v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde.
v. Dieu, viens à mon aide.
r. Dómine, ad adiuvándum me festína.
r. Seigneur, vite à mon secours.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen.
Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Allelúia.
Alléluia.
annotation: 4;
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(c4)FE(f)cún(fe)da(d) sanc(e)tis(g) ín(gh)su(f)la,(_e) (,) tu(g)um(h) ca(g)nas(hiwji) a(g)pó(g)sto(f)lum,(h) (;) et(h) fí(h)li(g)um(hiwji) Gre(gf)gó(h)ri(h)i,(dewfe) (,) lau(e)des(c) pi(e)is(gfh) con(gf)cén(g)ti(fe)bus.(f) (::)
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Fecúnda sanctis ínsula, tuum canas apóstolum, et fílium Gregórii, laudes despiis concéntibus.
Ile féconde en saints, chante ton apôtre et acclame le fils de Grégoire par de doux concerts.
Eius labóre fértilis, messem dedísti plúrimam, quæ sanctitátis flóribus diu refúlges ínclita.
Fertilisée par son labeur, vous avez donné d'abondantes moisson ; longtemps vous fûtes célèbre par vos fleurs de sainteté.
Turma quadragenária stipátus intrat Angliam, vexílla Christi próferens dux pacis affert pígnora.
Avec quarante compagnons, il pénètre en Angleterre, portant l'étendard du Christ, en chef qui apporte les gages de la paix.
Crucis tropǽum prómicat, verbum salútis spárgitur, fidem quin ipse bárbarus rex corde prompto súscipit.
La croix triomphe, la parole du salut est semée ; le roi païen accueille la foi d'un cœur favorable.
Pastor fidéles próvidus e sede pascat síderum ; in matris ulnas ánxiæ omnes redúcat dévios.
Bon pasteur, continuez au ciel de guider vos fidèles, ramenez au sein de leur mère ses fisl égarés.
Præstet beáta Trínitas, quæ rore iugi grátiæ vitem rigat, ut vívida fides ubíque flóreat. Amen.
Exauce-nous, bienheureuse Trinité, qui baignes sans cesse Ta vigne de la rosée de Ra grâce, pour que partout fleurisse la foi.
Ant. 1. Si quis vult primus esse, erit ómnium novíssimus et ómnium miníster.
Ant. 1. Si quelqu'un veut être le premier, il sera le dernier de tous et le serviteur de tous.
Psalmus 20 (21)
Psaume 20 (21)
Gratiarum actio pro regis victoria
Action de grâce pour la victoire du Roi
Accepit vitam, ut resurgeret, et longitudinem dierum in sæculum sæculi (S. Irenæus).
Il a reçu la vie, le Ressuscité, pour la suite des jours, au long des siècles. (S. Irénée).
Dómine in virtúte tua lætábitur rex, * et super salutáre tuum exsultábit veheménter.
Seigneur, le roi se réjouit de Ta force; comme Ton secours le remplit d'allégresse !
Desidérium cordis eius tribuísti ei * et voluntátem labiórum eius non denegásti.
Tu lui as donné ce que son coeur désirait, Tu n'as pas refusé ce que demandaient ses lèvres.
Quóniam prævenísti eum in benedictiónibus dulcédinis; * posuísti in cápite eius corónam de auro puríssimo.
Car Tu l'as prévenu de bénédictions exquises, Tu as mis sur sa tête une couronne d'or pur.
Vitam pétiit a te, et tribuísti ei, * longitúdinem diérum in sæculum et in sǽculum sǽculi.
II te demandait la vie, Tu la lui as donnée, de longs jours à jamais et à perpétuité.
Magna est glória eius in salutári tuo, * magnificéntiam et decórem impónes super eum;
Sa gloire est grande, grâce à Ton secours; Tu mets sur lui splendeur et magnificence.
quóniam pones eum benedictiónem in sǽculum sǽculi, * lætificábis eum in gáudio ante vultum tuum.
Tu le rends à jamais un objet de bénédictions; Tu le combles de joie devant ta face.
Quóniam rex sperat in Dómino * et in misericórdia Altíssimi non commovébitur.
Car le roi se confie dans le Seigneur, et par la bonté du Très-Haut il ne chancelle point.
[Invéniet manus tua omnes inimícos tuos, * déxtera tua invéniet, qui te odérunt.
[Ta main, ô roi, atteindra tous tes ennemis, ta droite atteindra ceux qui te haïssent.
Pones eos ut clíbanum ignis in témpore vultus tui: † Dóminus in ira sua deglútiet eos, * et devorábit eos ignis.
Tu les rendras comme une fournaise ardente, au jour où tu montreras ta face; le Seigneur les anéantira dans Sa colère, et le feu les dévorera.
Fructum eórum de terra perdes * et semen eórum de fíliis hóminum.
Tu feras disparaitre de la terre leur postérité, et leur race d'entre les enfants des hommes.
Quóniam intendérunt in te mala, * cogitavérunt consília: nihil potuérunt.
Ils ont préparé pour toi la ruine, ils ont conçu des desseins pervers, mais ils seront impuissants.
Quóniam pones eos dorsum, * arcus tuos tendes in vultum eórum.]
Car tu leur feras tourner le dos; de tes traits tu les viseras au front.]
Exaltáre, Dómine, in virtúte tua; * cantábimus et psallémus virtútes tuas.
Lève-Toi, Seigneur, dans Ta force ! Nous voulons chanter et célébrer Ta puissance.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Si quis vult primus esse, erit ómnium novíssimus et ómnium miníster.
Ant. Si quelqu'un veut être le premier, il sera le dernier de tous et le serviteur de tous.
Ant. 2. Cum apparúerit princeps pastórum, percipiétis immarcescíbilem glóriæ corónam, allelúia.
Ant. 2. Quand le Prince des pasteurs paraîtra, vous recevrez la couronne de gloire, qui ne se flétrit jamais, alléluia.
Psalmus 91 (92)
Psaume 91 (92)
Laus Domini creatoris
Louange au Seigneur créateur
Laudes enuntiantur pro gestis Unigeniti (S. Athanasius).
Les louanges célèbrent les hauts faits du Fils unique (S. Athanase).
I
I
Bonum est confitéri Dómino * et psállere nómini tuo, Altíssime,
Il est bon de louer le Seigneur et de chanter Ton nom, ô Très-Haut;
annuntiáre mane misericórdiam tuam * et veritátem tuam per noctem,
d'annoncer le matin Ta miséricorde, et Ta vérité durant la nuit,
in decachórdo et psaltério, * cum cántico in cíthara.
sur la harpe à dix cordes, et le psaltérion, avec un cantique sur la cithare.
Quia delectásti me, Dómine, in factúra tua, * et in opéribus mánuum tuárum exsultábo.
Car Tu m'as réjoui, Seigneur, dans Ta création, et je tressaillerai d'allégresse au sujet des ouvrages de Tes mains.
Quam magnificáta sunt ópera tua, Dómine: * nimis profúndæ factæ sunt cogitatiónes tuæ.
Que Tes oeuvres sont magnifiques, Seigneur, que Tes pensées sont profondes.
Vir insípiens non cognóscet, * et stultus non intélleget hæc.
L'homme stupide ne les connaîtra pas, et l'insensé ne les comprendra pas.
Cum germináverint peccatóres sicut fenum, * et florúerint omnes, qui operántur iniquitátem,
Lorsque les pécheurs auront germé comme l'herbe, et que tous ceux qui commettent l'iniquité se seront manifestés,
hoc tamen erit ad intéritum in sǽculum sǽculi; * tu autem altíssimus in ætérnum, Dómine.
cela pourtant sera destiné à la destruction pour les siècles des siècles. Mais Toi, Seigneur, Tu es éternellement le Très-Haut, ô Seigneur.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Cum apparúerit princeps pastórum, percipiétis immarcescíbilem glóriæ corónam, allelúia.
Ant. Quand le Prince des pasteurs paraîtra, vous recevrez la couronne de gloire, qui ne se flétrit jamais, alléluia.
Ant. 3. Serve bone et fidélis, intra in gáudium Dómini tui (T.P. Allelúia).
Ant. 3. Serviteur bon et fidèle, entre dans la joie de ton Seigneur (T.P. Alléluia).
II
II
Quóniam ecce inimíci tui, Dómine, † quóniam ecce inimíci tui períbunt, * et dispergéntur omnes, qui operántur iniquitátem.
Car voici, Seigneur, que Tes ennemis, voici que Tes ennemis vont périr, et tous ceux qui commettent l'iniquité seront dispersés.
Exaltábis sicut unicórnis cornu meum, * perfusus sum óleo úberi.
Et ma corne s'élèvera comme celle de la licorne, j'ai été baigné d'une huile abondante.
Et despíciet óculus meus inimícos meos, * et in insurgéntibus in me malignántibus áudiet auris mea.
Et mon oeil méprisera mes ennemis, et mon oreille entendra les cris d'angoisse des méchants qui s'élèvent contre moi.
Iustus ut palma florébit, * sicut cedrus Líbani succréscet.
Le juste fleurira comme le palmier, et il se multipliera comme le cèdre du Liban.
Plantáti in domo Dómini, * in átriis Dei nostri florébunt.
Plantés dans la maison du Seigneur, ils fleuriront dans les parvis de la maison de notre Dieu.
Adhuc fructus dabunt in senécta, * úberes et bene viréntes erunt,
Ils donneront encore du fruit dans la vieillesse, et ils seront florissants et bien vigoureux,
ut annúntient quóniam rectus Dóminus refúgium meum, * et non est iníquitas in eo.
pour annoncer que le Seigneur notre Dieu est droit, Lui mon refuge, et qu'il n'y a point d'iniquité en Lui.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Serve bone et fidélis, intra in gáudium Dómini tui (T.P. Allelúia).
Ant. Serviteur bon et fidèle, entre dans la joie de ton Seigneur (T.P. Alléluia).
v. Audies de ore meo verbum. R/ . Et annuntiábis eis ex me.
v. Tu entendras la parole de Ma bouche. r. Et tu la leur annonceras de Ma part.
In primo nocturno, anno II )
Premier nocturne, année II)
De Actibus Apostolórum 23, 12-35
Du livre des Actes des Apôtres
Facta autem die, faciébant concúrsum Iudæi et devovérunt se dicéntes neque manducatúros neque bibitúros, donec occíderent Paulum. Erant autem plus quam quadragínta, qui hanc coniuratiónem fécerant; qui accedéntes ad príncipes sacerdótum et seniórum dixérunt: «Devotióne devóvimus nos nihil gustatúros, donec occidámus Paulum. Nunc ergo vos notum fácite tribúno cum concílio, ut prodúcat illum ad vos, tamquam áliquid cértius cognitúri de eo; nos vero, priúsquam apprópiet, paráti sumus interfícere illum.»
Lorsqu'il fit jour, les Juifs tinrent un conciliabule, où ils s'engagèrent par anathème à ne pas manger ni boire avant d'avoir tué Paul. Ils étaient plus de quarante à avoir fait cette conjuration. Ils allèrent trouver les grands prêtres et les anciens, et leur dirent: « Nous nous sommes engagés par anathème à ne rien prendre avant d'avoir tué Paul. Vous donc maintenant, d'accord avec le Sanhédrin, expliquez au tribun qu'il doit vous l'amener, sous prétexte d'examiner plus à fond son affaire. De notre côté, nous sommes prêts à le tuer avant qu'il n'arrive. »
Quod cum audísset fílius soróris Pauli insídias, venit et intrávit in castra nuntiavítque Paulo. Vocans autem Paulus ad se unum ex centuriónibus ait: «Adulescéntem hunc perduc ad tribúnum, habet enim áliquid indicáre illi.» Et ille quidem assúmens eum duxit ad tribúnum et ait: «Vinctus Paulus vocans rogávit me hunc adulescéntem perdúcere ad te, habéntem áliquid loqui tibi.» Apprehéndens autem tribúnus manum illíus, secéssit cum eo seórsum et interrogábat: «Quid est quod habes indicáre mihi?» Ille autem dixit: «Iudæi constituérunt rogáre te, ut crástina die Paulum prodúcas in concílium, quasi áliquid cértius inquisitúrum sit de illo. Tu ergo ne credíderis illis; insidiántur enim ei ex eis viri ámplius quadragínta, qui se devovérunt non manducáre neque bíbere, donec interfíciant eum, et nunc paráti sunt exspectántes promíssum tuum.» Tribúnus ígitur dimísit adulescéntem præcípiens, ne cui eloquerétur quóniam «hæc nota mihi fecísti.» Et vocátis duóbus centuriónibus, dixit: «Paráte mílites ducéntos, ut eant usque Cæsaréam, et équites septuagínta et lanceários ducéntos, a tértia hora noctis, et iuménta præparáte», ut imponéntes Paulum salvum perdúcerent ad Felícem præsidem, scribens epístulam habéntem formam hanc: «Cláudius Lýsias óptimo præsidi Felíci salútem.»
Mais le fils de la sœur de Paul eut connaissance du guet-apens. Il se rendit à la forteresse, entra et prévint Paul. Appelant un des centurions, Paul lui dit: « Conduis ce jeune homme au tribun; il a quelque chose à lui communiquer. » Le centurion le prit donc et l'amena au tribun. « Le prisonnier Paul, dit-il, m'a appelé et m'a prié de t'amener ce jeune homme, qui a quelque chose à te dire. » Le tribun prit le jeune homme par la main, se retira à l'écart et lui demanda: « Qu'as-tu à me communiquer? » — « Les Juifs, répondit-il, se sont concertés pour te prier d'amener Paul demain au Sanhédrin, sous prétexte d'enquêter plus à fond sur son cas. Ne va pas les croire. Plus de quarante d'entre eux le guettent, qui se sont engagés par anathème à ne pas manger ni boire avant de l'avoir tué. Et maintenant, ils sont tout prêts, escomptant ton accord. » Le tribun congédia le jeune homme avec cette recommandation: « Ne raconte à personne que tu m'as révélé ces choses. » Puis il appela deux des centurions et leur dit: « Tenez prêts à partir pour Césarée, dès la troisième heure de la nuit, deux cents soldats, soixante-dix cavaliers et deux cents hommes d'armes. Qu'on ait aussi des chevaux pour faire monter Paul et le conduire sain et sauf au gouverneur Félix. » Et il écrivit une lettre ainsi conçue: « Claudius Lysias au très excellent gouverneur Félix, salut! »
Scripsit tribúnus Felíci de Paulo: «Virum hunc comprehénsum a Iudæis et incipiéntem intérfici ab eis, supervéniens cum exércitu erípui, cógnito quia Románus est. Volénsque scire causam, propter quam accusábant illum, dedúxi in concílium eórum; quem invéni accusári de quæstiónibus legis ipsórum, nihil vero dignum morte aut vínculis habéntem crimen.
Le tribun écrivit à Félix au sujet de Paul: « L'homme que voici avait été pris par les Juifs, et ils allaient le tuer, quand j'arrivai avec la troupe et le leur arrachai, ayant appris qu'il était citoyen romain. J'ai voulu savoir au juste pourquoi ils l'accusaient et je l'ai amené dans leur Sanhédrin. J'ai constaté que l'accusation se rapportait à des points contestés de leur Loi, mais qu'il n'y avait aucune charge qui entraînât la mort ou les chaînes.
Et cum mihi perlátum esset de insídiis quæ in virum pararéntur, conféstim misi ad te denúntians et accusatóribus, ut dicant advérsum eum apud te.» Mílites ergo, secúndum præcéptum sibi assuméntes Paulum, duxérunt per noctem in Antipátridem; et póstera die dimíssis equítibus, ut abírent cum eo, revérsi sunt ad castra. Qui cum veníssent Cæsaréam et tradidíssent epístulam præsidi, statuérunt ante illum et Paulum. Cum legísset autem et interrogásset de qua província esset et cognóscens quia de Cilícia: «Audiam te, inquit, cum et accusatóres tui vénerint»; iussítque in prætório Heródis custodíri eum.
Avisé qu'un complot se préparait contre cet homme, je te l'ai aussitôt envoyé, et j'ai informé ses accusateurs qu'ils avaient à porter devant toi leur plainte contre lui. » Conformément aux ordres reçus, les soldats prirent Paul et le conduisirent de nuit à Antipatris. Le lendemain, ils laissèrent les cavaliers s'en aller avec lui et rentrèrent à la forteresse. Arrivés à Césarée, les cavaliers remirent la lettre au gouverneur et lui présentèrent Paul. Après avoir lu la lettre, le gouverneur s'informa de quelle province il était. Apprenant qu'il était de Cilicie: « Je t'entendrai, dit-il, quand tes accusateurs seront arrivés, eux aussi. » Et il le fit garder dans le prétoire d'Hérode.
r. Non relínquam vos órphanos, allelúia; vado et vénio ad vos; * Et gaudébit cor vestrum, allelúia, allelúia. v. Si enim non abíero, Paráclitus non véniet ad vos; si autem abíero, mittam vobis eum. * Et gaudébit. v. Glória Patri. * Et gaudébit.
r. Je ne vous laisserai pas orphelins, alléluia; je m'en vais et je reviens vers vous; * Et votre cœur se réjouira, alléluia, alléluia! v. Car si je ne m'en vais pas, le Défenseur ne viendra pas à vous; mais si je pars, je vous l'enverrai. * Et votre cœur. v. Gloire au Père. * Et votre cœur.
In secundo nocturno, anno II )
Deuxième nocturne, année II)
Ex Sermónibus sancto Leóni Magno papæ attribútis (Sermo de Ascensione: PLS 3, 337-338)
Sermon attribué à saint Léon le Grand
Cum Christus ascéndit ad cælum, et nostris aufértur optútibus, desidérium enim quemdam nostri sústinent óculi, dum non respíciunt quem requírunt. Sicut ait Prophéta, defecérunt óculi mei dum spero in Deum meum. Defecérunt enim óculi Prophétæ, quia nondum vidébat quem sperábat esse ventúrum. Sic namque et apostolórum defecérunt óculi, cum eúntem in cælum Deum néqueunt intuéri. Secúndum quod ait Lucas dicens: Et vidéntibus illis elevátus est, et nubes suscépit eum ab óculis eórum. Stabant enim beáti apóstoli toto suspénsi córpore, et ascendéntem ad cælum quia incéssu non póterant, óculis sequebántur. Et licet ad deducéndum Salvatórem vísio humána defécerit, fídei tamen devótio non defécit. Usque ad nubem enim Christum dedúcunt óculis, usque ad cælos autem cum Christo fídei devotióne comitántur.
Quand le Christ monte au ciel et est soustrait à nos regards, nos yeux souffrent d'une sorte de frustration, parce qu'ils ne voient pas celui qu'ils cherchent. Comme le dit le Prophète, mes yeux ont défailli tandis que je cherche mon Dieu. Les yeux du Prophète, en effet, ont défailli, parce qu'il ne voyait pas encore celui dont il espérait la venue. C'est de manière analogue que les yeux des apôtres défaillirent, eux aussi: ils ne pouvaient pas suivre du regard Dieu montant au ciel. Selon saint Luc, à leur vue il s'éleva, et une nuée l'enveloppa, le cachant à leurs yeux. Car, de tout l'élan de leur corps, les saints apôtres étaient en suspens; et ne pouvant suivre à la course celui qui montait au ciel, ils le suivaient des yeux. La vision humaine défaillit, pour accompagner le Sauveur, mais le don plénier de la foi ne défaillit pas. Des yeux, en effet, les apôtres font cortège au Christ jusqu'à la nuée: mais par le don plénier de leur foi, ils montent en sa compagnie jusqu'au ciel.
Unde ait Apóstolus sciens fidem nostram in cælis esse cum Dómino: Nostra autem conversátio in cælis est. Nubes ergo ab óculis apostolórum suscépit Salvatórem. Videámus ergo quæ ista nubes sit, quam spléndida, quam præclára, quæ lucem mundi Christum suscípere promerétur. Neque enim póterat obscúra esse, tætra et tenebrósa, quia scriptum est: Et ténebræ eum non comprehendérunt. Ténebræ enim lucem gestáre non póterant. Illa est ergo nubes quæ ascendéntem suscépit Christum, quæ et testimónium Christo étiam in monte perhíbuit. De qua ait Evangelísta: Vox de nube dicens: «Hic est Fílius meus diléctus, ipsum audíte.»
C'est pourquoi l'Apôtre dit, sachant que notre foi est dans les cieux avec le Seigneur: Notre vie véritable est dans les cieux. Donc une nuée enveloppa le Seigneur, le cachant aux yeux des apôtres. Voyons donc quel est ce genre de nuée: faut-il qu'elle soit resplendissante, étincelante, pour avoir l'honneur d'envelopper le Christ, lumière du monde! Évidemment, elle ne pouvait être obscure, sombre, ténébreuse, car il est écrit: Et les ténèbres ne l'ont pas saisi. Les ténèbres, en effet, ne pouvaient porter la lumière. Telle est cette nuée qui a enveloppé le Christ dans son ascension et qui a aussi rendu témoignage au Christ sur la montagne, comme le dit l'Évangéliste: Une voix se fait entendre dans la nuée: « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, écoutez-le. »
Non ígitur nubes suscépit Christum, sed Deus Pater recépit Fílium, et occúrsu quodam pietátis ascendéntem illum grémio mollióre compléctitur. Nam ídeo Pater dícitur suscípere Fílium nubis obumbráculo, ut ostendátur refrigério quodam fovére eius vúlnera passiónis. Post crucem enim, post iniúrias, post ínferos, non est maius Christo refrigérium, nisi virtúte divinitátis obumbrétur. Sicut de nativitáte eius ad Maríam dícitur: Et virtus Altíssimi obumbrábit tibi. Altíssimus ergo Pater qui nascénte Christo obumbrávit in virtúte Maríæ. Ascendéntem enim suscépit in nube.
Ce n'est donc pas la nuée qui reçut le Christ, c'est Dieu le Père qui reprit son Fils: allant pour ainsi dire au-devant de lui par son amour paternel, il le serre tendrement sur son cœur pendant qu'il monte. Car si l'on dit que le Père reçoit son Fils à l'ombre de la nuée, c'est pour montrer qu'il enveloppe, pour ainsi dire, d'une rosée rafraîchissante, les plaies de la passion. Car après avoir passé par la croix, les opprobres et les enfers, le Christ ne pouvait avoir de plus grand rafraîchissement que d'être couvert de l'ombre de la puissance divine. De la naissance du Christ il est dit à Marie: Et la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre. Le Très-Haut est donc le Père, qui pour la naissance du Christ couvrit Marie de l'ombre de sa puissance: car c'est lui qui, lors de son ascension, prit le Christ dans la nuée.
r. Edúxit Dóminus Iesus discípulos suos foras in Bethaníam, * Et benedíxit eos, allelúia, allelúia. v. Et factum est dum benedíceret eos, recéssit ab eis et ferebátur in cælum. * Et benedíxit. v. Glória Patri. * Et benedíxit.
r. Jésus emmena ses disciples jusque vers Béthanie, * Alors il les bénit, alléluia, alléluia! v. Et, tandis qu'il les bénissait, il se sépara d'eux et fut emporté au ciel. * Alors. v. Gloire au Père. * Alors.
Postea dicitur immediate et sine orémus oratio propria, cum conclusione longiore.
Après cela on dit immédiatement et sans "Prions" l'oraison propre, avec la conclusion longue.
Deus, cuius Fílius ad cælos ascéndens Apóstolis Sanctum Spíritum dignátus est pollicéri, † præsta, quǽsumus, ut, sicut illi multifária doctrínæ cæléstis múnera percepérunt, * ita nobis quoque spiritália dona concédas. Per Dóminum.
Dieu, dont le Fils, en montant aux cieux a daigné promettre l'Esprit Saint aux Apôtres, donne-nous nous T'en prions, que de la même façon dont ils ont reçu les présents de Ton enseignement céleste, Tu nous fasses bénéficier à nous aussi des dons spirituels.
Dóminus vobíscum.
Le Seigneur soit avec vous.
r. Et cum spíritu tuo.
r. Et avec votre esprit.
Benedícat vos omnípotens Deus, Pater, ✠ et Fílius, et Spíritus Sanctus.
Que Dieu tout puissant vous bénisse, le Père, ✠ et le Fils et le Saint-Esprit.
r. Amen.
r. Amen.
Vel alia formula benedictionis, sicut in Missa.
Ou une autre formule de bénédiction, comme à la Messe.
Et si fit dimissio, sequitur invitatio:
Et si on fait un renvoi, on ajoute l'invitation :
Absente sacerdote vel diacono, et in recitatione a solo, sic concluditur:
En l'absence d'un diacre ou d'un prêtre, et dans la récitation seul, on conclut ainsi :
Dóminus nos benedícat, et ab omni malo deféndat, et ad vitam perdúcat ætérnam. r. Amen.
Que le Seigneur nous bénisse, qu'Il nous défende de tout mal, et qu'Il nous fasse parvenir à la vie éternelle. r. Amen.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.