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v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde.
v. Dieu, viens à mon aide.
r. Dómine, ad adiuvándum me festína.
r. Seigneur, vite à mon secours.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen.
Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Allelúia.
Alléluia.
Hymnus
Hymne
Cor, arca legem cóntinens non servitútis véteris, sed grátiæ, sed véniæ, sed et misericórdiæ;
Cœur, arche contenant la Loi, non de l’antique servitude, mais la loi de grâce, mais celle du pardon, mais celle de la miséricorde.
Cor, sanctuárium novi intemerátum fœ́deris, templum vetústo sánctius velúmque scisso utílius:
Cœur, sanctuaire inviolé de la nouvelle alliance, temple plus saint que l’ancien, voile plus utile que celui qui fut déchiré.
Te vulnerátum cáritas ictu paténti vóluit, amóris invisíbilis ut venerémur vúlnera.
Ton amour a voulu que Tu fusses blessé par un coup visible, pour que d’un amour invisible nous vénérions les blessures.
Hoc sub amóris sýmbolo passus cruénta et mýstica, utrúmque sacrifícium Christus sacérdos óbtulit.
Sous ce symbole de l’amour, le Christ Prêtre, ayant souffert de façon sanglante et mystique, offrit un double sacrifice.
Quis non amántem rédamet? quis non redémptus díligat et caritáte iúgiter hærére Christo géstiat?
A Celui qui nous aime qui ne rendrait son amour ? Quel racheté ne le chérirait pas et dans ce Cœur ne se choisirait pas une demeure éternelle ?
Iesu, tibi sit glória, qui corde fundis grátiam, cum Patre et almo Spíritu, in sempitérna sǽcula. Amen.
A Toi soit la gloire, Jésus, qui par Ton Cœur répands la grâce, ainsi qu’au Père et à l’auguste Esprit, dans les siècles éternels. Amen.
Ant. 1. Laborávi clamans, dum spero in Deum meum.
Ant. 1. Je me suis fatigué en criant, tandis que j’espère en mon Dieu.
Psalmus 68
Psaume 68
Zelus domus tuæ comedit me
Le zèle de Ta maison me dévore
Dederunt ei vinum bibere cum felle mixtum (Mt 27,34).
Il Lui donnèrent à boire du vin mêlé de fiel.
I
I
Salvum me fac, Deus, * quóniam venérunt aquæ usque ad guttur meum.
Sauve-moi, ô Dieu, * car les eaux sont entrées jusqu'à mon âme.
Infíxus sum in limo profúndi, et non est substántia; * veni in profúnda aquárum, et fluctus demérsit me.
Je suis enfoncé dans une boue profonde, où il n'y a pas de consistance; je suis descendu au fond des eaux et le flot m'a submergé.
Laborávi clamans, raucæ factæ sunt fauces meæ; * defecérunt óculi mei, dum spero in Deum meum.
Je me suis fatigué à crier, ma gorge en a été enrouée; mes yeux se sont épuisés, tandis que j'attends mon Dieu.
Multiplicáti sunt super capíllos cápitis mei, * qui odérunt me gratis.
Ils sont devenus plus nombreux que les cheveux de ma tête, ceux qui me haïssent sans cause.
Confortáti sunt, qui persecúti sunt me inimíci mei mendáces; * quæ non rápui, tunc exsolvébam.
Ils sont devenus forts, mes ennemis qui me persécutent injustement; j'ai dû payer ce que je n'avais pas pris.
Deus, tu scis insipiéntiam meam, * et delícta mea a te non sunt abscóndita.
O Dieu, Tu connais ma folie, et mes péchés ne Te sont point cachés.
Non erubéscant in me, qui exspéctant te, * Dómine, Dómine virtútum.
Que ceux qui espèrent en Toi ne rougissent pas à cause de moi, Seigneur, Seigneur des armées.
Non confundántur super me, * qui quærunt te, Deus Israel.
Qu'ils ne soient pas confondus à mon sujet, ceux qui Te cherchent, Dieu d'Israël.
Quóniam propter te sustínui oppróbrium, * opéruit confúsio fáciem meam;
Car c'est à cause de Vous que j'ai souffert l'opprobre, et que la confusion a couvert mon visage.
extráneus factus sum frátribus meis * et peregrínus fíliis matris meæ.
Je suis devenu un étranger pour mes frères, et un inconnu pour les fils de ma mère.
Quóniam zelus domus tuæ comédit me, * et oppróbria exprobrántium tibi cecidérunt super me.
Car le zèle de Ta maison m'a dévoré, et les outrages de ceux qui T'insultaient sont tombés sur moi.
Et flevi in ieiúnio ánimam meam, * et factum est in oppróbrium mihi.
J'ai affligé mon âme par le jeûne, et l'on m'en a fait un sujet d'opprobre.
Et pósui vestiméntum meum cilícium, * et factus sum illis in parábolam.
J'ai pris pour vêtement un cilice, et je suis devenu leur fable.
Advérsum me loquebántur, qui sedébant in porta, * et in me canébant, qui bibébant vinum.
Ceux qui étaient assis à la porte parlaient contre moi, et ceux qui buvaient du vin me raillaient par leurs chansons.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Laborávi clamans, dum spero in Deum meum.
Ant. Je me suis fatigué en criant, tandis que j’espère en mon Dieu.
Ant. 2. Dedérunt in escam meam fel, et in siti mea potavérunt me acéto.
Ant. 2. Ils m'ont donné du fiel comme nourriture, et pour ma soif, ils m'ont donné du vinaigre à boire.
II
II
Ego vero oratiónem meam ad te, Dómine, * in témpore benepláciti, Deus.
Mais moi je T'adresse, Seigneur, ma prière. Voici le temps favorable, ô Dieu.
In multitúdine misericórdiæ tuæ exáudi me, * in veritáte salútis tuæ.
Selon la grandeur de Ta miséricorde exauce-moi, selon la vérité de Tes promesses de salut.
Éripe me de luto, ut non infígar, † erípiar ab iis, qui odérunt me, * et de profúndis aquárum.
ue les flots en fureur ne me submergent point; que l'abîme ne m'engloutisse pas, et que le puits ne ferme pas sa bouche sur moi.
Exáudi me, Dómine, quóniam benígna est misericórdia tua; * secúndum multitúdinem miseratiónum tuárum réspice in me.
Exauce-moi, Seigneur, car Ta miséricorde est toute suave; regarde- moi selon l'abondance de Tes bontés.
Et ne avértas fáciem tuam a púero tuo; * quóniam tríbulor, velóciter exáudi me.
Et ne détourne pas Ton visage de Ton serviteur; parce que je suis dans l'angoisse, exauce-moi promptement.
Accéde ad ánimam meam, víndica eam, * propter inimícos meos rédime me.
Sois attentif sur mon âme, et délivre-la à cause de mes ennemis.
Tu scis oppróbrium meum * et confusiónem meam et reveréntiam meam.
Tu connais mon opprobre, et ma confusion, et ma honte.
In conspéctu tuo sunt omnes, qui tríbulant me; *oppróbrium contrívit cor meum, et elángui.
Tous ceux qui me persécutent sont devant Toi ; mon coeur s'attend à l'insulte et à la misère.
Et sustínui, qui simul contristarétur, et non fuit, * et qui consolarétur, et non invéni.
Et j'ai attendu que quelqu'un s'attristât avec moi, mais nul ne l'a fait; et que quelqu'un me consolât, mais je n'ai trouvé personne.
Et dedérunt in escam meam fel * et in siti mea potavérunt me acéto.
Et ils m'ont donné du fiel pour nourriture, et dans ma soif ils m'ont abreuvé de vinaigre.
[Fiat mensa eórum coram ipsis in láqueum * et in retributiónes et in scándalum.
[Que leur table soit devant eux comme un filet, un juste châtiment et une pierre de scandale.
Obscuréntur óculi eórum, ne vídeant, * et lumbos eórum semper infírma.
Que leurs yeux soient obscurcis, pour qu'ils cessent de voir, et courbe à jamais leur dos.
Effúnde super eos iram tuam, * et furor iræ tuæ comprehéndat eos.
Déverse sur eux Ta colère, et que la fureur de Ton courroux les saisisse.
Fiat commorátio eórum desérta, * et in tabernáculis eórum non sit qui inhábitet.
Que leur demeure devienne déserte, et qu'il n'y ait personne qui habite dans leurs tentes.
Quóniam, quem tu percussísti, persecúti sunt, * et super dolórem eíus, quem vulnerásti, addidérunt.
Parce qu'ils ont persécuté celui que Tu as frappé, et qu'ils ont ajouté à la douleur de mes blessures.
Appóne iniquitátem super iniquitátem eórum, * et non véniant ad iustítiam tuam.
Ajoute l'iniquité à leur iniquité, et qu'ils n'entrent pas dans Ta justice.
Deleántur de libro vivéntium * et cum iústis non scribántur.]
Qu'ils soient effacés du livre des vivants, et qu'ils ne soient point inscrits avec les justes.]
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Dedérunt in escam meam fel, et in siti mea potavérunt me acéto.
Ant. Ils m'ont donné du fiel comme nourriture, et pour ma soif, ils m'ont donné du vinaigre à boire.
Ant. 3. Quǽrite Dóminum, et vivet ánima vestra.
Ant. 3. Cherchez le Seigneur, et votre âme vivra.
III
III
Ego autem sum pauper et dolens; * salus tua, Deus, súscipit me.
Pour moi, je suis pauvre et dans la douleur; Ton salut, ô Dieu, m'a relevé.
Laudábo nomen Dei cum cántico * et magnificábo eum in laude.
Je louerai le Nom de Dieu par des cantiques, et je le glorifierai par des louanges;
Et placébit Dómino super taurum, * super vítulum córnua producéntem et úngulas.
et ce sera plus agréable à Dieu que le jeune veau, à qui poussent les cornes et les ongles.
Vídeant húmiles et læténtur; * quærite Deus, et vivet cor vestrum,
Que les pauvres le voient et se réjouissent. Cherchez Dieu, et votre âme vivra;
quóniam exaudívit páuperes Dóminus * et vinctos suos non despéxit.
car le Seigneur a exaucé les pauvres, et Il n'a pas méprisé Ses captifs.
Laudent illum cæli et terra, * mária et ómnia reptília in eis.
Que les cieux et la terre Le louent; la mer, et tout ce qui s'y meut.
Quóniam Deus salvam fáciet Sion † et ædificábit civitátes Iudæ; * et inhabitábunt ibi et possidébunt eam.
Car Dieu sauvera Sion, et les villes de Juda seront bâties. Ils y habiteront, et ils l'acquerront en héritage.
Et semen servórum eius hereditábunt eam * et, qui díligunt nomen eius, habitábunt in ea.
Et la race de Ses serviteurs la possédera, et ceux qui aiment Son Nom y habiteront.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Quǽrite Dóminum, et vivet ánima vestra.
Ant. Cherchez le Seigneur, et votre âme vivra.
In primo nocturno, utroque anno
Premier nocturne, années I et II
De Epístula beáti Pauli apóstoli ad Romános
De la lettre de saint Paul aux Romains
Fratres: Scimus quóniam diligéntibus Deum ómnia cooperántur in bonum, his, qui secúndum propósitum vocáti sunt. Nam, quos præscívit, et prædestinávit confórmes fíeri imáginis Fílii eius, ut sit ipse primogénitus in multis frátribus; quos autem prædestinávit, hos et vocávit; et quos vocávit, hos et iustificávit; quos autem iustificávit, illos et glorificávit.
Nous savons qu'avec ceux qui l'aiment, Dieu collabore en tout pour leur bien, avec ceux qu'il a appelés selon son dessein. Car ceux que d'avance il a discernés, il les a aussi prédestinés à reproduire l'image de son Fils, afin qu'il soit l'aîné d'une multitude de frères; et ceux qu'il a prédestinés, il les a aussi appelés; ceux qu'il a appelés, il les a aussi justifiés; ceux qu'il a justifiés, il les a aussi glorifiés.
Quid ergo dicémus ad hæc? Si Deus pro nobis, quis contra nos? Qui Fílio suo non pepércit, sed pro nobis ómnibus trádidit illum, quómodo non étiam cum illo ómnia nobis donábit? Quis accusábit advérsus eléctos Dei? Deus, qui iustíficat? Quis est qui condémnet? Christus Iesus, qui mórtuus est, immo qui suscitátus est, qui et est ad déxteram Dei, qui étiam interpéllat pro nobis?
Que dire après cela? Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous? Lui qui n'a pas épargné son propre Fils mais l'a livré pour nous tous, comment avec lui ne nous accordera-t-il pas toute faveur? Qui se fera l'accusateur de ceux que Dieu a élus? C'est Dieu qui justifie. Qui donc condamnera? Le Christ Jésus, celui qui est mort, que dis-je? ressuscité, qui est à la droite de Dieu, qui intercède pour nous?
Quis nos separábit a caritáte Christi? Tribulátio an angústia an persecútio an fames an núditas an perículum an gládius? Sicut scriptum est: Propter te mortificámur tota die, æstimáti sumus ut oves occisiónis. Sed in his ómnibus supervíncimus per eum, qui diléxit nos.
Q Qui nous séparera de l'amour du Christ? La tribulation, l'angoisse, la persécution, la faim, la nudité, les périls, le glaive? Selon le mot de l'Écriture: À cause de toi, l'on nous met à mort tout le long du jour; nous avons passé pour des brebis d'abattoir. Mais en tout cela nous sommes les grands vainqueurs par celui qui nous a aimés.
Certus sum enim quia neque mors neque vita neque ángeli neque principátus neque instántia neque futúra neque virtútes neque altitúdo neque profúndum neque ália qulibet creatúra póterit nos separáre a caritáte Dei, quæ est in Christo Iesu Dómino nostro.
Oui, j'en ai l'assurance, ni mort ni vie, ni anges ni principautés, ni présent ni avenir, ni puissances, ni hauteur ni profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu manifesté dans le Christ Jésus notre Seigneur.
r. Cum essémus mórtui peccátis, convivificávit nos Deus in Christo * Propter nímiam caritátem suam qua diléxit nos. v. Ut osténderet in sæculis superveniéntibus abundántes divítias grátiæ suæ. * Propter. v. Glória Patri. * Propter.
r. Nous qui étions des morts par suite de nos fautes, Dieu nous a fait revivre dans le Christ * À cause de l'amour extraordinaire dont il nous a aimés. v. Pour montrer aux âges futurs la richesse infinie de sa grâce. * À cause. v. Gloire au Père. * À cause.
In secundo nocturno, anno II
Deuxième nocturne, année II
Ex Libris Insinuatiónum divínæ pietátis sanctæ Gertrúdis vírginis (Lib. 3, 25.51: SC 143, 118-120.224-226)
Héraut de l'amour divin de saint Gertrude
Dum Gertrúdis studéret síngulas notas et verba cum intentióne proférre et in hoc ex humána fragilitáte sæpius impedirétur, mœsta ex hoc, dixit intra se: " Et quis ex tali stúdio proveníre póterit proféctus, cui tanta inest instabílitas? " Cuius mœstítiam Dóminus non súfferens præsentávit illi quasi própriis mánibus suis cor suum deificátum in similitúdine lámpadis ardéntis, dicens: " Ecce cor meum dulcíssimum semper venerándæ Trinitátis órganum, óculis mentis tuæ præténdo, cui ómnia, quæ per te minus supplére súfficis, fiduciáliter pro te supplénda commendábis. Et sic ómnia coram óculis meis apparébunt summe perfécta. "
Comme Gertrude s'efforçait de mettre toute son attention à prononcer toutes les notes et les mots de l'Office et que la faiblesse humaine y mettait souvent obstacle, elle en fut attristée et se dit en elle-même: " Quel profit peut-il résulter d'un tel effort où il y a tant d'inconstance? " Le Seigneur ne supportant pas cette tristesse lui présenta comme de ses propres mains son cœur divin, comme une lampe ardente, en disant: " Voici mon cœur, l'instrument infiniment doux de la Trinité éternellement adorable, que je place devant les yeux de ton âme, auquel tu recommanderas en toute confiance de compléter pour toi tout ce qui ne peut être complet par toi. Et ainsi à mes yeux tout apparaîtra éminemment parfait. "
"Quia ad similitúdinem, sicut servus fidélis qui semper dómino suo ad quæque beneplácita parátus assístit, sic cor meum deínceps semper áderit tibi ad hoc, ut omnes neglegéntias tuas quálibet hora pro te súppleat. Divínum cor meum humánam recognóscens fragilitátem simíliter et instabilitátem, cum inæstimábili semper desidério exspectándo exóptat, quoúsque tu, si non verbis saltem áliquo nutu, commíttas sibi suppléndum pro te ac perficiéndum quidquid per te minus perfícere potes. "
"Car, pour prendre une comparaison, comme le serviteur fidèle se tient toujours près de son maître, attentif au moindre bon plaisir, ainsi mon cœur sera désormais toujours devant toi pour suppléer pour toi, à tout moment, à toutes tes déficiences. Mon cœur divin, connaissant la fragilité et l'instabilité humaines, souhaite, avec l'attente d'un désir infini, que, sinon d'un mot, du moins d'un signe, tu lui confies le soin de suppléer pour toi et de parfaire tout ce que, par toi, tu ne peux accomplir. "
Alia vice Dóminus dixit ad eam: " Quílibet cordis mei duórum púlsuum tribus modis salútem hóminis operátur. Primus quidem pulsus operátur salútem peccatórum; secúndus, iustórum. Per primum étenim pulsum primo modo sine intermissióne álloquor Deum Patrem, ipsum peccatóribus benígne placándo et ad misericórdiam inclinándo. Secúndo álloquor omnes sanctos meos, apud ipsos peccatórem fratérna fidelitáte excusándo et eos ad orándum pro peccatóre instigándo. Tértio álloquor ipsum peccatórem, eum misericórditer ad pæniténtiam revocándo ac cum ineffábili desidério conversiónem ipsíus exspectándo. "
Une autre fois, le Seigneur lui dit: " Chacun des deux battements de mon cœur opère de trois manières le salut des hommes. Car le premier battement est ordonné au salut des pécheurs, le second, à celui des justes. Par le premier battement, je m'adresse d'abord, sans cesse, à Dieu le Père, pour l'apaiser justement à l'égard des pécheurs et l'incliner à la miséricorde. Ensuite, je m'adresse à tous mes élus pour excuser devant eux le pécheur, avec la fidélité d'un frère, et les inciter à prier pour le pécheur. Troisièmement, je m'adresse au pécheur lui-même pour l'appeler avec miséricorde à la pénitence et attendre sa conversion avec un désir ineffable. "
"Per secúndum pulsum primo modo álloquor Deum Patrem ad congratulándum mihi, pro eo quod prétium sánguinis mei tam utíliter expéndi pro redemptióne iustórum, in quorum córdibus nunc deléctor tam divérsas habére delícias. Secúndo, álloquor totam cæléstem milítiam ad collaudándum laudábilem conversatiónem iustórum et ad regratiándum mihi pro ómnibus benefíciis illis impénsis ac deínceps impendéndis. Tértio álloquor ipsos iustos diversímode ipsis salúbriter blandiéndo et, ut de die in diem, de hora in horam profíciant, fidéliter admonéndo. Et sicut pulsus humáni cordis non impéditur ex visu et audítu, aut quocúmque ópere mánuum, quin semper suum motum habére possit; ita nec cæli, nec terræ, nec totíus universitátis gubernátio aut disposítio hos binos pulsus in corde meo divíno unquam, vel ad módicum, póterit usque in finem sæculi sedáre, aut temperáre, aut aliquátenus impedíre. "
"Par le second battement, je m'adresse d'abord à Dieu le Père, pour que nous nous réjouissions ensemble de ce que mon sang répandu a si heureusement opéré le salut des justes, dans le cœur desquels je trouve maintenant tant de multiples délices. Ensuite, je m'adresse à toute la cour céleste pour qu'elle loue unanimement la vie sainte des justes et me rende grâce de tous les bienfaits accordés à ces justes et de tous ceux qui le seront encore. Troisièmement, je m'adresse aux justes eux-mêmes pour les aider de maintes façons avec tendresse et les encourager sans trêve à progresser de jour en jour, d'heure en heure. Et, de même que chez l'homme le battement de son cœur n'est interrompu ni par l'action de la vue ou de l'ouïe, ni par aucun travail des mains, mais garde toujours son propre rythme, ainsi le soin de gouverner et de conduire le ciel, la terre et tout l'univers ne pourra jamais, jusqu'à la fin des siècles, ne fût-ce qu'un instant, interrompre, ralentir ou en quoi que ce soit contrarier ces deux battements de mon cœur divin. "
r. Omnes gentes, quascúmque fecísti, vénient * Et adorábunt coram te, Dómine. v. Et glorificábunt nomen tuum, quóniam magnus es tu et fáciens mirabília. * Et adorábunt. v. Glória Patri. * Et adorábunt.
r. Toutes les nations, que tu as faites, viendront * Se prosterner devant toi, Seigneur. v. Et rendre gloire à ton nom, car tu es grand et tu fais des merveilles! Tous les peuples viendront * Se prosterner. v. Gloire au Père. * Se prosterner.
Postea dicitur immediate et sine orémus oratio propria, cum conclusione longiore.
Après cela on dit immédiatement et sans "Prions" l'oraison propre, avec la conclusion longue.
Dóminus vobíscum.
Le Seigneur soit avec vous.
r. Et cum spíritu tuo.
r. Et avec votre esprit.
Benedícat vos omnípotens Deus, Pater, ✠ et Fílius, et Spíritus Sanctus.
Que Dieu tout puissant vous bénisse, le Père, ✠ et le Fils et le Saint-Esprit.
r. Amen.
r. Amen.
Vel alia formula benedictionis, sicut in Missa.
Ou une autre formule de bénédiction, comme à la Messe.
Et si fit dimissio, sequitur invitatio:
Et si on fait un renvoi, on ajoute l'invitation :
Absente sacerdote vel diacono, et in recitatione a solo, sic concluditur:
En l'absence d'un diacre ou d'un prêtre, et dans la récitation seul, on conclut ainsi :
Dóminus nos benedícat, et ab omni malo deféndat, et ad vitam perdúcat ætérnam. r. Amen.
Que le Seigneur nous bénisse, qu'Il nous défende de tout mal, et qu'Il nous fasse parvenir à la vie éternelle. r. Amen.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.