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(c3) DE(h)us,(h) (,)in(h) ad(h)iu(h)tó(hi)ri(h)um(h) me(h)um(h) in(h)tén(h)de.(h) r/.(::) Dó(h)mi(h)ne,(h) (,) ad(h) ad(h)iu(h)ván(h)dum(h) me(h) fes(h)tí(h)na.(h) (:) Gló(h)ri(h)a(h) Pa(h)tri,(h) et(h) Fí(h)li(h)o,(h) (,) et(h) Spi(h)rí(h)tu(h)i(h) Sanc(h)to.(h) (:)
Si(h)cut(h) e(h)rat(h) in(h) prin(h)cí(h)pi(h)o,(h) et(h) nunc,(h) et(h)
sem(h)per,(h) (,) et(h) in(h) sǽ(h)cu(h)la(h) sæ(h)cu(h)ló(h)rum.(h)
Am(h)en.(h:) Al(h)le(hi)lú(h)ia.(h) (::)
(c3) DE(h)us,(h) (,)in(h) ad(h)iu(h)tó(hi)ri(h)um(h) me(h)um(h) in(h)tén(h)de.(h) r/.(::) Dó(h)mi(h)ne,(h) (,) ad(h) ad(h)iu(h)ván(h)dum(h) me(h) fes(h)tí(h)na.(h) (:) Gló(h)ri(h)a(h) Pa(h)tri,(h) et(h) Fí(h)li(h)o,(h) (,) et(h) Spi(h)rí(h)tu(h)i(h) Sanc(h)to.(h) (:)
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 v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde. r. Dómine, ad adiuvándum me festína. Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen. Allelúia.
 v. Dieu, viens à mon aide. r. Seigneur, vite à mon secours. Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen. Alléluia.
Hymnus
Hymne
Quem terra, pontus, ǽthera colunt, adórant, prǽdicant trinam regéntem máchinam, claustrum Maríæ báiulat.
Celui que tout, flots, terre et ciel, honore, vénère et proclame, celui qui régit l'univers, une femme le porte en elle.
Cui luna, sol et ómniadesérviunt per témpora,perfúsa cæli grátiagestant puéllæ víscera.
Tous les astres, lune et soleil, à travers les âges le servent. Comblé de la grâce du ciel, le sein de la Vierge l'enfante.
Beáta mater múnere,cuius, supérnus ártifex,mundum pugíllo cóntinens,ventris sub arca clausus est.
Mère bénie par ce présent, en vous, le créateur céleste qui tient le monde dans sa main, fut enclos comme dans une arche.
Beáta cæli núntio,fecúnda Sancto Spíritu,desiderátus géntibuscuius per alvum fusus est.
Bénie de l'envoyé du ciel, l'Esprit Saint l'a rendue féconde, vous dont le ventre a mis au jour Celui que désiraient les peuples.
Iesu, tibi sit glória,qui natus es de Vírgine,cum Patre et almo Spíritu,in sempitérna sǽcula. Amen.
Jésus, à Toi soit la gloire, qui es né de la Vierge ; même gloire au Père, à l’Esprit, à travers les siècles infinis. Amen.
 Ant. 1. Quis ascéndet aut quis stabit in monte sancto Dei? Innocens mánibus et mundo corde. (T. P. allelúia).
 Ant. 1. Qui montera ou qui se tiendra sur la sainte montagne de Dieu ? Celui qui a les mains innocentes et un cœur pur. (TP alléluia).
Psalmus 23 (24)
Psaume 23 (24)
Domini in templum adventus
Avènement de Dieu dans le Temple
Christo apertæ sunt portæ cæli propter carnalem eius assumptionem (S. Irenæus).
Les portes du ciel se sont ouvertes au Christ parce qu'Il a pris la nature humaine. (S. Irénée)
 Dómini est terra et plenitúdo eius, * orbis terrárum et qui hábitant in eo.
 Au Seigneur est la terre et tout ce qu'elle renferme, le monde et tous ceux qui l'habitent.
 Quia ipse super mária fundávit eum * et super flúmina firmávit eum.
 Car c'est Lui qui l'a fondé sur les mers, et qui l'a établi sur les fleuves.
 Quis ascéndet in montem Dómini, * aut quis stabit in loco sancto eius?
 Qui montera sur la montagne du Seigneur, ou qui se tiendra dans son lieu saint?
 Innocens mánibus et mundo corde, † qui non levávit ad vana ánimam suam, * nec iurávit in dolum.
 Celui qui a les mains innocentes et le coeur pur, qui n'a pas livré son âme à la vanité, ni fait à son prochain un serment trompeur.
 Hic accípiet benedictiónem a Dómino * et iustificatiónem a Deo salutári suo.
 Celui-là recevra la bénédiction du Seigneur, et la miséricorde de Dieu, son Sauveur.
 Hæc est generátio quæréntium eum, * quæréntium fáciem Dei Iacob.
 Telle est la race de ceux qui le cherchent, de ceux qui cherchent la face du Dieu de Jacob.
 Attóllite, portæ, cápita vestra, † et elevámini, portæ æternáles, * et introíbit rex glóriæ.
 Levez vos portes, ô princes, et élevez-vous, portes éternelles, et le roi de gloire entrera.
 Quis est iste rex glóriæ? * Dóminus fortis et potens, Dóminus potens in prœlio.
 Qui est ce roi de gloire ? C'est le Seigneur fort et puissant, le Seigneur puissant dans les combats.
 Attóllite, portæ, cápita vestra, † et elevámini, portæ æternáles, * et introíbit rex glóriæ.
 Levez vos portes, ô princes, et élevez-vous, portes éternelles, et le roi de gloire entrera.
 Quis est iste rex glóriæ? * Dóminus virtútum ipse est rex glóriæ.
 Quel est ce roi de gloire ? Le Seigneur des armées est Lui-même ce roi de gloire.
 Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
 Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
 Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Ant. Quis ascéndet aut quis stabit in monte sancto Dei? Innocens mánibus et mundo corde. (T. P. allelúia).
 Ant. Qui montera ou qui se tiendra sur la sainte montagne de Dieu ? Celui qui a les mains innocentes et un cœur pur. (TP alléluia).
 Ant. 2. Sanctificávit tabernáculum suum Altíssimus. (T. P. allelúia).
 Ant. 2. Le Très-Haut a sanctifié Son tabernacle. (T.P. alléluia).
Psalmus 45 (46)
Psaume 45 (46)
Deus refugium et virtus
Dieu, refuge et force
Vocabunt nomen eius Emmanuel, quod est interpretatum Nobiscum Deus (Mt 1, 23).
On Le nommera Emmanuel, ce qui veut dire Dieu Avec Nous (Mt 1, 23).
 Deus est nobis refúgium et virtus, * adiutórium in tribulatiónibus invéntus est nimis.
 Dieu est notre refuge et notre force, un secours que l'on rencontre toujours dans la tribulation.
 Proptérea non timébimus, dum turbábitur terra, * et transferéntur montes in cor maris.
 Aussi sommes-nous sans crainte si la terre est bouleversée, si les montagnes s'abîment au sein de l'océan.
 Fremant et intuméscant aquæ eius, * conturbéntur montes in elatióne eius.
 Ses eaux ont fait mugi et ont été agitées, les montagnes ont été ébranlées par sa puissance.
 Flúminis rivi lætíficant civitátem Dei, * sancta tabernácula Altíssimi.
 Un fleuve réjouit la cité de Dieu par ses flots abondants, le Très-Haut a sanctifié son tabernacle.
 Deus in médio eius, non commovébitur; * adiuvábit eam Deus mane dilúculo.
 Dieu est au milieu d'elle, elle est inébranlable ; au lever de l'aurore, Dieu vient à son secours:
 Fremuérunt gentes, commóta sunt regna; * dedit vocem suam, liquefácta est terra.
 Les nations s'agitent, les royaumes s'ébranlent ; Il fait entendre sa voix et la terre se fond d'épouvante.
 Dóminus virtútum nobíscum, * refúgium nobis Deus Iacob.
 Le Seigneur des armées est avec nous ; le Dieu de Jacob est pour nous une citadelle.
 Veníte et vidéte ópera Dómini, * quæ pósuit prodígia super terram.
 Venez, contemplez les oeuvres du Seigneur, les prodiges qu'Il a opérées sur la terre !
 Auferet bella usque ad finem terræ, † arcum cónteret et confrínget arma * et scuta combúret igne.
 Il a fait cesser les guerres jusqu'au bout de la terre, Il a brisé l'arc, Il a rompu la lance,et il brûlera les boucliers par le feu.
 Vacáte et vidéte quóniam ego sum Deus: * exaltábor in géntibus et exaltábor in terra.
 Arrêtez et reconnaissez que Je suis Dieu, Je dominerai sur les nations, Je dominerai sur la terre.
 Dóminus virtútum nobíscum, * refúgium nobis Deus Iacob.
 le Seigneur des armées est avec nous, le Dieu de Jacob est pour nous un refuge.
 Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
 Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
 Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Ant. Sanctificávit tabernáculum suum Altíssimus. (T. P. allelúia).
 Ant. Le Très-Haut a sanctifié Son tabernacle. (T.P. alléluia).
 Ant. 3. Gloriósa dicta sunt de te, Virgo María. (T. P. allelúia).
 Ant. 3. Des choses glorieuses ont été dites de vous, Vierge Marie. (T.P. alléluia).
Psalmus 86 (87)
Psaume 86 (87)
Ierusalem omnium gentium mater
Jérusalem, mère de toute nation
Illa quæ sursum est Ierusalem, libera est, quæ est mater nostra (Gal 4, 26).
La Jérusalem d'en-haut est libre, et c'est elle notre mère (Gal 4,26)
 Fundaménta eius in móntibus sanctis; † díligit Dóminus portas Sion * super ómnia tabernácula Iacob.
 II l'a fondée sur les saintes montagnes ; Le Seigneur aime les portes de Sion, plus que toutes les demeures de Jacob.
 Gloriósa dicta sunt de te, * cívitas Dei!
 Des choses glorieuses ont été dites sur toi, cité de Dieu !
 Memor ero Rahab et Babylónis inter sciéntes me; † ecce Philistæa et Tyrus cum Æthiópia: * hi nati sunt illic.
 Je nommerai Rahab et Babylone parmi ceux qui me connaissent ; voici les Philistins, et Tyr, avec l'Ethiopie : c'est là qu'ils sont nés.
 Et de Sion dicétur: «Hic et ille natus est in ea; * et ipse firmávit eam Altíssimus».
 Et l'on dira de Sion :« Celui-ci et celui-là y est né ; c'est lui, le Très-Haut, qui l'a fondée ».
 Dóminus réferet in librum populórum: * «Hi nati sunt illic».
 Le Seigneur inscrira au rôle des peuples : « Celui-ci est né là ».
 Et cantant sicut choros ducéntes: * «Omnes fontes mei in te».
 Et chanteurs et musiciens disent : « Toutes mes sources sont en toi ».
 Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
 Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
 Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Ant. Gloriósa dicta sunt de te, Virgo María. (T. P. allelúia).
 Ant. Des choses glorieuses ont été dites de vous, Vierge Marie. (T.P. alléluia).
 v. Fecit mihi magna qui potens est. (T.P. allelúia.) r. Misericórdia eius a progénie in progénies timéntibus eum. (T. P. allelúia)
 v. Il m'a élevée Celui qui est puissant. (TP alléluia). r. Sa miséricorde s'étend de génération en génération sur ceux qui le craignent. (T.P. alléluia).
In primo nocturno, anno I)
Premier nocturne, année I)
De libro Apocalýpsis beáti Ioánnis apóstoli 22, 1-9
De l'Apocalypse de saint Jean
 Osténdit mihi Ioánni Angelus flúvium aquæ vitæ spléndidum tamquam crystállum, procedéntem de throno Dei et Agni. In médio platéæ eius et flúminis ex utráque parte lignum vitæ áfferens fructus duódecim, per menses síngulos reddens fructum suum, et fólia ligni ad sanitátem géntium. Et omne maledíctum non erit ámplius. Et thronus Dei et Agni in illa erit; et servi eius sérvient illi et vidébunt fáciem eius, et nomen eius in fróntibus eórum.
 L'Ange me montra, à moi, Jean, le fleuve de Vie, limpide comme du cristal, qui jaillissait du trône de Dieu et de l'Agneau. Au milieu de la place, de part et d'autre du fleuve, il y a des arbres de Vie qui fructifient douze fois, une fois chaque mois; et leurs feuilles peuvent guérir les païens. De malédiction, il n'y en aura plus; le trône de Dieu et de l'Agneau sera dressé dans la ville, et les serviteurs de Dieu l'adoreront; ils verront sa face, et son nom sera sur leurs fronts.
 Et nox ultra non erit, et non egent lúmine lucérnæ neque lúmine solis, quóniam Dóminus Deus illuminábit super illos, et regnábunt in sæcula sæculórum. Et dixit mihi: «Hæc verba fidelíssima et vera sunt, et Dóminus, Deus spirítuum prophetárum, misit ángelum suum osténdere servis suis, quæ opórtet fíeri cito. Et ecce vénio velóciter. Beátus, qui servat verba prophetíæ libri huius.»
 De nuit, il n'y en aura plus; ils se passeront de lampe ou de soleil pour s'éclairer, car le Seigneur Dieu répandra sur eux sa lumière, et ils régneront pour les siècles des siècles. Puis il me dit: « Ces paroles sont certaines et vraies; le Seigneur Dieu, qui inspire les prophètes, a envoyé son Ange pour montrer à ses serviteurs ce qui doit arriver bientôt. Voici que mon retour est proche! Heureux celui qui garde les paroles prophétiques de ce livre. »
 Et ego Ioánnes, qui audívi et vidi hæc. Et postquam audíssem et vidíssem, cécidi, ut adorárem ante pedes ángeli qui mihi hæc ostendébat. Et dicit mihi: «Vide, ne féceris. Consérvus tuus sum et fratrum tuórum prophetárum et eórum, qui servant verba libri huius; Deum adóra!»
 C'est moi, Jean, qui voyais et entendais tout cela; une fois les paroles et les visions achevées, je tombai aux pieds de l'Ange qui m'avait tout montré, pour l'adorer. Mais lui me dit: « Non, attention, je suis un serviteur comme toi et tes frères les prophètes et ceux qui gardent les paroles de ce livre; c'est Dieu qu'il faut adorer. »
 r. Osténdit mihi ángelus fontem aquæ vivæ, et dixit ad me, allelúia: * Hic Deum adóra, allelúia, allelúia, allelúia. v. Vidi ángelum Dei volántem per médium cæli, voce magna clamántem et dicéntem: * Hic. v. Glória Patri. * Hic.
 r. Un ange me fit voir la source des eaux vives et me dit, alléluia: * Ici, c'est Dieu que tu dois adorer, alléluia, alléluia, alléluia! v. Je vis un ange de Dieu qui volait au zénith; il proclamait d'une voix forte: * Ici. v. Gloire au Père. * Ici.
In secundo nocturno, anno I )
Deuxième nocturne, année I)
Ex Epístulis sancti Cypriáni epíscopi et mártyris (Ep. 63, 8: CSEL 3, 706-707)
Lettre de saint Cyprien
 Quotiescúmque aqua sola in Scriptúris sanctis nominátur, baptísma prædicátur ut apud Isaíam significári vidémus. Nolíte, inquit, prióra meminísse et antíqua nolíte reputáre, ecce ego fácio nova, quæ nunc oriéntur, et cognoscétis et fáciam in desérto viam, et flúmina in loco inaquóso adaquáre genus meum eléctum, plebem meam quam acquisívi, ut virtútes meas expóneret. Prænuntiávit illic per Prophétam Deus quod apud gentes in locis quæ inaquósa prius fuíssent flúmina póstmodum redundárent et eléctum genus Dei, id est per generatiónem baptísmi fílios Dei factos adaquárent.
 Toutes les fois que dans les saintes Écritures l'eau est mentionnée seule, c'est le baptême qui est annoncé comme nous le voyons signifié en Isaïe. Il dit : Ne vous souvenez plus de ce qui a précédé et ne tenez plus compte des choses anciennes ; voici que je fais du nouveau qui va paraître maintenant et vous le connaîtrez : Je ferai une route dans le désert, je mettrai des fleuves dans les lieux arides pour abreuver ma race élue, mon peuple que j'ai acquis afin qu'il publie mes hauts faits. Dieu a annoncé là par le Prophète que chez les païens, en des lieux auparavant sans eau, des fleuves couleraient en abondance et qu'ils abreuveraient la race choisie de Dieu, c'est-à-dire ceux que le baptême engendrerait comme fils de Dieu.
 Item dénuo præcánitur et ante prædícitur Iudæos, si sitíerint et Christum quæsíerint, apud nos esse potúros, id est baptísmi grátiam consecutúros. Si sitíerint, inquit, per desérta, addúcet illis aquam, de petra prodúcet illis, findétur petra et fluet aqua et bibet plebs mea. Quod in evangélio adimplétur, quando Christus qui est petra fínditur ictu lánceæ in passióne: qui et ádmonens quid per Prophétam sit ante prædíctum clamat et dicit: Si quis sitit, véniat et bibat. Qui credit in me, sicut Scriptúra dicit, flúmina de ventre eius fluent aquæ vivæ.
 Il est encore de nouveau chanté et annoncé d'avance que les Juifs, s'ils avaient soif du Christ et le cherchaient, seraient désaltérés auprès de nous, c'est-à-dire qu'ils recevraient la grâce du baptême. S'ils ont soif au milieu du désert dit le Prophète il leur fera venir de l'eau, il la tirera du rocher, le rocher se fendra, l'eau coulera et mon peuple boira. Cela s'accomplit dans l'évangile lorsque le Christ, qui est le rocher, est fendu d'un coup de lance dans sa passion. C'est lui qui fait connaître ce qu'avait prédit le Prophète lorsqu'il proclame et dit : Si quelqu'un a soif qu'il vienne et qu'il boive. Celui qui croit en moi, comme dit l'Écriture, des fleuves d'eau vive couleront de son sein.
 Atque ut magis posset esse maniféstum, quia non de cálice sed de baptísmo illic lóquitur Dóminus, áddidit Scriptúra dicens: Hoc autem dixit de Spíritu quem acceptúri erant qui in eum credébant. Per baptísma autem Spíritus Sanctus accípitur, et sic baptizátis et Spíritum Sanctum consecútis ad bibéndum cálicem Dómini pervenítur. Néminem móveat quod cum de baptísmo loquátur Scriptúra divína sitíre nos dicit et bíbere, quando et Dóminus in evangélio dicat: Beáti sitiéntes et esuriéntes iustítiam, quia quod ávida et sitiénti cupiditáte suscípitur, plénius et ubérius haurítur. Sicut et álio loco ad Samaritánam mulíerem Dóminus lóquitur dicens: Omnis qui bíberit ex aqua ista, sítiet íterum. Qui autem bíberit ex aqua quam ego dédero non sítiet in ætérnum. Quo et ipso baptísma salutáris aquæ significátur, quod semel scílicet súmitur nec rursus iterátur. Céterum calix Dómini in Ecclésia semper et sitítur et bíbitur.
 Et pour qu'il soit plus clair que le Seigneur ne parle pas là du calice mais du baptême, l'Écriture ajoute : Il dit cela de l'Esprit que devaient recevoir ceux qui croiraient en lui. C'est par le baptême que l'Esprit saint est reçu et que ceux qui sont ainsi baptisés et ont reçu l'Esprit saint sont admis à boire le calice du Seigneur. Que personne ne s'étonne si, lorsqu'elle parle du baptême, la divine Écriture dit que nous avons soif et que nous buvons, puisque le Seigneur dit lui aussi dans l'Évangile : Bienheureux ceux qui ont soif et faim de la justice, car ce qui est reçu avec une soif et un désir plus ardents est possédé avec plus d'abondance et de plénitude. C'est ainsi qu'en un autre endroit le Seigneur parle à la Samaritaine et lui dit : Quiconque boira de cette eau aura encore soif, mais celui qui boira de l'eau que je donnerai n'aura plus jamais soif. Il signifie par là le baptême de l'eau de salut qui est reçu une fois et n'est pas réitéré. Au contraire, dans l'Église on a toujours soif du calice du Seigneur et on le boit toujours.
 r. Ego sum vitis vera et vos pálmites. * Qui manet in me et ego in eo, hic fert fructum multum, allelúia, allelúia. v. Manéte in dilectióne mea, sicut diléxi vos. * Qui manet. v. Glória Patri. * Qui manet.
 r. Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. * Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là donne beaucoup de fruit, alléluia, alléluia! v. Demeurez dans mon amour, comme moi je vous ai aimés. * Celui. v. Gloire au Père. * Celui.
 
 Orémus.
 Prions.
 Concéde nos fámulos tuos, quǽsumus, Dómine Deus, perpétua mentis et córporis sanitáte gaudére, et, gloriósa beátæ Maríæ semper Vírginis intercessióne, a præsénti liberári tristítia, et ætérna pérfrui lætítia. Per Dóminum.
 Accorde, nous T'en prions, Seigneur Dieu, à nous Tes serviteurs, de jouir toujours de la santé de l'âme et du corps ; et par la glorieuse intercession de la bienheureuse Marie toujours Vierge, d'être délivrés de la tristesse du temps présent et de goûter la joie éternelle.
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(c4) BE(g)ne(g)di(e)cá(fe)mus(d) Dó(fhg)mi(fg)no.(g) r/.(::) De(ge/fe)o(d) grá(fhg)ti(fg)as.(g) (::)
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 v. Benedicámus Dómino. r. Deo grátias.
 v. Bénissons le Seigneur. r. Rendons grâces à Dieu.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.