Les textes de l'office de lecture sont encore en construction. Ils ne sont malheureusement pas encore complets pour le moment. Si vous désirez méditer ces lectures bibiliques et patristiques, veuillez utiliser le cursus monastique de l'office divin.
 v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde.
 v. Dieu, viens à mon aide.
 r. Dómine, ad adiuvándum me festína.
 r. Seigneur, vite à mon secours.
 Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Allelúia.
 Alléluia.
Hymnus
Hymne
 Verbum supérnum pródiens, a Patre lumen éxiens, qui natus orbi súbvenis cursu declívi témporis:
 Verbe du Tout-Puissant né dans le sein du Père,éternel et Dieu comme Lui, qui, pour tirer enfin l'homme de sa misère viens naître homme aujourd'hui,
 Illúmina nunc péctora tuóque amóre cóncrema; audíta per præcóni sint pulsa tandem lúbrica.
 Fais que Ta vérité dans nos armes rayonne, et que Ton feu brûlant nos cœurs, la voix de Ton héraut qui dans les déserts tonne, guérisse nos langueurs.
 Iudéxque cum post áderis rimári facta péctoris, reddens vicem pro ábditis iustísque regnum pro bonis,
 Et, lorsque découvrant les vertus ou le vice jusqu'au fond du cœur des humains, Tu rendras en vrai juge aux méchants le supplice et la couronne aux saints.
 Non demum artémur malis pro qualitáte críminis, sed cum beátis cómpotes simus perénnes cǽlites.
 Ne lance pas sur nous l'effroyable anathème, mais joins-nous à Lui par Ta bonté à ceux dont l'œil doit voir de Ton palais suprême l'immortelle beauté.
 Sit, Christe, rex piíssime, tibi Patríque glória cum Spíritu Paráclito, in sempitérna sǽcula. Amen.
 O Christ, ô Roi plein de bonté, gloire à Toi et gloire à Ton Père, avec l'Esprit consolateur, dans les siècles sans fin. Amen.
 Ant. 1. Inclína ad me, Dómine, aurem tuam, ut éruas me.
 Ant. 1. Incline vers moi, Seigneur, Ton oreille, et délivre-moi.
Psalmus 30 (31), 2-17. 20-25
Psaume 30
Afflicti supplicatio cum fiducia
Supplicaton de l'affligé avec confiance
Pater, in manus tuas commendo spiritum meum (Lc 23, 46).
Père, entre Tes mains Je remets Mon esprit (Lc 23,46)
I
I
 In te, Dómine, sperávi, non confúndar in ætérnum; * in iustítia tua líbera me.
 J'ai espéré en Toi, Seigneur; que je ne sois jamais confondu; dans Ta justice délivre-moi.
 Inclína ad me aurem tuam, * accélera, ut éruas me.
 Incline vers moi Ton oreille; hâte-Toi de me délivrer. Sois-moi un Dieu protecteur et une maison de refuge, * afin que Tu me sauves.
 Esto mihi in rupem præsídii et in domum munítam, * ut salvum me fácias.
 Car Tu es ma force et mon refuge, et à cause de Ton Nom, Tu me conduiras et me nourriras.
 Quóniam fortitúdo mea et refúgium meum es tu * et propter nomen tuum dedúces me et pasces me.
 Tu me tireras de ce piège qu'ils ont caché contre moi, car Tu es mon protecteur.
 Edúces me de láqueo, quem abscondérunt mihi, * quóniam tu es fortitúdo mea.
 Je remets mon âme entre Tes mains; Tu m'as racheté, Seigneur, Dieu de vérité.
 In manus tuas comméndo spíritum meum; * redemísti me, Dómine, Deus veritátis.
 Tu haïs ceux qui s'attachent sans aucun fruit à des choses vaines.
 Odísti observántes vanitátes supervácuas, * ego autem in Dómino sperávi.
 Pour moi, j'ai mis mon espérance dans le Seigneur. Je tressaillirai de joie et d'allégresse dans Ta miséricorde.
 Exsultábo et lætábor in misericórdia tua, * quóniam respexísti humilitátem meam;
 Car Tu as regardé mon état humilié; Tu as sauvé mon âme des angoisses.
 agnovísti necessitátes ánimæ meæ, nec conclusísti me in mánibus inimíci; * statuísti in loco spatióso pedes meos.
 Et Tu ne m'as pas livré aux mains de l'ennemi; Tu as mis mes pieds au large.
 Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
 Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
 Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Ant. Inclína ad me, Dómine, aurem tuam, ut éruas me.
 Ant. Incline vers moi, Seigneur, Ton oreille, et délivre-moi.
 Ant. 2. Illúmina fáciem tuam super servum tuum, Dómine.
 Ant. 2. Illumine, Seigneur, Ton visage sur Ton serviteur.
II
II
 Miserére mei, Dómine, quóniam tríbulor; conturbátus est in mæróre óculus meus, * ánima mea et venter meus.
 Aie pitié de moi, Seigneur, car je suis très affligé; mon oeil, mon âme et mes entrailles sont troublés par la colère.
 Quóniam defécit in dolóre vita mea * et anni mei in gemítibus;
 Car ma vie se consume dans la douleur, et mes années dans les gémissements.
 infirmáta est in paupertáte virtus mea, * et ossa mea contabuérunt.
 Ma force s'est affaiblie par la pauvreté, et mes os sont ébranlés.
 Apud omnes inimícos meos factus sum oppróbrium et vicínis meis valde et timor notis meis: * qui vidébant me foras, fugiébant a me.
 Plus que tous mes ennemis, je suis devenu un objet d'opprobre, surtout à mes voisins, et l'effroi de ceux qui me connaissent.
 Oblivióni a corde datus sum tamquam mórtuus; * factus sum tamquam vas pérditum.
 Ceux qui me voyaient dehors fuyaient loin de moi. J'ai été oublié des coeurs, comme un mort.
 Quóniam audívi vituperatiónem multórum: * horror in circúitu;
 J'ai été comme un vase brisé; car j'ai entendu les propos injurieux de ceux qui demeurent alentour.
 in eo dum convenírent simul advérsum me, * auférre ánimam meam consiliáti sunt.
 Quand ils se réunissaient ensemble contre moi, ils ont tenu conseil pour m'ôter la vie.
 Ego autem in te sperávi, Dómine; dixi: «Deus meus es tu, * in mánibus tuis sortes meæ».
 Mais j'ai espéré en Toi, Seigneur. J'ai dit: Tu es mon Dieu;
 Eripe me de manu inimicórum meórum * et a persequéntibus me;
 mes destinées sont entre Tes mains. Arrache-moi de la main de mes ennemis et de mes persécuteurs.
 illústra fáciem tuam super servum tuum, * salvum me fac in misericórdia tua.
 Fais luire Ton visage sur Ton serviteur; sauve-moi par Ta miséricorde.
 [Dómine, non confúndar, quóniam invocávi te; * erubéscant ímpii et obmutéscant in inférno.
 [Seigneur, que je ne sois pas confondu, car je T'ai invoqué. Que les impies rougissent, et qu'ils soient conduits dans l'enfer; que les lèvres trompeuses deviennent muettes,
 Muta fiant lábia dolósa, † quæ loquúntur advérsus iústum protérva * in supérbia et in abusióne.]
 elles qui profèrent l'iniquité contre le juste, avec orgueil et insolence.]
 Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
 Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
 Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Ant. Illúmina fáciem tuam super servum tuum, Dómine.
 Ant. Illumine, Seigneur, Ton visage sur Ton serviteur.
 Ant. 3. Benedíctus Dóminus, quóniam mirificávit misericórdiam suam mihi.
 Ant. 3. Béni soit le Seigneur, car Il a signalé envers moi Sa miséricorde.
III
III
 Quam magna multitúdo dulcédinis tuæ, Dómine, * quam abscondísti timéntibus te.
 Qu'elle est grande, Seigneur, l'abondance de Ta douceur, que Tu as mise en réserve pour ceux qui Te craignent!
 Perfecísti eis, qui sperant in te, * in conspéctu filiórum hóminum.
 Tu l'exerces envers ceux qui espèrent en Toi, à la vue des enfants des hommes.
 Abscóndes eos in abscóndito faciéi tuæ * a conturbatióne hóminum;
 Tu les cacheras dans le secret de Ta face, à l'abri du tumulte des hommes.
 próteges eos in tabernáculo * a contradictióne linguárum.
 Tu les protégeras dans Ton tabernacle * contre les langues qui les attaquent.
 Benedíctus Dóminus, * quóniam mirificávit misericórdiam suam mihi in civitáte muníta.
 Béni soit le Seigneur, car Il a signalé envers moi Sa miséricorde dans une ville fortifiée.
 Ego autem dixi in trepidatióne mea: * «Præcísus sum a conspéctu oculórum tuórum».
 Pour moi j'ai dit dans le transport de mon esprit: J'ai été rejeté de devant Tes yeux.
 Verúmtamen exaudísti vocem oratiónis meæ, * dum clamárem ad te.
 C'est pour cela que Tu as exaucé la voix de ma prière, lorsque je criais vers Toi.
 Dilígite Dóminum, omnes sancti eius: fidéles consérvat Dóminus * et retríbuit abundánter faciéntibus supérbiam.
 Aimez le Seigneur, vous tous Ses saints; car le Seigneur recherchera la vérité, et Il châtiera largement ceux qui se livrent à l'orgueil.
 Viríliter ágite, et confortétur cor vestrum, * omnes, qui sperátis in Dómino.
 Agissez avec courage, et que votre coeur s'affermisse, vous tous qui espérez au Seigneur.
 Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
 Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
 Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Ant. Benedíctus Dóminus, quóniam mirificávit misericórdiam suam mihi.
 Ant. Béni soit le Seigneur, car Il a signalé envers moi Sa miséricorde.
In primo nocturno, anno II
Premier nocturne, année II
De libro Isaíæ prophétæ
Du livre d'Isaïe
 Ecce Dóminus díssipat terram et frangit eam et contúrbat fáciem eius et dispérgit habitatóres eius. Et erit sicut pópulus sic sacérdos, et sicut servus sic dóminus eius, sicut ancílla sic dómina eius, sicut emens sic ille qui vendit, sicut fenerátor sic is qui mútuum áccipit, sicut qui répetit sic qui debet. Dissipatióne dissipábitur terra et direptióne prædábitur: Dóminus enim locútus est verbum hoc. Luget, lánguet terra, marcéscit, lánguet orbis, marcéscit altitúdo simul cum terra. Et terra infécta est sub habitatóribus suis, quia transgréssi sunt leges, violavérunt mandátum, dissipavérunt fœdus sempitérnum. Propter hoc maledíctio vorávit terram, et pœnas exsolvérunt habitatóres eius; ideóque imminúti sunt cultóres eius, et relícti sunt hómines pauci.
 Voici que le Seigneur dévaste la terre et la ravage, il en bouleverse la face et en disperse les habitants. Il en sera du prêtre comme du peuple, du maître comme de l'esclave, de la maîtresse comme de la servante, du vendeur comme de l'acheteur, du prêteur comme de l'emprunteur, du débiteur comme du créancier. Dévastée, dévastée sera la terre, elle sera pillée, pillée, car le Seigneur a prononcé cette parole. La terre est en deuil, elle dépérit, le monde s'étiole, il dépérit, l'élite du peuple de la terre s'étiole. La terre est profanée sous les pieds de ses habitants, car ils ont transgressé les lois, violé le décret, rompu l'alliance éternelle. C'est pourquoi la malédiction a dévoré la terre, et ses habitants en subissent la peine; c'est pourquoi les habitants de la terre ont été consumés, il ne reste que peu d'hommes.
 Luget mustum, emárcuit vitis, ingemíscunt omnes qui lætabántur corde. Cessávit gáudium tympanórum, quiévit sónitus lætántium, cessávit gáudium cítharæ; cum cántico non bibent vinum, amára erit pótio bibéntibus illam. Attríta est cívitas inanitátis, clausa est omnis domus, ut nemo intróeat; clamor est super vino in platéis, óccidit omnis lætítia, translátum est gáudium terræ. Relícta est in urbe solitúdo, et in ruínam confrácta est porta; quia hæc erunt in médio terræ, in médio populórum, quómodo si olívæ excutiántur, et finíta vindémia colligántur racémi.
 Le vin nouveau est en deuil, la vigne s'étiole, ils gémis sent, ceux qui avaient le cœur en fête. Le son allègre des tambourins s'est tu, les fêtes bruyantes ont pris fin, le son allègre du kinnor s'est tu. On ne boit plus de vin en chantant, la boisson est amère à ceux qui la boivent. Elle est en ruines, la cité du néant, toute maison est fermée, on ne peut entrer. On crie dans les rues pour avoir du vin, toute joie a disparu: l'allégresse du pays a été bannie. Dans la ville, ce n'est que décombres, la porte s'est effondrée en ruines. Car il en est au milieu de la terre, parmi les peuples, comme au gaulage de l'olivier, comme pour les grappillons quand est finie la vendange.
 Hi levábunt vocem suam, laudábunt maiestátem Dómini, hínnient de mari. " Propter hoc in regiónibus lucis glorificáte Dóminum, in ínsulis maris nomen Dómini Dei Israel. " A fínibus terræ laudes audívimus: " Glória iusto ". Et dixi: " Secrétum meum mihi, secrétum meum mihi. Væ mihi! " Prævaricántes prævaricáti sunt et prævaricatióne prævaricántium prævaricáti sunt. Formído et fóvea et láqueus super te, habitátor terræ. Et erit: qui fúgerit a voce formídinis, cadet in fóveam; et qui ascéndit de fóvea, tenébitur láqueo, quia cataráctæ de excélsis apértæ sunt, et concússa sunt fundaménta terræ.
 Mais ceux-ci élèvent la voix, ils crient de joie, en l'honneur du Seigneur ils clament depuis l'occident. « Oui, à l'orient, glorifiez le Seigneur, dans les îles de la mer, le nom du Seigneur, le Dieu d'Israël. » Des confins de la terre nous avons entendu des psaumes, « Gloire au Juste ». Mais j'ai dit: « Quelle épreuve pour moi! quelle épreuve pour moi! malheur à moi! » Les traîtres ont trahi, les traîtres ont tramé la trahison! Frayeur, fosse, filet pour toi, habitant de la terre. Et celui qui fuira devant le cri de frayeur tombera dans la fosse, et celui qui remontera de la fosse sera pris dans le filet. Oui, les vannes d'en haut se sont ouvertes, les fondements de la terre ont tremblé.
 r. Ierúsalem, cito véniet salus tua: quare mæróre consúmeris? Numquid consiliárius non est tibi, quia innovávit te dolor? * Salvábo te et liberábo te, noli timére. v. Israel, si me audíeris, non erit in te deus recens, neque adorábis deum aliénum: ego enim Dóminus. * Salvábo te. v. Glória Patri. * Salvábo te.
 r. Jérusalem, voici qu'arrive ton salut: pourquoi te consumer de chagrin? N'as-tu donc aucun bon conseiller, que ta douleur se renouvelle? * Ne crains pas! je suis ton Sauveur, ton libérateur! v. Écoute, je t'adjure Israël, tu n'auras pas chez toi d'autres dieux; tu ne serviras aucun dieu étranger; c'est moi le Seigneur! * Ne crains pas. v. Gloire au Père. * Ne crains pas.
In secundo nocturno, anno II
Deuxième nocturne, année II
Ex Tractátu sancti Hilárii epíscopi De Trinitáte (Lib.11, 16: CCL 62A, 544-545)
Traité de saint Hilaire sur la Trinité
 Christus , universitátis nostræ in se cóntinens ex carnis assumptióne natúram, erat quod nos sumus, neque amíserat esse quod mánserat; habens ex nativitáte tunc, et ex constitutióne nunc, Deum Patrem. Secúndum constitutiónem nunc, quia ex Patre Deo ómnia. Omnibus enim Deus Pater est, dum ex eo et in eo ómnia sunt. Sed unigénito Deo, quia Verbum caro factum est, non hinc tantum Pater est: Pater enim est ad id quod in princípio apud Deum erat Deus Verbum. Sed cum Verbum caro factum est, manet et in Verbi Dei nativitáte, et in carnis constitutióne, quod Pater est. Pater enim omnis carnis est Deus; sed non secúndum quod Verbo Deo Pater est.
 Pour avoir pris notre chair, le Christ renferme en lui toute notre nature, il est devenu ce que nous sommes, sans avoir perdu ce qu'il était, ayant Dieu pour Père déjà par sa naissance, et maintenant par sa condition créée. Oui, il l'est à présent selon sa condition de créature, puisque tout vient de Dieu le Père. Dieu est, en effet, le Père de tous les êtres, puisque tout vient de lui et que tout est en lui. Mais pour Dieu l'unique Engendré, Dieu n'est pas seulement son Père en tant qu'il est Verbe fait chair. Il est également son Père du fait que Dieu le Verbe était au commencement près de Dieu. Mais comme le Verbe s'est fait chair, Dieu est pour lui un Père à la fois dans sa naissance, celle de Dieu le Verbe, et dans la création de sa chair. Car Dieu est le Père de toute chair; mais ce n'est pas dans ce sens qu'il est un Père pour Dieu le Verbe.
 Verbum autem Deus, neque Verbum esse désiit, neque caro non fuit. Nam Verbum, quod caro factum est et habitávit in nobis, neque dum hábitat non vere Verbum est, neque dum Verbum caro est non vere Deus homo est: quia et habitáre, eius necésse sit esse qui máneat; et carnem fíeri, eius intellegéndum sit esse qui náscitur. Et quod in nobis hábitat, nostræ carnis assúmptio est: quia per id quod in nobis hábitat Verbum caro factum, Deus est in nostri córporis veritáte.
 Dieu le Verbe ne cesse pas d'être Verbe, et la réalité de sa chair ne peut être contestée. Car le Verbe, parce qu'il s'est fait chair et qu'il a demeuré parmi nous, est vraiment le Verbe, puisqu'il habite, et il est vraiment homme-Dieu, puisqu'il est le Verbe fait chair ; car il faut bien qu'il habite, celui qui demeure, et se faire chair se comprend de celui qui naît. Et dire qu'il habite parmi nous, c'est affirmer qu'il a pris sur lui notre chair, car du fait que le Verbe fait chair demeure parmi nous, Dieu réside en toute vérité dans un corps qui est comme le nôtre, du même limon.
 Si ígitur natúram détrahit Deo Verbo homo secúndum carnem Christus Iesus, vel non secúndum sacraméntum pietátis Deus Verbum homo Christus Iesus est; sit in natúræ contuméliam, quod ei secúndum nos et Pater Pater, et Deus Deus est. Quod si Deus Verbum homo Christus Iesus Deus Verbum esse nos déstitit, commúnio nobis et illi ad Patrem et Deum ex ea tantum est natúra qua frater est: quia ascéndo ad Patrem meum et ad Patrem vestrum, et ad Deum meum et ad Deum vestrum, non per id quod unigénitus Deus Verbum est, sed per id quod Verbum caro factum est, sit frátribus nuntiátum.
 Si donc le Christ Jésus, homme selon la chair, dépouillait Dieu le Verbe de sa nature, ou si Dieu le Verbe n'était pas l'homme Jésus-Christ, en raison du mystère de la tendresse divine, ce serait une atteinte à sa nature divine de prétendre que son Père est notre Père et que son Dieu est notre Dieu. Mais si Dieu le Verbe, l'homme Jésus-Christ, ne cesse pas d'être Dieu le Verbe, nous partageons ensemble, lui et nous, le même Dieu et le même Père, mais seulement en raison de cette nature humaine par laquelle le Verbe est notre frère: ceci parce que le message adressé à ses frères: Je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu, ne doit pas s'entendre comme venant du Verbe en tant qu'unique Engendré, mais du Verbe fait chair.
 r. Ecce Dóminus véniet cum splendóre descéndens, et virtus eius cum eo, * Visitáre pópulum suum in pace, et constitúere super eum vitam sempitérnam. v. Ecce Dóminus noster cum virtúte véniet, * Visitáre pópulum. v. Glória Patri. * Visitáre pópulum.
 r. Voici venir le Seigneur, il descend, entouré de sa splendeur, il vient, accompagné de sa puissance, * Visiter son peuple dans la paix, lui assurer la vie éternelle. v. Voici notre Seigneur, il vient avec puissance, * Visiter. v. Gloire au Père. * Visiter.
Postea dicitur immediate et sine orémus oratio propria, cum conclusione longiore.
Après cela on dit immédiatement et sans "Prions" l'oraison propre, avec la conclusion longue.
 Dóminus vobíscum.
 Le Seigneur soit avec vous.
 r. Et cum spíritu tuo.
 r. Et avec votre esprit.
 Benedícat vos omnípotens Deus, Pater, ✠ et Fílius, et Spíritus Sanctus.
 Que Dieu tout puissant vous bénisse, le Père, ✠ et le Fils et le Saint-Esprit.
 r. Amen.
 r. Amen.
Vel alia formula benedictionis, sicut in Missa.
Ou une autre formule de bénédiction, comme à la Messe.
Et si fit dimissio, sequitur invitatio:
Et si on fait un renvoi, on ajoute l'invitation :
Absente sacerdote vel diacono, et in recitatione a solo, sic concluditur:
En l'absence d'un diacre ou d'un prêtre, et dans la récitation seul, on conclut ainsi :
  Dóminus nos benedícat, et ab omni malo deféndat, et ad vitam perdúcat ætérnam. r. Amen.
  Que le Seigneur nous bénisse, qu'Il nous défende de tout mal, et qu'Il nous fasse parvenir à la vie éternelle. r. Amen.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.