v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde.
v. Dieu, viens à mon aide.
r. Dómine, ad adiuvándum me festína.
r. Seigneur, vite à mon secours.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen.
Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Allelúia.
Alléluia.
Hymnus
Hymne
Beate (Beata) martyr, próspera diem triumphálem tuum, quo sánguinis merces tibi coróna vincénti datur.
Rendez favorable, saint martyr, le jour où vous avez triomphé quand la couronne fut donnée pour prix du sang, à votre victoire.
Hic te ex tenébris sǽculi, tortóre victo et iúdice, evéxit ad cælum dies Christóque ovántem réddidit.
De la ténèbre d'ici-bas, ce jour vous a porté jusqu'au ciel, pour vous rendre au Christ, en triomphe, vainqueur des bourreaux et des juges.
Nunc angelórum párticeps collúces insígni stola, quam testis indomábilis rivis cruóris láveras.
Réuni aux anges du ciel, vous brillez dans le vêtement que vous avez, martyr indomptable, lavé dans le sang qui ruisselle.
Adésto nunc et óbsecra, placátus ut Christus suis inclínet aurem prósperam, noxas nec omnes ímputet.
Venez maintenant prier pour nous, et que le Christ, en Sa pitié, incline une oreille propice et ne nous compte aucune faute.
Paulís per huc illábere Christi favórem déferens, sensus gravati ut séntiant levámen indulgéntiæ.
Descendez un moment jusqu'à nous, porteur de la grâce du Christ : que nous sentions Son indulgence alléger nos âmes pesantes.
Honor Patri cum Fílio et Spíritu Paráclito, qui te coróna pérpeti cingunt in aula glóriæ. Amen.
Honneur au Père, honneur au Fils, honneur à l'Esprit Paraclet, qui, dans leur demeure de gloire, pour l'éternité vous couronnent. Amen.
Ant. 1. Eritis ódio ómnibus * propter nomen meum; qui autem perseveráverit usque in finem, hic salvus erit.
Ant. 1. Vous serez haïs de tous à cause de Mon nom ; mais celui qui persévérera jusqu'à la fin, celui-là sera sauvé.
Psalmus 2
Psaume 2
Messias rex et victor
Le Messie, Roi et victorieux
Convenerunt ver adversus puerum tuum Iesum, quem unxisti (Act 4,27)
Ils se sont vraiment ligués contre Celui que Tu as oint (Act 4,27)
Quare fremuérunt gentes, * et pópuli meditáti sunt inánia?
Pourquoi les nations ont-elles frémi, et les peuples ont-ils formé de vains desseins ?
Astitérunt reges terræ, † et príncipes convenérunt in unum * advérsus Dóminum et advérsus christum eíus:
Les rois de la terre se sont levés, et les princes se sont assemblés contre le Seigneur et contre Son Christ.
“Dirumpámus víncula eórum * et proiciámus a nobis íugum ipsórum!”
Rompons leurs liens, et jetons loin de nous leur joug.
Qui hábitat in cælis, irridébit eos, * Dóminus subsannábit eos.
Celui qui habite dans les cieux Se rira d'eux, et le Seigneur Se moquera d'eux.
Tunc loquétur ad eos in ira sua * et in furóre suo conturbábit eos:
Alors Il leur parlera dans Sa colère, et Il les épouvantera dans Sa fureur.
“Ego autem constítui regem meum * super Sion, montem sanctum meum!”
Pour Moi, J'ai été établi Roi par Lui sur Sion, Sa montagne sainte, afin d'annoncer Son décret.
Prædicábo decrétum eíus. † Dóminus dixit ad me: “Fílius meus es tu; * ego hódie génui te.
Le Seigneur M'a dit: Tu es Mon Fils; Je T'ai engendré aujourd'hui.
Póstula a me, et dabo tibi gentes hereditátem tuam * et possessiónem tuam términos terræ.
Demande-Moi et Je Te donnerai les nations pour Ton héritage, et pour Ton domaine les extrémités de la terre.
Reges eos in virga férrea * et tamquam vas fíguli confrínges eos.”
Tu les gouverneras avec une verge de fer, et Tu les briseras comme le vase du potier.
Et nunc, reges, intellégite; * erudímini, qui iudicátis terram.
Et maintenant, ô rois, comprenez; instruisez-vous, juges de la terre.
Servíte Dómino in timóre * et exsultáte ei cum tremóre.
Servez le Seigneur avec crainte, et réjouissez-vous en Lui avec tremblement.
Apprehéndite disciplínam, † ne quando irascátur, et pereátis de via, * cum exárserit in brevi ira eíus.
Attachez-vous à la doctrine, de peur qu'Il ne S'irrite, et que vous ne périssiez hors de la voie droite lorsque bientôt s'enflammera Sa colère.
Beáti omnes, * qui confídunt in eo.
Heureux tous ceux qui ont confiance en Lui.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Eritis ódio ómnibus * propter nomen meum; qui autem perseveráverit usque in finem, hic salvus erit.
Ant. Vous serez haïs de tous à cause de Mon nom ; mais celui qui persévérera jusqu'à la fin, celui-là sera sauvé.
Ant. 2. Non sunt condígnæ * passiónes huius témporis ad futúram glóriam, quæ revelábitur in nobis.
Ant. 2. Les souffrances du temps présent ne sont pas dignes d'être comparées à la gloire future qui sera révélée en nous.
Psalmus 10 (11)
Psaume 10 (11)
Dominus fiducia iusti
Le Seigneur, confiance des justes
Beati, qui esuriunt et sitiunt iustitiam, quoniam ipsi saturabuntur (Mt 5, 6).
Heureux les affamés et les assoifés de justice, car ils seront rassasiés (Mt 5, 6).
In Dómino confído, quómodo dícitis ánimæ meæ: * «Tránsmigra in montem sicut passer?
Je me confie dans le Seigneur : comment dites-vous à mon âme : * Émigre sur la montagne comme un passereau ?
Quóniam ecce peccatóres intendérunt arcum, † paravérunt sagíttas suas super nervum, * ut sagíttent in obscúro rectos corde.
Parce que voilà que les pécheurs ont tendu un arc ; ils ont préparé leurs flèches dans un carquois, pour percer dans les ténèbres les [hommes] droits de coeur.
Quando fundaménta evertúntur, * iustus quid fáciat?».
Parce que ce que Tu avais établi, ils l'ont détruit ; mais le juste, qu'a-t-il fait ?
Dóminus in templo sancto suo, * Dóminus, in cælo sedes eius.
Le Seigneur est dans Son saint temple ; le Seigneur, Son trône est dans le ciel.
Oculi eius in páuperem respíciunt, * pálpebræ eius intérrogant fílios hóminum.
Ses yeux observent le pauvre : Ses paupières interrogent les enfants des hommes.
Dóminus intérrogat iustum et ímpium; * qui autem díligit iniquitátem, odit ánima eius.
Le Seigneur interroge le juste et l'impie; mais celui qui aime l'iniquité hait son âme.
Pluet super peccatóres carbónes; * ignis et sulphur et spíritus procellárum pars cálicis eórum.
Il fera pleuvoir sur les pécheurs des pièges ; le feu, le soufre et le vent des tempêtes sont la part de leur calice.
Quóniam iustus Dóminus et iustítias diléxit, * recti vidébunt vultum eius.
Car le Seigneur est juste et Il aime la justice : Son visage a vu l'équité.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Non sunt condígnæ * passiónes huius témporis ad futúram glóriam, quæ revelábitur in nobis.
Ant. Les souffrances du temps présent ne sont pas dignes d'être comparées à la gloire future qui sera révélée en nous.
Ant. 3. Tamquam aurum in fornáce probávit eléctos Dóminus et quasi holocáusta accépit eos in ætérnum.
Ant. 3. Comme l'or dans la fournaise, le Seigneur a éprouvé ses élus, et Il les a reçus comme un holocauste pour l'éternité.
Psalmus 16 (17)
Psaume 16 (17)
Ab impiis salva me, Domine
Des impies, sauve-moi, Seigneur.
In diebus carnis suæ. .. preces offerens et exauditus (Hebr 5, 7).
Lui qui, aux jours de Sa chair, avait présenté Ses prières, a été exaucé (Hebr 5, 7).
Exáudi, Dómine, iustítiam meam, * inténde deprecatiónem meam.
Seigneur, entends la justice, écoute mon cri ;
Auribus pércipe oratiónem meam, * non in lábiis dolósis.
prête l'oreille à ma prière, qui n'est pas proférée par des lèvres trompeuses.
De vultu tuo iudícium meum pródeat; * óculi tui vídeant æquitátes.
Que mon jugement sorte de Ta face, que Tes yeux regardent l'équité !
Proba cor meum et vísita nocte; † igne me exámina, * et non invénies in me iniquitátem.
Tu as éprouvé mon cœur, Tu l'as visité la nuit, Tu m'as mis dans le creuset : Tu ne trouves rien.
Non transgréditur os meum ad ópera hóminum, * propter verba labiórum tuórum custodívi me a viis violénti.
Avec ma pensée ma bouche n'est pas en désaccord. Quant aux actions de l'homme, fidèle à la parole de Tes lèvres; j'ai pris garde aux voies des violents.
Rétine gressus meos in sémitis tuis, * ut non moveántur vestígia mea.
Mes pas se sont attachés à Tes sentiers, et mes pieds n'ont pas chancelé.
Ego ad te clamávi, quóniam exáudis me, Deus; * inclína aurem tuam mihi et exáudi verba mea.
Je crie vers Toi, car Tu m'exauces, ô Dieu ; incline vers moi Ton oreille, écoute ma prière.
Mirífica misericórdias tuas, * qui salvos facis ab insurgéntibus sperántes in déxtera tua.
Fais éclater Tes miséricordes, Toi qui sauves les insurgés et ceux qui espèrent à Ta droite.
Custódi me ut pupíllam óculi, † sub umbra alárum tuárum prótege me * a fácie impiórum, qui me afflixérunt.
Garde-moi comme la prunelle de l'oeil ; à l'ombre de Tes ailes mets-moi à couvert des impies qui me persécutent.
Inimíci mei in furóre circumdedérunt me, † ádipem suum conclusérunt; * os eórum locútum est supérbiam.
Des ennemis mortels m'entourent. Ils ferment leurs entrailles à la pitié, ils ont à la bouche des paroles hautaines.
Incedéntes nunc circumdedérunt me, * óculos suos statuérunt prostérnere in terram.
Ils sont sur nos pas, ils nous entourent, ils nous épient pour nous renverser par terre.
Aspéctus eórum quasi leónis paráti ad prædam * et sicut cátuli leónis recubántis in ábditis.
Ils ressemblent au lion avide de dévorer, au lionceau campé dans son fourré.
Exsúrge, Dómine, præveni eum, supplánta eum; * éripe ánimam meam ab ímpio frámea tua,
Lève-Toi, le Seigneur, marche à sa rencontre, terrasse-le; délivre mon âme du méchant par Ton glaive,
a mórtuis manu tua, Dómine, * a mórtuis, quorum defécit pórtio vitæ.
des hommes par Ta main, de ces hommes du siècle dont la part est dans la vie présente,
De recónditis tuis adímpleas ventrem eórum, * saturéntur fílii et dimíttant relíquias párvulis suis.
dont Tu remplis le ventre de Tes trésors, qui sont rassasiés de fils, et laissent leur superflu à leurs petits-fils.
Ego autem in iustítia vidébo fáciem tuam, * satiábor, cum evigilávero, conspéctu tuo.
Pour moi, dans mon innocence je contemplerai Ta face ; à mon réveil, je me rassasierai de Ton image.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Tamquam aurum in fornáce probávit eléctos Dóminus et quasi holocáusta accépit eos in ætérnum.
Ant. Comme l'or dans la fournaise, le Seigneur a éprouvé ses élus, et Il les a reçus comme un holocauste pour l'éternité.
v. Tribulátio et angústia invenérunt me. r. Mandáta tua meditátio mea est.
v. La tribulation et l'angoisse m'ont trouvé. r. Tes commandements sont ma méditation.
In primo nocturno, anno I
Premier nocturne, année I
De libro Apocalýpsis beáti Ioánnis apóstoli 17, 1-18
De l'Apocalypse de saint Jean
Ego Ioánnes vidi: venit unus de septem ángelis, qui habébant septem phíalas, et locútus est mecum dicens: «Veni, osténdam tibi damnatiónem meretrícis magnæ quæ sedet super aquas multas, cum qua fornicáti sunt reges terræ, et inebriáti sunt qui inhábitant terram, de vino prostitutiónis eius.» Et ábstulit me in desértum in spíritu. Et vidi mulíerem sedéntem super béstiam coccíneam, plenam nomínibus blasphémiæ, habéntem cápita septem et córnua decem. Et múlier erat circúmdata púrpura et cóccino et inauráta auro et lápide pretióso et margarítis, habens póculum áureum in manu sua plenum abominatiónibus et immundítiis fornicatiónis eius, et in fronte eius nomen scriptum, mýstérium: "Bábylon magna, mater fornicatiónum et abominatiónum terræ".
Moi, Jean, je vis l'un des sept Anges aux sept coupes venir me dire: « Viens, que je te montre le jugement de la Prostituée fameuse, assise au bord des grandes eaux ; c'est avec elle qu'ont forniqué les rois de la terre, et les habitants de la terre se sont saoulés du vin de sa prostitution. » Il me transporta au désert, en esprit. Et je vis une femme, assise sur une Bête écarlate couverte de titres blasphématoires et portant sept têtes et dix cornes. La femme, vêtue de pourpre et d'écarlate, étincelait d'or, de pierres précieuses et de perles ; elle tenait à la main une coupe en or, remplie d'abominations et des souillures de sa prostitution. Sur son front, un nom était inscrit — un mystère! — "Babylone la Grande, la mère des prostituées et des abominations de la terre".
Et vidi mulíerem ébriam de sánguine sanctórum et de sánguine mártyrum Iesu. Et mirátus sum, cum vidíssem illam, admiratióne magna. Et dixit mihi ángelus: «Quare miráris? Ego tibi dicam mystérium mulíeris et béstiæ quæ portat eam, quæ habet cápita septem et decem córnua: béstia quam vidísti, fuit et non est, et ascensúra est de abýsso et in intéritum ibit. Et mirabúntur inhabitántes terram, quórum non sunt scripta nómina in libro vitæ a constitutióne mundi, vidéntes béstiam, quia erat et non est et áderit. Hic est sensus, qui habet sapiéntiam. Septem cápita septem montes sunt, super quos múlier sedet. Et reges septem sunt: quinque cecidérunt, unus est, álius nondum venit et, cum vénerit, opórtet illum breve tempus manére. Et béstia quæ erat et non est, et is octávus est et de septem est et in intéritum vadit.»
Et sous mes yeux, la femme se saoulait du sang des saints et du sang des martyrs de Jésus. À sa vue, je fus bien stupéfait ; mais l'Ange me dit: « Pourquoi t'étonner? Je vais te dire, moi, le mystère de la femme et de la Bête qui la porte, aux sept têtes et aux dix cornes. Cette Bête-là, elle était et elle n'est plus ; elle va remonter de l'Abîme, mais pour s'en aller à sa perte ; et les habitants de la terre, dont le nom ne fut pas inscrit dès l'origine du monde dans le livre de vie, s'émerveilleront au spectacle de la Bête, de ce qu'elle était, n'est plus, et reparaîtra. C'est ici qu'il faut un esprit doué de finesse! Les sept têtes, ce sont sept collines sur lesquelles la femme est assise. Ce sont aussi sept rois, dont cinq ont passé, l'un vit, et le dernier n'est pas encore venu ; une fois là, il faut qu'il demeure un peu. Quant à la Bête qui était et n'est plus, elle-même fait le huitième, l'un des sept cependant ; il s'en va à sa perte. »
Dicit ángelus Ioánni: «Decem córnua quæ vidísti, decem reges sunt qui regnum nondum accepérunt, sed potestátem tamquam reges una hora accípiunt cum béstia. Hi unum consílium habent et virtútem et potestátem suam béstiæ tradunt. Hi cum Agno pugnábunt; et Agnus vincet illos, quóniam Dóminus dominórum est et Rex regum, et qui cum illo sunt vocáti et elécti et fidéles.»
L'Ange dit à Jean: « Ces dix cornes-là, ce sont dix rois ; ils n'ont pas encore reçu de royauté, ils recevront un pouvoir royal, pour une heure seulement, avec la Bête. Ils sont tous d'accord pour remettre à la Bête leur puissance et leur pouvoir. Ils mèneront campagne contre l'Agneau, et l'Agneau les vaincra, car il est Seigneur des seigneurs et Roi des rois, avec les siens: les appelés, les choisis, les fidèles. »
Et dicit mihi: «Aquæ quas vidisti, ubi méretrix sedet, pópuli et turbæ sunt et gentes et linguæ. Et decem córnua quæ vidísti, et béstia, hi ódient fornicáriam et desolátam fácient illam et nudam, et carnes eius manducábunt et ipsam igne concremábunt; Deus enim dedit in corda eórum ut fáciant quod illi plácitum est, et fáciant unum consílium et dent regnum suum béstiæ, donec consumméntur verba Dei. Et múlier quam vidísti, est cívitas magna quæ habet regnum super reges terræ.»
« Et ces eaux-là, poursuivit l'Ange, où la Prostituée est assise, ce sont des peuples, des foules, des nations et des langues. Mais ces dix cornes-là et la Bête, ils vont prendre en haine la Prostituée, ils la dépouilleront de ses vêtements, toute nue, ils en mangeront la chair, ils la consumeront par le feu ; car Dieu leur a inspiré la résolution de réaliser son propre dessein, de se mettre d'accord pour remettre leur pouvoir royal à la Bête, jusqu'à l'accomplissement des paroles de Dieu. Et cette femme-là, c'est la Grande Cité, celle qui règne sur les rois de la terre. »
r. In toto corde meo, allelúia, exquisívi te, allelúia; * Ne repéllas me a mandátis tuis, allelúia, allelúia. v. Vide humilitátem meam et éripe me, quia legem tuam non sum oblítus. * Ne repéllas me. v. Glória Patri. * Ne repéllas me.
r. De tout mon cœur, alléluia, je te cherche, alléluia; * Garde-moi de fuir tes volontés, alléluia, alléluia! v. Vois ma misère: délivre-moi; je n'oublie pas ta loi. * Garde-moi. v. Gloire au Père. * Garde-moi.
In secundo nocturno, anno I
Deuxième nocturne, année I
Ex Expositióne sancti Ambrósii epíscopi in psalmum centésimum décimum octávum (Sermo 21, 7-8: CSEL 62, 477-478)
Sermon de saint Ambroise sur le psaume 118
Príncipes persecúti sunt me gratis, et a verbis tuis trepidávit cor meum. Bene hoc martyr dicit quod iniúste persecutiónum torménta sustíneat, qui nihil rapúerit, nullum violéntus opprésserit, nullíus sánguinem fúderit, nullíus thorum putáverit esse violándum: qui nihil légibus débeat, et gravióra latrónum sustinére cogátur supplícia: qui loquátur iusta, et non audiátur: qui loquátur plena salútis, et impugnétur, ut possit dícere: Cum loquébar illis impugnábant me gratis. Gratis ígitur persecutiónem pátitur, qui impugnátur sine crímine.
Les princes m'ont persécuté gratuitement; et mon cœur a tremblé, pensant à tes paroles. Le martyr qui parle dans cepsaume a raison de dire qu'il souffre gratuitement les tourments des persécutions; car il n'a rien dérobé, n'a fait violence à personne, n'a jamais versé le sang, n'a jamais songé à violer la couche de qui que ce soit. Il n'a pas manqué aux lois, et il se voit contraint de supporter les affreux supplices des brigands. Il prononce des paroles justes, et il n'est pas écouté, des paroles pleines de salut, et il est combattu, de sorte qu'il peut dire: Quand je leur parlais, ils me combattaient gratuitement. C'est donc gratuitement qu'il souffre persécution, lui qui est combattu sans avoir commis de faute.
Impugnátur ut nóxius, cum sit in tali confessióne laudábilis: impugnátur quasi venéficus, quia in nómine Dómini gloriátur; cum píetas virtútum ómnium fundaméntum sit. Vere frustra impugnátur, qui apud ímpios et infídos impietátis arcéssitur, cum fídei sit magíster. Verum is qui gratis impugnátur, fortis debet esse et constans. Quómodo ergo subtéxuit: Et a verbis tuis trepidávit cor meum? Trepidáre infirmitátis est, timóris atque formídinis, sed est étiam infírmitas ad salútem: est étiam timor sanctórum. Timéte Dóminum, sancti eius; et: Beátus vir qui timet Dóminum.
On le combat comme s'il était un malfaiteur, alors précisément que dans sa confession il est digne d'éloges; on le combat comme s'il était un magicien, alors qu'il se glorifie dans le nom du Seigneur et que la piété est le fondement de toutes les vertus en lui. Vraiment c'est par fraude qu'on le combat, lui qui est cité au tribunal des impies et des infidèles sous l'inculpation d'impiété, alors qu'il est le docteur de la foi. Mais celui qui est combattu gratuitement doit être fort et constant. Comment se fait-il alors que le texte dise ensuite: Et mon cœur a tremblé, pensant à tes paroles? Trembler relève de la faiblesse, de la crainte et de la peur. Mais il y a aussi une faiblesse qui mène au salut, et il y a aussi la crainte des saints: Craignez le Seigneur, vous, ses saints! et: Heureux l'homme qui craint le Seigneur!
Pone ergo mártyrem inter perícula constitútum; cum inde immánitas bestiárum ad incutiéndum terrórem ínfremat; aliúnde stridor candéntium laminárum et flamma fornácis ardéntis exstuet; pone, inquam, circumspectántem ómnia plena supplíciis, deínde cogitántem mandáta divína, illum ignem perpétuum, trepidáre corde, ne, dum præséntibus cedit, perpétuis se dedat exítiis: nonne hanc trepidatiónem fidúciæ viri constántis æquábis? In eúmdem concúrrit efféctum confidéntia cupiéntis ætérna, et divína trepidántis. Sit tamen fórtior ille qui sperat: sit fórtior qui præsúmit.
Prenons par exemple un martyr sur le lieu de son supplice: d'un côté, les bêtes féroces grondent, frappant de terreur; d'autre part, le sifflement des lames de fer chauffées à blanc, et la flamme de la fournaise ardente font perler la sueur sur tout son corps. Prenons, dis-je, cet homme qui regarde autour de lui et ne voit que supplices, mais qui ensuite pense aux préceptes divins et au feu éternel. Il tremble de tout son cœur: il a peur, s'il cède aux supplices présents, de se vouer aux malheurs éternels. Ne mettras-tu pas sur un pied d'égalité le tremblement de cet homme et l'assurance virile qui le tient debout, inébranlable? Son désir des biens éternels et sa crainte de Dieu concourent au même effet. Mais plus forte sera l'espérance, plus forte sera l'audace.
r. Deus, cánticum novum cantábo tibi, allelúia; * In psaltério decem chordárum psallam tibi, allelúia, allelúia. v. Qui das salútem régibus, qui liberásti David servum tuum de gládio malígno. * In psaltério. v. Glória Patri. * In psaltério.
r. Pour toi, mon Dieu, je chanterai un chant nouveau, alléluia; * Pour toi, je jouerai sur la harpe à dix cordes, alléluia, alléluia! v. Pour toi qui donnes aux rois la victoire, et sauves de l'épée meurtrière David, ton serviteur. * Pour toi. v. Gloire au Père. * Pour toi.
Postea dicitur immediate et sine orémus oratio propria, cum conclusione longiore.
Après cela on dit immédiatement et sans "Prions" l'oraison propre, avec la conclusion longue.
Dóminus vobíscum.
Le Seigneur soit avec vous.
r. Et cum spíritu tuo.
r. Et avec votre esprit.
Benedícat vos omnípotens Deus, Pater, ✠ et Fílius, et Spíritus Sanctus.
Que Dieu tout puissant vous bénisse, le Père, ✠ et le Fils et le Saint-Esprit.
r. Amen.
r. Amen.
Vel alia formula benedictionis, sicut in Missa.
Ou une autre formule de bénédiction, comme à la Messe.
Et si fit dimissio, sequitur invitatio:
Et si on fait un renvoi, on ajoute l'invitation :
Absente sacerdote vel diacono, et in recitatione a solo, sic concluditur:
En l'absence d'un diacre ou d'un prêtre, et dans la récitation seul, on conclut ainsi :
Dóminus nos benedícat, et ab omni malo deféndat, et ad vitam perdúcat ætérnam. r. Amen.
Que le Seigneur nous bénisse, qu'Il nous défende de tout mal, et qu'Il nous fasse parvenir à la vie éternelle. r. Amen.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.