Le monde attend que l'Eglise redevienne une société de louange

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   v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde.
   v. Dieu, viens à mon aide.
   r. Dómine, ad adiuvándum me festína.
   r. Seigneur, vite à mon secours.
   Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
   Allelúia.
   Alléluia.
Hymnus
Hymne
Salve, crux sancta, salve mundi glória,
vera spes nostra, vera ferens gáudia,
signum salútis, salus in perículis,
vitále lignum vitam portans ómnium.
Salut, sainte croix, salut, gloire du monde, notre vraie espérance, porteuse de la vraie joie, signe de salut, salut dans les périls, bois vital portant la vie de tous.
Te adorándam, te crucem vivíficam,
in te redempti, dulce decus sæculi,
semper laudámus, semper tibi cánimus,
per lignum servi, per te, lignum, líberi.
En t'adorant, toi, croix vivifiante, en toi nous, les rachetés, doux honneur des siècles, te louons toujours, et nous qui fûmes esclaves, nous te chantons toujours, car nous fûmes libérés par le bois.
Laus Deo Patri sit in cruce Fílii,
laus coæquáli sit Sancto Spirítui;
cívibus summis gáudium et ángelis,
honor sit mundo crucis exaltátio. Amen.
Louange soit à Dieu le Père dans la croix du Fils, louange soit à l'Esprit Saint, égal en majesté ; joie pour les citoyens des cieux et les anges, honneur soit dans le monde à l'exaltation de la croix. Amen.
   Ant. 1. Clamor meus, Dómine, ad te pervéniat; non abscóndas fáciem tuam a me.
   Ant. 1. Que mon cri, Seigneur, parvienne jusqu'à Toi ; ne cache pas Ta face loin de moi.
Psalmus 101
Psaume 101
Exsulis vota et preces
Vœux et supplications des exilés
Consolatur nos Deus in omni tribulatione nostra (2 Cor I,4).
Dieu nous consolera dans nos tribulations
I
I
   Dómine, exáudi oratiónem meam, * et clamor meus ad te véniat.
   Seigneur, exauce ma prière, et que mon cri aille jusqu’à Toi.
   Non abscóndas fáciem tuam a me; in quacúmque die tríbulor, * inclína ad me aurem tuam.
   Ne détourne pas de moi ton visage; en quelque jour que je sois dans la tribulation, incline vers moi votre oreille.
   In quacúmque die invocávero te, * velóciter exáudi me.
   En quelque jour que je T’invoque, exauce-moi promptement.
   Quia defecérunt sicut fumus dies mei, * et ossa mea sicut crémium aruérunt.
   Car mes jours se sont évanouis comme la fumée, et mes os se sont desséchés comme une broutille.
   Percússum est ut fenum et áruit cor meum, * étenim oblítus sum comédere panem meum.
   J’ai été frappé comme l’herbe, et mon cœur s’est flétri, parce que j’ai oublié de manger mon pain.
   A voce gémitus mei * adhǽsit os meum carni meæ.
   A force de pousser la voix de mes gémissements, mes os se sont attachés à ma peau.
   Símilis factus sum pellicáno solitúdinis, * factus sum sicut nyctícorax in ruínis. Vigilávi * et factus sum sicut passer solitárius in tecto.
   Je suis devenu semblable au pélican du désert; je suis devenu comme le hibou des reines. J’ai veillé, et je suis devenu comme le passereau qui se tient seul sur le toit.
   Tota die exprobrábant mihi inimíci mei, * exardescéntes in me per me iurábant.
   Tout le jour mes ennemis m’outrageaient, et ceux qui me louaient conspiraient contre moi.
   Quia cínerem tamquam panem manducábam * et potum meum cum fletu miscébam,
   Parce que je mangeais de la cendre comme du pain, et que je mêlais mon breuvage avec mes larmes ;
   a fácie iræ et increpatiónis tuæ, * quia élevans allisísti me.
   l’aspect)de Ta colère et de Ton indignation, car après m’avoir élevé Tu m’as écrasé.
   Dies mei sicut umbra declinavérunt, * et ego sicut fenum árui.
   Mes jours se sont évanouis comme l’ombre, et je me suis desséché comme l’herbe.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
   Ant. Clamor meus, Dómine, ad te pervéniat; non abscóndas fáciem tuam a me.
   Ant. Que mon cri, Seigneur, parvienne jusqu'à Toi ; ne cache pas Ta face loin de moi.
   Ant. 2. Réspice, Dómine, in oratiónem humílium.
   Ant. 2. Regarde, Seigneur, la prière des humbles.
II
II
   Tu autem, Dómine, in ætérnum pérmanes, * et memoriále tuum in generatiónem et generatiónem.
   Mais Toi, Seigneur, Tu subsistes éternellement, et la mémoire de Ton nom s’étend de race en race.
   Tu exsúrgens miseréberis Sion, quia tempus miseréndi eíus, * quia venit tempus,
   Tu Te lèveras, et Tu auras pitié de Sion, car le temps est venu, le temps d’avoir pitié d’elle, et le temps est venu.
   quóniam placuérunt servis tuis lápides eíus, * et púlveris eíus miseréntur.
   Car ses pierres sont aimées de Tes serviteurs, et sa poussière les attendrit.
   Et timébunt gentes nomen tuum, Dómine, * et omnes reges terræ glóriam tuam,
   Et les nations craindront Ton nom, Seigneur, et tous les rois de la terre Ta gloire,
   quia ædificávit Dóminus Sion * et appáruit in glória sua.
   parce que le Seigneur a bâti Sion, et qu’Il sera vu dans Sa gloire.
   Respéxit in oratiónem ínopum * et non sprevit precem eórum.
   Il a regardé la prière des humbles, et Il n’a point méprisé leur prière.
   Scribántur hæc pro generatióne áltera, * et pópulus, qui creábitur, laudábit Dóminum.
   Que ces choses soient écrites pour la génération future, et le peuple qui sera créé louera le Seigneur
   Quia prospéxit de excélso sanctuário suo, * Dóminus de cælo in terram aspéxit,
   parce qu’Il a regardé du haut de son lieu saint. Le Seigneur a regardé du ciel sur la terre,
   ut audíret gémitus compeditórum, * ut sólveret fílios mortis;
   pour entendre les gémissements des captifs détenus dans les fers, pour délivrer les fils de ceux qui avaient été tués,
   ut annúntient in Sion nomen Dómini * et laudem eíus in Ierusálem,
   afin qu’ils annoncent dans Sion le Nom du Seigneur, et Sa louange dans Jérusalem,
   cum congregáti fúerint pópuli in unum * et regna, ut sérviant Dómino.
   lorsque les peuples et les rois s’assembleront pour servir le Seigneur.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
   Ant. Réspice, Dómine, in oratiónem humílium.
   Ant. Regarde, Seigneur, la prière des humbles.
   Ant. 3. Tu, Dómine, terram fundásti, et ópera mánuum tuárum sunt cæli.
   Ant. 3. Toi, Seigneur, Tu as fondé la terre, et les cieux sont l'œuvre de Tes mains.
III
III
   Humiliávit in via virtútem meam, * abbreviávit dies meos.
   Il lui dit dans Sa force: Fais-moi connaître le petit nombre de mes jours.
   Dicam: “Deus meus, ne áuferas me in dimídio diérum meórum; * in generatiónem et generatiónem sunt anni tui.
   J'ai dit : mon Dieu, ne me rappelle pas au milieu de mes jours; Tes années durent d’âge en âge.
   Inítio terram fundásti; * et ópera mánuum tuárum sunt cæli.
   Dès le (Au) commencement, Seigneur, Tu as fondé la terre, et les cieux sont l’œuvre de Tes mains.
   Ipsi períbunt, tu autem pérmanes; et omnes sicut vestiméntum veteráscent, et sicut opertórium mutábis eos, et mutabúntur.
   Ils périront, mais Toi, Tu demeuras ; et ils vieilliront tous comme un vêtement. Tu les changeras comme un habit dont on se couvre, et ils seront changés;
   Tu autem idem ipse es, * et anni tui non defícient.
   mais Toi, Tu es toujours le même, et Tes années ne passeront point.
   Fílii servórum tuórum habitábunt, * et semen eórum in conspéctu tuo firmábitur.”
   Les fils de Tes serviteurs auront une demeure permanente, et leur postérité sera ferme à jamais.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
   Ant. Tu, Dómine, terram fundásti, et ópera mánuum tuárum sunt cæli.
   Ant. Toi, Seigneur, Tu as fondé la terre, et les cieux sont l'œuvre de Tes mains.
In primo nocturno, utroque anno
Premier nocturne, années I et II
De Epístula beáti Pauli apóstoli ad Gálatas 2, 19 - 3, 7. 13-14; 6, 14-16
De la lettre de saint Paul aux Galates
   Fratres: Ego Paulus per legem legi mórtuus sum, ut Deo vivam. Christo confíxus sum cruci: vivo autem iam non ego, vivit vero in me Christus; quod autem nunc vivo in carne, in fide vivo Fílii Dei, qui diléxit me et trádidit seípsum pro me. Non írritam fácio grátiam Dei; si enim per legem iustítia, ergo Christus gratis mórtuus est.
   Par la Loi, moi Paul, je suis mort à la Loi afin de vivre à Dieu: je suis crucifié avec le Christ; et ce n'est plus moi qui vis, mais le Christ qui vit en moi. Ma vie présente dans la chair, je la vis dans la foi au Fils de Dieu qui m'a aimé et s'est livré pour moi. Je n'annule pas le don de Dieu: car si la justice vient de la Loi, c'est donc que le Christ est mort pour rien.
   O insensáti Gálatæ, quis vos fascinávit, ante quórum óculos Iesus Christus descríptus est crucifíxus? Hoc solum volo a vobis díscere: Ex opéribus legis Spíritum accepístis an ex audítu fídei? Sic stulti estis? Cum Spíritu cœpéritis, nunc carne consummámini? Tanta passi estis sine causa? Si tamen et sine causa! Qui ergo tríbuit vobis Spíritum et operátur virtútes in vobis, ex opéribus legis an ex audítu fídei? Sicut Abraham crédidit Deo, et reputátum est ei ad iustítiam. Cognóscitis ergo quia qui ex fide sunt, hi sunt fílii Abrahæ.
   Ô Galates sans intelligence, qui vous a ensorcelés? À vos yeux pourtant ont été dépeints les traits de Jésus-Christ en croix. Je ne veux savoir de vous qu'une chose: est-ce pour avoir pratiqué la Loi que vous avez reçu l'Esprit, ou pour avoir cru à la prédication? Êtes-vous à ce point dépourvus d'intelligence, que de commencer par l'esprit pour finir maintenant dans la chair? Est-ce en vain que vous avez éprouvé tant de faveurs? Et ce serait bel et bien en vain. Celui donc qui vous prodigue l'Esprit et opère parmi vous des miracles, le fait-il parce que vous pratiquez la Loi ou parce que vous croyez à la prédication? Ainsi Abraham crut-il en Dieu, et ce lui fut compté comme justice. Comprenez-le donc: ceux qui se réclament de la foi, ce sont eux les fils d'Abraham.
   Christus nos redémit de maledícto legis factus pro nobis maledíctum, quia scriptum est: Maledíctus omnis, qui pendet in ligno, ut in gentes benedíctio Abrahæ fíeret in Christo Iesu, ut promissiónem Spíritus accipiámus per fidem.
   Le Christ nous a rachetés de cette malédiction de la Loi, devenu lui-même malédiction pour nous, car il est écrit: Maudit quiconque pend au gibet, afin qu'aux païens passe dans le Christ Jésus la bénédiction d'Abraham et que par la foi nous recevions l'Esprit de la promesse.
   Mihi autem absit gloriári nisi in cruce Dómini nostri Iesu Christi, per quem mihi mundus crucifíxus est, et ego mundo. Neque enim circumcísio áliquid est neque præpútium, sed nova creatúra. Et quicúmque hanc régulam secúti fúerint, pax super illos et misericórdia et super Israel Dei.
   Pour moi, que jamais je ne me glorifie sinon dans la croix de notre Seigneur Jésus-Christ , qui a fait du monde un crucifié pour moi et de moi un crucifié pour le monde. Car la circoncision n'est rien, ni l'incirconcision; il s'agit d'être une créature nouvelle. Et à tous ceux qui suivront cette règle, paix et miséricorde, ainsi qu'à l'Israël de Dieu.
   r. Per tuam crucem salva nos, Christe Redémptor, * Qui mortem nostram moriéndo destruxísti, * Et vitam resurgéndo reparásti. v. Miserére nostri, Iesu benígne, qui passus es cleménter pro nobis. * Qui. v. Glória Patri. * Et vitam.
   r. Par ta croix sauve-nous, ô Christ Rédempteur! * Par ta mort, tu as détruit notre mort; * Par ta résurrection, tu as renouvelé la vie! v. Aie pitié de nous, Jésus très aimant, toi qui as montré tant de bonté en souffrant pour nous ta Passion. * Par ta mort. v. Gloire au Père. * Par ta résurrection.
In secundo nocturno, anno I)
Deuxième nocturne, année I)
Ex Sermónibus sancto Ioánni Chrysóstomo epíscopo attribútis, vel in Hippólyti presbýteri traditióne (Sermo in Pascha VI: PG. 59, 743-745)
Homélie sur la Pâque attribuée à saint Jean Chrysostome, ou dans la tradition d'Hippolyte
   Hoc erat Pascha: quo desiderávit Iesu pati pro nobis. Ideóque lignum contra lignum plantávit, et illam olim malam manum affígens, totam vitam vere in se pendéntem osténdit. Hoc mihi lignum est in salútem ætérnam; hoc nútrior, hoc convívor; sub huius radícibus radíces pono, ramos exténdo; a spíritu autem ceu a vento cum voluptáte éxcolor. Sub huius umbra tabernáculum pósui, et multum æstum devítans, rore plenum hábeo diversórium; cum huius flóribus flóreo, eius frúctibus summe deléctor, fructus vero ab inítio mihi reservátos decérpo. Hoc mihi esuriénti delicátus cibus est, sitiénti fons, nudo teguméntum, cuius fólia spíritus vitæ sunt. Non ultra mihi fólia ficus!
   La Pâque, celle que Jésus a désiré vivre pour nous, était une passion. Et, en conséquence, à la place du bois, plantant le bois; à la place de la main perverse qui s'était tendue autrefois dans un geste d'impiété, clouant sa propre main immaculée dans un geste de piété, il a montré en sa personne toute la vraie vie pendue. Cet arbre m'est une plante de salut éternel; je m'en nourris, je m'en délecte. En ses racines, je m'enracine; par ses branches, je m'étends; sa rosée me réjouit, et son esprit, comme un vent délicieux me fertilise. À son ombre j'ai dressé ma tente, et fuyant les chaleurs excessives, j'y trouve un abri plein de rosée. Je fleuris de ses fleurs, je savoure ses fruits exquis; ces fruits, gardés pour moi depuis le commencement du monde, je les cueille librement. Il est nourriture pour ma faim, source pour ma soif, vêtement pour ma nudité, car ses feuilles sont esprit de vie: loin de moi désormais les feuilles de figuier.
   Hæc arbor mihi Deum timénti tutéla est, nutánti fulcrum, certánti bravíum, victóri tropum; hæc mihi arcta sémita, angusta via; hæc scala Iacóbi, angelórum ascénsus et descénsus, in cuius cúlmine stat Dóminus. Hæc arbor a terra usque ad cælum assúrgit, immortális planta, quæ firma erígitur in médio cæli et terræ, fulcrum universi, firmaméntum orbis, compléxio mundi, mortálem váriam substántiam cóntinens, invisibílibus spíritus clavis confíxa, ut rei divínæ cóngruens non ultra solvátur.
   Si j'ai peur de Dieu, cet arbre est ma protection; si je trébuche, il est mon appui; dans la lutte, il est mon prix; et dans la victoire, mon trophée. C'est lui mon sentier étroit, c'est lui mon chemin resserré; voici l'échelle de Jacob et le parcours des anges, au sommet duquel se tient vraiment appuyé le Seigneur. Cet arbre, qui s'étend aussi loin que le ciel, a grandi de la terre jusqu'aux cieux, se fixant, plante immortelle, au centre du ciel et de la terre, ferme appui de toutes choses, pilier de l'univers, support de toute la terre habitée, entrelacement cosmique, comprenant en soi toute la bigarrure de la nature humaine. Rivé par les joints invisibles de l'Esprit, afin qu'ajusté au divin, il n'en soit plus détaché.
   Summos cælos contíngens, pédibus vero terram firmans, multúmque intermédium áeris spíritum úndique imménsis mánibus compléctens. Totus erat ubíque in ómnibus, et per se solum contra aérias potestátes nudus congréssus est. Ut vero finem hábuit mundánum illud certámen, et úndique ille rétulit victóriam, neque elátus ut Deus, neque victus ut homo, in fínibus universórum mansit radicátum victóriæ tropæum, dum ipse in seípso de hoste cum pompa triúmphat.
   Touchant par son front le sommet des cieux, affermissant la terre de ses pieds, et, dans l'espace intermédiaire, embrassant l'atmosphère entière de ses mains incommensurables. Il était tout entier partout en toutes choses, et, à lui seul il luttait, nu, contre les puissances de l'air. Quand le combat cosmique prit fin, et que de tous côtés le Christ eut lutté victorieusement, ni exalté comme un Dieu, ni abattu comme un homme, il demeura planté sur les confins de l'univers, arborant triomphalement en sa personne un trophée de victoire contre l'ennemi.
   Tunc cæli commóti sunt, exstínctus aliquántum témporis est solis ignis, tunc petræ scissæ sunt, parum ábfuit quin totus mundus dissolverétur; nisi divínum spíritum insufflásset magnus Iesus, dicens: Pater, in manus tuas comméndo spíritum meum. Commótis enim univérsis et terræ motu nutántibus, metúque treméntibus, ascendénte divíno spíritu, vivificántis et confirmántis more, rursus stetit univérsus orbis, quasi scílicet illa divína exténsio et crucis supplícium per ómnia exténsa fuíssent. O sola in solis, et univérsa in univérsis! Spíritum tuum cæli hábeant, ánimam paradísus; sánguinem vero, terra. Divísus est indivisíbilis, ut ómnia servaréntur, ut ne ínfimus quidem locus divíno advéntu expers esset. Te autem rogámus, Dómine Deus, ætérne spirituáliter Rex Christe, manus tuas magnas super sacram tuam Ecclésiam exténde, et super pópulum sanctum semper tuum.
   Les cieux s'ébranlèrent, le soleil s'obscurcit pour un temps, les pierres se fendirent, le monde entier faillit périr. Mais le grand Jésus remit son divin esprit en disant: Père, entre tes mains je remets mon esprit. Alors, dans son ascension, ce divin esprit rendit vie et force à toutes choses qui tremblaient, et de nouveau l'univers entier devint stable, comme si cette divine extension et ce supplice de la croix avaient pénétré toutes choses. Ô toi qui es seul entre les seuls, et qui es tout en tout, que les cieux aient ton esprit, et le paradis ton âme: mais ton sang, qu'il soit à la terre! L'indivisible s'est divisé, pour que tout fût sauvé, et que même le lieu inférieur ne fût pas privé de la venue de Dieu. Nous t'en prions, Seigneur Dieu, Christ éternellement et spirituellement Roi, étends tes grandes mains sur ton Église sacrée, et sur ton peuple saint, toujours tien!
   r. O crux gloriósa, o crux adoránda, o lignum pretiósum et admirábile signum, * Per quod et diábolus est victus, * Et mundus Christi sánguine redémptus. v. Hoc signum crucis erit in cælo, cum Dóminus ad iudicándum vénerit. * Per quod. v. Glória Patri. * Et mundus.
   r. Ô croix glorieuse, croix adorable, ô bois précieux, signe admirable! * C'est par toi que le diable est vaincu, * C'est par toi que le monde est racheté dans le sang du Christ. v. Il y aura le signe de la croix dans le ciel quand le Seigneur viendra pour le jugement. * C'est par toi que le diable. v. Gloire au Père. * C'est par toi que le monde.
Postea dicitur immediate et sine orémus oratio propria, cum conclusione longiore.
Après cela on dit immédiatement et sans "Prions" l'oraison propre, avec la conclusion longue.
   Dóminus vobíscum.
   Le Seigneur soit avec vous.
   r. Et cum spíritu tuo.
   r. Et avec votre esprit.
   Benedícat vos omnípotens Deus, Pater, ✠ et Fílius, et Spíritus Sanctus.
   Que Dieu tout puissant vous bénisse, le Père, ✠ et le Fils et le Saint-Esprit.
   r. Amen.
   r. Amen.
Vel alia formula benedictionis, sicut in Missa.
Ou une autre formule de bénédiction, comme à la Messe.
Et si fit dimissio, sequitur invitatio:
Et si on fait un renvoi, on ajoute l'invitation :
Absente sacerdote vel diacono, et in recitatione a solo, sic concluditur:
En l'absence d'un diacre ou d'un prêtre, et dans la récitation seul, on conclut ainsi :
    Dóminus nos benedícat, et ab omni malo deféndat, et ad vitam perdúcat ætérnam. r. Amen.
    Que le Seigneur nous bénisse, qu'Il nous défende de tout mal, et qu'Il nous fasse parvenir à la vie éternelle. r. Amen.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.
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