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v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde.
v. Dieu, viens à mon aide.
r. Dómine, ad adiuvándum me festína.
r. Seigneur, vite à mon secours.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen.
Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Allelúia.
Alléluia.
Hymnus
Hymne
Ætérne sol, qui lúmine creáta comples ómnia, supréma lux et méntium, te corda nostra cóncinunt.
Soleil éternel, qui remplis de clarté toutes les créatures, lumière suprême des âmes, c'est Toi que chantent nos coeurs.
Tuo fovénte Spíritu, hic viva luminária fulsére, per quæ sæculis patent salútis sémitæ.
Embrasés par Ton Esprit, de vivants luminaires ont resplendi ici-bas, et ouvert aux siècles à venir les chemins du salut.
Quod verba missa cælitus, natíva mens quod éxhibet, per hos minístros grátiæ novo nitóre cláruit.
Ce qu'enseignent les paroles venues du ciel et la lumière de la raison naturelle, par ces ministres de la grâce, a brillé d'un éclat nouveau.
Horum corónæ párticeps, doctrína honéstus lúcida, hic vir beátus splénduit quem prædicámus láudibus.
Il a part à leur couronne et tient sa gloire de sa claire doctrine, ce bienheureux dont nous chantons les louanges.
Ipso favénte, quǽsumus, nobis, Deus, percúrrere da veritátis trámitem, possímus ut te cónsequi.
Par son aide, Dieu, nous T'en prions, donne-nous de suivre la voie de la vérité afin de parvenir jusqu'a Toi.
Præsta, Pater piíssime, Patríque compar Unice, cum Spíritu Paráclito regnans per omne sǽculum. Amen.
Exauce-nous, Père très bon, et Toi aussi, Unique égal au Père, avec l'Esprit Consolateur qui règne pour tous les siècles. Amen.
Ant. 1. Intuére, Dómine, et réspice oppróbrium nostrum.
Ant. 1. Considère, Seigneur, et regarde l'opprobre où nous sommes.
Psalmus 88 (89), 39-53
Psaume 88 (89), 39-53
Lamentatio de ruina domus David
Lamentation sur la ruine de la maison de David
Erexit cornu salutis nobis in domo David (Lc 1, 69).
Il nous a suscité un sauveur de la maison de David.
IV
IV
Tu vero reppulísti et reiecísti, * irátus es contra christum tuum;
Et pourtant Tu as rejeté et méprisé; Tu as repoussé Ton oint.
evertísti testaméntum servi tui, * profanásti in terram diadéma eius.
Tu as détruit l'alliance faite avec Ton serviteur; Tu as profané en le jetant à terre son diadème sacré.
Destruxísti omnes muros eius, * posuísti munitiónes eius in ruínas.
Tu as abattu toutes ses clôtures ; Tu as rempli de frayeur ses forteresses.
Diripuérunt eum omnes transeúntes viam, * factus est oppróbrium vicínis suis.
Tous ceux qui passaient par le chemin l'ont pillé, et il est devenu l'opprobre de ses voisins.
Exaltásti déxteram depriméntium eum, * lætificásti omnes inimícos eius.
Tu as élevé la droite de ses oppresseurs ; Tu as réjoui tous ses ennemis.
Avertísti áciem gládii eius * et non es auxiliátus ei in bello.
Tu as enlevé toute force à son glaive, et Tu ne l'as pas secouru dans la guerre.
Finem posuísti splendóri eius * et sedem eius in terram collisísti.
Tu l'as dépouillé de son éclat, et Tu as brisé son trône contre la terre.
Minorásti dies iuventútis eius, * perfudísti eum confusióne.
Tu as abrégé les jours de son règne; Tu l'as couvert d'ignominie.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Intuére, Dómine, et réspice oppróbrium nostrum.
Ant. Considère, Seigneur, et regarde l'opprobre où nous sommes.
Ant. 2. Ego sum radix et genus David, stella spléndida et matutína.
Ant. 2. Je suis le rejeton et la descendance de David, l'étoile brillante, l'étoile du matin.
V
V
Usquequo, Dómine, abscondéris in finem, * exardéscet sicut ignis ira tua?
Jusques à quand, Seigneur, Te détourneras-Tu à jamais? Jusques à quand Ta colère s'embrasera-t-elle comme le feu?
Memoráre, quam brevis mea substántia. * Ad quam vanitátem creásti omnes fílios hóminum?
Rappelle-Toi ce qu'est ma vie; car est-ce pour le néant que Tu as créé tous les enfants des hommes?
Quis est homo, qui vivet et non vidébit mortem, * éruet ánimam suam de manu ínferi?
Quel est l'homme qui pourra vivre sans voir la mort, et qui arrachera son âme à la puissance de l'enfer ?
Ubi sunt misericórdiæ tuæ antíquæ, Dómine, * sicut iurásti David in veritáte tua?
Où sont, Seigneur, Tes anciennes miséricordes, que Tu as jurées à David au nom de Ta vérité ?
Memor esto, Dómine, oppróbrii servórum tuórum, * quod contínui in sinu meo, multárum géntium,
Souviens-Toi, Seigneur, de l'opprobre de Tes serviteurs; je l'ai tenu caché dans mon sein; il venait de nations nombreuses.
quo exprobravérunt inimíci tui, Dómine, * quo exprobravérunt vestígia christi tui.
Souviens-Toi au reproche de Tes ennemis, Seigneur, du reproche qu'ils ont fait au sujet de Ton changement à l'égard de Ton oint.
Benedíctus Dóminus in ætérnum. * Fiat, fiat.
Béni soit le Seigneur à jamais. Ainsi soit-il, ainsi soit-il.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Ego sum radix et genus David, stella spléndida et matutína.
Ant. Je suis le rejeton et la descendance de David, l'étoile brillante, l'étoile du matin.
Ant. 3. Anni nostri sicut herba tránseunt; a sǽculo tu es, Deus.
Ant. 3. Nos années fanent comme l'herbe ; depuis des siècles, Tu es Dieu.
Psalmus 89 (90)
Psaume 89 (90)
Sit splendor Domini super nos
Que la splendeur du Seigneur soit sur nous.
Unus dies apud Dominum sicut mille anni, et mille anni sicut dies unus (2 Petr 3, 8).
Auprès du Seigneur, un jour est comme mille ans, et mille ans sont comme un jour.
Dómine, refúgium factus es nobis * a generatióne in generatiónem.
Seigneur, Tu as été pour nous un refuge de génération en génération.
Priúsquam montes nasceréntur † aut gignerétur terra et orbis, * a sǽculo et usque in sǽculum tu es Deus.
Avant que les montagnes fussent nées, et que Tu eusses enfanté la terre et le monde, de l'éternité à l'éternité Tu es, ô Dieu.
Redúcis hóminem in púlverem; * et dixísti: «Revertímini, fílii hóminum».
Tu réduis les mortels en poussière, et Tu dis : « Retournez, fils de l'homme ».
Quóniam mille anni ante óculos tuos tamquam dies hestérna, quæ prætériit, * et custódia in nocte.
Car mille ans sont, à Tes yeux, comme le jour d'hier, quand il passe, et comme une veille de la nuit.
Auferes eos, sómnium erunt: * mane sicut herba succréscens,
Tu les emportes, semblables à un songe : le matin, comme l'herbe, ils repoussent,
mane floret et crescit, * véspere décidit et aréscit.
le matin, elle fleurit et pousse, le soir, elle se flétrit et se dessèche.
Quia defécimus in ira tua * et in furóre tuo turbáti sumus.
Ainsi nous sommes consumés par Ta colère, et Ta fureur nous terrifie.
Posuísti iniquitátes nostras in conspéctu tuo, * occúlta nostra in illuminatióne vultus tui.
Tu mets devant Toi nos iniquités, nos fautes cachées à la lumière de Ta face.
Quóniam omnes dies nostri evanuérunt in ira tua, * consúmpsimus ut suspírium annos nostros.
Tous nos jours disparaissent par Ton courroux nous voyons nos années s'évanouir comme un son léger.
Dies annórum nostrórum sunt septuagínta anni * aut in valéntibus octogínta anni,
Nos jours s'élèvent à soixante-dix ans, et dans leur pleine mesure à quatre-vingts ans,
et maior pars eórum labor et dolor, * quóniam cito tránseunt, et avolámus.
et leur splendeur n'est que peine et misère, car ils passent vite, et nous nous envolons.
Quis novit potestátem iræ tuæ * et secúndum timórem tuum indignatiónem tuam?
Qui comprend la puissance de Ta colère, et Ton courroux, selon la crainte qui T'est due ?
Dinumeráre dies nostros sic doce nos, * ut inducámus cor ad sapiéntiam.
Enseigne-nous à bien compter nos jours, afin que nous acquérions un cœur sage.
Convértere, Dómine, úsquequo? * Et deprecábilis esto super servos tuos.
Reviens, Seigneur ; jusques à quand ? Aie pitié de Tes serviteurs.
Reple nos mane misericórdia tua, * et exsultábimus et delectábimur ómnibus diébus nostris.
Rassasie-nous le matin de Ta bonté, et nous serons tous nos jours dans la joie et l'allégresse.
Lætífica nos pro diébus, quibus nos humiliásti, * pro annis, quibus vídimus mala.
Réjouis-nous autant de jours que Tu nous as humiliés, autant d'années que nous avons connu le malheur.
Appáreat servis tuis opus tuum * et decor tuus fíliis eórum.
Que Ton oeuvre se manifeste à Tes serviteurs, ainsi que Ta gloire, pour leurs fils.
Et sit splendor Dómini Dei nostri super nos, † et ópera mánuum nostrárum confírma super nos * et opus mánuum nostrárum confírma.
Que la faveur du Seigneur, notre Dieu, soit sur nous, affermis pour nous l'ouvrage de nos mains et affermis l'ouvrage de nos mains.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Anni nostri sicut herba tránseunt; a sǽculo tu es, Deus.
Ant. Nos années fanent comme l'herbe ; depuis des siècles, Tu es Dieu.
In primo nocturno, anno I
Premier nocturne, année I
De Epístula beáti Pauli apóstoli ad Romános
De la lettre de saint Paul aux Romains
Fratres, volúntas quidem cordis mei et obsecrátio ad Deum pro Iudæis in salútem. Testimónium enim perhíbeo illis quod æmulatiónem Dei habent, sed non secúndum sciéntiam; ignorántes enim Dei iustítiam et suam iustítiam quæréntes statúere, iustítiæ Dei non sunt subiécti; finis enim legis Christus ad iustítiam omni credénti. Móyses enim scribit de iustítia, quæ ex lege est: Qui fécerit homo, vivet in eis. Quæ autem ex fide est iustítia, sic dicit: Ne díxeris in corde tuo: Quis ascéndet in cælum? id est Christum dedúcere; aut: Quis descéndet in abýssum? hoc est Christum ex mórtuis revocáre. Sed quid dicit? Prope te est verbum, in ore tuo et in corde tuo; hoc est verbum fídei, quod prædicámus. Quia si confiteáris in ore tuo: Dóminum Iesum! et in corde tuo credíderis quod Deus illum excitávit ex mórtuis, salvus eris. Corde enim créditur ad iustítiam, ore autem conféssio fit in salútem. Dicit enim Scriptúra: " Omnis, qui credit in illo, non confundétur".
Frères, certes l'élan de mon cœur et ma prière à Dieu pour les Juifs, c'est qu'ils soient sauvés. Car je leur rends témoignage qu'ils ont du zèle pour Dieu; mais c'est un zèle mal éclairé. Méconnaissant la justice de Dieu et cherchant à établir la leur propre, ils ont refusé de se soumettre à la justice de Dieu. Car la fin de la Loi, c'est le Christ pour la justification de tout croyant. Moïse écrit en effet de la justice née de la Loi qu'en l'accomplissant l'homme vivra par elle, tandis que la justice née de la foi, elle, parle ainsi: Ne dis pas dans ton cœur: Qui montera au ciel? entends: pour en faire descendre le Christ; ou bien: Qui descendra dans l'abîme? entends: pour faire remonter le Christ de chez les morts. Que dit-elle donc? La parole est tout près de toi, sur tes lèvres et dans ton cœur, entends: la parole de la foi que nous prêchons. En effet, si tes lèvres confessent que Jésus est Seigneur et si ton cœur croit que Dieu l'a ressuscité des morts, tu seras sauvé. Car la foi du cœur obtient la justice, et la confession des lèvres, le salut. L'Écriture ne dit-elle pas: Quiconque croit en lui ne sera pas confondu?
NON enim est distínctio Iudæi et Græci, nam idem Dóminus ómnium, dives in omnes qui ínvocant illum: Omnis enim, quicúmque invocáverit nomen Dómini, salvus erit. Quómodo ergo invocábunt, in quem non credidérunt? Aut quómodo credent ei, quem non audiérunt? Quómodo autem áudient sine prædicánte? Quómodo vero prædicábunt nisi mittántur? Sicut scriptum est: Quam speciósi pedes evangelizántium bona.
Aussi bien n'y a-t-il pas de distinction entre Juif et Grec: tous ont le même Seigneur, riche envers tous ceux qui l'invoquent. En effet, quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé. Mais comment l'invoquer sans d'abord croire en lui? Et comment croire sans d'abord l'entendre? Et comment entendre sans prédicateur? Et comment prêcher sans être d'abord envoyé? Selon le mot de l'Écriture: Qu'ils sont beaux les pieds des messagers de bonnes nouvelles!
Sed non omnes obœdiérunt evangélio; Isaías enim dicit: Dómine, quis crédidit audítui nostro? Ergo fides ex audítu, audítus autem per verbum Christi. Sed dico: Numquid non audiérunt? Quin immo, in omnem terram éxiit sonus eórum, et in fines orbis terræ verba eórum. Sed dico: Numquid Israel non cognóvit? Primus Móyses dicit: Ego ad æmulatiónem vos addúcam per Non gentem: per gentem insipiéntem ad iram vos provocábo. Isaías autem audet et dicit: Invéntus sum in non quæréntibus me; palam appárui his, qui me non interrogábant. Ad Israel autem dicit: Tota die expándi manus meas ad pópulum non credéntem et contradicéntem.
Mais tous n'ont pas obéi à la Bonne Nouvelle. Car Isaïe l'a dit: Seigneur, qui a cru à notre prédication? Ainsi la foi naît de la prédication et la prédication se fait par la parole du Christ. Or je demande: n'auraient-ils pas entendu? Et pourtant leur voix a retenti par toute la terre et leurs paroles jusqu'aux extrémités du monde. Mais je demande: Israël n'aurait-il pas compris? Déjà Moïse dit: Je vous rendrai jaloux de ce qui n'est pas une nation, contre une nation sans intelligence j'exciterai votre dépit. Et Isaïe ose ajouter: J'ai été trouvé par ceux qui ne me cherchaient pas, je me suis manifesté à ceux qui ne m'interrogeaient pas, tandis qu'il dit à l'adresse d'Israël: Tout le jour j'ai tendu les mains vers un peuple désobéissant et rebelle.
r. Dómine Deus, propítius esto pópulo tuo, * Et convérte tribulatiónem nostram in gáudium. v. Adiuva nos, Deus salutáris noster; propter glóriam nóminis tui, Dómine, líbera nos. * Et convérte. v. Glória Patri. * Et convérte.
r. Seigneur notre Dieu, sois favorable à ton peuple, * Transforme en joie notre épreuve. v. Aide-nous, Dieu notre Sauveur; délivre-nous, Seigneur, pour la gloire de ton nom! * Transforme. v. Gloire au Père. * Transforme.
In secundo nocturno, anno I
Deuxième nocturne, année I
Ex Collatiónibus sancti Thomæ de Aquíno presbýteri(Coll. 6 super Credo in Deum)
Conférence de saint Thomas d'Aquin à ses étudiants sur le Credo
Quæ necéssitas quod Fílius Dei pro nobis paterétur? Magna, et potest cólligi duplex necéssitas; una est ad remédium contra peccáta, ália est ad exémplum quantum ad agénda. Ad remédium quidem quia contra ómnia mala, quæ incúrrimus propter peccáta, invenímus remédium per passiónem Christi. Sed non minor est utílitas quantum ad exémplum. Nam pássio Christi súfficit ad informándum totáliter vitam nostram. Quicúmque enim vult perfécte vívere, nihil áliud fáciat nisi ut contémnat quæ Christus in cruce contémpsit et áppetat quæ Christus appétiit. Nullum enim virtútis exémplum abest a cruce.
Quelle nécessité y avait-il à ce que le Fils de Dieu souffrît pour nous? Une grande nécessité, que l'on peut résumer en deux points: nécessité de remède à l'égard de nos péchés, nécessité d'exemple pour notre conduite. Pour ce qui est du remède, contre tous les maux que nous inflige le péché, nous trouvons un remède grâce à la passion du Christ. Mais son utilité n'est pas moindre à l'égard de l'exemple. Car la passion du Christ nous fournit un modèle valable pour toute notre vie. En effet, celui qui veut mener la vie parfaite n'a rien d'autre à faire qu'à mépriser ce que le Christ a méprisé sur la croix et à désirer ce que le Christ a désiré. Car aucun exemple de vertu n'est absent de la croix.
Si enim quæris exémplum caritátis: Maiórem caritátem nemo habet ut ánimam suam ponat quis pro amícis suis. Hoc Christus in cruce. Et ídeo si pro nobis dedit ánimam suam, non debet esse grave sustinére quæcúmque mala pro eo. Si quæris patiéntiam, excelléntior in cruce invenítur. Patiéntia enim ex duóbus rédditur magna, aut cum magna quis patiénter suffert, aut cum ea suffert quæ vitáre posset et non vitat. Sed Christus magna pértulit in cruce, et patiénter, quia cum paterétur non comminabátur; tamquam ovis ad víctimam ductus est et non apéruit os suum. Magna ergo est patiéntia Christi in cruce: per patiéntiam currámus ad propósitum nobis certámen, aspiciéntes in auctórem fídei et consummatórem Iesum, qui propósito sibi gáudio sustínuit crucem, confusióne contémpta.
Si tu cherches un exemple de charité: Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. C'est ce que le Christ a fait sur la croix. Et par conséquent, s'il a donné sa vie pour nous, il ne doit pas être trop dur de supporter n'importe quel mal pour lui. Si tu cherches la patience, c'est sur la croix qu'on la trouve au maximum. En effet, la patience est grande pour deux motifs: ou bien lorsqu'on souffre patiemment de grands maux, ou bien lorsqu'on souffre des maux qu'on aurait pu éviter, et que l'on n'évite pas. Or le Christ a souffert de grands maux sur la croix, et avec patience, puisque couvert d'insultes, il ne menaçait pas; comme une brebis conduite à l'abattoir, il n'ouvrait pas la bouche. Elle est donc grande, la patience du Christ sur la croix: Par la patience, courons au combat qui nous est proposé, les yeux fixés sur Jésus, qui est à l'origine et au terme de la foi. Renonçant à la joie qui lui était proposée, il a enduré, sans avoir de honte, l'humiliation de la croix.
Si quæris exémplum humilitátis, réspice crucifíxum: nam Deus vóluit iudicári sub Póntio Piláto et mori. Si quæris exémplum obœdiéntiæ, séquere eum qui factus est obœdiens Patri usque ad mortem: Sicut enim per inobœdiéntiam uníus, scílicet Adæ, peccatóres constitúti sunt multi, ita per uníus obœdiéntiam iusti constituéntur multi. Si quæris exémplum contemnéndi terréna, séquere eum qui est rex regum et dóminus dominántium, in quo sunt omnes thesáuri sapiéntiæ et sciéntiæ abscónditi, in cruce nudátum, delúsum, conspútum, cæsum, spinis coronátum et demum acéto et felle potátum.
Si tu cherches un exemple d'humilité, regarde le crucifié. Car un Dieu a voulu être jugé sous Ponce Pilate, et mourir. Si tu cherches un exemple d'obéissance, tu n'as qu'à suivre celui qui s'est fait obéissant au Père jusqu'à la mort: De même que la faute commise par un seul, c'est-à-dire par Adam, a rendu tous les hommes pécheurs, de même tous deviendront justes par l'obéissance d'un seul. Si tu cherches un exemple de mépris pour les biens terrestres, tu n'as qu'à suivre celui qui est le roi des rois et le Seigneur des seigneurs, en qui sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la connaissance; sur la croix, il est nu, tourné en dérision, couvert de crachats, frappé, couronné d'épines, enfin abreuvé de fiel et de vinaigre.
 
 
Postea dicitur immediate et sine orémus oratio propria, cum conclusione longiore.
Après cela on dit immédiatement et sans "Prions" l'oraison propre, avec la conclusion longue.
Dóminus vobíscum.
Le Seigneur soit avec vous.
r. Et cum spíritu tuo.
r. Et avec votre esprit.
Benedícat vos omnípotens Deus, Pater, ✠ et Fílius, et Spíritus Sanctus.
Que Dieu tout puissant vous bénisse, le Père, ✠ et le Fils et le Saint-Esprit.
r. Amen.
r. Amen.
Vel alia formula benedictionis, sicut in Missa.
Ou une autre formule de bénédiction, comme à la Messe.
Et si fit dimissio, sequitur invitatio:
Et si on fait un renvoi, on ajoute l'invitation :
Absente sacerdote vel diacono, et in recitatione a solo, sic concluditur:
En l'absence d'un diacre ou d'un prêtre, et dans la récitation seul, on conclut ainsi :
Dóminus nos benedícat, et ab omni malo deféndat, et ad vitam perdúcat ætérnam. r. Amen.
Que le Seigneur nous bénisse, qu'Il nous défende de tout mal, et qu'Il nous fasse parvenir à la vie éternelle. r. Amen.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.