Le monde attend que l'Eglise redevienne une société de louange

Les textes de l'office de lecture sont encore en construction. Ils ne sont malheureusement pas encore complets pour le moment. Si vous désirez méditer ces lectures bibiliques et patristiques, veuillez utiliser le cursus monastique de l'office divin.
  v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde.
  v. Dieu, viens à mon aide.
  r. Dómine, ad adiuvándum me festína.
  r. Seigneur, vite à mon secours.
  Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen.
  Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
  Allelúia.
  Alléluia.
  Hymnus
Hymne
  Verbum supérnum pródiens, a Patre lumen éxiens, qui natus orbi súbvenis cursu declívi témporis:
  Verbe du Tout-Puissant né dans le sein du Père,éternel et Dieu comme Lui, qui, pour tirer enfin l'homme de sa misère viens naître homme aujourd'hui,
  Illúmina nunc péctora tuóque amóre cóncrema; audíta per præcóni sint pulsa tandem lúbrica.
  Fais que Ta vérité dans nos armes rayonne, et que Ton feu brûlant nos cœurs, la voix de Ton héraut qui dans les déserts tonne, guérisse nos langueurs.
  Iudéxque cum post áderis rimári facta péctoris, reddens vicem pro ábditis iustísque regnum pro bonis,
  Et, lorsque découvrant les vertus ou le vice jusqu'au fond du cœur des humains, Tu rendras en vrai juge aux méchants le supplice et la couronne aux saints.
  Non demum artémur malis pro qualitáte críminis, sed cum beátis cómpotes simus perénnes cǽlites.
  Ne lance pas sur nous l'effroyable anathème, mais joins-nous à Lui par Ta bonté à ceux dont l'œil doit voir de Ton palais suprême l'immortelle beauté.
  Sit, Christe, rex piíssime, tibi Patríque glória cum Spíritu Paráclito, in sempitérna sǽcula. Amen.
  O Christ, ô Roi plein de bonté, gloire à Toi et gloire à Ton Père, avec l'Esprit consolateur, dans les siècles sans fin. Amen.
  Ant. 1. Ipsi intra nos gémimus, exspectántes redemptiónem córporis nostri.
  Ant. 1. Nous aussi, nous gémissons intérieurement, attendant l'adoption, la rédemption de notre corps.
  Psalmus 38 (39)
Psaume 38
  Ægrotantis deprecatio
Supplication de l'infirme
  Vanitati creatura subiecta est... propter eum qui subiecit eam in spe (Rom 8, 20).
La création a été soumise à la vanité ... à cause de celui qui l'y a soumise dans l'espérance.
  I
I
  Dixi: «Custódiam vias meas, * ut non delínquam in lingua mea;
  J'ai dit: je veillerai sur mes voies, pour ne point pécher par ma langue.
  ponam ori meo custódiam, * donec consístit peccátor advérsum me».
  J'ai mis une garde à ma bouche, pendant que le pécheur s'élevait devant moi.
  Tacens obmútui et sílui absque ullo bono, * et dolor meus renovátus est.
  Je me suis tu, et je me suis humilié, et je me suis abstenu de dire même de bonnes choses; et ma douleur a été renouvelée.
  Concáluit cor meum intra me, * et in meditatióne mea exársit ignis.
  Mon coeur s'est échauffé au dedans de moi, et tandis que je méditais, un feu s'est embrasé.
  Locútus sum in lingua mea: * «Notum fac mihi, Dómine, finem meum;
  La parole est venue sur ma langue: Fais-moi connaître ma fin, Seigneur,
  et númerum diérum meórum quis est, * ut sciam quam brevis sit vita mea».
  et quel est le nombre de mes jours, afin que je sache combien peu il m'en reste.
  Ecce paucórum palmórum fecísti dies meos, * et spátium vitæ meæ tamquam níhilum ante te.
  Voici que Tu as soumis mes jours à une mesure bornée, et mon être est comme un néant devant Toi.
  Etenim univérsa vánitas omnis homo constitútus est. * Etenim ut imágo pertránsit homo.
  Oui, tout homme vivant n'est qu'entière vanité.Oui, l'homme passe comme un fantôme,
  Étenim vánitas est et concitátur; * thesaurízat et ignórat quis congregábit ea.
  et c'est en vain qu'il se tourmente. Il amasse des trésors, et il ignore pour qui il les aura entassés.
  Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
  Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
  Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
  Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
  Ant. Ipsi intra nos gémimus, exspectántes redemptiónem córporis nostri.
  Ant. Nous aussi, nous gémissons intérieurement, attendant l'adoption, la rédemption de notre corps.
  Ant. 2. Exáudi oratiónem meam, Dómine; pércipe lácrimas meas.
  Ant. 2. Écoute ma prière, Seigneur ; reçois mes larmes.
  Etenim vánitas est et concitátur; * thesaurízat et ignórat quis congregábit ea.
  et c'est en vain qu'il se tourmente. Il amasse des trésors, et il ignore pour qui il les aura entassés.
  II
II
  Et nunc quæ est exspectátio mea, Dómine? * Spes mea apud te est.
  Et maintenant quelle est mon attente? N'est-ce pas le Seigneur? Mon espérance est en Toi.
  Ab ómnibus iniquitátibus meis érue me, * oppróbrium insipiénti ne ponas me.
  Délivre-moi de toutes mes iniquités. Tu m'as rendu l'opprobre de l'insensé.
  Obmútui et non apériam os meum, * quóniam tu fecísti.
  Je me suis tu, et je n'ai pas ouvert la bouche, parce que c'est Toi qui l'as fait
  Amove a me plagas tuas: * ab ictu manus tuæ ego deféci.
  Détournez de moi Tes coups, sous la puissance de Votre main, j'ai défailli, quand Tu m'as repris
  In increpatiónibus, propter iniquitátem, corripuisti hominem, et tabéscere fecísti sicut tínea desiderabília eius. * Etenim vánitas omnis homo.
  Tu as puni l'homme à cause de son iniquité. Et Tu as fait dessécher son âme comme l'araignée. Oui, c'est en vain que tout homme s'inquiète.
  Exáudi oratiónem meam, Dómine, * et clamórem meum áuribus pércipe.
  Exauce, Seigneur, ma prière et ma supplication;
  Ad lácrimas meas ne obsurdéscas, quóniam ádvena ego sum apud te, * peregrínus sicut omnes patres mei.
  Soyez attentif à mes larmes. Ne garde pas le silence, car je suis auprès de Toi un étranger et un voyageur, comme tous mes pères.
  Avértere a me, ut refrígerer, * priúsquam ábeam et non sim ámplius.
  Accorde-moi quelque relâche, afin que je sois rafraîchi avant de partir et de disparaître.
  Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
  Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
  Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
  Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
  Ant. Exáudi oratiónem meam, Dómine; pércipe lácrimas meas.
  Ant. Écoute ma prière, Seigneur ; reçois mes larmes.
  Ant. 3. Ego autem sperávi in misericórdia Dei in ætérnum.
  Ant. 3. Quant à moi, j'ai espéré dans la miséricorde de Dieu pour l'éternité.
  Psalmus 51
Psaume 51
  Contra calumniatorem
Contre les calomniateurs
  Qui gloriatur, in Domino glorietur (I Cor 1,31).
Que celui qui se glorifie se glorifie dans le Seigneur
  Quid gloriáris in malítia, * qui potens es iniquitáte?
  Pourquoi te glorifies-tu dans le mal, toi qui est vaillant pour commettre l'iniquité?
  Tota die insídias cogitásti; * lingua tua sicut novácula acúta, qui facis dolum.
  Tout le jour ta langue a médité l'injustice; comme un rasoir affilé tu pratiques la tromperie.
  Dilexísti malítiam super benignitátem, mendácium magis quam loqui æquitátem. * Dilexísti ómnia verba perditiónis, lingua dolósa.
  Tu as plus aimé la malice que la bonté, l'iniquité plus que les paroles de justice. Tu as aimé toutes les paroles de ruine, ô langue trompeuse.
  Proptérea Deus déstruet te in finem; evéllet te et emigrábit te de tabernáculo * et radícem tuam de terra vivéntium.
  C'est pourquoi Dieu te détruira pour toujours; Il t'arrachera et te fera sortir de ta tente, et Il enlèvera ta racine de la terre des vivants.
  Vidébunt iústi et timébunt * et super eum ridébunt:
  Les justes le verront, et craindront; et ils se riront de lui, en disant:
  “Ecce homo, qui non pósuit Deum refúgium suum, sed sperávit in multitúdine divitiárum suárum * et præváluit in insídiis suis.”
  Voilà l'homme qui n'a point pris Dieu pour son protecteur, mais qui s'est confié dans la multitude de ses richesses, et qui s'est prévalu de sa vanité.
  Ego autem sicut virens olíva in domo Dei. Sperávi in misericórdia Dei * in ætérnum et in sǽculum sǽculi.
  Mais moi, je suis comme un olivier fertile dans la maison de Dieu. * J'espère en la miséricorde de Dieu éternellement et à jamais.
  Confitébor tibi in sǽculum, quia fecísti; et exspectábo nomen tuum, quóniam bonum est; * in conspéctu sanctórum tuórum
  Je Te louerai sans fin, parce que Tu as fait cela; et j'attendrai Ton Nom, parce qu'il est bon, en présence de Tes saints.
  Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
  Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
  Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
  Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
  Ant. Ego autem sperávi in misericórdia Dei in ætérnum.
  Ant. Quant à moi, j'ai espéré dans la miséricorde de Dieu pour l'éternité.
  In primo nocturno, anno I
Premier nocturne, année I
  Incipit liber Ruth
Du livre de Ruth
  In diébus, quando iúdices prerant, facta est fames in terra. Abiítque homo de Béthlehem Iudæ, ut peregrinarétur in regióne Moabítide cum uxóre sua ac duóbus líberis. Ipse vocabátur Elímelech et uxor eius Nóemi et duo fílii alter Máhalon et alter Chélion Ephrathæi de Béthleem Iudæ. Ingressíque regiónem Moabítidem morabántur ibi. Et mórtuus est Elímelech marítus Nóemi, remansítque ipsa cum fíliis, qui accepérunt uxóres Moabítidas, quarum una vocabátur Orpha, áltera Ruth; manserúntque ibi decem fere annis. Et ambo mórtui sunt, Máhalon vidélicet et Chélion; remansítque múlier orbáta duóbus líberis ac maríto.
  Au temps où gouvernaient les Juges, une famine survint dans le pays et un homme de Bethléem de Juda s'en alla avec sa femme et ses deux fils pour séjourner dans les champs de Moab. Cet homme s'appelait Élimélek, sa femme Noémi, et ses deux fils Mahlôn et Kilyôn; ils étaient Éphratéens, de Bethléem de Juda. Arrivés dans les champs de Moab, ils s'y établirent. Élimélek, le mari de Noémi, mourut, et elle lui survécut avec ses deux fils. Ils prirent pour femmes des Moabites, l'une se nommait Orpa et l'autre Ruth. Ils demeurèrent là une dizaine d'années. Puis Mahlôn et Kilyôn moururent, tous deux aussi, et Noémi resta seule, privée de ses deux fils et de son mari.
  Et surréxit, ut in pátriam pérgeret cum utráque nuru sua, de regióne Moabítide; audíerat enim quod respexísset Dóminus pópulum suum et dedísset eis escas. Egréssa est ítaque de loco peregrinatiónis suæ cum utráque nuru et, iam in via pósita reverténdi in terram Iudæ, dixit ad eas: " Ite in domum matris vestræ; fáciat Dóminus vobíscum misericórdiam, sicut fecístis cum mórtuis et mecum: det vobis inveníre réquiem in dómibus virórum quos sortitúræ estis ". Et osculáta est eas. Quæ eleváta voce flere cœpérunt et dícere: " Tecum pergémus ad pópulum tuum ". Quibus illa respóndit: " Revertímini, fíliæ meæ; cur venítis mecum? Num ultra hábeo fílios in útero meo, ut viros ex me speráre possítis? "
  Alors, avec ses brus, elle se disposa à revenir des Champs de Moab, car elle avait appris dans les Champs de Moab que Dieu avait visité son peuple pour lui donner du pain. Elle quitta donc avec ses brus le lieu où elle avait demeuré et elles se mirent en chemin pour retourner au pays de Juda. Noémi dit à ses deux brus: « Partez donc et retournez chacune à la maison de votre mère. Que le Seigneur use de bienveillance envers vous comme vous en avez usé envers ceux qui sont morts et envers moi-même! Que le Seigneur accorde à chacune de vous de trouver une vie paisible dans la maison d'un mari! » Elle les embrassa, mais elles se mirent à crier et à pleurer, et elles dirent: « Non! Nous reviendrons avec toi vers ton peuple. » « Retournez, mes filles, répondit Noémi, pourquoi viendriez-vous avec moi? Ai-je encore dans mon sein des fils qui puissent devenir vos maris? »
  Eleváta ígitur voce, rursum flere cœpérunt. Orpha osculáta socrum est ac revérsa; Ruth autem adhsit sócrui suæ. Cui dixit Nóemi: " En revérsa est cognáta tua ad pópulum suum et ad deos suos; vade cum ea ". Quæ respóndit: " Noli instáre mihi ut relínquam te et ábeam; quocúmque perréxeris, pergam; ubi moráta fúeris, et ego páriter morábor: pópulus tuus pópulus meus et Deus tuus Deus meus ". Videns ergo Nóemi quod obstináto Ruth ánimo decrevísset secum pérgere, adversári nóluit, nec ultra ad suos réditum persuadére. Venit ergo Nóemi cum Ruth Moabítide nuru sua de terra peregrinatiónis suæ, ac revérsa est in Béthlehem, quando hórdea métere incipiébant.
  Elles recommencèrent à crier et à pleurer, puis Orpa embrassa sa belle-mère et retourna vers son peuple, mais Ruth lui resta attachée. Noémi dit alors: « Vois, ta belle-sœur s'en est retournée vers son peuple et vers son dieu; retourne toi aussi, et suis-la. » Ruth répondit: « Ne me presse pas de t'abandonner et de m'éloigner de toi, car où tu iras, j'irai, où tu demeureras, je demeurerai; ton peuple sera mon peuple et ton Dieu sera mon Dieu ». Voyant que Ruth s'obstinait à l'accompagner, Noémi cessa d'insister auprès d'elle. C'est ainsi que Noémi revint, ayant avec elle sa belle-fille Ruth, la Moabite, celle qui était revenue des Champs de Moab. Elles arrivèrent à Bethléem au début de la moisson des orges.
  r. Ierúsalem, plantábis víneam in móntibus tuis et exsultábis quia dies Dómini véniet: surge, Sion, convértere ad Deum tuum: gaude et lætáre Iacob, * Quia de médio géntium Salvátor tuus véniet. v. Deus a Líbano véniet et Sanctus de monte umbróso et condénso. * Quia de. v. Glória Patri. * Quia de.
  r. Jérusalem, tu planteras la vigne sur tes montagnes, et tu exulteras de bonheur, car il vient, le Jour du Seigneur. Lève-toi, Sion, et reviens à ton Dieu; Jacob, tressaille de joie et d'allégresse: * Voici ton Sauveur; il vient du milieu des nations! v. Dieu vient du Liban; le Saint, du mont boisé, ténébreux! * Voici. v. Gloire au Père. * Voici.
  In secundo nocturno, anno I
Deuxième nocturne, année I
  Ex libro Proslógion sancti Ansélmi epíscopi (Cap.1: Op. omnia 1, 97-100)
Entretien de saint Anselme sur l'existence de Dieu
  Eia nunc, homúncio, fuge páululum occupatiónes tuas, abscónde te módicum a tumultuósis cogitatiónibus tuis. Abice nunc onerósas curas, et postpóne laboriósas distensiónes tuas. Vaca aliquántulum Deo, et requiésce aliquántulum in eo. Intra in cubículum mentis tuæ; exclúde ómnia præter Deum et quæ te iuvent ad quæréndum eum, et, clauso óstio, quære eum. Dic nunc, totum cor meum, dic nunc Deo: Quæro vultum tuum, vultum tuum, Dómine, requíro. Eia nunc ergo, tu, Dómine Deus meus, doce cor meum ubi et quómodo te quærat, ubi et quómodo te invéniat.
  Allons, courage, pauvre homme! Fuis un peu tes occupations, dérobe-toi un moment au tumulte de tes pensées. Rejette maintenant tes lourds soucis et laisse de côté tes tracas. Donne un petit instant à Dieu et repose-toi un peu en lui. Entre dans la chambre de ton esprit, bannis-en tout, sauf Dieu ou ce qui peut t'aider à le chercher. Ferme la porte et mets-toi à sa recherche. À présent, parle, mon cœur, ouvre-toi tout entier et dis à Dieu: Je cherche ton visage; c'est ton visage, Seigneur, que je cherche. Et maintenant, toi, Seigneur mon Dieu, enseigne à mon cœur où et comment te chercher, où et comment te trouver.
  Domine, si non es hic, ubi te quæram abséntem? Si autem ubíque es, cur non vídeo te præséntem? Sed certe hábitas lucem inacessíbilem. Et ubi est lux inaccessíbilis, aut quómodo accédam ad lucem inaccessíbilem? Aut quis me ducet, et indúcet in illam, ut vídeam te in illa? Deínde, quibus signis, qua fácie te quæram? Numquam te vidi, Dómine Deus meus; non novi fáciem tuam. Quid fáciet, Altíssime Dómine, quid fáciet iste tuus longínquus exsul? Quid fáciet servus tuus ánxius amóre tui, et longe proiéctus a fácie tua? Anhélat vidére te, et nimis abest illi fácies tua. Accédere ad te desíderat, et inaccessíbilis est habitátio tua. Inveníre te cupit, et nescit locum tuum. Qurere te afféctat, et ignórat vultum tuum.
  Seigneur, si tu n'es pas ici, où te chercherai-je en ton absence? Et si tu es partout, pourquoi ta présence m'est-elle invisible? Certes, tu habites une lumière inaccessible. Mais où est-elle, cette lumière inaccessible? Comment accéder à une lumière inaccessible? Qui donc m'y conduira et m'y introduira pour que je t'y voie? Et puis, à quels indices, sous quels traits te chercher? Je ne t'ai jamais vu, Seigneur mon Dieu, je ne connais pas ton visage. Que peut faire, très haut Seigneur, que peut faire ton lointain exilé? Que peut faire ton serviteur tourmenté de ton amour et rejeté loin de ta face? Il aspire à te voir, et ta face est trop éloignée de lui. Il désire t'aborder et ta demeure est inabordable. Il souhaite te trouver et il ne sait où tu es. Il ambitionne de te chercher, et il ignore ton visage.
  Domine, Deus meus es, et Dóminus meus es, et numquam te vidi. Tu me fecísti et refecísti, et ómnia mea bona tu mihi contulísti, et nondum novi te. Dénique ad te vidéndum factus sum; et nondum feci propter quod factus sum. Et, o tu, Dómine, úsquequo? Usquequo, Dómine, obliviscéris nos, úsquequo avértes fáciem tuam a nobis? Quando respícies et exáudies nos? Quando illuminábis óculos nostros, et osténdes nobis fáciem tuam? Quando restítues te nobis? Doce me quærere te, et osténde te quærénti; quia nec qurere te possum, nisi tu dóceas, nec inveníre, nisi te osténdas? Quæram te desiderándo, desíderem quæréndo, invéniam amándo, amem inveniéndo.
  Seigneur, tu es mon Dieu, tu es mon Maître, et je ne t'ai jamais vu. Tu m'as créé et recréé, tu m'as pourvu de tous mes biens, et je ne te connais pas encore. Bref, j'ai été créé pour te voir, et je n'ai pas encore réalisé ce pour quoi j'ai été créé. Et toi, Seigneur, jusques à quand? Jusques à quand, Seigneur, nous oublieras-tu? Combien de temps nous cacheras-tu ton visage? Quand nous regarderas-tu et nous exauceras-tu? Quand éclaireras-tu nos yeux et nous montreras-tu ta face? Quand reviendras-tu à nous? Enseigne-moi à te chercher et montre-toi quand je te cherche; car je ne puis te chercher si tu ne me l'enseignes, ni te trouver si tu ne te montres. En mon désir, puissé-je te chercher, et, dans ma recherche, te désirer; dans mon amour, puissé-je te trouver et, en te trouvant, t'aimer.
  r. Ecce Dóminus véniet et omnes sancti eius cum eo, et erit in die illa lux magna; et exíbunt de Ierúsalem sicut aqua munda: * Et regnábit Dóminus in ætérnum super omnes gentes. v. A solis ortu et occásu, ab aquilóne et mari. * Et regnábit. v. Glória Patri. * Et regnábit.
  r. Voici venir le Seigneur avec tous les saints de son cortège; en ce jour-là resplendira une grande lumière, et il sortira de Jérusalem comme une eau pure: * Le Seigneur régnera pour l'éternité sur toutes les nations. v. Du nord et du midi, du levant et du couchant, * Le Seigneur. v. Gloire au Père. * Le Seigneur.
  Postea dicitur immediate et sine orémus oratio propria, cum conclusione longiore.
Après cela on dit immédiatement et sans "Prions" l'oraison propre, avec la conclusion longue.
  Dóminus vobíscum.
  Le Seigneur soit avec vous.
  r. Et cum spíritu tuo.
  r. Et avec votre esprit.
  Benedícat vos omnípotens Deus, Pater, ✠ et Fílius, et Spíritus Sanctus.
  Que Dieu tout puissant vous bénisse, le Père, ✠ et le Fils et le Saint-Esprit.
  r. Amen.
  r. Amen.
  Vel alia formula benedictionis, sicut in Missa.
Ou une autre formule de bénédiction, comme à la Messe.
  Et si fit dimissio, sequitur invitatio:
Et si on fait un renvoi, on ajoute l'invitation :
  Absente sacerdote vel diacono, et in recitatione a solo, sic concluditur:
En l'absence d'un diacre ou d'un prêtre, et dans la récitation seul, on conclut ainsi :
   Dóminus nos benedícat, et ab omni malo deféndat, et ad vitam perdúcat ætérnam. r. Amen.
   Que le Seigneur nous bénisse, qu'Il nous défende de tout mal, et qu'Il nous fasse parvenir à la vie éternelle. r. Amen.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.
Retour en haut