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v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde.
v. Dieu, viens à mon aide.
r. Dómine, ad adiuvándum me festína.
r. Seigneur, vite à mon secours.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen.
Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Allelúia.
Alléluia.
Hymnus
Hymne
Rex glorióse mártyrum, coróna confiténtium, qui respuéntes térrea perdúcis ad cæléstia,
Roi glorieux des martyrs, couronne des confesseurs, Toi qui, rejetant les choses terrestres, conduis aux célestes,
Aurem benígnam prótinus appóne nostris vócibus; tropæa sacra pángimus, ignósce quod delíquimus.
Prête aussitôt une oreille bienveillante à nos voix ; Nous chantons les trophées sacrés, pardonne nos fautes.
Tu vincis in martyribus parcéndo confessóribus; tu vince nostra crímina donándo indulgéntiam.
Tu triomphes dans les martyrs en épargnant les confesseurs ; Triomphe de nos crimes en nous accordant Ton indulgence.
Præsta, Pater piíssime, Patríque compar Unice, cum Spíritu Paráclito regnans per omne sǽculum. Amen.
Accorde-nous cela, Père très pieux, Et Toi, Fils unique égal au Père, Avec l'Esprit Paraclet, Régnant dans tous les siècles. Amen
Ant. 1. Laborávi clamans, dum spero in Deum meum.
Ant. 1. Je me suis fatigué en criant, tandis que j’espère en mon Dieu.
Psalmus 68
Psaume 68
Zelus domus tuæ comedit me
Le zèle de Ta maison me dévore
Dederunt ei vinum bibere cum felle mixtum (Mt 27,34).
Il Lui donnèrent à boire du vin mêlé de fiel.
I
I
Salvum me fac, Deus, * quóniam venérunt aquæ usque ad guttur meum.
Sauve-moi, ô Dieu, * car les eaux sont entrées jusqu'à mon âme.
Infíxus sum in limo profúndi, et non est substántia; * veni in profúnda aquárum, et fluctus demérsit me.
Je suis enfoncé dans une boue profonde, où il n'y a pas de consistance; je suis descendu au fond des eaux et le flot m'a submergé.
Laborávi clamans, raucæ factæ sunt fauces meæ; * defecérunt óculi mei, dum spero in Deum meum.
Je me suis fatigué à crier, ma gorge en a été enrouée; mes yeux se sont épuisés, tandis que j'attends mon Dieu.
Multiplicáti sunt super capíllos cápitis mei, * qui odérunt me gratis.
Ils sont devenus plus nombreux que les cheveux de ma tête, ceux qui me haïssent sans cause.
Confortáti sunt, qui persecúti sunt me inimíci mei mendáces; * quæ non rápui, tunc exsolvébam.
Ils sont devenus forts, mes ennemis qui me persécutent injustement; j'ai dû payer ce que je n'avais pas pris.
Deus, tu scis insipiéntiam meam, * et delícta mea a te non sunt abscóndita.
O Dieu, Tu connais ma folie, et mes péchés ne Te sont point cachés.
Non erubéscant in me, qui exspéctant te, * Dómine, Dómine virtútum.
Que ceux qui espèrent en Toi ne rougissent pas à cause de moi, Seigneur, Seigneur des armées.
Non confundántur super me, * qui quærunt te, Deus Israel.
Qu'ils ne soient pas confondus à mon sujet, ceux qui Te cherchent, Dieu d'Israël.
Quóniam propter te sustínui oppróbrium, * opéruit confúsio fáciem meam;
Car c'est à cause de Vous que j'ai souffert l'opprobre, et que la confusion a couvert mon visage.
extráneus factus sum frátribus meis * et peregrínus fíliis matris meæ.
Je suis devenu un étranger pour mes frères, et un inconnu pour les fils de ma mère.
Quóniam zelus domus tuæ comédit me, * et oppróbria exprobrántium tibi cecidérunt super me.
Car le zèle de Ta maison m'a dévoré, et les outrages de ceux qui T'insultaient sont tombés sur moi.
Et flevi in ieiúnio ánimam meam, * et factum est in oppróbrium mihi.
J'ai affligé mon âme par le jeûne, et l'on m'en a fait un sujet d'opprobre.
Et pósui vestiméntum meum cilícium, * et factus sum illis in parábolam.
J'ai pris pour vêtement un cilice, et je suis devenu leur fable.
Advérsum me loquebántur, qui sedébant in porta, * et in me canébant, qui bibébant vinum.
Ceux qui étaient assis à la porte parlaient contre moi, et ceux qui buvaient du vin me raillaient par leurs chansons.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Laborávi clamans, dum spero in Deum meum.
Ant. Je me suis fatigué en criant, tandis que j’espère en mon Dieu.
Ant. 2. Dedérunt in escam meam fel, et in siti mea potavérunt me acéto.
Ant. 2. Ils m'ont donné du fiel comme nourriture, et pour ma soif, ils m'ont donné du vinaigre à boire.
II
II
Ego vero oratiónem meam ad te, Dómine, * in témpore benepláciti, Deus.
Mais moi je T'adresse, Seigneur, ma prière. Voici le temps favorable, ô Dieu.
In multitúdine misericórdiæ tuæ exáudi me, * in veritáte salútis tuæ.
Selon la grandeur de Ta miséricorde exauce-moi, selon la vérité de Tes promesses de salut.
Éripe me de luto, ut non infígar, † erípiar ab iis, qui odérunt me, * et de profúndis aquárum.
ue les flots en fureur ne me submergent point; que l'abîme ne m'engloutisse pas, et que le puits ne ferme pas sa bouche sur moi.
Exáudi me, Dómine, quóniam benígna est misericórdia tua; * secúndum multitúdinem miseratiónum tuárum réspice in me.
Exauce-moi, Seigneur, car Ta miséricorde est toute suave; regarde- moi selon l'abondance de Tes bontés.
Et ne avértas fáciem tuam a púero tuo; * quóniam tríbulor, velóciter exáudi me.
Et ne détourne pas Ton visage de Ton serviteur; parce que je suis dans l'angoisse, exauce-moi promptement.
Accéde ad ánimam meam, víndica eam, * propter inimícos meos rédime me.
Sois attentif sur mon âme, et délivre-la à cause de mes ennemis.
Tu scis oppróbrium meum * et confusiónem meam et reveréntiam meam.
Tu connais mon opprobre, et ma confusion, et ma honte.
In conspéctu tuo sunt omnes, qui tríbulant me; *oppróbrium contrívit cor meum, et elángui.
Tous ceux qui me persécutent sont devant Toi ; mon coeur s'attend à l'insulte et à la misère.
Et sustínui, qui simul contristarétur, et non fuit, * et qui consolarétur, et non invéni.
Et j'ai attendu que quelqu'un s'attristât avec moi, mais nul ne l'a fait; et que quelqu'un me consolât, mais je n'ai trouvé personne.
Et dedérunt in escam meam fel * et in siti mea potavérunt me acéto.
Et ils m'ont donné du fiel pour nourriture, et dans ma soif ils m'ont abreuvé de vinaigre.
[Fiat mensa eórum coram ipsis in láqueum * et in retributiónes et in scándalum.
[Que leur table soit devant eux comme un filet, un juste châtiment et une pierre de scandale.
Obscuréntur óculi eórum, ne vídeant, * et lumbos eórum semper infírma.
Que leurs yeux soient obscurcis, pour qu'ils cessent de voir, et courbe à jamais leur dos.
Effúnde super eos iram tuam, * et furor iræ tuæ comprehéndat eos.
Déverse sur eux Ta colère, et que la fureur de Ton courroux les saisisse.
Fiat commorátio eórum desérta, * et in tabernáculis eórum non sit qui inhábitet.
Que leur demeure devienne déserte, et qu'il n'y ait personne qui habite dans leurs tentes.
Quóniam, quem tu percussísti, persecúti sunt, * et super dolórem eíus, quem vulnerásti, addidérunt.
Parce qu'ils ont persécuté celui que Tu as frappé, et qu'ils ont ajouté à la douleur de mes blessures.
Appóne iniquitátem super iniquitátem eórum, * et non véniant ad iustítiam tuam.
Ajoute l'iniquité à leur iniquité, et qu'ils n'entrent pas dans Ta justice.
Deleántur de libro vivéntium * et cum iústis non scribántur.]
Qu'ils soient effacés du livre des vivants, et qu'ils ne soient point inscrits avec les justes.]
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Dedérunt in escam meam fel, et in siti mea potavérunt me acéto.
Ant. Ils m'ont donné du fiel comme nourriture, et pour ma soif, ils m'ont donné du vinaigre à boire.
Ant. 3. Quǽrite Dóminum, et vivet ánima vestra.
Ant. 3. Cherchez le Seigneur, et votre âme vivra.
III
III
Ego autem sum pauper et dolens; * salus tua, Deus, súscipit me.
Pour moi, je suis pauvre et dans la douleur; Ton salut, ô Dieu, m'a relevé.
Laudábo nomen Dei cum cántico * et magnificábo eum in laude.
Je louerai le Nom de Dieu par des cantiques, et je le glorifierai par des louanges;
Et placébit Dómino super taurum, * super vítulum córnua producéntem et úngulas.
et ce sera plus agréable à Dieu que le jeune veau, à qui poussent les cornes et les ongles.
Vídeant húmiles et læténtur; * quærite Deus, et vivet cor vestrum,
Que les pauvres le voient et se réjouissent. Cherchez Dieu, et votre âme vivra;
quóniam exaudívit páuperes Dóminus * et vinctos suos non despéxit.
car le Seigneur a exaucé les pauvres, et Il n'a pas méprisé Ses captifs.
Laudent illum cæli et terra, * mária et ómnia reptília in eis.
Que les cieux et la terre Le louent; la mer, et tout ce qui s'y meut.
Quóniam Deus salvam fáciet Sion † et ædificábit civitátes Iudæ; * et inhabitábunt ibi et possidébunt eam.
Car Dieu sauvera Sion, et les villes de Juda seront bâties. Ils y habiteront, et ils l'acquerront en héritage.
Et semen servórum eius hereditábunt eam * et, qui díligunt nomen eius, habitábunt in ea.
Et la race de Ses serviteurs la possédera, et ceux qui aiment Son Nom y habiteront.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Quǽrite Dóminum, et vivet ánima vestra.
Ant. Cherchez le Seigneur, et votre âme vivra.
In primo nocturno, anno II )
Premier nocturne, année II)
De Actibus Apostolórum 28, 1-14
Du livre des Actes des Apôtres
Cum evasissémus, tunc cognóvimus quia Mélita ínsula vocátur. Bárbari vero præstábant non módicam humanitátem nobis; accénsa enim pyra suscipiébant nos omnes propter imbrem qui imminébat et frigus. Cum congregásset autem Paulus sarmentórum aliquántam multitúdinem et imposuísset super ignem, vípera, a calóre cum processísset, invásit manum eius. Ut vero vidérunt bárbari pendéntem béstiam de manu eius, ad ínvicem dicébant: «Utique homicída est homo hic, qui cum eváserit de mari, Ultio non permísit vívere.» Et ille quidem excútiens béstiam in ignem, nihil mali passus est; at illi exspectábant eum in tumórem converténdum aut súbito casúrum et mori. Diu autem illis exspectántibus et vidéntibus nihil mali in eo fíeri, converténtes se dicébant eum esse deum.
Une fois sauvés, nous apprîmes que l'île s'appelait Malte. Les indigènes nous traitèrent avec une humanité peu banale. Ils nous accueillirent tous auprès d'un grand feu qu'ils avaient allumé à cause de la pluie qui était survenue et du froid. Comme Paul ramassait une brassée de bois sec et la jetait dans le feu, une vipère, que la chaleur en fit sortir, s'accrocha à sa main. Quand les indigènes virent la bête suspendue à sa main, ils se dirent entre eux: « Pour sûr, c'est un assassin que cet homme: il vient d'échapper à la mer, et la vengeance divine ne lui permet pas de vivre. » Mais lui secoua la bête dans le feu et n'en ressentit aucun mal. Ils s'attendaient à le voir enfler ou tomber raide mort. Après avoir attendu longtemps, voyant qu'il ne lui arrivait rien d'anormal, ils changèrent d'avis et se mirent à dire que c'était un dieu.
In locis illis erant prdia príncipis ínsulæ nómine Públii, qui nos suscípiens tríduo benígne hospítio recépit. Cóntigit autem patrem Públii fébribus et dysentéria vexátum iacére, ad quem Paulus intrávit et, cum orásset et imposuísset ei manus, sanávit eum. Quo facto et céteri qui in ínsula habébant infirmitátes, accedébant et curabántur; qui étiam multis honóribus nos honoravérunt et navigántibus imposuérunt quæ necessária erant.
Il y avait à proximité de cet endroit un domaine appartenant au Premier de l'île, nommé Publius. Celui-ci nous reçut et nous hébergea complaisamment pendant trois jours. Justement le père de Publius, en proie aux fièvres et à la dysenterie, était alité. Paul alla le voir, pria, lui imposa les mains et le guérit. Sur quoi, les autres malades de l'île vinrent aussi le trouver et furent guéris. Aussi nous comblèrent-ils de toutes sortes de prévenances et, à notre départ, nous pourvurent-ils du nécessaire.
Post menses autem tres navigávimus in navi Alexandrína quæ in ínsula hiemáverat, cui erat insígne Castórum. Et cum veníssemus Syracúsam, mánsimus ibi tríduo; inde solvéntes devénimus Rhégium. Et post unum diem, superveniénte austro, secúnda die vénimus Putéolos, ubi invéntis frátribus rogáti sumus manére apud eos dies septem; et sic vénimus Romam.
Au bout de trois mois, nous prîmes la mer sur un navire qui avait hiverné dans l'île; c'était un bateau alexandrin, à l'enseigne des Dioscures. Nous abordâmes à Syracuse et y demeurâmes trois jours. De là, en longeant la côte, nous allâmes à Rhegium. Le jour suivant, le vent du Sud se leva, et nous parvenions le surlendemain à Puteoli. Y trouvant des frères, nous eûmes la consolation de rester sept jours avec eux. Et c'est ainsi que nous arrivâmes à Rome.
r. Data est mihi omnis potéstas in cælo et in terra, allelúia, allelúia; * Eúntes docéte omnes gentes, allelúia, allelúia. v. Baptizántes eos in nómine Patris, et Fílii, et Spíritus Sancti. * Eúntes. v. Glória Patri. * Eúntes.
r. Tout pouvoir m'a été donné au ciel et sur la terre, alléluia, alléluia; * Allez donc, de toutes les nations faites des disciples, alléluia, alléluia! v. Baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. * Allez donc. v. Gloire au Père. * Allez donc.
In secundo nocturno, anno II)
Deuxième nocturne, année II )
De Epístula Ecclesiárum Lugdunénsis et Viennénsis (Eusebii, Ecclesiastica historia Rufino interprete, 5, 1.3 : ed. Cacciari, Romæ, 1740, 1, 251.261-262)
Lettre des Églises de Lyon et de Vienne
Per Blandínam féminam Christus osténdit quia quæ apud hómines despécta sunt et contémptui habéntur, in magna glória apud Deum ducúntur, et quia cáritas eius quæ fragília sunt per natúram, per grátiam facit esse firmíssima. Cum enim omnes nos de ea trepidarémus, sed et ipsa eius carnális dómina, quæ erat una ex número mártyrum, vererétur ne forte Blandína céderet in torméntis et pro debilitáte córporis vix ad primæ confessiónis torménta suffíceret, tanta tolerántiæ virtúte firmáta est, ut resolveréntur prius et concíderent carníficum manus, qui sibi pro contentiósa iúdicis animositáte ínvicem succedébant.
En Blandine, le Christ fit voir que ce que les hommes méprisent et tiennent pour rien est en grand honneur auprès de Dieu. En effet, dans son amour, Dieu donne à ceux qui sont faibles par nature, de devenir par sa grâce d'une fermeté absolue. Tous, en effet, nous tremblions à son sujet; la maîtresse elle-même de Blandine, qui était au nombre des martyrs, redoutait que celle-ci ne fléchît dans les tourments et que la fragilité de son corps ne lui permît pas de témoigner de sa foi dans les tortures. Mais Blandine eut une telle force pour tout supporter avec fermeté qu'elle lassa et découragea la main des bourreaux qui se relayaient en raison de l'acharnement haineux du juge.
Beáta vero Blandína, última ómnium, velut nóbilis mater præmíssos ad martýrii corónam fílios ínsequi iam secúra festínat exsúltans et ovans, velut ad thálamum sponsi invitáta et ad nuptiále convívium. Ex quo fíebat ut in verbéribus tripudiáret et cratículis exústa gaudéret, ac tam hílaris viderétur et læta, quasi inter dapes régias accubáret.
Blandine demeurait la dernière. Comme une mère au noble cœur, elle avait envoyé ses fils recevoir la couronne du martyre. Désormais pleine d'assurance, elle se hâte de les suivre, radieuse de joie, comme invitée aux noces de l'époux et au banquet nuptial. De ce fait, elle jubilait sous les coups et elle se réjouissait de brûler sur le gril; elle paraissait aussi souriante et heureuse que si elle prenait part à un banquet royal.
Post hæc ad béstias tráditur, sed ab his intácta perdúrat. Inde étiam áliud excogitátur crudelitátis genus, ut reti constrícta obicerétur tauro feróciter instigáto. A quo cum fuísset innúmeris íctibus lacessíta et toto arénæ ámbitu iactáta, nihil pénitus l ditur, sed pérmanet læto ut semper vultu, mente constánti, spe ipsa et ánimi præsumptióne cum Christo iam cólloquens. Ad últimum iugulári gládio iubétur, stupéntibus étiam ipsis ímpiis et dicéntibus quod numquam fúerit fémina quæ tanta ac tália ferre potúerit.
On la livra ensuite aux bêtes, mais celles-ci la laissèrent intacte. Aussi on imagina un autre genre de cruauté; enfermée dans un filet, elle fut placée devant un taureau qu'on stimulait férocement; frappée par lui de coups sans nombre, elle fut projetée à travers toute l'arène, sans être cependant blessée d'aucune façon; mais demeurant comme toujours le visage joyeux et le cœur ferme, avec l'espérance et la joie anticipée qu'elle donne, elle conversait déjà avec le Christ. Pour en finir, on ordonna de l'égorger avec le glaive. Même les impies étaient dans la stupeur et déclaraient qu'il n'avait jamais été possible qu'une femme endurât de si grands et de pareils tourments.
r. Cum apud vos essémus, prædicebámus vobis passúros nos tribulatiónes, sicut et factum est et scitis; * Ideo consoláti sumus in omni necessitáte et tribulatióne nostra per fidem vestram, allelúia. v. Vos scitis quanta ego et fratres mei fécimus et angústias quales vídimus. * Ideo. v. Glória Patri. * Ideo.
r. Quand nous étions chez vous, nous vous prévenions qu'il faudrait subir des épreuves, et c'est ce qui est arrivé, vous le savez; * Mais aussi, au milieu de toutes nos angoisses et de nos épreuves, nous avons trouvé en vous un réconfort, grâce à votre foi, alléluia! v. Vous savez tout ce que nous avons vécu, mes frères et moi, et par quelle détresse nous sommes passés; *Mais aussi. v. Gloire au Père. * Mais aussi.
Postea dicitur immediate et sine orémus oratio propria, cum conclusione longiore.
Après cela on dit immédiatement et sans "Prions" l'oraison propre, avec la conclusion longue.
Dóminus vobíscum.
Le Seigneur soit avec vous.
r. Et cum spíritu tuo.
r. Et avec votre esprit.
Benedícat vos omnípotens Deus, Pater, ✠ et Fílius, et Spíritus Sanctus.
Que Dieu tout puissant vous bénisse, le Père, ✠ et le Fils et le Saint-Esprit.
r. Amen.
r. Amen.
Vel alia formula benedictionis, sicut in Missa.
Ou une autre formule de bénédiction, comme à la Messe.
Et si fit dimissio, sequitur invitatio:
Et si on fait un renvoi, on ajoute l'invitation :
Absente sacerdote vel diacono, et in recitatione a solo, sic concluditur:
En l'absence d'un diacre ou d'un prêtre, et dans la récitation seul, on conclut ainsi :
Dóminus nos benedícat, et ab omni malo deféndat, et ad vitam perdúcat ætérnam. r. Amen.
Que le Seigneur nous bénisse, qu'Il nous défende de tout mal, et qu'Il nous fasse parvenir à la vie éternelle. r. Amen.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.