Le monde attend que l'Eglise redevienne une société de louange

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   v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde.
   v. Dieu, viens à mon aide.
   r. Dómine, ad adiuvándum me festína.
   r. Seigneur, vite à mon secours.
   Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
   Allelúia.
   Alléluia.
Hymnus
Hymne
Quem terra, pontus, ǽthera colunt, adórant, prǽdicant trinam regéntem máchinam, claustrum Maríæ báiulat.
Celui que tout, flots, terre et ciel, honore, vénère et proclame, celui qui régit l'univers, une femme le porte en elle.
Cui luna, sol et ómniadesérviunt per témpora,perfúsa cæli grátiagestant puéllæ víscera.
Tous les astres, lune et soleil, à travers les âges le servent. Comblé de la grâce du ciel, le sein de la Vierge l'enfante.
Beáta mater múnere,cuius, supérnus ártifex,mundum pugíllo cóntinens,ventris sub arca clausus est.
Mère bénie par ce présent, en vous, le créateur céleste qui tient le monde dans sa main, fut enclos comme dans une arche.
Beáta cæli núntio,fecúnda Sancto Spíritu,desiderátus géntibuscuius per alvum fusus est.
Bénie de l'envoyé du ciel, l'Esprit Saint l'a rendue féconde, vous dont le ventre a mis au jour Celui que désiraient les peuples.
Iesu, tibi sit glória,qui natus es de Vírgine,cum Patre et almo Spíritu,in sempitérna sǽcula. Amen.
Jésus, à Toi soit la gloire, qui es né de la Vierge ; même gloire au Père, à l’Esprit, à travers les siècles infinis. Amen.
   Ant. 1. Intuére, Dómine, et réspice oppróbrium nostrum.
   Ant. 1. Considère, Seigneur, et regarde l'opprobre où nous sommes.
Psalmus 88 (89), 39-53
Psaume 88 (89), 39-53
Lamentatio de ruina domus David
Lamentation sur la ruine de la maison de David
Erexit cornu salutis nobis in domo David (Lc 1, 69).
Il nous a suscité un sauveur de la maison de David.
IV
IV
   Tu vero reppulísti et reiecísti, * irátus es contra christum tuum;
   Et pourtant Tu as rejeté et méprisé; Tu as repoussé Ton oint.
   evertísti testaméntum servi tui, * profanásti in terram diadéma eius.
   Tu as détruit l'alliance faite avec Ton serviteur; Tu as profané en le jetant à terre son diadème sacré.
   Destruxísti omnes muros eius, * posuísti munitiónes eius in ruínas.
   Tu as abattu toutes ses clôtures ; Tu as rempli de frayeur ses forteresses.
   Diripuérunt eum omnes transeúntes viam, * factus est oppróbrium vicínis suis.
   Tous ceux qui passaient par le chemin l'ont pillé, et il est devenu l'opprobre de ses voisins.
   Exaltásti déxteram depriméntium eum, * lætificásti omnes inimícos eius.
   Tu as élevé la droite de ses oppresseurs ; Tu as réjoui tous ses ennemis.
   Avertísti áciem gládii eius * et non es auxiliátus ei in bello.
   Tu as enlevé toute force à son glaive, et Tu ne l'as pas secouru dans la guerre.
   Finem posuísti splendóri eius * et sedem eius in terram collisísti.
   Tu l'as dépouillé de son éclat, et Tu as brisé son trône contre la terre.
   Minorásti dies iuventútis eius, * perfudísti eum confusióne.
   Tu as abrégé les jours de son règne; Tu l'as couvert d'ignominie.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
   Ant. Intuére, Dómine, et réspice oppróbrium nostrum.
   Ant. Considère, Seigneur, et regarde l'opprobre où nous sommes.
   Ant. 2. Ego sum radix et genus David, stella spléndida et matutína.
   Ant. 2. Je suis le rejeton et la descendance de David, l'étoile brillante, l'étoile du matin.
V
V
   Usquequo, Dómine, abscondéris in finem, * exardéscet sicut ignis ira tua?
   Jusques à quand, Seigneur, Te détourneras-Tu à jamais? Jusques à quand Ta colère s'embrasera-t-elle comme le feu?
   Memoráre, quam brevis mea substántia. * Ad quam vanitátem creásti omnes fílios hóminum?
   Rappelle-Toi ce qu'est ma vie; car est-ce pour le néant que Tu as créé tous les enfants des hommes?
   Quis est homo, qui vivet et non vidébit mortem, * éruet ánimam suam de manu ínferi?
   Quel est l'homme qui pourra vivre sans voir la mort, et qui arrachera son âme à la puissance de l'enfer ?
   Ubi sunt misericórdiæ tuæ antíquæ, Dómine, * sicut iurásti David in veritáte tua?
   Où sont, Seigneur, Tes anciennes miséricordes, que Tu as jurées à David au nom de Ta vérité ?
   Memor esto, Dómine, oppróbrii servórum tuórum, * quod contínui in sinu meo, multárum géntium,
   Souviens-Toi, Seigneur, de l'opprobre de Tes serviteurs; je l'ai tenu caché dans mon sein; il venait de nations nombreuses.
   quo exprobravérunt inimíci tui, Dómine, * quo exprobravérunt vestígia christi tui.
   Souviens-Toi au reproche de Tes ennemis, Seigneur, du reproche qu'ils ont fait au sujet de Ton changement à l'égard de Ton oint.
   Benedíctus Dóminus in ætérnum. * Fiat, fiat.
   Béni soit le Seigneur à jamais. Ainsi soit-il, ainsi soit-il.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
   Ant. Ego sum radix et genus David, stella spléndida et matutína.
   Ant. Je suis le rejeton et la descendance de David, l'étoile brillante, l'étoile du matin.
   Ant. 3. Anni nostri sicut herba tránseunt; a sǽculo tu es, Deus.
   Ant. 3. Nos années fanent comme l'herbe ; depuis des siècles, Tu es Dieu.
Psalmus 89 (90)
Psaume 89 (90)
Sit splendor Domini super nos
Que la splendeur du Seigneur soit sur nous.
Unus dies apud Dominum sicut mille anni, et mille anni sicut dies unus (2 Petr 3, 8).
Auprès du Seigneur, un jour est comme mille ans, et mille ans sont comme un jour.
   Dómine, refúgium factus es nobis * a generatióne in generatiónem.
   Seigneur, Tu as été pour nous un refuge de génération en génération.
   Priúsquam montes nasceréntur aut gignerétur terra et orbis, * a sǽculo et usque in sǽculum tu es Deus.
   Avant que les montagnes fussent nées, et que Tu eusses enfanté la terre et le monde, de l'éternité à l'éternité Tu es, ô Dieu.
   Redúcis hóminem in púlverem; * et dixísti: «Revertímini, fílii hóminum».
   Tu réduis les mortels en poussière, et Tu dis : « Retournez, fils de l'homme ».
   Quóniam mille anni ante óculos tuos tamquam dies hestérna, quæ prætériit, * et custódia in nocte.
   Car mille ans sont, à Tes yeux, comme le jour d'hier, quand il passe, et comme une veille de la nuit.
   Auferes eos, sómnium erunt: * mane sicut herba succréscens,
   Tu les emportes, semblables à un songe : le matin, comme l'herbe, ils repoussent,
   mane floret et crescit, * véspere décidit et aréscit.
   le matin, elle fleurit et pousse, le soir, elle se flétrit et se dessèche.
   Quia defécimus in ira tua * et in furóre tuo turbáti sumus.
   Ainsi nous sommes consumés par Ta colère, et Ta fureur nous terrifie.
   Posuísti iniquitátes nostras in conspéctu tuo, * occúlta nostra in illuminatióne vultus tui.
   Tu mets devant Toi nos iniquités, nos fautes cachées à la lumière de Ta face.
   Quóniam omnes dies nostri evanuérunt in ira tua, * consúmpsimus ut suspírium annos nostros.
   Tous nos jours disparaissent par Ton courroux nous voyons nos années s'évanouir comme un son léger.
   Dies annórum nostrórum sunt septuagínta anni * aut in valéntibus octogínta anni,
   Nos jours s'élèvent à soixante-dix ans, et dans leur pleine mesure à quatre-vingts ans,
   et maior pars eórum labor et dolor, * quóniam cito tránseunt, et avolámus.
   et leur splendeur n'est que peine et misère, car ils passent vite, et nous nous envolons.
   Quis novit potestátem iræ tuæ * et secúndum timórem tuum indignatiónem tuam?
   Qui comprend la puissance de Ta colère, et Ton courroux, selon la crainte qui T'est due ?
   Dinumeráre dies nostros sic doce nos, * ut inducámus cor ad sapiéntiam.
   Enseigne-nous à bien compter nos jours, afin que nous acquérions un cœur sage.
   Convértere, Dómine, úsquequo? * Et deprecábilis esto super servos tuos.
   Reviens, Seigneur ; jusques à quand ? Aie pitié de Tes serviteurs.
   Reple nos mane misericórdia tua, * et exsultábimus et delectábimur ómnibus diébus nostris.
   Rassasie-nous le matin de Ta bonté, et nous serons tous nos jours dans la joie et l'allégresse.
   Lætífica nos pro diébus, quibus nos humiliásti, * pro annis, quibus vídimus mala.
   Réjouis-nous autant de jours que Tu nous as humiliés, autant d'années que nous avons connu le malheur.
   Appáreat servis tuis opus tuum * et decor tuus fíliis eórum.
   Que Ton oeuvre se manifeste à Tes serviteurs, ainsi que Ta gloire, pour leurs fils.
   Et sit splendor Dómini Dei nostri super nos, et ópera mánuum nostrárum confírma super nos * et opus mánuum nostrárum confírma.
   Que la faveur du Seigneur, notre Dieu, soit sur nous, affermis pour nous l'ouvrage de nos mains et affermis l'ouvrage de nos mains.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
   Ant. Anni nostri sicut herba tránseunt; a sǽculo tu es, Deus.
   Ant. Nos années fanent comme l'herbe ; depuis des siècles, Tu es Dieu.
In primo nocturno, anno I)
Premier nocturne, année I)
De Epístula prima beáti Ioánnis apóstoli 5, 13-21
De la première lettre de saint Jean
   Hæc scripsi vobis, ut sciátis quóniam vitam habétis ætérnam, qui créditis in nomen Fílii Dei. Et hæc est fidúcia quam habémus ad eum, quia si quid petiérimus secúndum voluntátem eius, audit nos. Et si scimus quóniam audit nos, quidquid petiérimus, scimus quóniam habémus petitiónes quas postulávimus ab eo.
   Je vous ai écrit ces choses, à vous qui croyez au nom du Fils de Dieu, pour que vous sachiez que vous avez la vie éternelle. Nous avons en Dieu cette assurance que, si nous demandons quelque chose selon sa volonté, il nous écoute. Et si nous savons qu'il nous écoute en tout ce que nous lui demandons, nous savons que nous possédons ce que nous lui avons demandé.
   Si quis videt fratrem suum peccáre peccátum non ad mortem, petet, et dabit ei Deus vitam, peccántibus non ad mortem. Est peccátum ad mortem; non pro illo dico, ut roget. Omnis iniustítia peccátum est, et est peccátum non ad mortem.
   Quelqu'un voit-il son frère commettre un péché ne conduisant pas à la mort, qu'il prie et Dieu donnera la vie à ce frère. Il ne s'agit pas de ceux qui commettent le péché conduisant à la mort; car il y a un péché qui conduit à la mort, pour ce péché-là, je ne dis pas qu'il faut prier. Toute iniquité est péché mais il y a tel péché qui ne conduit pas à la mort.
   Scimus quóniam omnis qui natus est ex Deo, non peccat, sed ille qui génitus est ex Deo, consérvat eum, et Malígnus non tangit eum. Scimus quóniam ex Deo sumus, et mundus totus in Malígno pósitus est. Et scimus quóniam Fílius Dei venit et dedit nobis sensum, ut cognoscámus eum qui verus est; et sumus in eo qui verus est, in Fílio eius Iesu Christo. Hic est qui verus est, Deus et vita ætérna. Filíoli, custodíte vos a simulácris!
   Nous savons que quiconque est né de Dieu ne pèche pas; l'Engendré de Dieu le garde et le Mauvais n'a pas prise sur lui. Nous savons que nous sommes de Dieu et que le monde entier gît au pouvoir du Mauvais. Nous savons que le Fils de Dieu est venu et qu'il nous a donné l'intelligence afin que nous connaissions le Véritable. Nous sommes dans le Véritable, dans son Fils Jésus-Christ. Celui-ci est le Dieu véritable et la Vie éternelle. Petits enfants, gardez-vous des idoles.
   r. Exaltáre, Dómine, allelúia, * In virtúte tua, allelúia. v. Cantábimus et psallémus virtútes tuas, Dómine. * In. v. Glória Patri. * In.
   r. Dresse-toi, Seigneur, alléluia, * Dans ta force, alléluia! v. Seigneur, nous fêterons, nous chanterons ta vaillance. * Dans. v. Gloire au Père. * Dans.
In secundo nocturno, anno I )
Deuxième nocturne, année I)
Ex Tractátibus sancti Augustíni epíscopi in Epístulam primam Ioánnis (Tract. 7, 11; 8, 1: SC 75, 332-334.338)
Commentaire de saint Augustin sur la première lettre de Jean
   Si qui forte vultis serváre caritátem, fratres, ante ómnia ne putétis abiéctam et desidiósam; nec quadam mansuetúdine, immo non mansuetúdine, sed remissióne et neglegéntia servári caritátem. Non sic servátur. Non putes tunc te amáre servum tuum, quando eum non cædis; aut tunc te amáre fílium tuum, quando ei non das disciplínam; aut tunc te amáre vicínum tuum, quando eum non córripis; non est ista cáritas, sed languor. Férveat cáritas ad corrigéndum, ad emendándum; sed si sunt boni mores, deléctent; si sunt mali, emendéntur, corrigántur. Noli in hómine amáre errórem, sed hóminem; hóminem enim Deus fecit, errórem ipse homo fecit. Ama illud quod Deus fecit, noli amáre quod ipse homo fecit. Cum illud amas, illud tollis; cum illud díligis, illud eméndas. Sed etsi sævis aliquándo, propter correctiónis dilectiónem.
   Si jamais vous voulez conserver la charité, mes frères, gardez-vous par-dessus tout de croire qu'elle est languis-sante et oisive, et qu'on la conserve par une sorte de mansuétude, que dis-je mansuétude, disons plutôt indolence et mollesse. Ce n'est pas ainsi qu'on la conserve. Ne te figure pas que tu aimes ton serviteur, quand tu ne le frappes pas; que tu aimes ton fils, quand tu ne le châties pas; que tu aimes ton voisin, quand tu ne le reprends pas: ce n'est pas là charité, mais tiédeur. Que la charité soit fervente à corriger, à reprendre! Si la vie est pure, réjouis-toi; si elle est mauvaise, reprends, corrige. Ne va pas, dans l'homme, aimer l'erreur, mais l'homme; car l'homme, c'est l'œuvre de Dieu; l'erreur, c'est l'œuvre de l'homme. Aime l'œuvre de Dieu, non l'œuvre de l'homme. Aimer celle-ci, c'est détruire celle-là; chérir celle-là, c'est purifier celle-ci. Mais, même s'il t'arrive de sévir, que ce soit par amour du mieux.
   Proptérea de colúmba demonstráta est cáritas, quæ venit super Dóminum. Spécies illa colúmbæ, in qua spécie venit Spíritus Sanctus quo nobis cáritas infunderétur. Quare hoc? Fel colúmba non habet; tamen rostro et pennis pro nido pugnat, sine amaritúdine sævit. Hoc facit et pater; quando fílium cástigat, ad disciplínam castígat. Sicut dixi, sedúctor ut vendat, cum amaritúdine blandítur: pater ut córrigat, sine felle cástigat. Tales estóte ad omnes.
   Voilà pourquoi la charité est signifiée par la colombe qui vint au-dessus du Seigneur. C'est sous cette forme de colombe qu'est venu l'Esprit Saint pour verser en nous la charité. Pourquoi cela? La colombe n'a pas de fiel: pourtant elle lutte à coup de bec et de plumes pour défendre son nid, elle frappe sans amertume. Cela, le père le fait aussi: quand il châtie son fils, il le châtie pour son bien. Comme je l'ai dit, le trafiquant, pour vendre, cajole avec amertume; le père, pour corriger, châtie sans fiel. Tel devez-vous être pour tous.
   Diléctio dulce verbum, sed dúlcius factum. Semper de illa loqui non póssumus. Multa enim ágimus et divérsæ actiónes disténdunt nos, ut non vacet linguæ nostræ semper de dilectióne loqui: nam nihil mélius ágeret lingua nostra. Sed de qua semper loqui non licet, semper eam custodíre licet. Sicut nunc quod cantámus: Allelúia, numquid semper hoc fácimus? Vix uníus horæ non toto spátio, sed parva partícula cantámus Allelúia; et vacámus ad áliud. Est autem Allelúia, sicut iam nostis: Laudáte Deum. Qui Deum laudat lingua, non semper potest: qui móribus Deum laudat, semper potest. Opera misericórdiæ, afféctus caritátis, sánctitas pietátis, incorrúptio castitátis, modéstia sobrietátis, semper hæc tenénda sunt.
   Charité, mot bien doux, réalité plus douce encore. Nous ne pouvons en parler toujours: car nous avons beaucoup à faire et nos diverses occupations nous écartèlent, de sorte que notre langue n'a pas toujours le loisir de parler de l'amour; pourtant elle ne saurait mieux faire. Mais si nous ne pouvons en parler toujours, nous pouvons en vivre toujours. De même, en ce moment, nous chantons l'Alléluia: pouvons-nous toujours le faire? C'est à peine si ce chant de l'Alléluia dure, non pas une heure pleine, mais quelques minutes: et nous passons à autre chose. Or, Alléluia, vous le savez, signifie: Louez Dieu. Louer Dieu en paroles, on ne le peut toujours; le louer par sa vie, on le peut toujours. Les œuvres de miséricorde, les sentiments de charité, une piété sainte, une chasteté incorruptible, une tempérance qui garde la mesure, ce sont là vertus auxquelles nous devons toujours être fidèles.
   r. Non conturbétur cor vestrum: ego vado ad Patrem; et, dum assúmptus fúero a vobis, mittam vobis, allelúia, * Spíritum veritátis, et gaudébit cor vestrum, allelúia. v. Ego rogábo Patrem, et álium Paráclitum dabit vobis. * Spíritum. v. Glória Patri. * Spíritum.
   r. Ne soyez donc pas bouleversés: je pars vers le Père; et, lorsque j'aurai été enlevé du milieu de vous, je vous enverrai, alléluia, * L'Esprit de vérité, alors votre cœur se réjouira, alléluia! v. Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur, * L'Esprit. v. Gloire au Père. * L'Esprit.
Postea dicitur immediate et sine orémus oratio propria, cum conclusione longiore.
Après cela on dit immédiatement et sans "Prions" l'oraison propre, avec la conclusion longue.
   Dóminus vobíscum.
   Le Seigneur soit avec vous.
   r. Et cum spíritu tuo.
   r. Et avec votre esprit.
   Benedícat vos omnípotens Deus, Pater, ✠ et Fílius, et Spíritus Sanctus.
   Que Dieu tout puissant vous bénisse, le Père, ✠ et le Fils et le Saint-Esprit.
   r. Amen.
   r. Amen.
Vel alia formula benedictionis, sicut in Missa.
Ou une autre formule de bénédiction, comme à la Messe.
Et si fit dimissio, sequitur invitatio:
Et si on fait un renvoi, on ajoute l'invitation :
Absente sacerdote vel diacono, et in recitatione a solo, sic concluditur:
En l'absence d'un diacre ou d'un prêtre, et dans la récitation seul, on conclut ainsi :
    Dóminus nos benedícat, et ab omni malo deféndat, et ad vitam perdúcat ætérnam. r. Amen.
    Que le Seigneur nous bénisse, qu'Il nous défende de tout mal, et qu'Il nous fasse parvenir à la vie éternelle. r. Amen.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.
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