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 v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde.
 v. Dieu, viens à mon aide.
 r. Dómine, ad adiuvándum me festína.
 r. Seigneur, vite à mon secours.
 Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Allelúia.
 Alléluia.
Hymnus
Hymne
Quem terra, pontus, ǽthera colunt, adórant, prǽdicant trinam regéntem máchinam, claustrum Maríæ báiulat.
Celui que tout, flots, terre et ciel, honore, vénère et proclame, celui qui régit l'univers, une femme le porte en elle.
Cui luna, sol et ómniadesérviunt per témpora,perfúsa cæli grátiagestant puéllæ víscera.
Tous les astres, lune et soleil, à travers les âges le servent. Comblé de la grâce du ciel, le sein de la Vierge l'enfante.
Beáta mater múnere,cuius, supérnus ártifex,mundum pugíllo cóntinens,ventris sub arca clausus est.
Mère bénie par ce présent, en vous, le créateur céleste qui tient le monde dans sa main, fut enclos comme dans une arche.
Beáta cæli núntio,fecúnda Sancto Spíritu,desiderátus géntibuscuius per alvum fusus est.
Bénie de l'envoyé du ciel, l'Esprit Saint l'a rendue féconde, vous dont le ventre a mis au jour Celui que désiraient les peuples.
Iesu, tibi sit glória,qui natus es de Vírgine,cum Patre et almo Spíritu,in sempitérna sǽcula. Amen.
Jésus, à Toi soit la gloire, qui es né de la Vierge ; même gloire au Père, à l’Esprit, à travers les siècles infinis. Amen.
 Ant. 1. Laborávi clamans, dum spero in Deum meum.
 Ant. 1. Je me suis fatigué en criant, tandis que j’espère en mon Dieu.
Psalmus 68
Psaume 68
Zelus domus tuæ comedit me
Le zèle de Ta maison me dévore
Dederunt ei vinum bibere cum felle mixtum (Mt 27,34).
Il Lui donnèrent à boire du vin mêlé de fiel.
I
I
 Salvum me fac, Deus, * quóniam venérunt aquæ usque ad guttur meum.
 Sauve-moi, ô Dieu, * car les eaux sont entrées jusqu'à mon âme.
 Infíxus sum in limo profúndi, et non est substántia; * veni in profúnda aquárum, et fluctus demérsit me.
 Je suis enfoncé dans une boue profonde, où il n'y a pas de consistance; je suis descendu au fond des eaux et le flot m'a submergé.
 Laborávi clamans, raucæ factæ sunt fauces meæ; * defecérunt óculi mei, dum spero in Deum meum.
 Je me suis fatigué à crier, ma gorge en a été enrouée; mes yeux se sont épuisés, tandis que j'attends mon Dieu.
 Multiplicáti sunt super capíllos cápitis mei, * qui odérunt me gratis.
 Ils sont devenus plus nombreux que les cheveux de ma tête, ceux qui me haïssent sans cause.
 Confortáti sunt, qui persecúti sunt me inimíci mei mendáces; * quæ non rápui, tunc exsolvébam.
 Ils sont devenus forts, mes ennemis qui me persécutent injustement; j'ai dû payer ce que je n'avais pas pris.
 Deus, tu scis insipiéntiam meam, * et delícta mea a te non sunt abscóndita.
 O Dieu, Tu connais ma folie, et mes péchés ne Te sont point cachés.
 Non erubéscant in me, qui exspéctant te, * Dómine, Dómine virtútum.
 Que ceux qui espèrent en Toi ne rougissent pas à cause de moi, Seigneur, Seigneur des armées.
 Non confundántur super me, * qui quærunt te, Deus Israel.
 Qu'ils ne soient pas confondus à mon sujet, ceux qui Te cherchent, Dieu d'Israël.
 Quóniam propter te sustínui oppróbrium, * opéruit confúsio fáciem meam;
 Car c'est à cause de Vous que j'ai souffert l'opprobre, et que la confusion a couvert mon visage.
 extráneus factus sum frátribus meis * et peregrínus fíliis matris meæ.
 Je suis devenu un étranger pour mes frères, et un inconnu pour les fils de ma mère.
 Quóniam zelus domus tuæ comédit me, * et oppróbria exprobrántium tibi cecidérunt super me.
 Car le zèle de Ta maison m'a dévoré, et les outrages de ceux qui T'insultaient sont tombés sur moi.
 Et flevi in ieiúnio ánimam meam, * et factum est in oppróbrium mihi.
 J'ai affligé mon âme par le jeûne, et l'on m'en a fait un sujet d'opprobre.
 Et pósui vestiméntum meum cilícium, * et factus sum illis in parábolam.
 J'ai pris pour vêtement un cilice, et je suis devenu leur fable.
 Advérsum me loquebántur, qui sedébant in porta, * et in me canébant, qui bibébant vinum.
 Ceux qui étaient assis à la porte parlaient contre moi, et ceux qui buvaient du vin me raillaient par leurs chansons.
 Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
 Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
 Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Ant. Laborávi clamans, dum spero in Deum meum.
 Ant. Je me suis fatigué en criant, tandis que j’espère en mon Dieu.
 Ant. 2. Dedérunt in escam meam fel, et in siti mea potavérunt me acéto.
 Ant. 2. Ils m'ont donné du fiel comme nourriture, et pour ma soif, ils m'ont donné du vinaigre à boire.
II
II
 Ego vero oratiónem meam ad te, Dómine, * in témpore benepláciti, Deus.
 Mais moi je T'adresse, Seigneur, ma prière. Voici le temps favorable, ô Dieu.
 In multitúdine misericórdiæ tuæ exáudi me, * in veritáte salútis tuæ.
 Selon la grandeur de Ta miséricorde exauce-moi, selon la vérité de Tes promesses de salut.
 Éripe me de luto, ut non infígar, † erípiar ab iis, qui odérunt me, * et de profúndis aquárum.
 ue les flots en fureur ne me submergent point; que l'abîme ne m'engloutisse pas, et que le puits ne ferme pas sa bouche sur moi.
 Exáudi me, Dómine, quóniam benígna est misericórdia tua; * secúndum multitúdinem miseratiónum tuárum réspice in me.
 Exauce-moi, Seigneur, car Ta miséricorde est toute suave; regarde- moi selon l'abondance de Tes bontés.
 Et ne avértas fáciem tuam a púero tuo; * quóniam tríbulor, velóciter exáudi me.
 Et ne détourne pas Ton visage de Ton serviteur; parce que je suis dans l'angoisse, exauce-moi promptement.
 Accéde ad ánimam meam, víndica eam, * propter inimícos meos rédime me.
 Sois attentif sur mon âme, et délivre-la à cause de mes ennemis.
 Tu scis oppróbrium meum * et confusiónem meam et reveréntiam meam.
 Tu connais mon opprobre, et ma confusion, et ma honte.
 In conspéctu tuo sunt omnes, qui tríbulant me; *oppróbrium contrívit cor meum, et elángui.
 Tous ceux qui me persécutent sont devant Toi ; mon coeur s'attend à l'insulte et à la misère.
 Et sustínui, qui simul contristarétur, et non fuit, * et qui consolarétur, et non invéni.
 Et j'ai attendu que quelqu'un s'attristât avec moi, mais nul ne l'a fait; et que quelqu'un me consolât, mais je n'ai trouvé personne.
 Et dedérunt in escam meam fel * et in siti mea potavérunt me acéto.
 Et ils m'ont donné du fiel pour nourriture, et dans ma soif ils m'ont abreuvé de vinaigre.
 [Fiat mensa eórum coram ipsis in láqueum * et in retributiónes et in scándalum.
 [Que leur table soit devant eux comme un filet, un juste châtiment et une pierre de scandale.
 Obscuréntur óculi eórum, ne vídeant, * et lumbos eórum semper infírma.
 Que leurs yeux soient obscurcis, pour qu'ils cessent de voir, et courbe à jamais leur dos.
 Effúnde super eos iram tuam, * et furor iræ tuæ comprehéndat eos.
 Déverse sur eux Ta colère, et que la fureur de Ton courroux les saisisse.
 Fiat commorátio eórum desérta, * et in tabernáculis eórum non sit qui inhábitet.
 Que leur demeure devienne déserte, et qu'il n'y ait personne qui habite dans leurs tentes.
 Quóniam, quem tu percussísti, persecúti sunt, * et super dolórem eíus, quem vulnerásti, addidérunt.
 Parce qu'ils ont persécuté celui que Tu as frappé, et qu'ils ont ajouté à la douleur de mes blessures.
 Appóne iniquitátem super iniquitátem eórum, * et non véniant ad iustítiam tuam.
 Ajoute l'iniquité à leur iniquité, et qu'ils n'entrent pas dans Ta justice.
 Deleántur de libro vivéntium * et cum iústis non scribántur.]
 Qu'ils soient effacés du livre des vivants, et qu'ils ne soient point inscrits avec les justes.]
 Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
 Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
 Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Ant. Dedérunt in escam meam fel, et in siti mea potavérunt me acéto.
 Ant. Ils m'ont donné du fiel comme nourriture, et pour ma soif, ils m'ont donné du vinaigre à boire.
 Ant. 3. Quǽrite Dóminum, et vivet ánima vestra.
 Ant. 3. Cherchez le Seigneur, et votre âme vivra.
III
III
 Ego autem sum pauper et dolens; * salus tua, Deus, súscipit me.
 Pour moi, je suis pauvre et dans la douleur; Ton salut, ô Dieu, m'a relevé.
 Laudábo nomen Dei cum cántico * et magnificábo eum in laude.
 Je louerai le Nom de Dieu par des cantiques, et je le glorifierai par des louanges;
 Et placébit Dómino super taurum, * super vítulum córnua producéntem et úngulas.
 et ce sera plus agréable à Dieu que le jeune veau, à qui poussent les cornes et les ongles.
 Vídeant húmiles et læténtur; * quærite Deus, et vivet cor vestrum,
 Que les pauvres le voient et se réjouissent. Cherchez Dieu, et votre âme vivra;
 quóniam exaudívit páuperes Dóminus * et vinctos suos non despéxit.
 car le Seigneur a exaucé les pauvres, et Il n'a pas méprisé Ses captifs.
 Laudent illum cæli et terra, * mária et ómnia reptília in eis.
 Que les cieux et la terre Le louent; la mer, et tout ce qui s'y meut.
 Quóniam Deus salvam fáciet Sion † et ædificábit civitátes Iudæ; * et inhabitábunt ibi et possidébunt eam.
 Car Dieu sauvera Sion, et les villes de Juda seront bâties. Ils y habiteront, et ils l'acquerront en héritage.
 Et semen servórum eius hereditábunt eam * et, qui díligunt nomen eius, habitábunt in ea.
 Et la race de Ses serviteurs la possédera, et ceux qui aiment Son Nom y habiteront.
 Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
 Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
 Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Ant. Quǽrite Dóminum, et vivet ánima vestra.
 Ant. Cherchez le Seigneur, et votre âme vivra.
In primo nocturno, anno I
Premier nocturne, année I
De libro secúndo Samuélis
Du second livre de Samuel
 Factum est verténte anno, eo témpore quo solent reges ad bella procédere, misit David Ioab et servos suos cum eo et univérsum Israel, et vastavérunt fílios Ammon et obsedérunt Rabba; David autem remánsit in Ierúsalem. Et factum est véspere, ut súrgeret David de strato suo et deambuláret in solário domus régiæ. Vidítque de solário mulíerem se lavántem; erat autem múlier pulchra valde. Misit ergo rex et requisívit quæ esset múlier; nuntiatúmque ei est quod ipsa esset Bethsábee fília Elíam uxor Uríæ Hetthæi. Missis ítaque David núntiis, tulit eam; quæ cum ingréssa esset ad illum, dormívit cum ea, quæ se sanctificáverat ab immundítia sua. Et revérsa est domum suam; cum autem concepísset, mittens nuntiávit David et ait: "Concépi."
 Au retour de l'année, au temps où les rois se mettent en campagne, David envoya Joab et avec lui sa garde et tout Israël: ils massacrèrent les Ammonites et mirent le siège devant Rabba. Cependant David restait à Jérusalem. Il arriva que, vers le soir, David, s'étant levé de sa couche et se promenant sur la terrasse du palais, aperçut, de la terrasse, une femme qui se baignait. Cette femme était très belle. David fit prendre des informations sur cette femme, et on répondit: " Mais c'est Bethsabée, fille d'Éliam et femme d'Urie le Hittite! " Alors David envoya des émissaires et la fit chercher. Elle vint chez lui et il coucha avec elle, alors qu'elle venait de se purifier de ses règles. Puis elle retourna dans sa maison. La femme conçut et elle envoya dire à David: " Je suis enceinte! "
 Misit autem David ad Ioab dicens: "Mitte ad me Uríam Hetthum." Misítque Ioab Uríam ad David, et venit Urías ad David. Quæsivítque David quam recte ágeret Ioab et pópulus et quómodo administrarétur bellum; et dixit David ad Uríam: "Descénde in domum tuam et lava pedes tuos." Et egréssus est Urías de domo regis; secutúsque est eum cibus régius. Dormívit autem Urías ante portam domus régiæ cum áliis servis dómini sui et non descéndit ad domum suam.
 Alors David expédia un message à Joab: " Envoie-moi Urie le Hittite ", et Joab envoya Urie à David. Lorsqu'Urie fut arrivé auprès de lui, David demanda comment allaient Joab et l'armée et la guerre. Puis David dit à Urie: " Descends à ta maison et lave-toi les pieds. " Urie sortit du palais, suivi d'un présent de la table royale. Mais Urie coucha à la porte du palais avec tous les gardes de son maître et ne descendit pas à sa maison.
 Nuntiatúmque est David a dicéntibus: "Non ivit Urías ad domum suam." Et ait David ad Uríam: "Numquid non de via venísti? Quare non descendísti ad domum tuam?" Et ait Urías ad David: "Arca et Israel et Iuda hábitant in papiliónibus, et dóminus meus Ioab et servi dómini mei super fáciem terræ manent; et ego ingrédiar domum meam, ut cómedam et bibam et dórmiam cum uxóre mea? Per salútem tuam et per salútem ánimæ tuæ, non fáciam rem hanc!" Ait ergo David ad Uríam: "Mane hic étiam hódie, et cras dimíttam te." Mansit Urías in Ierúsalem die illa et áltera. Vocávit enim eum David, ut coméderet coram se et bíberet, et inebriávit eum. Qui egréssus véspere dormívit in strato suo cum servis dómini sui et in domum suam non descéndit.
 On en informa David: " Urie, lui dit-on, n'est pas descendu à sa maison. " David demanda à Urie: " N'arrives-tu pas de voyage? Pourquoi n'es-tu pas descendu à ta maison? " Urie répondit à David: " L'arche, Israël et Juda logent sous les huttes, mon maître Joab et la garde de Monseigneur campent en rase campagne, et moi j'irais à ma maison pour manger et boire et coucher avec ma femme! Aussi vrai que le Seigneur est vivant et que tu vis toi-même, je ne ferai pas une chose pareille! " Alors David dit à Urie: " Reste encore aujourd'hui ici, et demain je te donnerai congé. " Urie resta donc à Jérusalem ce jour-là. Le lendemain, David l'invita à manger et à boire en sa présence et il l'enivra. Le soir Urie sortit et s'étendit sur sa couche avec les gardes de son maître, mais il ne descendit pas à sa maison.
 Factum est mane, et scripsit David epístulam ad Ioab misítque per manum Uríæ scribens in epístula: "Pónite Uríam in prima ácie, ubi fortíssimum est prœlium, et recédite ab eo, ut percússus intéreat." Igitur cum Ioab obsidéret urbem, pósuit Uríam in loco quo sciébat viros esse fortíssimos. Egressíque viri de civitáte bellábant advérsum Ioab; et cecidérunt de pópulo, de servis David, et mórtuus est étiam Urías Hetthæus.
 Le matin, David écrivit une lettre à Joab et la fit porter par Urie. Il écrivait dans la lettre: " Mettez Urie au plus fort de la mêlée et reculez derrière lui: qu'il soit frappé et qu'il meure. " Joab, qui bloquait la ville, plaça Urie à l'endroit où il savait que se trouvaient de vaillants guerriers. Les gens de la ville firent une sortie et attaquèrent Joab. Il y eut des tués dans l'armée, parmi les gardes de David, et Urie le Hittite mourut aussi.
 r. Nathan prophéta misit Dóminus ad David regem propter peccátum quod gessit in Bethsabée; * Ipsúmque etiam misit, ne idem rex cónderet Dómino templum. v. Quia contémpsit verbum Dómini, ídeo non est permíssus ut ædificáret. * Ipsúmque. v. Glória Patri. * Ipsúmque.
 r. Le Seigneur envoya le prophète Nathan au roi David, à cause du péché qu'il avait commis avec Bethsabée; * C'est Nathan lui-même que le Seigneur envoya, pour que ce roi-là ne lui bâtisse pas de temple. v. Comme David avait méprisé la parole du Seigneur, il n'eut pas la permission de construire. * C'est Nathan. v. Gloire au Père. * C'est Nathan.
In secundo nocturno, anno I
Deuxième nocturne, année I
Ex Sermónibus sancti Leónis Magni papæ (Sermo 21, 1-2: SC 22, 70-72)
Sermon de saint Léon
 Virgo régia davídicæ stirpis elígitur, quæ sacro gravidánda fetu, divínam humanámque prolem prius concíperet mente quam córpore. Et ne supérni ignára consílii ad inusitátos pavéret efféctus, quod in ea operándum erat a Spíritu Sancto, collóquio discit angélico. Nec damnum credit pudóris, Dei génetrix mox futúra. Cur enim de conceptiónis novitáte despéret, cui efficiéntia de Altíssimi virtúte promíttitur? Confirmátur credéntis fides étiam præeúntis attestatióne miráculi, donatúrque Elísabeth inopináta fecúnditas; ut qui concéptum déderat stérili, datúrus non dubitarétur et vírgini.
 Une vierge de la maison royale de David est choisie: appelée à porter une sainte descendance, elle conçoit dans son esprit, avant que dans son corps, un enfant à la fois divin et humain. Pour éviter que, dans son ignorance des desseins célestes, elle ne s'effrayât d'effets si insolites, elle apprend d'un ange ce que l'Esprit Saint va opérer en elle; elle ne redoute pas pour sa pureté, elle qui bientôt sera la mère de Dieu. Pourquoi, en effet, craindrait-elle à cause de cette conception extraordinaire, puisque la chose lui est promise comme le fait de la puissance du Très-Haut? D'ailleurs le témoignage préalable d'un autre miracle vient confirmer sa foi: Elisabeth obtient une fécondité inespérée. Comment douter dès lors que celui qui avait accordé à la stérile ce privilège de concevoir, ne pût le donner aussi à la vierge?
 Verbum ígitur Dei Deus, Fílius Dei, qui in princípio erat apud Deum, per quem facta sunt ómnia et sine quo factum est nihil, propter liberándum ab ætérna morte hóminem, factus est homo; ita se ad susceptiónem humilitátis nostræ sine diminutióne suæ maiestátis inclínans, ut manens quod erat, assuménsque quod non erat, veram servi formam ei formæ in qua Deo Patri est æquális uníret, et tanto fœdere natúram utrámque conséreret, ut nec inferiórem consúmeret glorificátio, nec superiórem minúeret assúmptio.
 Ainsi, le Verbe de Dieu, Dieu lui-même, Fils de Dieu qui, dès le commencement, était auprès de Dieu, par qui tout a été fait et sans qui rien n'a été fait, est devenu homme pour délivrer l'homme de la mort éternelle; il s'est abaissé jusqu'à prendre notre humble condition sans diminuer sa majesté, demeurant ce qu'il était, attirant à lui ce qu'il n'était pas, unissant vraiment la forme de l'esclave à celle dans laquelle il est égal à Dieu le Père, et liant si parfaitement entre elles les deux natures que l'inférieure ne fut pas consumée dans sa glorification, ni la supérieure diminuée par sa condescendance.
 Salva ígitur proprietáte utriúsque substántiæ et in unam cœúnte persónam, suscípitur a maiestáte humílitas, a virtúte infírmitas, ab æternitáte mortálitas; et ad dependéndum nostræ conditiónis débitum, natúra inviolábilis natúræ est uníta passíbili, Deúsque verus et homo verus, in unitátem Dómini temperátur; ut quod nostris remédiis congruébat, unus atque idem Dei hominúmque mediátor et mori posset ex uno et resúrgere posset ex áltero. Mérito ígitur virgíneæ integritáti nihil corruptiónis íntulit partus salútis; quia custódia fuit pudóris, edítio veritátis.
 Les propriétés de chaque nature restent donc entières et, dans l'unité d'une seule personne, la majesté prend sur elle l'humilité; la force, la faiblesse; l'éternité, la caducité. Pour payer la dette de notre humaine condition, la nature intangible est unie à une nature passible, le Dieu vrai et l'homme vrai s'associent dans l'unité du Seigneur Jésus; ainsi, remède qu'il nous fallait, le seul et unique médiateur entre Dieu et les hommes pouvait mourir d'une part, et ressusciter de l'autre. L'enfantement de notre salut pouvait-il dès lors apporter quelque atteinte à la virginale intégrité de sa mère? En donnant le jour à la Vérité, elle sauvegardait sa pureté.
 r. Diffúsa est grátia in lábiis tuis, * Proptérea benedíxit te Deus in ætérnum. v. Specie tua et pulchritúdine tua intende, próspere procéde et regna. * Proptérea. v. Glória Patri. * Proptérea.
 r. La grâce est répandue sur tes lèvres: * Aussi Dieu te bénit pour toujours. v. Dans ta beauté, ta splendeur, va de l'avant, triomphe et règne! * Aussi. v. Gloire au Père * Aussi.
Postea dicitur immediate et sine orémus oratio propria, cum conclusione longiore.
Après cela on dit immédiatement et sans "Prions" l'oraison propre, avec la conclusion longue.
 Dóminus vobíscum.
 Le Seigneur soit avec vous.
 r. Et cum spíritu tuo.
 r. Et avec votre esprit.
 Benedícat vos omnípotens Deus, Pater, ✠ et Fílius, et Spíritus Sanctus.
 Que Dieu tout puissant vous bénisse, le Père, ✠ et le Fils et le Saint-Esprit.
 r. Amen.
 r. Amen.
Vel alia formula benedictionis, sicut in Missa.
Ou une autre formule de bénédiction, comme à la Messe.
Et si fit dimissio, sequitur invitatio:
Et si on fait un renvoi, on ajoute l'invitation :
Absente sacerdote vel diacono, et in recitatione a solo, sic concluditur:
En l'absence d'un diacre ou d'un prêtre, et dans la récitation seul, on conclut ainsi :
  Dóminus nos benedícat, et ab omni malo deféndat, et ad vitam perdúcat ætérnam. r. Amen.
  Que le Seigneur nous bénisse, qu'Il nous défende de tout mal, et qu'Il nous fasse parvenir à la vie éternelle. r. Amen.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.