lagunes ou dans des citernes, elle se conservent coupées de leur origine. L'eau vive est, au contraire, dans la continuité de sa source et elle coule. En ce sens, la grâce de l'Esprit Saint est justement nommée eau vive: si cette grâce est donnée, en effet, c'est avec sa source, qui est l'Esprit Saint, et c'est même par le don de l'Esprit que passe celui de la grâce: L'amour a été répandu dans nos cœurs par l'Esprit Saint qui nous a été donné.
   Nam ipse Spíritus Sanctus est fons indefíciens, a quo ómnia dona gratiárum éffluunt: Hæc ómnia operátur unus atque idem Spíritus. Et inde est quod si áliquis donum Spíritus Sancti hábeat, et non spíritum, aqua non continuátur suo princípio, et ídeo mórtua et non viva: Fides sine opéribus mórtua est.
   Car le Saint-Esprit lui-même est une source: il ne tarit jamais et toutes les grâces découlent de lui: Tous ces dons, un seul et unique Esprit en est l'auteur. De là vient que, lorsque quelqu'un possède un don de l'Esprit Saint sans posséder l'Esprit Saint lui-même, c'est une eau sans contact avec son principe, une eau morte et non pas une eau vive: La foi sans les œuvres est une foi morte.
   Qui bíberit ex aqua, quam ego dabo ei, non sítiet in ætérnum. Quómodo ergo non sítiet in ætérnum qui bíberit ex hac aqua, scílicet divína sapiéntia, cum ipsa sapiéntia dicat: Qui bibunt me, adhuc sítient? Sed dicéndum quod utrúmque verum est: quia qui bibit ex aqua quam Christus dat et sitit adhuc et non sitit; sed qui bibit ex aqua corporáli sítiet íterum. Aqua materiális et carnális non est perpétua, nec causam perpétuam habet, sed deficiéntem; aqua vero spiritális causam perpétuam habet, scilicet Spíritum Sanctum, qui est fons vitæ, numquam defíciens. Alia rátio est, quia differéntia est inter rem spiritálem et temporálem. Licet enim útraque géneret sitim, tamen áliter et áliter: quia res temporális hábita, causat quidem sitim non sui ipsíus, sed altérius rei; spiritális vero tollit sitim altérius rei et causat sui ipsíus sitim.
   Quiconque boira de l'eau que je lui donnerai n'aura plus jamais soif. Comment n'aura-t-il plus jamais soif, celui qui boira de cette eau, sagesse divine, quand la Sagesse en personne dit ailleurs: Ceux qui me boiront auront encore soif? En réalité, l'un et l'autre est vrai: tandis qu'aura de nouveau soif le buveur d'une eau de la terre, celui qui boit de l'eau donnée par le Christ a encore soif et n'aura plus soif tout à la fois. L'eau ordinaire et sensible ne coule pas toujours , la cause n'est pas éternelle, elle est périssable; au contraire, l'eau spirituelle a pour origine éternelle le Saint-Esprit, source inépuisable de vie. Une autre raison se trouve dans la différence entre un bien spirituel et un bien matériel. L'un et l'autre provoquent une soif, mais différemment: un bien matériel possédé donne soif, non de lui-même, mais d'un autre, tandis que le bien spirituel ôte le désir d'autre chose et donne encore soif de soi.
   r. Dum vénerit Paráclitus, Spíritus veritátis, * Ille árguet mundum de peccáto et de iustítia et de iudício, allelúia, allelúia. v. Si enim non abíero, Paráclitus non véniet ad vos; si autem abíero, mittam vobis eum. * Ille. v. Glória Patri. * Ille.
   r. Quand il viendra, lui, le Défenseur, l'Esprit de vérité, * Il dénoncera l'erreur du monde sur le péché, sur le bon droit, et sur la condamnation, alléluia, alléluia! v. Car si je ne m'en vais pas, le Défenseur ne viendra pas à vous; mais si je pars, je vous l'enverrai. * Il dénoncera. v. Gloire au Père. * Il dénoncera.
Postea dicitur immediate et sine orémus oratio propria, cum conclusione longiore.
Après cela on dit immédiatement et sans "Prions" l'oraison propre, avec la conclusion longue.
   Dóminus vobíscum.
   Le Seigneur soit avec vous.
   r. Et cum spíritu tuo.
   r. Et avec votre esprit.
   Benedícat vos omnípotens Deus, Pater, ✠ et Fílius, et Spíritus Sanctus.
   Que Dieu tout puissant vous bénisse, le Père, ✠ et le Fils et le Saint-Esprit.
   r. Amen.
   r. Amen.
Vel alia formula benedictionis, sicut in Missa.
Ou une autre formule de bénédiction, comme à la Messe.
Et si fit dimissio, sequitur invitatio:
Et si on fait un renvoi, on ajoute l'invitation :
Absente sacerdote vel diacono, et in recitatione a solo, sic concluditur:
En l'absence d'un diacre ou d'un prêtre, et dans la récitation seul, on conclut ainsi :
    Dóminus nos benedícat, et ab omni malo deféndat, et ad vitam perdúcat ætérnam. r. Amen.
    Que le Seigneur nous bénisse, qu'Il nous défende de tout mal, et qu'Il nous fasse parvenir à la vie éternelle. r. Amen.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.
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