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v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde.
v. Dieu, viens à mon aide.
r. Dómine, ad adiuvándum me festína.
r. Seigneur, vite à mon secours.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen.
Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Allelúia.
Alléluia.
Hymnus
Hymne
Dum sacerdótum célebrant fidéles festa sollémni veneránda cultu, in tuas laudes honor hic redúndat, summe Sacérdos.
Lorsque les fidèles célèbrent les fêtes des prêtres avec un culte vénérable et solennel, cet honneur rejaillit sur vos louanges, ô Souverain Prêtre.
Cuius ex dono potuére patres sémitas lucis pópulos docére, móribus sanctis régere atque verbo páscere vitæ.
Par votre don, les pères ont pu enseigner aux peuples les sentiers de la lumière, les gouverner par des mœurs saintes et les nourrir de la parole de vie.
Sed nec advérsis póterant movéri a tuæ certo fídei tenóre, quos futurórum rata præmiórum spes animábat.
Mais même dans les épreuves, ils ne pouvaient être ébranlésdu fil conducteur d'une foi certaine, animés par l'espoir des récompenses futures.
Unde post, vitæ frágilis labóres rite decúrsos, pátrias adépti cælitus sedes, sólida beáti pace fruúntur.
C'est pourquoi, après avoir accompli les travaux de leur vie fragile selon les règles, ayant obtenu leur place dans les cieux, ils jouissent d'une paix solide et bienheureuse.
Glóriæ summum decus atque laudis, rex, tibi, regum, Déitas perénnis, quicquid est rerum célebret per omne tempus et ævum. Amen.
Gloire, honneur suprême et louange, Roi des rois, Dieu éternel, que tout ce qui existe Te célèbre en tout temps et à jamais.
Ant. 1. Exsúrgit Deus, et fúgiunt, qui odérunt eum, a fácie eius.
Ant. 1. Que Dieu Se lève, et que ceux qui Le haïssent fuient devant Sa face.
Psalmus 67
Psaume 67
Triumphalis ingressus Domini
Entrée triomphale du Seigneur
Ascendens in altum captivam duxit captivatem, dedit dona hominibus (Eph 4,8).
Etant monté en haut, Il a emmené des captifs, Il a donné des dons aux hommes.
I
I
Exsúrgit Deus, et dissipántur inimíci eíus; * et fúgiunt, qui odérunt eum, a fácie eíus.
Que Dieu Se lève, et que Ses ennemis soient dissipés: et qu'ils fuient, ceux qui Le haïssent, devant Sa face.
Sicut dissipátur fumus, tu díssipas; † sicut fluit cera a fácie ignis, * sic péreunt peccatóres a fácie Dei.
Comme la fumée disparaît, qu'ils disparaissent; comme la cire se fond devant le feu, qu'ainsi périssent les pécheurs devant la face de Dieu.
Et iústi læténtur et exsúltent in conspéctu Dei * et delecténtur in lætítia.
Mais que les justes soient comme dans un festin, et qu'ils tressaillent en la présence de Dieu, et qu'ils soient dans des transports de joie.
Cantáte Deo, psalmum dícite nómini eíus; † iter fácite ei, qui fertur super nubes: * Dóminus nomen illi.
Chantez à Dieu, célébrez Son Nom par un cantique; frayez le chemin à Celui qui monte vers le couchant. Le Seigneur est Son Nom.
Iubiláte in conspéctu eíus; †pater orphanórum et iúdex viduárum, * Deus in habitáculo sancto suo.
Tressaillez de joie en Sa présence. On tremblera devant Lui. Il est le père des orphelins et le juge des veuves. Dieu est dans Son lieu saint.
Deus, qui inhabitáre facit desolátos in domo, † qui edúcit vinctos in prosperitátem; * verúmtamen rebélles habitábunt in árida terra.
C'est le Dieu qui fait habiter dans une même maison ceux qui ont un même esprit; qui délivre les captifs par Sa puissance, * aussi bien que ceux qui L'irritent, qui habitent dans les sépulcres.
Deus, cum egrederéris in conspéctu pópuli tui, * cum pertransíres in desérto, terra mota est,
O Dieu, quand Tu marchais à la tête de Ton peuple, quand Tu traversais le désert,
étiam cæli distillavérunt a fácie Dei Sínai, * a fácie Dei Israel.
la terre fut ébranlée, les cieux eux-mêmes se fondirent devant le Dieu du Sinaï, devant le Dieu d'Israël.
Plúviam voluntáriam effundébas, Deus; * hereditátem tuam infirmátam, tu refecísti eam.
Tu as mis en réserve une pluie toute volontaire, ô Dieu, pour Ton héritage; et lorsqu'il a été affaibli, Tu l'as réconforté.
Animália tua habitábant in ea, * parásti in bonitáte tua páuperi, Deus.
Tes animaux y habiteront: Tu as dans Ta bonté, ô Dieu, préparé de la nourriture pour le pauvre.
Dóminus dat verbum; * vírgines annuntiántes bona sunt agmen ingens:
Le Seigneur donne Ses ordres à Ses messagers avec une grande puissance.
“Reges exercítuum fúgiunt, fúgiunt, * et spécies domus dívidit spólia.
Les roi des armées fuitont, fuiront ; et celle qui est l'ornement de la maison partage les dépouilles.
Et vos dormítis inter médias caulas: * alæ colúmbæ nitent argénto, et pennæ eíus pallóre auri.
Quand vous dormez au milieu de vos héritages, les ailes de la colombe sont argentées, et l'extrémité de son dos a le pâle éclat de l'or.
Dum dispérgit Omnípotens reges super eam, * nive dealbátur Selmon.”
Lorsque le Très-Haut disperse les rois dans le pays, tout est blanchi par les neiges sur le Selmon.
Mons Dei mons Basan, * mons cacúminum mons Basan.
La montagne de Dieu est une grasse montagne. C'est une montagne massive, une grasse montagne.
Ut quid invidétis, montes cacúminum, † monti, in quo beneplácitum est Deo inhabitáre? * Étenim Dóminus habitábit in finem.
Pourquoi regardez-vous avec admiration les montagnes massives? Il est une montagne où il a plu à Dieu d'habiter ; et le Seigneur y habitera à jamais.
Currus Dei decem mília mílium: * Dóminus venit de Sínai in sancta.
Le char de Dieu est environné de plus de dix mille ; le Seigneur vient depuis le Sinaï dans Son sanctuaire.
Ascendísti in altum, captívam duxísti captivitátem; † accepísti in donum hómines, * ut étiam rebélles hábitent apud Dóminum Deum.
Tu es monté en haut; Tu as emmené des captifs; Tu as reçu des présents parmi les hommes, et même de ceux qui ne croient pas que le Seigneur Dieu habite avec nous.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Exsúrgit Deus, et fúgiunt, qui odérunt eum, a fácie eius.
Ant. Que Dieu Se lève, et que ceux qui Le haïssent fuient devant Sa face.
Ant. 2. Deus noster, Deus ad salvándum; et Dómini sunt éxitus mortis.
Ant. 2. Notre Dieu est un Dieu de salut ; au Seigneur appartiennent les issues de la mort.
II
II
Benedíctus Dóminus die cotídie; * portábit nos Deus salutárium nostrórum.
Que le Seigneur soit béni chaque jour! Le Dieu qui nous a si souvent sauvés rendra notre voie prospère.
Deus noster, Deus ad salvándum; * et Dómini, Dómini éxitus mortis.
Notre Dieu est le Dieu qui a la vertu de sauver; au Seigneur, au Seigneur appartiennent les issues de la mort.
Verúmtamen Deus confrínget cápita inimicórum suórum, * vérticem capillátum perambulántium in delíctis suis.
Mais Dieu brisera la tête de Ses ennemis, le front superbe de ceux qui marchent dans leurs iniquités.
Dixit Dóminus: “Ex Basan redúcam, * redúcam de profúndo maris,
Le Seigneur a dit: Je les ramènerai de Basan, et Je les ramènerai du fond de la mer;
ut intingátur pes tuus in sánguine, * lingua canum tuórum ex inimícis portiónem invéniat.”
afin que ton pied trempe dans le sang, et que la langue de tes chiens ait aussi sa part des ennemis.
Vidérunt ingréssus tuos, Deus, * ingréssus Dei mei, regis mei in sancta.
Ils ont vu Ton entrée, ô Dieu, l'entrée de mon Dieu, de mon Roi, qui réside dans le sanctuaire.
Præcédunt cantóres, † postrémi véniunt psalléntes, * in médio iuvénculæ tympanístriæ.
En avant marchaient les princes, associés aux chanteurs, au milieu des jeunes filles qui jouaient du tambourin.
“In ecclésiis benedícite Deo, * Dómino, vos de fóntibus Israel.”
Bénissez le Seigneur Dieu dans les assemblées, vous qui sortez des sources d'Israël.
Ibi Beniámin adulescéntulus ducens eos, † príncipes Iúdæ cum turma sua, * príncipes Zábulon, príncipes Nephtháli.
Là est Benjamin, le plus jeune, en de saints transports; là sont les princes de Juda, leurs chefs; les princes de Zabulon, les princes de Nephthali.
Manda, Deus, virtúti tuæ; * confírma hoc, Deus, quod operátus es in nobis.
O Dieu, commande à Ta puissance; affermis, ô Dieu, ce que Tu as fait parmi nous.
A templo tuo in Ierusálem * tibi áfferent reges múnera.
Dans Ton temple de Jérusalem, les rois T'offriront des présents.
Íncrepa feram arúndinis, † congregatiónem taurórum in vítulis populórum: * prostérnant se cum láminis argénti.
Réprime les bêtes sauvages des roseaux, la troupe des tauraux et les troupeaux des peuples, pour chasser ceux qui ont été éprouvés comme l'argent.
Díssipa gentes, quæ bella volunt. † Vénient optimátes ex Ægýpto, * Æthiópia prævéniet manus suas Deo.
Dissipe les nations qui veulent la guerre. Des ambassadeurs viendront de l'Egypte; l'Ethiopie s'empressera de tendre ses mains vers Dieu.
Regna terræ, cantáte Deo, psállite Dómino, † psállite Deo, qui fertur super cælum cæli ad oriéntem; * ecce dabit vocem suam, vocem virtútis.
Royaumes de la terre, chantez à Dieu; célébrez le Seigneur, célébrez Dieu, qui S'élève au plus haut des cieux, vers l'orient. Voici qu'Il va donner à Sa voix un puissant éclat.
Tribúite virtútem Deo. † Super Israel magnificéntia eíus, * et virtus eíus in núbibus.
Rendez gloire à Dieu au sujet d'Israël. Sa magnificence et Sa force paraissent dans les nuées.
Mirábilis, Deus, de sanctuário tuo! † Deus Israel ipse tríbuet virtútem et fortitúdinem plebi suæ. * Benedíctus Deus!
Dieu est admirable dans Ses saints; le Dieu d'Israël donnera Lui-même à Son peuple la puissance et la force. Dieu soit béni!
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Deus noster, Deus ad salvándum; et Dómini sunt éxitus mortis.
Ant. Notre Dieu est un Dieu de salut ; au Seigneur appartiennent les issues de la mort.
Ant. 3. Regna terræ, cantáte Deo; psállite Dómino.
Ant. 3. Royaumes de la terre, chantez Dieu ; psalmodiez le Seigneur.
 
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Regna terræ, cantáte Deo; psállite Dómino.
Ant. Royaumes de la terre, chantez Dieu ; psalmodiez le Seigneur.
In primo nocturno, anno I
Premier nocturne, année I
De Epístula beáti Pauli apóstoli ad Romános
De la lettre de saint Paul aux Romains
Veritátem dico in Christo, non méntior, testimónium mihi perhibénte consciéntia mea in Spíritu Sancto, quóniam tristítia est mihi magna et contínuus dolor cordi meo. Optárem enim ipse ego anathéma esse a Christo pro frátribus meis, cognátis meis secúndum carnem, qui sunt Israelítæ, quorum adóptio est filiórum et glória et testaménta et legislátio et cultus et promissiónes, quorum sunt patres, et ex quibus Christus secúndum carnem: qui est super ómnia Deus benedíctus in sæcula. Amen.
Je dis la vérité dans le Christ, je ne mens point - ma conscience m'en rend témoignage dans l'Esprit Saint - j'éprouve une grande tristesse et une douleur incessante en mon cœur. Car je souhaiterais d'être moi-même anathème, séparé du Christ, pour mes frères, ceux de ma race selon la chair, eux qui sont Israélites, à qui appartiennent l'adoption filiale, la gloire, les alliances, la législation, le culte, les promesses et aussi les patriarches, et de qui le Christ est issu selon la chair, lequel est au-dessus de tout, Dieu béni éternellement! Amen.
Non autem quod excíderit verbum Dei. Non enim omnes, qui ex Israel, hi sunt Israel; neque quia semen sunt Abrahæ, omnes fílii, sed: In Isaac vocábitur tibi semen. Id est, non qui fílii carnis, hi fílii Dei, sed qui fílii sunt promissiónis, æstimántur semen; promissiónis enim verbum hoc est: Secúndum hoc tempus véniam, et erit Saræ fílius. Non solum autem, sed et Rebécca ex uno concúbitum habens, Isaac patre nostro; cum enim nondum nati fuíssent aut áliquid egíssent bonum aut malum, ut secúndum electiónem propósitum Dei manéret, non ex opéribus sed ex vocánte dictum est ei: Maior sérviet minóri; sicut scriptum est: Iacob diléxi, Esau autem ódio hábui.
Non certes que la parole de Dieu ait failli. Car tous les descendants d'Israël ne sont pas Israël. De même que, pour être postérité d'Abraham, tous ne sont pas ses enfants; mais c'est par Isaac qu'une descendance portera ton nom, ce qui signifie: ce ne sont pas les enfants de la chair qui sont enfants de Dieu, seuls comptent comme postérité les enfants de la promesse. Voici en effet les termes de la promesse: Vers cette époque je viendrai et Sara aura un fils. Mieux encore, Rébecca avait conçu d'un seul homme, Isaac notre père: or, avant la naissance des enfants, quand ils n'avaient fait ni bien ni mal, pour que s'affirmât la liberté de l'élection divine, qui dépend de celui qui appelle et non des œuvres, il lui fut dit: L'aîné servira le cadet, selon qu'il est écrit: J'ai aimé Jacob et j'ai haï Esaü.
Quid ergo dicémus? Numquid iniustítia apud Deum? Absit! Móysi enim dicit: Miserébor, cuius miséreor, et misericórdiam præstábo, cui misericórdiam præsto. Igitur non voléntis neque curréntis, sed miseréntis Dei. Dicit enim Scriptúra pharaóni: In hoc ipsum excitávi te, ut osténdam in te virtútem meam, et ut annuntiétur nomen meum in univérsa terra. Ergo, cuius vult, miserétur et, quem vult, indúrat.
Qu'est-ce à dire? Dieu serait-il injuste? Certes non! Car il dit à Moïse: Je fais miséricorde à qui je fais miséricorde et j'ai pitié de qui j'ai pitié. Il n'est donc pas question de l'homme qui veut ou qui court, mais de Dieu qui fait miséricorde. Car l'Écriture dit au Pharaon: Je t'ai suscité à dessein pour montrer en toi ma puissance et pour qu'on célèbre mon nom par toute la terre. Ainsi donc il fait miséricorde à qui il veut, et il endurcit qui il veut.
 
 
In secundo nocturno, anno I
Deuxième nocturne, année I
Ex Régulis fúsius tractátis sancti Basílii Magni epíscopi (Reg. 2, 2-4: PG 31, 914-915)
Règle de saint Basile le Grand
Quisnam sermo dona Dei pro mérito explicáre possit? Tanta quidem est horum multitúdo, ut étiam númerum effúgiat; item magnitúdine tanta sunt et tália, ut vel únicum satis ad id sit, ut omnímodam largitóri grátiam repéndere debeámus. Sed ne voléntes quidem illud præteríre póssumus, nec fíeri potest ullo modo, ut is certe qui sana mente prditus est et ratiónis compos, id benefícii táceat, quamquam multo minus de eo pro mérito áliquid dici possit quod cum hóminem condidísset ad imáginem et similitúdinem suam eúmque cohonestásset sui ipsíus cognitióne et ratióne exornásset præ céteris animántibus, ipsíque dedísset facultátem ut se incredíbili paradísi pulchritúdine oblectáret, ac tandem illum constituísset ómnium terréstrium príncipem, deínde a serpénte decéptum et collápsum in peccátum et per peccátum in mortem et in ærúmnas ea dignas, non proptérea tamen ipsum negléxit.
Quelles paroles pourraient exposer dignement les bienfaits de Dieu? Leur nombre est incalculable. Quant à leur grandeur, elle est telle qu'un seul d'entre eux suffit pour faire de nous des débiteurs obligés à manifester toute leur reconnaissance envers celui dont nous l'avons reçu. Voici le bienfait qu'il est absolument impossible d'oublier, que tout homme, doué d'intelligence et de saine raison, ne peut passer sous silence, et dont cependant personne ne peut parler comme il faudrait. Dieu avait créé l'homme à son image et ressemblance; il l'avait rendu digne de le connaître lui-même; il l'avait mis au-dessus des autres animaux en le dotant de la raison; il lui avait donné la jouissance des incomparables beautés du paradis et avait fait de lui le souverain de tout ce qu'il y a sur terre. Puis l'homme se laissa tromper par le serpent, tomba dans le péché et, par le péché, dans la mort et dans tous les maux qui y conduisent. Cependant, Dieu ne l'abandonna pas.
Sed lege quæ ei adiuménto esset, primum trádita, custódiæ eius et curæ præfécit ángelos, misit prophétas ad redarguénda vítia et ad virtútem docéndam, ímpetum nequítiæ per minas excídit et représsit, pollicitatiónibus excitávit bonórum alacritátem, utriúsque géneris finem non raro in divérsis persónis ad álios commonéndos in antecéssum declarávit, et tamen post hæc et tália nos in contumácia perserverántes non est aversátus.
Il lui donna d'abord le secours de la Loi; il désigna des anges pour le garder et prendre soin de lui; il envoya des prophètes pour lui reprocher sa méchanceté et lui enseigner la vertu; il brisa par des menaces ses tendances au mal, et excita par des promesses son attrait pour le bien, en montrant fréquemment l'aboutissement de ces deux voies par des exemples divers, en vue d'avertir par avances les autres hommes. Et, alors qu'après tous ces bienfaits et beaucoup d'autres, nous nous obstinions dans la désobéissance, Dieu ne s'est pas détourné de nous.
Quid retribuémus Dómino pro ómnibus quæ retríbuit nobis? Est autem ádeo bonus, ut neque remuneratiónem éxigat, sed sat habet, si solum pro iis quæ tríbuit, diligátur. Quæ ómnia ubi mente récolo, ut meum afféctum prodam, in horrórem quemdam et terríficum stupórem íncido, nequándo ob ánimi inconsiderántiam, aut propter meam circa res vanas occupatiónem a Dei dilectióne éxcidens, Christo sim dedécori ac oppróbrio.
Que rendrons-nous au Seigneur pour tout ce qu'il nous a donné? Il est si bon qu'il ne demande rien en échange de tout ce qu'il nous a donné: il se contente d'être aimé. Quant à moi, pour dire ce que je ressens, lorsque je me rappelle tout cela, je suis saisi d'épouvante et d'une stupeur terrible: je redoute que par ma négligence ou, à force de m'occuper de futilités, je ne perde l'amour de Dieu et ne devienne pour le Christ un sujet de honte.
r. Ne perdíderis me, Dómine, cum iniquitátibus meis, * Neque in finem irátus resérves mala mea. v. Miserére mei, Deus, miserére mei, quóniam in te confídit anima mea. * Neque. v. Glória Patri. * Neque.
r. Seigneur, ne me condamne pas d'après mes péchés: * Ne reste pas irrité pour toujours, ne garde pas mémoire de mes fautes. v. Pitié, mon Dieu, pitié pour moi! J'ai mis en toi ma confiance. * Ne reste pas. v. Gloire au Père. * Ne reste pas.
Postea dicitur immediate et sine orémus oratio propria, cum conclusione longiore.
Après cela on dit immédiatement et sans "Prions" l'oraison propre, avec la conclusion longue.
Dóminus vobíscum.
Le Seigneur soit avec vous.
r. Et cum spíritu tuo.
r. Et avec votre esprit.
Benedícat vos omnípotens Deus, Pater, ✠ et Fílius, et Spíritus Sanctus.
Que Dieu tout puissant vous bénisse, le Père, ✠ et le Fils et le Saint-Esprit.
r. Amen.
r. Amen.
Vel alia formula benedictionis, sicut in Missa.
Ou une autre formule de bénédiction, comme à la Messe.
Et si fit dimissio, sequitur invitatio:
Et si on fait un renvoi, on ajoute l'invitation :
Absente sacerdote vel diacono, et in recitatione a solo, sic concluditur:
En l'absence d'un diacre ou d'un prêtre, et dans la récitation seul, on conclut ainsi :
Dóminus nos benedícat, et ab omni malo deféndat, et ad vitam perdúcat ætérnam. r. Amen.
Que le Seigneur nous bénisse, qu'Il nous défende de tout mal, et qu'Il nous fasse parvenir à la vie éternelle. r. Amen.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.