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v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde.
v. Dieu, viens à mon aide.
r. Dómine, ad adiuvándum me festína.
r. Seigneur, vite à mon secours.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen.
Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Allelúia.
Alléluia.
Hymnus
Hymne
Médiæ noctis tempus est prophética vox ádmonet dicámus laudes ut Deo Patri semper ac Fílio,
Voici le temps de minuit où le prophète nous invite à chanter à Dieu nos louanges, au Père éternel et au Fils.
Sancto quoque Spirítui: perfécta enim Trínitas uniúsque substántiæ laudánda nobis semper est.
Et au Saint-Esprit : Honorons les pareillement : à jamais nous devons louer Dieu en Sa Trinité parfaite et dans Son unique substance.
Terrórem tempus hoc habet, quo, cum vastátor ángelus Ægypto mortem íntulit, delévit primogénita.
Cette fois-ci, la terreur est au rendez-vous, car, lorsque l'ange destructeur a apporté la mort en Égypte, il a anéanti les premiers-nés.
Hæc iustis hora salus est, quos tunc ibídem ángelus ausus puníre non erat, signum formídans sánguinis.
Cette heure, pour les justes, c'est le salut, alors, en cette heure même, l'ange ne s'est pas risqué à les punir, se dérobant au signe du sang.
Ægýptus flebat fórtiter tantórum diro fúnere; solus gaudébat Israel agni protéctus sánguine.
L'Égypte pleurait à chaudes larmes pour des funérailles si funestes ; seul Israël se réjouissait protégé par le sang de l'agneau.
Nos verus Israel sumus: lætámur in te, Dómine, hostem spernéntes et malum, Christi defénsi sánguine.
Le véritable Israël, c'est nous : Que nous soyons joyeux en Toi, Seigneur, repoussant l'ennemi et le mal, protégés par le sang du Christ.
Dignos nos fac, rex óptime, futúri regni glória, ut mereámur láudibus ætérnis te concínere. Amen.
Rends-nous dignes, Roi très grand, d'être dans la gloire du royaume, afin que nous puissions mériter les louanges éternelles à Te chanter ensemble. Amen.
Vel:
Ou :
Hymnus
Hymne
Salve dies, diérum glória, dies felix Christi victória, dies digna iugi lætítia, dies prima.
Salut, ô Jour qui es la gloire des jours ; salut, heureuse Victoire du Christ ; salut, Jour digne d'être éternellement célébré ; salut, ô le Premier des jours !
Lux divína cæcis irrádiat, in qua Christus inférnum spóliat, mortem vincit et reconcíliat summis ima.
C'est aujourd'hui que la divine Lumière ouvre les yeux des aveugles, que le Christ dépouille l'enfer, vainc la mort et réconcilie les hauteurs du ciel avec les abîmes de la terre.
Sempitérni regis senténtia sub peccáto conclúsit ómnia; ut infírmis supérna grátia subveníret,
La sentence de l'éternel Souverain avait permis que tous les êtres fussent soumis à la loi du péché, mais c'était pour qu'un jour la Grâce céleste vint en aide à la faiblesse des créatures :
Dei virtus et sapiéntia temperávit iram cleméntia, cum iam mundus in præcipítia totus iret.
la force et la sagesse de Dieu ont adouci alors, ont adouci alors, par la clémence, son antique colère. Il était temps : le monde était au bord du précipice.
Resurréxit liber ab ínferis restaurátor humáni géneris, ovem suam repórtans úmeris ad supérna.
Il ressuscite, Il sort en liberté de sa tombe, le Réparateur du genre humain ; Il prend sur son épaule sa brebis, qu'il rapporte au Ciel.
Angelórum pax fit et hóminum, plenitúdo succréscit órdinum, triumphántem laus decet Dóminum, laus ætérna.
La paix est conclue entre les anges et les hommes ; les Ordres célestes sont complétés. louange à ce Triomphateur ; louange éternelle !
Harmoníæ cæléstis pátriæ vox concórdet matris Ecclésiæ, «Allelúia» frequéntet hódie plebs fidélis.
Que la voix de l’Église notre mère s’accorde à l’harmonie de la céleste patrie, "qu’aujourd’hui le peuple des fidèles répète " l’« Alleluia ».
Triumpháto mortis império, triumpháli fruámur gáudio; in terra pax, et iubilátio sit in cælis. Amen.
Parce que nous avons triomphé de l’empire de la mort, goûtons la joie du triomphe, "paix sur la terre et jubilation " dans les cieux. Amen.
Ant. 1. Quis ascéndet in montem Dómini, aut quis stabit in loco sancto eius?
Ant. 1. Qui montera sur la montagne du Seigneur, ou qui se tiendra dans Son lieu saint ?
Psalmus 23 (24)
Psaume 23 (24)
Domini in templum adventus
Avènement de Dieu dans le Temple
Christo apertæ sunt portæ cæli propter carnalem eius assumptionem (S. Irenæus).
Les portes du ciel se sont ouvertes au Christ parce qu'Il a pris la nature humaine. (S. Irénée)
Dómini est terra et plenitúdo eius, * orbis terrárum et qui hábitant in eo.
Au Seigneur est la terre et tout ce qu'elle renferme, le monde et tous ceux qui l'habitent.
Quia ipse super mária fundávit eum * et super flúmina firmávit eum.
Car c'est Lui qui l'a fondé sur les mers, et qui l'a établi sur les fleuves.
Quis ascéndet in montem Dómini, * aut quis stabit in loco sancto eius?
Qui montera sur la montagne du Seigneur, ou qui se tiendra dans son lieu saint?
Innocens mánibus et mundo corde, † qui non levávit ad vana ánimam suam, * nec iurávit in dolum.
Celui qui a les mains innocentes et le coeur pur, qui n'a pas livré son âme à la vanité, ni fait à son prochain un serment trompeur.
Hic accípiet benedictiónem a Dómino * et iustificatiónem a Deo salutári suo.
Celui-là recevra la bénédiction du Seigneur, et la miséricorde de Dieu, son Sauveur.
Hæc est generátio quæréntium eum, * quæréntium fáciem Dei Iacob.
Telle est la race de ceux qui le cherchent, de ceux qui cherchent la face du Dieu de Jacob.
Attóllite, portæ, cápita vestra, † et elevámini, portæ æternáles, * et introíbit rex glóriæ.
Levez vos portes, ô princes, et élevez-vous, portes éternelles, et le roi de gloire entrera.
Quis est iste rex glóriæ? * Dóminus fortis et potens, Dóminus potens in prœlio.
Qui est ce roi de gloire ? C'est le Seigneur fort et puissant, le Seigneur puissant dans les combats.
Attóllite, portæ, cápita vestra, † et elevámini, portæ æternáles, * et introíbit rex glóriæ.
Levez vos portes, ô princes, et élevez-vous, portes éternelles, et le roi de gloire entrera.
Quis est iste rex glóriæ? * Dóminus virtútum ipse est rex glóriæ.
Quel est ce roi de gloire ? Le Seigneur des armées est Lui-même ce roi de gloire.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Quis ascéndet in montem Dómini, aut quis stabit in loco sancto eius?
Ant. Qui montera sur la montagne du Seigneur, ou qui se tiendra dans Son lieu saint ?
Ant. 2. Benedícite, gentes, Deum nostrum.
Ant. 2. Bénissez, nations, notre Dieu.
Psalmus 65 (66)
Psaume 65
Hymnus ad sacrificium gratiarum actionis
Hymne pour le sacrifice d'action de grâces
De resurrectione Domini et conversione gentium (Hesychius).
De la résurrection du Seigneur et la conversion des nations
I
I
Iubiláte Deo, omnis terra, † psalmum dícite glóriæ nóminis eius, * glorificáte laudem eius.
Poussez vers Dieu des cris de joie, ô terre entière; chantez une hymne à Son Nom ; rendez glorieuse Sa louange.
Dícite Deo: « Quam terribília sunt ópera tua. * Præ multitúdine virtútis tuæ blandiéntur tibi inimíci tui.
Dites à Dieu: Que Tes oeuvres sont terribles. A cause de la grandeur de Ta puissance, Tes ennemis T'adressent des hommages menteurs.
Omnis terra adóret te et psallat tibi, * psalmum dicat nómini tuo ».
Que la terre T'adore et psalmodie en Ton honneur, qu'elle psalmodie en l'honneur de Ton nom.
Veníte et vidéte ópera Dei, * terríbilis in adinventiónibus super fílios hóminum.
Venez et voyez les oeuvres de Dieu, Il est terrible dans Ses desseins sur les enfants des hommes.
Convértit mare in áridam, † et in flúmine pertransíbunt pede; * ibi lætábimur in ipso.
Il a changé la mer en une terre sèche; et ils ont passé le fleuve à pied, c'est là que nous nous réjouirons en Lui.
Qui dominátur in virtúte sua in ætérnum, † óculi eius super gentes respíciunt; * rebélles non exalténtur in semetípsis.
Lui qui domine à jamais par Sa puissance, Ses yeux contemplent les nations ; que ceux-là qui l'irritent ne s'élèvent point en eux-mêmes.
Benedícite, gentes, Deum nostrum * et audítam fácite vocem laudis eius;
Nations, bénissez notre Dieu, et faites entendre les accents de Sa louange ;
qui pósuit ánimam nostram ad vitam * et non dedit in commotiónem pedes nostros.
Lui qui a disposé vie à notre âme, et qui n'a point permis que nos pieds soient ébranlés.
Quóniam probásti nos, Deus; * igne nos examinásti, sicut examinátur argéntum.
Car Tu nous as éprouvés, ô Dieu ; Tu nous as fait passer par le feu, comme on y fait passer l'argent.
Induxísti nos in láqueum, * posuísti tribulatiónes in dorso nostro.
Tu nous as fait tomber dans le piège, Tu as chargé nos épaules de tribulations.
Imposuísti hómines super cápita nostra, † transívimus per ignem et aquam, * et eduxísti nos in refrigérium.
Tu as mis des hommes sur nos têtes, nous avons passé par le feu et par l'eau, et Tu nous en as tirés pour nous mettre en un lieu de rafraîchissement.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Benedícite, gentes, Deum nostrum.
Ant. Bénissez, nations, notre Dieu.
Ant. 3. Audíte, omnes, qui timétis Deum, quanta fecit ánimæ meæ, allelúia.
Ant. 3. Écoutez, vous tous qui craignez Dieu, ce qu'Il a fait pour mon âme, alléluia.
II
II
Introíbo in domum tuam in holocáustis; reddam tibi vota mea,
J'entrerai dans Ta maison avec des holocaustes ; je m'acquitterai envers Toi de mes voeux
quæ protulérunt lábia mea, * et locútum est os meum in tribulatióne mea.
que mes lèvres ont proférés, et que ma bouche a prononcés pendant ma tribulation.
Holocáusta medulláta ófferam tibi cum incénso aríetum, * ófferam tibi boves cum hircis.
Je T'offrirai de gras holocaustes, avec la fumée des béliers, je T'offrirai des boeufs avec des boucs.
Veníte, audíte, † et narrábo, omnes, qui timétis Deum, * quanta fecit ánimæ meæ.
Venez, entendez, vous tous qui craignez Dieu, et je vous raconterai tout ce qu'Il a fait à mon âme.
Ad ipsum ore meo clamávi * et exaltávi in lingua mea.
Ma bouche a crié vers Lui, et ma langue L'a exalté.
Iniquitátem si aspéxi in corde meo, * non exáudiet Dóminus.
Si j'avais vu l'iniquité dans mon coeur, le Seigneur ne m'aurait pas exaucé.
Proptérea exaudívit Deus, * atténdit voci deprecatiónis meæ.
C'est pourquoi Dieu m'a exaucé, et a été attentif à la voix de ma supplication.
Benedíctus Deus, qui non amóvit oratiónem meam * et misericórdiam suam a me.
Béni soit Dieu, qui n'a pas rejeté ma prière, ni éloigné de moi Sa miséricorde.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Audíte, omnes, qui timétis Deum, quanta fecit ánimæ meæ, allelúia.
Ant. Écoutez, vous tous qui craignez Dieu, ce qu'Il a fait pour mon âme, alléluia.
In primo nocturno, anno I
Premier nocturne, année I
De Epístula beáti Pauli apóstoli ad Romános
De la lettre de saint Paul aux Romains
Nolo enim vos ignoráre, fratres, mystérium hoc, ut non sitis vobis ipsis sapiéntes, quia cæcitas ex parte cóntigit in Israel, donec plenitúdo géntium intráret, et sic omnis Israel salvus fiet, sicut scriptum est: Véniet ex Sion, qui erípiat, avértet impietátes ab Iacob; et hoc illis a me testaméntum, cum abstúlero peccáta eórum.
Je ne veux pas, frères, vous laisser ignorer ce mystère, de peur que vous ne vous complaisiez en votre sagesse: une partie d'Israël s'est endurcie jusqu'à ce que soit entrée la totalité des païens, et ainsi tout Israël sera sauvé, comme il est écrit: De Sion viendra le Libérateur, il ôtera les impiétés du milieu de Jacob. Et voici quelle sera mon alliance avec eux lorsque j'enlèverai leurs péchés.
Secúndum evangélium quidem inimíci propter vos, secúndum electiónem autem caríssimi propter patres; sine pæniténtia enim sunt dona et vocátio Dei! Sicut enim aliquándo vos non credidístis Deo, nunc autem misericórdiam consecúti estis propter illórum incredulitátem, ita et isti nunc non credidérunt propter vestram misericórdiam, ut et ipsi nunc misericórdiam consequántur. Conclúsit enim Deus omnes in incredulitátem, ut ómnium misereátur!
Ennemis, il est vrai, selon l'Évangile, à cause de vous, ils sont, selon l'Élection, chéris à cause de leurs pères. Car les dons et l'appel de Dieu sont sans repentance. En effet, de même que jadis vous avez désobéi à Dieu et qu'au temps présent vous avez obtenu miséricorde grâce à leur désobéissance, eux de même au temps présent ont désobéi grâce à la miséricorde exercée envers vous, afin qu'eux aussi ils obtiennent au temps présent miséricorde. Car Dieu a enfermé tous les hommes dans la désobéissance pour faire à tous miséricorde.
O altitúdo divitiárum et sapiéntiæ et sciéntiæ Dei! Quam incomprehensibília sunt iudícia eius et investigábiles viæ eius! Quis enim cognóvit sensum Dómini? Aut quis consiliárius eius fuit? Aut quis prior dedit illi, et retribuétur ei? Quóniam ex ipso et per ipsum et in ipsum ómnia. Ipsi glória in sæcula. Amen.
Ô abîme de la richesse, de la sagesse et de la science de Dieu! Que ses décrets sont insondables et ses voies incompréhensibles! Qui en effet a jamais connu la pensée du Seigneur? Qui en fut jamais le conseiller? Ou bien qui l'a prévenu de ses dons pour devoir être payé de retour? Car tout est de lui et par lui et pour lui. À lui soit la gloire éternellement! Amen.
Obsecro ítaque vos, fratres, per misericórdiam Dei, ut exhibeátis córpora vestra hóstiam vivéntem, sanctam, Deo placéntem, rationábile obséquium vestrum; et nolíte conformári huic sæculo, sed transformámini renovatióne mentis, ut probétis quid sit volúntas Dei, quid bonum et bene placens et perféctum.
Je vous exhorte donc, frères, par la miséricorde de Dieu, à offrir vos personnes en hostie vivante, sainte, agréable à Dieu: c'est là le culte spirituel que vous avez à rendre. Et ne vous modelez pas sur le monde présent, mais que le renouvellement de votre jugement vous transforme et vous fasse discerner quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, ce qui lui plaît, ce qui est parfait.
r. Ad te, Dómine, levávi ánimam meam, * Deus meus, in te confído; non erubéscam. v. Neque irrídeant me inimíci mei; étenim univérsi qui te exspéctant non confundéntur. * Deus meus. v. Glória Patri. * Deus meus.
r. Vers toi, Seigneur, j'élève mon âme, * Mon Dieu, je m'appuie sur toi; épargne-moi la honte. v. Ne laisse pas triompher mes ennemis; non, pour qui espère en toi, pas de déception. * Mon Dieu. v. Gloire au Père. * Mon Dieu.
In secundo nocturno, anno I
Deuxième nocturne, année I
Ex Enarratiónibus sancti Augustíni epíscopi in psalmos (En. in ps. 94, 7: CCL 39, 1336-1337)
Commentaire de saint Augustin sur le psaume 94
Non repéllet Dóminus plebem suam: laus illi, iubilátio illi. Quam plebem non repéllet? Hic nobis interpretári áliquid non licet; præscríptum habémus ab Apóstolo, expósuit hoc Apóstolus unde sit dictum. Erat enim plebs Iudæa, plebs ubi fuérunt prophétæ, plebs ubi fuérunt patriárchæ, plebs étiam secúndum carnem propagáta de sémine Abrahæ; plebs in qua præcessérunt ómnia sacraménta Salvatórem nostrum promitténtia; plebs ubi institútum est templum, únctio, sacérdos ad figúram, ut cum omnes ipsæ umbræ præterírent, ipsa lux adveníret.
Dieu ne rejettera pas son peuple, dit le psalmiste. Louange à lui, gloire à lui. Quel est ce peuple qu'il ne rejettera pas? Aucune hésitation possible. Nous avons la réponse dans saint Paul: lui-même nous a expliqué de qui il s'agissait. Le peuple dont il est question, c'est le peuple Juif, ce peuple où naquirent les prophètes, dont faisaient partie les patriarches, le peuple issu de la descendance d'Abraham. Ce peuple possédait déjà par avance tous les symboles qui annonçaient notre Sauveur: temple, onction, sacerdoce, toutes ces institutions le préfiguraient; mais, lorsque, comme des ombres, elles se seraient évanouies, alors la lumière viendrait, en personne.
Erat ergo ista plebs Dei; ad eam prophétæ missi in illa nati qui missi; ei trádita et crédita elóquia Dei. Quid ergo? Totum illud damnátum est? Absit. Arbor olívæ ipsa dicta est Apóstolo, cœpit enim ista arbor a patriárchis; sed fuérunt ibi rami áridi, quia nimis alti per supérbiam; præcísi ergo propter sterilitátem, insértus oleáster propter humilitátem.
Tel était donc le peuple de Dieu: des prophètes lui étaient envoyés, nés eux-mêmes dans ce peuple auquel ils étaient envoyés. Les paroles de Dieu lui avaient été confiées comme un dépôt sacré. Eh quoi? Tout cela serait-il condamné? Bien sûr que non! Ce peuple, l'Apôtre le qualifie d'olivier franc. Il prit racine dans les patriarches; mais ses rameaux se desséchèrent car ils s'étaient élevés beaucoup trop haut dans leur orgueil. Ils furent donc coupés à cause de leur stérilité; le sauvageon, lui, a été greffé à cause de son humilité.
Verúmtamen, caríssimi, ne superbíret oleáster insértus, quid ait Apóstolus? Si tu ex naturáli incísus oleástro, et contra natúram insértus es in bonam olívam; quanto magis qui secúndum natúram sunt, inseréntur suæ olívæ? Ut quómodo tu non pérmanens in infidelitáte, meruísti ínseri in olívam, cum esses oleáster, sic isti corrécti facílius suæ olívæ naturáliter inserántur: hoc de illis Apóstolus.
Pourtant, frères très chers, pour que le sauvageon greffé n'aille pas s'enfler d'orgueil, qu'ajoute l'Apôtre? Si toi, tu as été retranché de l'olivier sauvage auquel tu appartenais par nature, si tu as été, contrairement à ta nature, greffé sur l'olivier franc, combien plus eux, les branches naturelles, seront-ils greffés sur leur propre olivier! Toi, le sauvageon, en ne demeurant pas dans ton incrédulité, tu as mérité d'être greffé sur l'olivier. Eux aussi, et bien plus facilement encore, une fois redressés, ils seront tout naturellement réinsérés sur leur propre tronc. Telle est l'affirmation de saint Paul.
Ergo ipsa est arbor; etsi áliqui ex ramis fracti sunt, non omnes. Nam si omnes rami frangeréntur, unde Petrus? Unde Ioánnes? Unde Thomas? Unde Matthus? Unde Andræas? Unde illi omnes apóstoli? Unde ipse Paulus apóstolus qui loquebátur, et suo fructu olívam testabátur? Nonne isti omnes inde? Unde étiam quingénti illi fratres quibus Dóminus post resurrectiónem appáruit? Unde tot mília ad vocem Petri, quando Spíritu Sancto repléti apóstoli ómnium géntium linguis locúti sunt, tanta aviditáte Dei laudis et suæ accusatiónis convérsi sunt? Quanto maius vulnus erat in corde ipsórum, tanto avídius médicum quæsiérunt.
Voilà donc l'arbre dont il est question. Bien sûr, quelques-unes de ses branches ont été coupées, mais pas toutes. Si toutes les branches avaient été coupées, d'où sortiraient Pierre, et Jean, et Thomas, et Matthieu, et André, et tous les apôtres? D'où sortirait Paul qui parlait de tout cela et dont le fruit prouvait bien qu'il venait de l'olivier. Tous n'en venaient-ils pas? Et les cinq cents frères auxquels apparut le Seigneur après sa résurrection? Et les milliers qui se convertirent à la voix de Pierre, pleins d'ardeur pour louer Dieu et confesser leur faute, quand les apôtres, pleins de l'Esprit Saint, se mirent à parler en langues? Plus la blessure était profonde en leur cœur, plus ils cherchèrent avidement le médecin.
r. Adiútor meus esto, Deus, * Ne derelínquas me. v. Neque despícias me, Deus salutáris meus. * Ne. v. Glória Patri. * Ne.
r. Mon Dieu, sois mon secours, * Ne m'abandonne pas! v. Ne me délaisse pas, Dieu, mon salut! * Ne. v. Gloire au Père. * Ne.
Postea dicitur immediate et sine orémus oratio propria, cum conclusione longiore.
Après cela on dit immédiatement et sans "Prions" l'oraison propre, avec la conclusion longue.
Dóminus vobíscum.
Le Seigneur soit avec vous.
r. Et cum spíritu tuo.
r. Et avec votre esprit.
Benedícat vos omnípotens Deus, Pater, ✠ et Fílius, et Spíritus Sanctus.
Que Dieu tout puissant vous bénisse, le Père, ✠ et le Fils et le Saint-Esprit.
r. Amen.
r. Amen.
Vel alia formula benedictionis, sicut in Missa.
Ou une autre formule de bénédiction, comme à la Messe.
Et si fit dimissio, sequitur invitatio:
Et si on fait un renvoi, on ajoute l'invitation :
Absente sacerdote vel diacono, et in recitatione a solo, sic concluditur:
En l'absence d'un diacre ou d'un prêtre, et dans la récitation seul, on conclut ainsi :
Dóminus nos benedícat, et ab omni malo deféndat, et ad vitam perdúcat ætérnam. r. Amen.
Que le Seigneur nous bénisse, qu'Il nous défende de tout mal, et qu'Il nous fasse parvenir à la vie éternelle. r. Amen.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.