Le monde attend que l'Eglise redevienne une société de louange

Avertissement : l'antiphonaire romain est en construction. Il subsiste de nombreuses erreurs et omissions. Soyez patients.
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(c3) DE(h)us,(h) (,)in(h) ad(h)iu(h)tó(hi)ri(h)um(h) me(h)um(h) in(h)tén(h)de.(h) r/.(::) Dó(h)mi(h)ne,(h) (,) ad(h) ad(h)iu(h)ván(h)dum(h) me(h) fes(h)tí(h)na.(h) (:) Gló(h)ri(h)a(h) Pa(h)tri,(h) et(h) Fí(h)li(h)o,(h) (,) et(h) Spi(h)rí(h)tu(h)i(h) Sanc(h)to.(h) (:)
Si(h)cut(h) e(h)rat(h) in(h) prin(h)cí(h)pi(h)o,(h) et(h) nunc,(h) et(h)
sem(h)per,(h) (,) et(h) in(h) sǽ(h)cu(h)la(h) sæ(h)cu(h)ló(h)rum.(h)
Am(h)en.(h:) Al(h)le(hi)lú(h)ia.(h) (::)
  v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde. r. Dómine, ad adiuvándum me festína. Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen. Allelúia.
  v. Dieu, viens à mon aide. r. Seigneur, vite à mon secours. Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen. Alléluia.
  Hymnus
Hymne
  Festíva vos, archángeli, hæc nostra tollunt cántica, quos in supérna cúria insígnit ingens glória.
Ces chants festifs élèvent nos louanges à vous, archanges, que dans la cour céleste une immense gloire distingue.
  Tu nos, cohórtis cælicæ invícte princeps, Míchæl, dextra corúsca róbora Deíque serva grátiæ.
Vous, Michel, prince invincible de l'armée céleste, fortifiez-nous de votre droite étincelante et gardez-nous dans la grâce de Dieu.
  Qui núntius deléctus es mysteriórum máximus, nos lucis usque, Gábriel, fac diligámus sémitas.
Vous, Gabriel, qui avez été choisi comme le plus grand messager des mystères, faites-nous aimer toujours les chemins de la lumière.
  Nobis adésto, Ráphæl, ac pátriam peténtibus morbos repélle córporum, affer salútem méntium.
Assistez-nous, Raphaël, et pour ceux qui cherchent la patrie, repoussez les maladies du corps, apportez la santé de l'esprit.
  Vosque angelórum cándida nos adiuvétis ágmina, possímus ut consórtio vestro beáti pérfrui.
Et vous, pures armées des anges, aidez-nous, afin que nous puissions jouir de la bienheureuse compagnie avec vous.
  Summo Parénti et Fílio honor sit ac Paráclito, quos vester uno prædicat concéntus hymno pérpetim. Amen.
Honneur soit au Père suprême et au Fils, ainsi qu'au Paraclet, que votre chœur célèbre d'une hymne éternelle. Amen.
annotation: 4e;
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(c4) UT(h) non(h) de(g)lín(h>)quam(gf) *() in(ef) lin(g>)gua(f) me(e)a.(e) (::)
E(h) u(g) o(h) u(ih) a(gf) e.(e) (::)
  Ant. 1. Ut non delínquam in lingua mea.
  Ant. 1. Que je ne pêche pas par ma langue.
  Psalmus 38 (39)
Psaume 38
  Ægrotantis deprecatio
Supplication de l'infirme
  Vanitati creatura subiecta est... propter eum qui subiecit eam in spe (Rom 8, 20).
La création a été soumise à la vanité ... à cause de celui qui l'y a soumise dans l'espérance.
  I
I
  Dixi: «Custódiam vias meas, * ut non delínquam in lingua mea;
  J'ai dit: je veillerai sur mes voies, pour ne point pécher par ma langue.
  ponam ori meo custódiam, * donec consístit peccátor advérsum me».
  J'ai mis une garde à ma bouche, pendant que le pécheur s'élevait devant moi.
  Tacens obmútui et sílui absque ullo bono, * et dolor meus renovátus est.
  Je me suis tu, et je me suis humilié, et je me suis abstenu de dire même de bonnes choses; et ma douleur a été renouvelée.
  Concáluit cor meum intra me, * et in meditatióne mea exársit ignis.
  Mon coeur s'est échauffé au dedans de moi, et tandis que je méditais, un feu s'est embrasé.
  Locútus sum in lingua mea: * «Notum fac mihi, Dómine, finem meum;
  La parole est venue sur ma langue: Fais-moi connaître ma fin, Seigneur,
  et númerum diérum meórum quis est, * ut sciam quam brevis sit vita mea».
  et quel est le nombre de mes jours, afin que je sache combien peu il m'en reste.
  Ecce paucórum palmórum fecísti dies meos, * et spátium vitæ meæ tamquam níhilum ante te.
  Voici que Tu as soumis mes jours à une mesure bornée, et mon être est comme un néant devant Toi.
  Etenim univérsa vánitas omnis homo constitútus est. * Etenim ut imágo pertránsit homo.
  Oui, tout homme vivant n'est qu'entière vanité.Oui, l'homme passe comme un fantôme,
  Étenim vánitas est et concitátur; * thesaurízat et ignórat quis congregábit ea.
  et c'est en vain qu'il se tourmente. Il amasse des trésors, et il ignore pour qui il les aura entassés.
  Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
  Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
  Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
  Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
annotation: ;
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(c4) a/. Ut(h) non(h) de(g)lín(h>)quam(gf) () in(ef) lin(g>)gua(f) me(e)a.(e)
(::)
  Ant. Ut non delínquam in lingua mea.
  Ant. Que je ne pêche pas par ma langue.
annotation: 7c;
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(c3) NON(i>) sis(ij) mi(i)hi(i) *() tu(ig) for(hg)mí(e)di(e)ni,(e) (,) spes(g) me(g)a(h) in(f) di(h)e(g) af(f)fli(e)cti(f)ó(g)nis(f) me(e)æ.(e) (::)
E(i) u(i) o(j) u(i) a(h) e.(gh) (::)
  Ant. 2. Non sis mihi tu formídini, spes mea in dies afflictiónis meæ.
  Ant. 2. Ne sois pas pour moi un sujet d’effroi ; Tu es mon espérance aux jours de mon affliction.
  Etenim vánitas est et concitátur; * thesaurízat et ignórat quis congregábit ea.
  et c'est en vain qu'il se tourmente. Il amasse des trésors, et il ignore pour qui il les aura entassés.
  II
II
  Et nunc quæ est exspectátio mea, Dómine? * Spes mea apud te est.
  Et maintenant quelle est mon attente? N'est-ce pas le Seigneur? Mon espérance est en Toi.
  Ab ómnibus iniquitátibus meis érue me, * oppróbrium insipiénti ne ponas me.
  Délivre-moi de toutes mes iniquités. Tu m'as rendu l'opprobre de l'insensé.
  Obmútui et non apériam os meum, * quóniam tu fecísti.
  Je me suis tu, et je n'ai pas ouvert la bouche, parce que c'est Toi qui l'as fait
  Amove a me plagas tuas: * ab ictu manus tuæ ego deféci.
  Détournez de moi Tes coups, sous la puissance de Votre main, j'ai défailli, quand Tu m'as repris
  In increpatiónibus, propter iniquitátem, corripuisti hominem, et tabéscere fecísti sicut tínea desiderabília eius. * Etenim vánitas omnis homo.
  Tu as puni l'homme à cause de son iniquité. Et Tu as fait dessécher son âme comme l'araignée. Oui, c'est en vain que tout homme s'inquiète.
  Exáudi oratiónem meam, Dómine, * et clamórem meum áuribus pércipe.
  Exauce, Seigneur, ma prière et ma supplication;
  Ad lácrimas meas ne obsurdéscas, quóniam ádvena ego sum apud te, * peregrínus sicut omnes patres mei.
  Soyez attentif à mes larmes. Ne garde pas le silence, car je suis auprès de Toi un étranger et un voyageur, comme tous mes pères.
  Avértere a me, ut refrígerer, * priúsquam ábeam et non sim ámplius.
  Accorde-moi quelque relâche, afin que je sois rafraîchi avant de partir et de disparaître.
  Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
  Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
  Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
  Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
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(c3) a/. Non(i>) sis(ij) mi(i)hi(i) () tu(ig) for(hg)mí(e)di(e)ni,(e) (,) spes(g) me(g)a(h) in(f) di(h)e(g) af(f)fli(e)cti(f)ó(g)nis(f) me(e)æ.(e)
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  Ant. Non sis mihi tu formídini, spes mea in dies afflictiónis meæ.
  Ant. Ne sois pas pour moi un sujet d’effroi ; Tu es mon espérance aux jours de mon affliction.
  Ant. 3. Expectao nomen tuum, Domíne, quóniam bonum est.
  Ant. 3. Je louerai Ton nom, Seigneur, car il est bon.
  Psalmus 51
Psaume 51
  Contra calumniatorem
Contre les calomniateurs
  Qui gloriatur, in Domino glorietur (I Cor 1,31).
Que celui qui se glorifie se glorifie dans le Seigneur
  Quid gloriáris in malítia, * qui potens es iniquitáte?
  Pourquoi te glorifies-tu dans le mal, toi qui est vaillant pour commettre l'iniquité?
  Tota die insídias cogitásti; * lingua tua sicut novácula acúta, qui facis dolum.
  Tout le jour ta langue a médité l'injustice; comme un rasoir affilé tu pratiques la tromperie.
  Dilexísti malítiam super benignitátem, mendácium magis quam loqui æquitátem. * Dilexísti ómnia verba perditiónis, lingua dolósa.
  Tu as plus aimé la malice que la bonté, l'iniquité plus que les paroles de justice. Tu as aimé toutes les paroles de ruine, ô langue trompeuse.
  Proptérea Deus déstruet te in finem; evéllet te et emigrábit te de tabernáculo * et radícem tuam de terra vivéntium.
  C'est pourquoi Dieu te détruira pour toujours; Il t'arrachera et te fera sortir de ta tente, et Il enlèvera ta racine de la terre des vivants.
  Vidébunt iústi et timébunt * et super eum ridébunt:
  Les justes le verront, et craindront; et ils se riront de lui, en disant:
  “Ecce homo, qui non pósuit Deum refúgium suum, sed sperávit in multitúdine divitiárum suárum * et præváluit in insídiis suis.”
  Voilà l'homme qui n'a point pris Dieu pour son protecteur, mais qui s'est confié dans la multitude de ses richesses, et qui s'est prévalu de sa vanité.
  Ego autem sicut virens olíva in domo Dei. Sperávi in misericórdia Dei * in ætérnum et in sǽculum sǽculi.
  Mais moi, je suis comme un olivier fertile dans la maison de Dieu. * J'espère en la miséricorde de Dieu éternellement et à jamais.
  Confitébor tibi in sǽculum, quia fecísti; et exspectábo nomen tuum, quóniam bonum est; * in conspéctu sanctórum tuórum
  Je Te louerai sans fin, parce que Tu as fait cela; et j'attendrai Ton Nom, parce qu'il est bon, en présence de Tes saints.
  Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
  Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
  Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
  Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
  Ant. Expectao nomen tuum, Domíne, quóniam bonum est.
  Ant. Je louerai Ton nom, Seigneur, car il est bon.
  v. Stetit ángelus iuxta aram templi. r. Habens turíbulum áureum in manu sua.
  v. L'ange se tint près de l'autel du temple. r. Ayant un encensoir d'or dans sa main.
  In primo nocturno, utroque anno
Premier nocturne, années I et II
  De libro Apocalýpsis beáti Ioánnis apóstoli
De l'Apocalypse de saint Jean
   Signum magnum appáruit in cælo: múlier amícta sole, et luna sub pédibus eius, et super caput eius coróna stellárum duódecim; et in útero habens, et clamat partúriens et cruciátur, ut páriat. Et visum est áliud signum in cælo: et ecce draco rufus magnus, habens cápita septem et córnua decem, et super cápita sua septem diadémata; et cauda eius trahit tértiam partem stellárum cæli et misit eas in terram. Et draco stetit ante mulíerem, quæ erat paritúra, ut, cum peperísset, fílium eius devoráret. Et péperit fílium, másculum, qui rectúrus est omnes gentes in virga férrea; et raptus est fílius eius ad Deum et ad thronum eius. Et múlier fugit in desértum, ubi habet locum parátum a Deo, ut ibi pascant illam diébus mille ducéntis sexagínta.
  Un signe grandiose apparut au ciel: une Femme! le soleil l'enveloppe, la lune est sous ses pieds et douze étoiles couronnent sa tête; elle est enceinte et crie dans les douleurs et le travail de l'enfantement. Puis un second signe apparut au ciel: un énorme Dragon rouge-feu, à sept têtes et dix cornes, chaque tête surmontée d'un diadème. Sa queue balaie le tiers des étoiles du ciel et les précipite sur la terre. En arrêt devant la Femme en travail, le Dragon s'apprête à dévorer son enfant aussitôt né. Or la Femme mit au monde un enfant mâle, celui qui doit mener toutes les nations avec un sceptre de fer; et son enfant fut enlevé jusqu'auprès de Dieu et de son trône, tandis que la Femme s'enfuyait au désert, où Dieu lui a ménagé un refuge pour qu'elle y soit nourrie mille deux cent soixante jours.
   Et factum est prœlium in cælo, Míchael et ángeli eius, ut prœliaréntur cum dracóne. Et draco pugnávit et ángeli eius, et non váluit, neque locus invéntus est eórum ámplius in cælo. Et proiéctus est draco ille magnus, serpens antíquus, qui vocátur Diábolus et Sátanas, qui sedúcit univérsum orbem; proiéctus est in terram, et ángeli eius cum illo proiécti sunt.
   Alors, il y eut une bataille dans le ciel: Michel et ses Anges combattirent le Dragon. Et le Dragon riposta, avec ses Anges, mais ils eurent le dessous et furent chassés du ciel. On le jeta donc, l'énorme Dragon, l'antique Serpent, le Diable ou le Satan, comme on l'appelle, le séducteur du monde entier, on le jeta sur la terre et ses Anges furent jetés avec lui.
   Et audívi vocem magnam in cælo dicéntem: "Nunc facta est salus et virtus et regnum Dei nostri et potéstas Christi eius, quia proiéctus est accusátor fratrum nostrórum, qui accusábat illos ante conspéctum Dei nostri die ac nocte. Et ipsi vicérunt illum propter sánguinem Agni et propter verbum testimónii sui; et non dilexérunt ánimam suam usque ad mortem. Proptérea lætámini, cæli et qui habitátis in eis. Væ terræ et mari, quia descéndit Diábolus ad vos habens iram magnam, sciens quod módicum tempus habet!"
   Et j'entendis une voix clamer dans le ciel: " Désormais, la victoire, la puissance et la royauté sont acquises à notre Dieu, et la domination à son Christ, puisqu'on a jeté bas l'accusateur de nos frères, celui qui les accusait jour et nuit devant notre Dieu. Mais eux l'ont vaincu par le sang de l'Agneau et par la parole dont ils ont témoigné, car ils ont méprisé leur vie jusqu'à mourir. Soyez donc dans la joie, vous, les cieux et leurs habitants. Malheur à vous, la terre et la mer, car le Diable est descendu chez vous, frémissant de colère et sachant que ses jours sont comptés. "
   Et postquam vidit draco quod proiéctus est in terram, persecútus est mulíerem, quæ péperit másculum. Et datæ sunt mulíeri duæ alæ áquilæ magnæ, ut voláret in desértum in locum suum, ubi álitur per tempus et témpora et dimídium témporis a fácie serpéntis. Et misit serpens ex ore suo post mulíerem aquam tamquam flumen, ut eam fáceret trahi a flúmine. Et adiúvit terra mulíerem, et apéruit terra os suum et absórbuit flumen, quod misit draco de ore suo. Et irátus est draco in mulíerem et ábiit fácere prœlium cum réliquis de sémine eius, qui custódiunt mandáta Dei et habent testimónium Iesu.
   Se voyant rejeté sur la terre, le Dragon se lança à la poursuite de la Femme, la mère de l'Enfant mâle. Mais elle reçut les deux ailes du grand aigle pour voler au désert jusqu'au refuge où, loin du Serpent, elle doit être nourrie un temps et des temps et la moitié d'un temps. Le Serpent vomit alors de sa gueule comme un fleuve d'eau derrière la Femme pour l'entraîner dans ses flots. Mais la terre vint au secours de la Femme: ouvrant la bouche, elle engloutit le fleuve vomi par la gueule du Dragon. Alors, furieux contre la Femme, le Dragon s'en alla guerroyer contre le reste de ses enfants, ceux qui gardent les commandements de Dieu et possèdent le témoignage de Jésus.
  r. Hic est Míchael archángelus, princeps milítiæ angelórum, cuius honor præstat benefícia populórum, * Et orátio perdúcit ad regna cælórum. v. Angeli, archángeli, throni et dominatiónes, principátus et potestátes, virtútes cælórum. * Et orátio. v. Glória Pátri. * Et orátio.
  r. Celui-ci est Michel archange, prince de l'armée des anges: l'honneur qu'on lui rend est, pour les peuples, une source de grâces; * Et la prière qu'on lui adresse conduit au royaume des cieux. v. Anges, archanges, trônes et dominations, principautés, puissances, toutes les forces des armées célestes! * Et la prière. v. Gloire au Père. * Et la prière.
  In secundo nocturno, anno I
Deuxième nocturne, année I
  Ex Libris Morálium sancti Gregórii Magni papæ (Lib. 2, 9-10: SC 32,187-188)
Morales de saint Grégoire le Grand
   Quia spiritáli natúræ ex corpórea oppositióne nihil obstat; lóquitur Deus ad ángelos sanctos eo ipso quo eórum córdibus occúlta sua invisibília osténtat; ut quidquid ágere débeant, in ipsa contemplatióne veritátis legant, et velut quædam præcépta vocis sint ipsa gáudia contemplatiónis. Quasi enim audiéntibus dícitur quod vidéntibus inspirátur.
   Puisque dans les natures spirituelles rien de corporel ne vient faire obstacle, Dieu parle à ses saints anges par le fait même qu'il manifeste à leurs cœurs ses invisibles secrets; en sorte qu'ils lisent dans la contemplation même de la vérité tout ce qu'ils ont à faire, et que les joies mêmes de la contemplation leur tiennent lieu de préceptes vocalement exprimés; comme s'ils entendaient en paroles ce qui est communiqué à leur regard.
   Unde cum eórum córdibus Deus contra humánam supérbiam animadversiónem ultiónis infúnderet, dixit: Veníte, descendámus et confundámus ibi linguam eórum. Dícitur eis qui adhærent: Veníte, quia nimírum hoc ipsum numquam a divína contemplatióne decréscere, in divína contemplatióne semper accréscere est; et numquam corde recédere, quasi quodam stábili motu est semper veníre. Quibus et dicit: Descendámus et confundámus linguam eórum. Ascéndunt ángeli, in eo quod creatórem conspíciunt; descéndunt ángeli, in eo quod creatúram sese in illícitis erigéntem exámine districtiónis premunt. Dícere ergo Dei est: Descendámus et confundámus linguam eórum, in seípso eis hoc quod recte agátur osténdere, et per vim intérnæ visiónis eórum méntibus exhibénda iudícia occúltis mótibus inspiráre.
   Ainsi, quand Dieu répand dans leurs cœurs un blâme justicier contre la superbe des humains, il dit aux anges: Venez, descendons, et là, confondons leur langage. Il dit: Venez à ceux qui lui sont intimement unis, car assurément ne jamais faiblir dans la divine contemplation, c'est y grandir sans cesse; et ne jamais se retirer par le cœur, c'est s'approcher toujours comme sous l'effet d'un immuable élan. C'est à eux que Dieu dit: Descendons et confondons leur langage. Les anges montent quand ils regardent leur créateur; les anges descendent quand ils accablent d'une sévère appréciation la créature qui se dresse en révolte. Donc, pour Dieu, dire: Descendons et confondons leur langage, c'est leur montrer en lui-même ce qu'il est bien de faire, et, par la force de cette vision intérieure, inspirer à la volonté des anges par des touches secrètes les jugements qu'ils doivent manifester.
   Aliter loquúntur ángeli ad Deum, sicut et per Ioánnis Apocalýpsim dicunt: Dignus est Agnus, qui occísus est, accípere virtútem et divinitátem et sapiéntiam. Vox namque angelórum est in laude conditóris, ipsa admirátio íntimæ contemplatiónis. Virtútis divínæ mirácula obstupuísse, dixísse est: quia excitátus cum reveréntia motus cordis, magnus est ad aures incircumscrípti Spíritus clamor vocis.
   C'est d'une autre manière que les anges parlent à Dieu, par exemple quand ils disent dans l'Apocalypse de Jean: Il est digne, l'Agneau immolé, de recevoir puissance, divinité, sagesse. La voix des anges, en effet, n'est autre, dans leur louange au créateur, que cette admiration même où les plonge leur intime contemplation. Leur ravissement devant les miracles de la toute-puissance est leur langage, parce que l'émotion d'un cœur vibrant de respect, résonne, comme une grande clameur, aux oreilles de l'Esprit infini.
   Quæ vox se quasi per distíncta verba éxplicat, dum sese per innúmeros modos admiratiónis format. Deus ergo ángelis lóquitur, cum eis volúntas eius íntima vidénda manifestátur. Angeli autem loquúntur Dómino, cum per hoc quod super semetípsos respíciunt, in motum admiratiónis surgunt.
   Cette voix, cette parole angélique, s'exprime pour ainsi dire en des mots distincts, quand l'esprit qui la forme passe par d'innombrables sentiments variés d'admiration. Dieu parle donc aux anges en manifestant à leur vue intérieure sa volonté; les anges parlent au Seigneur quand, du fait de ce qu'ils contemplent au-dessus d'eux-mêmes, ils s'élèvent en des transports d'admiration.
  r. In témpore illo consúrget Míchael, qui stat pro fíliis vestris; * Et véniet tempus quale non fuit ex eo, ex quo gentes esse cœpérunt, usque ad tempus illud. v. In témpore illo salvábitur pópulus tuus omnis qui invéntus fúerit scriptus in libro vitæ. * Et véniet. v. Glória Pátri. * Et véniet.
  r. En ce temps-là se lèvera Michel, celui qui veille sur les fils de ton peuple; * Il arrivera un temps de détresse comme il n'y en a jamais eu jusqu'à ce jour, depuis que les nations existent. v. Mais en ce temps-là viendra le salut de ton peuple, de tous ceux dont le nom se trouvera inscrit dans le livre de vie. * Il arrivera. V. Gloire au Père. * Il arrivera.
  Hymnus
Hymne
annotation: 3;
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(c4) TE(e) De(gh)um(h) lau(hg~)dá(hi)mus :(h.) *(;) te(e) Dó(g)mi(h)num(h) con(g)fi(hi)té(ivHG)mur.(g.) (::) Te(gi) æ(i)tér(j)num(i) Pa(hi)trem(h.) (;) o(e)mnis(g) ter(h)ra(h) ve(g)ne(hi)rá(ivHG)tur.(g.) (::) Ti(gi)bi(i) o(j)mnes(ih) An(i)ge(hg)li,(h.) (;) ti(e)bi(g) Cæ(h)li(h) et(h) u(h)ni(h)vér(h)sæ(h) Po(g)te(hi)stá(ivHG)tes :(g.) (::) Ti(gi)bi(i) Ché(j)ru(i)bim(h) et(h) Sé(i)ra(hg)phim(h.) (;) in(e)ces(gh)sá(h)bi(h)li(h) vo(h)ce(g) pro(hi)clá(ivHG)mant :(g.) (::) San(g_0hi)ctus :(h.) (::) San(g_0hi)ctus :(h.) (::) San(g_0hi)ctus(h.) (,) Dó(i)mi(h)nus(h) De(g)us(hi) Sá(i)ba(hg)oth.(g.) (::) Ple(gi)ni(i) sunt(i) cæ(j)li(i) et(h) ter(hi)ra(h.) (;) ma(e)ies(gh)tá(h)tis(h) gló(h)ri(g)æ(hi) tu(ivHG)æ.(g.) (::) Te(gi) glo(j)ri(i)ó(hi)sus(h.) (;) A(h)po(h)sto(h)ló(g)rum(hi) cho(ivHG)rus :(g.) (::) Te(gi) Pro(j)phe(i)tá(hi)rum(h.) (;) lau(h)dá(h)bi(g)lis(hi) nú(i)me(hg)rus :(g.) (::) Te(gi) Már(j)ty(i)rum(h) can(h)di(h)dá(hi)tus(h.) (;) lau(h)dat(g) ex(hi)ér(i)ci(hg)tus.(g.) (::) Te(gi) per(j) or(i)bem(h) ter(h)rá(hi)rum(h.) (;) san(e)cta(gh) con(h)fi(h)té(h)tur(g) Ec(hi)clé(i)si(hg)a :(g.) (::) Pa(g_0hi)trem(h.) (,) im(h)mén(h)sæ(h) ma(g)ies(hi)tá(ivHG)tis ;(g.) (::) Ve(gi)ne(i)rán(j)dum(i) tu(h)um(h) ve(hi)rum,(h.) (;) et(h) ú(h)ni(g)cum(hi) Fí(i)li(hg)um ;(g.) (::) San(g_0hi)ctum(h) quo(hi)que(h.) (,) Pa(h)rá(h)cli(g)tum(hi) Spí(i)ri(hg)tum.(g.) (::) Tu(gh) Rex(h) gló(hg)ri(h)æ,(hi) Chri(gg)ste.(e.) (::) Tu(e) Pa(gh)tris(h.) (,) sem(h)pi(h)tér(hg)nus(h) es(hi) Fí(g)li(g)us.(e.) (::) Tu(e) ad(gh) li(h)be(h)rán(h)dum(h) su(h)scep(h)tú(g)rus(h) hó(i)mi(hg)nem,(h.) (;) non(e) hor(g)ru(h)í(h)sti(h) Vír(hg)gi(h)nis(hi) ú(g)te(g)rum.(e.) (::) Tu(e) de(g)ví(h)cto(h) mor(h)tis(g) a(h)cú(i)le(hg)o,(h.) (;) a(e)pe(g)ru(h)í(h)sti(h) cre(h)dén(i)ti(h)bus(h.) (,) re(hg)gna(h) cæ(hi)ló(gg)rum.(e.) (::) Tu(e) ad(gh) déx(h)te(h)ram(h) De(g)i(h) se(i)des,(h.) (;) in(h) gló(hg)ri(h)a(hi) Pa(gg)tris.(e.) (::) Iu(gh)dex(h) cré(i)de(h)ris(h.) (;) es(hg)se(h) ven(hi)tú(gg)rus.(e.) (::) Te(e) er(g)go(h) quǽ(h)su(h)mus,(h'_) tu(h)is(h) fá(h)mu(g)lis(h) súb(i)ve(hg)ni,(h.) (;) quos(e) pre(g)ti(h)ó(h)so(h) sán(i)gui(h)ne(hg) re(h)de(hi)mí(gg)sti.(e.) (::) Æ(e)tér(fe)na(df) fac(evDC.) (;) cum(c) San(e)ctis(f) tu(g)is(g_') (,) in(g) gló(g)ri(g)a(g) nu(h)me(f)rá(gvFE)ri.(e.) (::) Sal(c)vum(de) fac(e) pó(e)pu(e)lum(e) tu(e)um(f) Dó(d)mi(f)ne,(evDC.) (;) et(c) bé(de)ne(e)dic(e) he(e)re(fe)di(d)tá(f)ti(gh) tu(gvFE)æ.(e.) (::) Et(e) re(fe)ge(d) e(f)os,(evDC.) (;) et(c) ex(de)tól(fe)le(d) il(g)los(g'_) (,) us(g)que(g) in(h) æ(f)tér(gvFE)num.(e.) (::) Per(e) sín(g)gu(h)los(h) di(hi)es,(h.) (;) be(h)ne(hg)dí(h)ci(hi)mus(gg) te.(e.) (::) Et(e) lau(g)dá(h)mus(h) no(h)men(h) tu(h)um(g) in(h) sǽ(i)cu(hg)lum,(h.) (;) et(h) in(h) sǽ(hg)cu(h)lum(hi) sǽ(g)cu(g)li.(e.) (::) Di(e)gná(gh)re(h) Dó(h)mi(h)ne(h) di(g)e(h) i(i)sto(h.) (;) si(e)ne(g) pec(h)cá(h)to(h) nos(hg) cu(h)sto(hi)dí(gg)re.(e.) (::) Mi(e)se(g)ré(h)re(h) no(g)stri(h) Dó(i)mi(hg)ne,(h.) (;) mi(h)se(hg)ré(h)re(hi) no(gg)stri.(e.) (::) Fi(e)at(g) mi(h)se(h)ri(h)cór(h)di(h)a(h) tu(h)a(h) Dó(h)mi(g)ne(h) su(i)per(hg) nos,(h.) (;) que(e)mád(g)mo(h)dum(h) spe(h)rá(hg)vi(h)mus(hi) in(gg) te.(e.) (::) In(c) te(de) Dó(fe)mi(d)ne(f) spe(gh)rá(gf/gf)vi :(ed..) (;) non(c) con(de)fún(fe)dar(d) in(f) æ(gh)tér(gfgvF~E~)num.(e.) (::)
  Te Deum laudámus : te Dóminum confitémur.
Nous Te louons, ô Dieu ! Nous Te bénissons, Seigneur.
  Te ætérnum Patrem, omnis terra venerátur.
Toute la terre T'adore, ô Père éternel !
  Tibi omnes ángeli, tibi cæli et univérsæ potestátes :
Tous les Anges, les Cieux et toutes les Puissances.
  tibi chérubim et séraphim, incessábili voce proclámant: "Sanctus, Sanctus, Sanctus Dóminus Deus Sábaoth.
Les Chérubins et les Séraphins s'écrient sans cesse devant Toi : Saint, Saint, Saint est le Seigneur, le Dieu des armées.
  Pleni sunt cæli et terra maiestátis glóriæ tuæ."
Les cieux et la terre sont pleins de la majesté de Ta gloire.
  Te gloriósus Apostolórum chorus, te prophetárum laudábilis númerus, te mártyrum candidátus laudat exércitus.
L'illustre chœur des Apôtres, La vénérable multitude des Prophètes, L'éclatante armée des Martyrs célèbrent Tes louanges.
  Te per orbem terrárum sancta confitétur Ecclésia, Patrem imménsæ maiestátis;
L'Église sainte publie Tes grandeurs dans toute l'étendue de l'univers, Ô Père dont la majesté est infinie !
  venerandum tuum verum et unicum Filium;
Elle adore également Ton Fils unique et véritable ;
  Sanctum quoque Paráclitum Spíritum.
Et le Saint-Esprit consolateur.
  Tu rex glóriæ, Christe.
Ô Christ ! Tu es le Roi de gloire.
  Tu Patris sempitérnus es Fílius. Tu, ad liberándum susceptúrus hóminem,
Tu es le Fils éternel du Père. Pour sauver les hommes et revêtir notre nature,
  non horruísti Vírginis úterum.
Tu n'as pas dédaigné le sein d'une Vierge.
  Tu, devícto mortis acúleo,
Tu as brisé l'aiguillon de la mort,
  aperuísti credéntibus regna cælórum.
Tu as ouvert aux fidèles le royaume des cieux.
  Tu ad déxteram Dei sedes, in glória Patris.
Tu es assis à la droite de Dieu dans la gloire du Père.
  Iudex créderis esse ventúrus.
Nous croyons que Tu viendras juger le monde.
  Te ergo quǽsumus, tuis fámulis subvéni, quos pretióso sánguine redemísti.
Nous Te supplions donc de secourir Tes serviteurs, rachetés de Ton Sang précieux.
  Ætérna fac cum sanctis tuis in glória numerári.
Mets-nous au nombre de Tes Saints, pour jouir avec eux de la gloire éternelle.
  ¶ Salvum fac pópulum tuum, Dómine, et bénedic hereditáti tuæ.
¶ Sauve Ton peuple, Seigneur, et verse Tes bénédictions sur Ton héritage.
  Et rege eos, et extólle illos usque in ætérnum.
Conduis Tes enfants et élève-les jusque dans l'éternité bienheureuse.
  Per síngulos dies benedícimus te; et laudámus nomen tuum in sǽculum, et in sǽculum sǽculi.
Chaque jour nous Te bénissons ; Nous louons Ton nom à jamais, et nous le louerons dans les siècles des siècles.
  Dignáre, Dómine, die isto sine peccáto nos custodíre.
Daigne, Seigneur, en ce jour, nous préserver du péché.
  Miserére nostri, Dómine, miserére nostri.
Aie pitié de nous, Seigneur, aie pitié de nous.
  Fiat misericórdia tua, Dómine, super nos, quemádmodum sperávimus in te.
Que Ta miséricorde, Seigneur, se répande sur nous, selon l'espérance que nous avons mise en Toi.
  In te, Dómine, sperávi: non confúndar in ætérnum.
C'est en Toi, Seigneur, que j'ai espéré, je ne serai pas confondu à jamais.
  ¶ Hæc ultima pars hymni ad libitum omitti potest.
¶ On peut omettre, au choix, la dernière partie de l'hymne.
   
  Orémus.
  Prions.
  Deus, qui miro órdine Angelórum ministéria hominúmque dispénsas, concéde propítius, ut, a quibus tibi ministrántibus in cælo semper assístitur, ab his in terra vita nostra muniátur. Per Dominum.
  Dieu qui répartis avec un ordre admirable les fonctions des anges et des hommes, daigne faire que ceux qui servent sans cesse en Ta présence dans le ciel protègent notre vie sur terre.
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(c4) BE(g)ne(g)di(gffo)cá(df!gh)mus(g) (,) Dó(gjjvIHGFhiHG)mi(fg)no.(g) r/.(::) De(gffo//df!gh)o(g) (,) grá(gjjvIHGFhiHG)ti(fg)as.(g) (::)
  v. Benedicámus Dómino. r. Deo grátias.
  v. Bénissons le Seigneur. r. Rendons grâces à Dieu.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.
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