Le monde attend que l'Eglise redevienne une société de louange

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   v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde.
   v. Dieu, viens à mon aide.
   r. Dómine, ad adiuvándum me festína.
   r. Seigneur, vite à mon secours.
   Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
   Allelúia.
   Alléluia.
Hymnus
Hymne
Primo diérum ómnium, quo mundus exstat cónditus vel quo resúrgens cónditor nos, morte victa, líberat.
En ce premier de tous les jours où paraît le monde créé, le créateur ressuscité vainqueur de la mort nous libère
Pulsis procul torpóribus, surgámus omnes ócius, et nocte quærámus pium, sicut Prophétam nóvimus.
Rejetons au loin le sommeil, et tous, levons-nous au plus vite : comme le prophète David, dans la nuit, cherchons le Seigneur.
Nostras preces ut áudiat suámque dextram porrígat, et hic piátos sórdibus reddat polórum sédibus,
qu'Il entende nos prières et que Sa main droite s'étende et qu'ici ceux qui ont été purifiés de la sordidité qu'Il revienne S'asseoir dans les hauteurs,
Ut, quique sacratíssimo huius diéi témpore horis quiétis psállimus, donis beátis múneret.
C'est aussi ce que nous demandons au Très Saint. de ce jour dans le temps dans les heures de calme, chantons des psaumes, qu'Il nous accorde des dons bénis.
Deo Patri sit glória eiúsque soli Fílio cum Spíritu Paráclito, in sempitérna sǽcula. Amen.
Que la gloire soit rendue à Dieu le Père et à Son Fils unique avec l'Esprit Paraclet, dans les siècles éternels. Amen.
Vel:
Ou :
Hymnus
Hymne
Dies ætásque céteris octáva splendet sánctior in te quam, Iesu, cónsecras, primítiæ surgéntium.
Entre les jours, entre les âges, Le huitième brille plus saint Toi, premier des ressuscités, Jésus, en Toi Tu le consacres.
Tu tibi nostras ánimas nunc primo conresúscita; tibi consúrgant córpora secúnda morte líbera.
Tout d'abord, accorde à nos âmes de ressusciter avec Toi ; avec Toi que nos corps se lèvent, gardés de la seconde mort !
Tibíque mox in núbibus, Christe, ferámur óbviam tecum victúri pérpetim: tu vita, resurréctio.
Qu'ensuite, ô Christ, sur les nuées, vers Toi, nous soyons emportés nous vivrons toujours avec Toi qui es Vie et Résurrection.
Cuius vidéntes fáciem, configurémur glóriæ; te cognoscámus sicut es, lux vera et suávitas.
Puissions-nous, en voyant Ta face, être-conformés à Ta gloire, Te connaître tel que Tu es, lumière et douceur véritables.
Regnum, cum Patri tráditos, plenos septéno chrísmate, in temet nos lætíficas, consúmmet sancta Trínitas. Amen.
Quand Tu nous remettras au Père, comblés des sept dons de I'Esprit, pleins de joie, que la Trinité mène à son terme le Royaume. Amen.
   Ant. 1. Per síngulos dies benedícam te, Dómine, allelúia.
   Ant. 1. Chaque jour, je Te bénirai, Seigneur, alléluia.
Psalmus 144 (145)
Psaume 144 (145)
Laus divinæ maiestatis
Louange à la divine majesté
Iustus es, qui es et qui eras, Sanctus (Ap 16, 5).
Tu es juste, Seigneur, Toi qui es et qui étais (Ap 16, 5).
I
I
   Exaltábo te, Deus meus rex, et benedícam nómini tuo * in sæculum et in sǽculum sǽculi.
   Je T'exalterai, ô Dieu mon roi, et je bénirai Ton Nom à jamais et dans les siècles des siècles.
   Per síngulos dies benedícam tibi et laudábo nomen tuum * in sǽculum et in sǽculum sǽculi.
   Chaque jour je Te bénirai, et je louerai Ton Nom à jamais, et dans les siècles des siècles.
   Magnus Dóminus et laudábilis nimis, * et magnitúdinis eius non est investigátio.
   Le Seigneur est grand et très digne de louange, et Sa grandeur n'a pas de bornes.
   Generátio generatióni laudábit ópera tua, * et poténtiam tuam pronuntiábunt.
   Chaque génération louera Tes oeuvres et publiera Ta puissance.
   Magnificéntiam glóriæ maiestátis tuæ loquéntur * et mirabília tua enarrábunt.
   On parlera de la magnificence glorieuse de Ta sainteté, et on racontera tes merveilles.
   Et virtútem terribílium tuórum dicent * et magnitúdinem tuam narrábunt.
   On dira quelle est la puissance de Tes oeuvres terribles, et on racontera Ta grandeur.
   Memóriam abundántiæ suavitátis tuæ eructábunt * et iustítia tua exsultábunt.
   On proclamera le souvenir de Ton immense bonté, et on se réjouira de Ta justice.
   Miserátor et miséricors Dóminus, * longánimis et multæ misericórdiæ.
   Le Seigneur est clément et miséricordieux, patient et tout à fait miséricordieux.
   Suávis Dóminus univérsis, * et miseratiónes eius super ómnia ópera eius.
   Le Seigneur est bon envers tous, et Ses miséricordes s'étendent sur toutes Ses oeuvres.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
   Ant. Per síngulos dies benedícam te, Dómine, allelúia.
   Ant. Chaque jour, je Te bénirai, Seigneur, alléluia.
   Ant. 2. Regnum tuum, Dómine, regnum ómnium sæculórum.
   Ant. 2. Ton règne, Seigneur, est un règne pour tous les siècles.
Psalmus 144 (145)
Psalmus 144 (145)
Laus divinæ maiestatis
Louange à la divine majesté
Iustus es, qui es et qui eras, Sanctus (Ap 16,5)
Tu es juste, et Saint, Toi qui es et qui étais (Ap 16, 5).
II
II
   Confiteántur tibi, Dómine, ómnia ópera tua; * et sancti tui benedícant tibi.
   Que toutes Tes oeuvres Te célèbrent, Seigneur, et que Tes saints Te bénissent.
   Glóriam regni tui dicant * et poténtiam tuam loquántur,
   Ils diront la gloire de Ton règne, et ils parleront de Ta puissance;
   ut notas fáciant fíliis hóminum poténtias tuas * et glóriam magnificéntiæ regni tui.
   afin de faire connaître aux enfants des hommes Ta puissance, et la glorieuse magnificence de Ton règne.
   Regnum tuum regnum ómnium sæculórum, * et dominátio tua in omnem generatiónem et generatiónem.
   Ton règne est un règne de tous les siècles, et Ton empire s'étend de génération en génération.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
   Ant. Regnum tuum, Dómine, regnum ómnium sæculórum.
   Ant. Ton règne, Seigneur, est un règne pour tous les siècles.
   Ant. 3. Fidélis Dóminus in ómnibus verbis suis et sanctus in ómnibus opéribus suis, allelúia.
   Ant. 3. Le Seigneur est fidèle dans toutes Ses paroles et saint dans toutes Ses œuvres, alléluia.
Psalmus 144 (145)
Psalmus 144 (145)
Laus divinæ maiestatis
Louange à la divine majesté
Iustus es, qui es et qui eras, Sanctus (Ap 16,5)
Tu es juste, et Saint, Toi qui es et qui étais (Ap 16, 5).
III
III
   Fidélis Dóminus in ómnibus verbis suis * et sanctus in ómnibus opéribus suis.
   Le Seigneur est fidèle dans toutes Ses paroles, et saint dans toutes Ses oeuvres.
   Allevat Dóminus omnes qui córruunt * et érigit omnes depréssos.
   Le Seigneur soutient tous ceux qui tombent, et Il relève tous ceux qui sont brisés.
   Oculi ómnium in te sperant, * et tu das illis escam in témpore opportúno.
   Les yeux de tous, Seigneur, attendent tournés vers Toi, et Tu leur donnes leur nourriture en son temps.
   Aperis tu manum tuam * et imples omne ánimal in beneplácito.
   Tu ouvres Ta main, et Tu combles de bénédictions tout ce qui a vie.
   Iustus Dóminus in ómnibus viis suis * et sanctus in ómnibus opéribus suis.
   Le Seigneur est juste dans toutes Ses voies, et saint dans toutes Ses oeuvres.
   Prope est Dóminus ómnibus invocántibus eum, * ómnibus invocántibus eum in veritáte.
   Le Seigneur est près de tous ceux qui L'invoquent, de tous ceux qui L'invoquent avec sincérité.
   Voluntátem timéntium se fáciet et deprecatiónem eórum exáudiet * et salvos fáciet eos.
   Il fera la volonté de ceux qui Le craignent; Il exaucera leurs prières, et Il les sauvera.
   Custódit Dóminus omnes diligéntes se * et omnes peccatóres dispérdet.
   Le Seigneur garde tous ceux qui L'aiment, et Il perdra tous les pécheurs.
   Laudatiónem Dómini loquétur os meum, et benedícat omnis caro nómini sancto eius * in sǽculum et in sǽculum sǽculi.
   Ma bouche publiera la louange du Seigneur. Et que toute chair bénisse Son saint Nom à jamais, et dans les siècles des siècles.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
   Ant. Fidélis Dóminus in ómnibus verbis suis et sanctus in ómnibus opéribus suis, allelúia.
   Ant. Le Seigneur est fidèle dans toutes Ses paroles et saint dans toutes Ses œuvres, alléluia.
In primo nocturno, anno I)
Premier nocturne, année I)
De libro secúndo Regum 24, 20b - 25, 13. 18-21
Du second livre des Rois
   Recéssit Sedecías a rege Babylónis. Factum est autem anno nono regni eius, mense décimo, décima die mensis venit Nabuchodonósor rex Babylónis ipse et omnis exércitus eius in Ierúsalem; et circumdedérunt eam et exstruxérunt in circúitu eius munitiónes. Et clausa est cívitas atque valláta usque ad undécimum annum regis Sedecíæ. Nona die mensis quarti præváluit fames in civitáte, nec erat panis pópulo terræ. Et interrúpta est cívitas, et omnes viri bellatóres fugérunt exierúntque de civitáte nocte per viam portæ, quæ est inter dúplicem murum ad hortum regis, obsidéntibus Chaldæis in circúitu civitátem. Abiérunt ítaque per viam quæ ducit ad Arabam.
   Sédécias se révolta contre le roi de Babylone. En la neuvième année de son règne, au dixième mois, le dix du mois, Nabuchodonosor, roi de Babylone, vint attaquer Jérusalem avec toute son armée, il campa devant la ville et la cerna d'un retranchement. La ville fut investie jusqu'à la onzième année de Sédécias. Au quatrième mois, le neuf du mois, alors que la famine sévissait dans la ville et que la population n'avait plus rien à manger, une brèche fut faite au rempart de la ville. Alors le roi s'échappa de nuit avec tous les hommes de guerre par la porte entre les deux murs, qui est près du jardin du roi - les Chaldéens cernaient la ville - et il prit le chemin de la Araba.
   Et persecútus est exércitus Chaldæórum regem comprehendítque eum in planítie Iéricho, et omnis exércitus eius dispérsus est et relíquit eum. Apprehénsum ergo regem duxérunt ad regem Babylónis in Rebla, qui locútus est cum eo iudícium. Fílios autem Sedecíæ occídit coram eo et óculos eius effódit vinxítque eum cátenis æreis et addúxit in Babylónem.
   Les troupes chaldéennes poursuivirent le roi et l'atteignirent dans les plaines de Jéricho, où tous ses soldats se dispersèrent loin de lui. Les Chaldéens s'emparèrent du roi et le menèrent à Ribla auprès du roi de Babylone, qui le fit passer en jugement. Il fit égorger les fils de Sédécias sous ses yeux, puis il creva les yeux de Sédécias, le mit aux fers et l'emmena à Babylone.
   Mense quinto séptima die mensis, ipse est annus nonus décimus regis Babylónis, venit Nabuzárdan princeps satéllitum servus regis Babylónis Ierúsalem et succéndit domum Dómini et domum regis, et omnes domos Ierúsalem omnémque domum combússit igne. Et muros Ierúsalem in circúitu destrúxit omnis exércitus Chaldæórum, qui erat cum príncipe satéllitum. Réliquam autem pópuli partem, qui remánserat in civitáte, et perfúgas, qui transfúgerant ad regem Babylónis, et réliquum vulgus tránstulit Nabuzárdan princeps satéllitum; et de paupéribus terræ relíquit in vinitóres et agrícolas. Colúmnas autem æreas, quæ erant in templo Dómini, et bases et mare æreum, quod erat in domo Dómini, confregérunt Chaldæi et transtulérunt æs ómnium in Babylónem.
   Au cinquième mois, le sept du mois - c'était en la dix-neuvième année de Nabuchodonosor, roi de Babylone -, Nebuzaradân, commandant de la garde, officier du roi de Babylone, fit son entrée à Jérusalem. Il incendia le Temple du Seigneur, le palais royal et toutes les maisons de Jérusalem. Les troupes chaldéennes qui étaient avec le commandant de la garde abattirent les remparts qui entouraient Jérusalem. Nebuzaradân, commandant de la garde, déporta le reste de la population laissée dans la ville, les transfuges qui avaient passé au roi de Babylone et le reste de la foule. Du petit peuple du pays, le commandant de la garde laissa une partie, comme vignerons et comme laboureurs. Les Chaldéens brisèrent les colonnes de bronze du Temple du Seigneur, les bases roulantes et la Mer de bronze qui étaient dans le Temple du Seigneur, et ils en emportèrent le bronze à Babylone.
   Tulit quoque princeps satéllitum Saraíam sacerdótem primum et Sophoníam sacerdótem secúndum et tres ianitóres et de civitáte eunúchum unum, qui erat præféctus super viros bellatóres, et quinque viros de his, qui stéterant coram rege, quos répperit in civitáte, et scribam príncipis exércitus qui probábat tirónes de pópulo terræ, et sexagínta viros e pópulo terræ, qui invénti fúerant in civitáte; quos tollens Nabuzárdan princeps satéllitum duxit ad regem Babylónis in Rebla, percussítque eos rex Babylónis et interfécit in Rebla in terra Emath. Et translátus est Iuda de terra sua.
   Le commandant de la garde fit prisonnier Seraya, le prêtre en chef, Çephanyahu, le prêtre en second, et les trois gardiens du seuil. De la ville, il fit prisonniers un eunuque, préposé aux hommes de guerre, cinq des familiers du roi, qui furent trouvés dans la ville, le secrétaire du chef de l'armée, chargé de la conscription, et soixante hommes du pays, qui furent trouvés dans la ville. Nebuzaradân, commandant de la garde, les prit et les mena auprès du roi de Babylone à Ribla, et le roi de Babylone les fit mettre à mort à Ribla, au pays de Hamat. Ainsi Juda fut déporté loin de sa terre.
   r. Civitátem istam tu circúmda, Dómine, et ángeli tui custódiant muros eius; * Exáudi, Dómine, pópulum tuum cum misericórdia. v. Avertátur furor tuus, Dómine, a pópulo tuo et a civitáte sancta tua. * Exáudi. v. Glória Patri. * Exáudi.
   r. Seigneur, entoure toi-même cette cité! Que tes anges gardent ses murailles! * Exauce dans ta bonté, Seigneur, la prière de ton peuple. v. Détourne ta colère, Seigneur, de ton peuple et de ta ville sainte! * Exauce. v. Gloire au Père. * Exauce.
In secundo nocturno, anno I)
Deuxième nocturne, année I)
Ex Sermónibus sancti Bernárdi abbátis (Sermo in Adventu, 10: EC 6, 19-20)
Sermon de saint Bernard
   Civitátem sanctam Ierúsalem in inférno paupertátis adhuc peregrinántem consolátur Prophéta dicens: Noli flere, quia cito véniet salus tua. Etenim super flúmina Babylónis illic sédimus et flévimus. Bábylon est confúsio. In Babylóne sedent et flent cives Ierúsalem qui, etsi non sint in confusióne óperum, in confusióne tamen sunt cogitatiónum, voléntes, sed non valéntes óculum mentis ad Deum dirígere; et licet invíti, per inánia distrahúntur.
   La cité sainte, Jérusalem, cheminant jusqu'alors dans les lieux inférieurs de la pauvreté, trouve réconfort dans cette parole du prophète: Ne pleure pas, car bientôt viendra ton salut. - Au bord des fleuves de Babylone, en effet, nous étions assis et nous pleurions. Babylone est confusion. À Babylone sont assis et pleurent les citoyens de Jérusalem; même s'ils ne sont pas dans la confusion quant à leurs actes, il y sont néanmoins, quant à leurs pensées, puisqu'ils veulent, sans en avoir la force, diriger vers Dieu le regard de leur esprit; et qu'ils sont, bien qu'à contre cœur, tiraillés par les vanités.
   Flúmina ergo Babylónis sunt pervérsæ consuetúdines, quæ dulces occúrrunt memóriæ nostræ; currunt tamen et quos séducunt secum ducunt in mare sæculi. In his flumínibus oriúntur sálices, id est débiles et infructuósæ cogitatiónes, in quibus, dum per inánia disténdimur, suspéndimus a laude Dei corda nostra, quæ órgana laudis ante conspéctum Dei resonáre debérent. Deo autem grátias qui dedit nobis victóriam per Dóminum nostrum Iesum Christum, quia, si íngerant se malæ consuetúdines, non tamen insidémus sed supersedémus flumínibus Babylónis, quia dulcédini vitæ sæculáris et alloquénti obmútuit ánima nostra, et obsórduit revocánti blandientíque indúruit.
   Les fleuves de Babylone, donc, sont les habitudes mauvaises qui, avec l'attrait de la douceur, nous viennent, d'occurence, à la mémoire; elles courent cependant, et, ceux qu'elles séduisent, elles les conduisent avec elles dans l'océan du monde. Au bord de ces fleuves poussent des saules - c'est-à-dire des pensées faibles et infructueuses -, auxquels, lorsque nous sommes écartelés par les vanités, nous suspendons, loin de la louange divine, nos cœurs, eux qui devraient faire sonner les harpes de la louange devant le Seigneur. Mais rendons grâce à Dieu qui nous donne la victoire par Jésus-Christ notre Seigneur; car, même si les habitudes mauvaises se précipitent, nous ne sommes pas pour autant assis dans les eaux, mais sur les rives qui surplombent les fleuves de Babylone: car, aux attraits et aux appels de la douceur d'une vie dans le monde, notre âme reste muette, elle se renonce de plus en plus à leurs invitations de retour en arrière, elle s'endurcit à leurs caresses.
   His ergo vanitátibus impedíti, non mirum si fleámus recordántes Sion, id est ad memóriam reducéntes illam suavitátem illúdque sapóris oblectaméntum quod prægústant speculatóres illi, qui reveláta fácie meréntur speculári glóriam Dei. Infelix ego homo, quis me liberábit de iugo servitútis huius, ut quandóque insultáre possim insultántibus modo mihi hóstibus meis, quibus, exigéntibus iniquitátibus meis, pósuit me Deus subsannatiónem et derísum, humílians me in loco afflictiónis, in quo coopéruit me umbra mortis.
   Entravés par ces vanités, quoi d'étonnant si nous pleurons, nous souvenant de Sion, c'est-à-dire nous rappelant cette suavité, ce charme de la saveur que goûtent déjà les contemplateurs, qui, à visage découvert, sont admis à contempler la gloire de Dieu. Quel homme malheureux je suis! qui me délivrera du joug de cet esclavage? Quand bien même, en effet, je puis, jusqu'à un certain point, rendre insulte pour insulte à mes ennemis, Dieu m'a pourtant exposé à leurs sarcasmes et à leurs moqueries - selon que l'exigent mes péchés -, en m'humiliant dans ce lieu d'affliction où l'ombre de la mort m'a recouvert.
   Si enim carnálibus dístrahor desidériis et illis, quod absit, conséntio, quantum possum, in morte quidem sum, mórtuus útique et consequénter sepeliéndus in inférno. Si autem eórum assúltus séntio, sed non conséntio, non in morte, sed in umbra mortis sum, dum inánium púlvere cogitatiónum calígant óculi mei et revocátur memória mea a dulcédine Dei mei. Si tamen ambulávero in médio umbræ mortis, non timébo mala, si mecum es, immo utique non timébo quia mecum es.
   Si je suis tiraillé, en effet, par les désirs charnels et si - ce qu'à Dieu ne plaise - j'y consens selon mon pouvoir, je suis vraiment dans la mort, je suis tout à fait mort, et par conséquent, digne d'être enseveli dans les lieux inférieurs. Mais si, assailli par ces désirs, je les ressens, mais n'y consens point, ce n'est pas dans la mort, mais dans l'ombre de la mort, que je suis, pour autant que mes yeux sont aveuglés par la poussière des pensées vaines, et que ma mémoire est détournée de la douceur de mon Dieu. Toutefois, même si je traverse l'ombre de la mort, je ne crains aucun mal, si tu es avec moi; et plus encore, de toute manière, je ne crains aucun mal parce que tu es avec moi.
   r. Dómine Deus, propítius esto pópulo tuo, * Et convérte tribulatiónem nostram in gáudium. v. Adiuva nos, Deus salutáris noster; propter glóriam nóminis tui, Dómine, líbera nos. * Et convérte. v. Glória Patri. * Et convérte.
   r. Seigneur notre Dieu, sois favorable à ton peuple, * Transforme en joie notre épreuve. v. Aide-nous, Dieu notre Sauveur; délivre-nous, Seigneur, pour la gloire de ton nom! * Transforme. v. Gloire au Père. * Transforme.
Postea dicitur immediate et sine orémus oratio propria, cum conclusione longiore.
Après cela on dit immédiatement et sans "Prions" l'oraison propre, avec la conclusion longue.
   Dóminus vobíscum.
   Le Seigneur soit avec vous.
   r. Et cum spíritu tuo.
   r. Et avec votre esprit.
   Benedícat vos omnípotens Deus, Pater, ✠ et Fílius, et Spíritus Sanctus.
   Que Dieu tout puissant vous bénisse, le Père, ✠ et le Fils et le Saint-Esprit.
   r. Amen.
   r. Amen.
Vel alia formula benedictionis, sicut in Missa.
Ou une autre formule de bénédiction, comme à la Messe.
Et si fit dimissio, sequitur invitatio:
Et si on fait un renvoi, on ajoute l'invitation :
Absente sacerdote vel diacono, et in recitatione a solo, sic concluditur:
En l'absence d'un diacre ou d'un prêtre, et dans la récitation seul, on conclut ainsi :
    Dóminus nos benedícat, et ab omni malo deféndat, et ad vitam perdúcat ætérnam. r. Amen.
    Que le Seigneur nous bénisse, qu'Il nous défende de tout mal, et qu'Il nous fasse parvenir à la vie éternelle. r. Amen.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.
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