Sabbato 22 Iulii 2028, Hebdomada XV per annum,
   v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde.
   v. Dieu, viens à mon aide.
   r. Dómine, ad adiuvándum me festína.
   r. Seigneur, vite à mon secours.
   Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
   Allelúia.
   Alléluia.
   Hymnus
   Hymne
   Magdalæ sidus, múlier beáta, te pio cultu venerámur omnes, quam sibi Christus sociávit arcti fœ́dere amóris.
   Étoile de Magdala, heureuse femme, nous vous vénérons tous, vous que le Christ s'est associée par le nœud d'un étroit amour.
   Cum tibi illíus pátefit potéstas dæmonum vires ábigens treménda, tu fide gaudes potióre necti grata medénti.
   Quand se révèle à vous Sa puissance redoutable qui chasse les forces démoniaques, pleine de reconnaissance pour celui qui vous a guérie, vous vous réjouissez d'être maintenant enchaînée par le lien plus fort de la foi.
   Hæret hinc urgens tibi caritátis vis ut insístas pédibus Magístri, férvidis illum comitáta semper sédula curis.
   Dès lors, votre amour vous presse de vous tenir aux pieds du Maître ; vous l'accompagnez et l'entourez de ferveur et de soins empressés.
   Tuque complóras Dóminum, crucíque ímpetu flagrans pietátis astas; membra tu terges studiósa et ungis danda sepúlcro.
   Avec celles qui pleurent le Seigneur, debout au pied de la croix, vous brûlez d'une ardente tendresse ; vous lavez avec amour et vous embaumez Ses membres avant de les livrer au tombeau.
   Quos amor Christi péperit, triúmphis nos fac adiúngi sócios per ævum, atque Dilécto simul affluénter pángere laudes. Amen.
   L'amour du Christ nous a engendrés ; faites que nous soyons unis à votre triomphe pour l'éternité, et que nous chantions avec vous à profusion les louanges du Bien-Aimé. Amen.
   Ant. 1. Os suum apéruit sapiéntiæ, et lex cleméntiæ in lingua eius (T. P. allelúia).
   Ant. 1. Sa bouche s'est ouverte à la sagesse, et la loi de la miséricorde est sur sa langue (T. P. alléluia).
   Psalmus 18 (19) A
   Psaume 18 (19) A
   Laus Domini rerum conditoris
   Louange au Seigneur créateur des choses
   Visitabit nos Oriens ex alto... ad dirigendos pedes nostros in viam pacis (Lc 1, 78. 79).
   L'astre d'en haut est venu nous visiter pour guider nos pas sur le chemin de la paix. (Lc 1, 78. 79).
   Cæli enárrant glóriam Dei, * et ópera mánuum eius annúntiat firmaméntum.
   Les cieux racontent la gloire de Dieu, * et le firmament publie les œuvres de Ses mains.
   Dies diéi erúctat verbum, * et nox nocti índicat sciéntiam.
   Le jour proclame ce message au jour, et la nuit en donne connaissance à la nuit.
   Non sunt loquélæ neque sermónes, * quorum non intellegántur voces:
   Ce ne sont point des paroles, ce n'est pas un langage dont la voix ne soit pas entendue :
   in omnem terram exívit sonus eórum * et in fines orbis terræ verba eórum.
   leur bruit s'est répandu dans toute la terre, et leurs accents jusqu'aux extrémités du monde.
   Soli pósuit tabernáculum in eis, et ipse tamquam sponsus procédens de thálamo suo, * exsultávit ut gigas ad curréndam viam.
   Il a établi Sa tente dans le soleil, qui est lui-même semblable à un époux sortant de Sa chambre nuptiale, il S'est élancé comme un géant pour fournir Sa carrière.
   A fínibus cælórum egréssio eiuset occúrsus eius usque ad fines eórum, * nec est, quod se abscóndat a calóre eius.
   Il sort de l'extrémité du ciel, et Sa course va jusqu'à l'autre extrémité, et il n'y a personne qui se dérobe à Sa chaleur.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
   Ant. Os suum apéruit sapiéntiæ, et lex cleméntiæ in lingua eius (T. P. allelúia).
   Ant. Sa bouche s'est ouverte à la sagesse, et la loi de la miséricorde est sur sa langue (T. P. alléluia).
   Ant. 2. Sanctæ mulíeres sperántes in Deum cantavérunt in corde suo (T. P. allelúia).
   Ant. 2. Les saintes femmes, espérant en Dieu, ont chanté dans leur cœur (T. P. alléluia).
   Psalmus 44 (45)
   Psaume 44 (45)
   Regis nuptiæ
   Chant nuptial pour le roi
   Ecce Sponsus venit; exite obviam ei (Mt 25, 6).
   Voici l'époux, sortez à Sa rencontre (Mt 25, 6).
   I
   I
   Eructávit cor meum verbum bonum, dico ego ópera mea regi. * Língua mea cálamus scribæ velóciter scribéntis.
   De mon cœur jaillit un beau chant ; c'est au roi que je conte mes œuvres. Ma langue est comme le roseau rapide du scribe.
   Speciósus forma es præ fíliis hóminum, diffúsa est grátia in lábiis tuis, * proptérea benedíxit te Deus in ætérnum.
   Tu es le plus beau des fils de l'homme, la grâce est répandue sur tes lèvres, c'est pourquoi Dieu t'a béni pour toujours.
   Accíngere gládio tuo super femur tuum, potentíssime, * magnificéntia tua et ornátu tuo.
   Ceins ton épée sur ta cuisse, ô héros, revêts ta splendeur et ta majesté.
   Et ornátu tuo procéde, currum ascénde * propter veritátem et mansuetúdinem et iustítiam.
   Et dans ta majesté avance-toi, monte sur ton char, combats pour la vérité, la douceur et la justice.
   Et dóceat te mirabília déxtera tua: sagíttæ tuæ acútæ pópuli sub te cadent * in corda inimicórum regis.
   et que ta droite te fasse accomplir des faits merveilleux. Tes flèches sont aiguës, des peuples tomberont à tes pieds, elles perceront le coeur des ennemis du roi.
   Sedes tua, Deus, in sǽculum sǽculi; * sceptrum æquitátis sceptrum regni tui.
   Ton trône, ô Dieu, est établi pour toujours ; le sceptre de ta royauté est un sceptre de droiture.
   Dilexísti iustítiam et odísti iniquitátem, proptérea unxit te Deus, Deus tuus, * óleo lætítiæ præ consórtibus tuis.
   Tu aimes la justice et tu hais l'iniquité : c'est pourquoi Dieu, ton Dieu, t'a oint d'une huile d'allégresse, de préférence à tes compagnons.
   Myrrha et álœ et cásia ómnia vestiménta tua; * e dómibus ebúrneis chordæ deléctant te.
   La myrrhe, l'aloès et la casse s'exhalent de tous tes vêtements, des palais d'ivoire, les lyres te réjouissent.
   Fíliæ regum in pretiósis tuis; * ástitit regína a dextris tuis ornáta auro ex Ophir.
   Des filles de rois sont parmi tes bien-aimées, la reine est à ta droite, parée de l'or d'Ophir.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
   Ant. Sanctæ mulíeres sperántes in Deum cantavérunt in corde suo (T. P. allelúia).
   Ant. Les saintes femmes, espérant en Dieu, ont chanté dans leur cœur (T. P. alléluia).
   Ant. 3. Adducéntur Dómino in lætítia et exsultatióne (T. P. allelúia).
   Ant. 3. Elles seront présentés au Seigneur dans la joie et l'allégresse (T. P. alléluia).
   II
   II
   Audi, fília, et vide, et inclína aurem tuam * et oblivíscere pópulum tuum et domum patris tui;
   Ecoute, ma fille, regarde et prête l'oreille : oublie ton peuple et la maison de ton père,
   et concupíscet rex spéciem tuam. * Quóniam ipse est dóminus tuus, et adóra eum.
   et le roi sera épris de ta beauté; car Il est ton Seigneur : rends-Lui tes hommages.
   Fília Tyri cum munéribus; * vultum tuum deprecabúntur dívites plebis.
   La fille de Tyr, avec des présents, et les plus riches du peuple rechercheront ta faveur.
   Gloriósa nimis fília regis intrínsecus, * textúris áureis circumamícta.
   Toute resplendissante est la fille du roi dans l'intérieur; son vêtement est fait de tissus d'or.
   In véstibus variegátis adducétur regi; * vírgines post eam, próximæ eius, afferúntur tibi.
   En robe de couleurs variées, elle est présentée au roi ; après elles, des jeunes filles ses compagnes, te sont amenées.
   Afferúntur in lætítia et exsultatióne, * adducúntur in domum regis.
   On les introduit au milieu des réjouissances et de l'allégresse ; elles entrent dans le palais du Roi.
   Pro pátribus tuis erunt tibi fílii; * constítues eos príncipes super omnem terram.
   A la place de tes pères, des fils te sont nés; tu les établiras princes sur toute la terre.
   Memor ero nóminis tui * in omni generatióne et generatióne;
   Ils se souviendront de ton nom de génération en génération.
   proptérea pópuli confitebúntur tibi in ætérnum * et in sǽculum sǽculi.
   C’est pourquoi les peuples te loueront éternellement, et dans les siècles des siècles.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
   Ant. Adducéntur Dómino in lætítia et exsultatióne (T. P. allelúia).
   Ant. Elles seront présentés au Seigneur dans la joie et l'allégresse (T. P. alléluia).
   v. Meditátio cordis mei in conspéctu tuo semper. (T.P. allelúia.) r. Dómine, adiútor meus et redémptor meus (T.P. allelúia.)
   v. La méditation de mon cœur est toujours en Ta présence. (T.P. alléluia.) r. Seigneur, Tu es mon secours et mon rédempteur. (T.P. alléluia.)
   In primo nocturno, anno II
   Premier nocturne, année II
   De libro Iob
   Du livre de Job
   Iob ait: Nonne milítia est vita hóminis super terram, et sicut dies mercennárii dies eius? Sicut servus desíderat umbram, et sicut mercennárius præstolátur mercédem suam, sic et ego hábui menses vácuos et noctes laboriósas enumerávi mihi. Si dormíero, dicam: "Quando consúrgam?" Et rursum exspectábo vésperam et replébor dolóribus usque crepúsculum. Indúta est caro mea putrédine et sórdibus púlveris; cutis mea scínditur et díffluit. Dies mei velócius transiérunt quam navícula texéntis et consúmpti sunt deficiénte filo.
   Job dit: N'est-ce pas un temps de service qu'accomplit l'homme sur terre, n'y mène-t-il pas la vie d'un mercenaire? Tel l'esclave soupirant après l'ombre ou l'ouvrier tendu vers son salaire, j'ai en partage des mois de déception, à mon compte des nuits de souffrance. Étendu sur ma couche, je me dis: " À quand le jour? " Sitôt levé: " Quand serai-je au soir? " Et des pensées folles m'obsèdent jusqu'au crépuscule. Vermine et croûtes terreuses couvrent ma chair, ma peau gerce et suppure. Mes jours ont couru plus vite que la navette et disparu sans espoir.
   Meménto quia ventus est vita mea, et non revertétur óculus meus, ut vídeat bona. Nec aspíciet me visus hóminis; óculi tui in me, et non subsístam. Sicut consúmitur nubes et pertránsit, sic, qui descénderit ad ínferos, non ascéndet nec revertétur ultra in domum suam, neque cognóscet eum ámplius locus eius. Quaprópter et ego non parcam ori meo; loquar in tribulatióne spíritus mei, confabulábor cum amaritúdine ánimæ meæ. Numquid mare ego sum aut cetus, quia posuísti super me custódiam? Si díxero: Consolábitur me léctulus meus, et assúmet stratum meum querélam meam, terrébis me per sómnia et per visiónes horróre concúties. Quam ob rem éligit suspéndium ánima mea, et mortem ossa mea. Desperávi; nequáquam ultra iam vivam. Parce mihi, nihil enim sunt dies mei. Quid est homo, quia magníficas eum? Aut quid appónis erga eum cor tuum? Vísitas eum dilúculo et síngulis moméntis probas illum.
   Souviens-toi que ma vie n'est qu'un souffle, que mes yeux ne reverront plus le bonheur! Désormais je serai invisible à tout regard, tes yeux seront sur moi et j'aurai disparu. Comme la nuée se dissipe et passe, qui descend au shéol n'en remonte pas. Il ne revient pas habiter sa maison et sa demeure ne le connaît plus. Et c'est pourquoi je ne puis me taire, je parlerai dans l'angoisse de mon esprit, je me plaindrai dans l'amertume de mon âme. Suis-je la Mer, moi, ou le monstre marin, pour poster une garde contre moi? Si je dis: " Mon lit me soulagera, ma couche atténuera ma plainte ", alors tu m'effraies par des songes, tu m'épouvantes par des visions. Ah! je voudrais être étranglé: la mort plutôt que mes douleurs. Je me consume, je ne vivrai pas toujours; aussi, laisse-moi, mes jours ne sont qu'un souffle! Qu'est-ce donc que l'homme pour en faire si grand cas, pour fixer sur lui ton attention, pour l'inspecter chaque matin, pour le scruter à tout instant?
   Usquequo non avértes óculos a me? Nec dimíttis me, ut glútiam salívam meam? Peccávi: quid fáciam tibi, o custos hóminum? Quare posuísti me contrárium tibi, et factus sum mihimetípsi gravis? Cur non tollis peccátum meum et quare non aufers iniquitátem meam? Ecce nunc in púlvere dórmiam; et, si mane me quæsíeris, non subsístam!
   Cesseras-tu enfin de me regarder, pour me laisser le temps d'avaler ma salive? Si j'ai péché, que t'ai-je fait, à toi, l'observateur attentif de l'homme? Pourquoi m'as-tu pris pour cible, pourquoi te suis-je à charge? Ne peux-tu tolérer mon offense, passer sur ma faute? Car bientôt je serai couché dans la poussière, tu me chercheras, et je ne serai plus.
   r. Indúta est caro mea putrédine, et sórdibus púlveris cutis mea áruit et contrácta est. * Meménto mei, Dómine, quia ventus est vita mea. v. Dies mei sicut umbra declinavérunt, et ego sicut fenum árui. * Meménto mei. v. Glória Patri. * Meménto mei.
   r. Ma chair s'est couverte de plaies putrides, et ma peau, parsemée de croûtes terreuses, est devenue sèche et parcheminée. * Souviens-toi de moi, Seigneur, car ma vie n'est qu'un souffle! v. L'ombre gagne sur mes jours, et moi, je me fane comme l'herbe! * Souviens-toi. v. Gloire au Père. * Souviens-toi.
   In secundo nocturno, anno II
   Deuxième nocturne, année II
   Ex Meditatióne in resurrectiónem Dómini sancto Bernárdo abbáti attribúta (PL. 184, 766)
   Méditation attribuée à saint Bernard sur la résurrection du Seigneur
   Vidit María Iesum stantem, et nesciébat quia Iesus est. O pium, o delectábile pietátis spectáculum! Ipse qui quæritur et desiderátur, et occúltat se et manifestátur. Occúltat se ut ardéntius requirátur, et requisítus cum gáudio inveniátur, invéntus cum sollicitúdine teneátur, et tentus non dimittátur, donec in amóris suis cubículo mansiónem factúrus introducátur.
   Marie Madeleine aperçoit Jésus qui était là, mais elle ne savait pas que c'était lui. Quelle scène touchante, merveilleuse d'amour et de piété! Celui même qui est recherché, qui est désiré, se cache autant qu'il se manifeste. Il se cache, pour être cherché avec plus d'ardeur et, une fois cherché, pour être trouvé avec joie; et une fois trouvé, pour être saisi avec sollicitude; et une fois saisi, pour n'être plus lâché jusqu'à ce qu'il soit introduit dans la chambre de son amour pour y faire sa demeure.
   Hac arte Sapiéntia ludit in orbe terrárum et delíciæ eius esse cum fíliis hóminum. Múlier quid ploras? Quem quæris? Habes quem quæris, et ignóras? Habes verum et ætérnum gáudium et ploras? Habes intus quem foris requíris. Vere stas ad monuméntum foris plorans. Mens tua monuméntum meum est. Ibi non mórtuus, sed in ætérnum requiésco vivens. Mens tua hortus meus est. Bene existimásti quia hortulánus sum. Secúndus Adam ego sum, óperor et custódio paradísum meum. Fletus tuus, píetas tua, desidérium tuum, opus meum est: habes me intra te et nescis, ídeo foras quæris. Ecce et foris apparébo, ut te intus redúcam, et invénias intus quem foris quæris.
   Tel est bien l'art de la Sagesse, lorsqu'elle joue sur toute la terre et trouve ses délices avec les enfants des hommes. Femme, pourquoi pleures-tu? Qui cherches-tu? Tu as celui que tu cherches, et tu l'ignores? Tu as la joie éternelle et véritable, et tu pleures? Tu as dans l'intime de l'âme celui que tu cherches à l'extérieur. Il est bien vrai que tu restes là dehors, à pleurer devant le tombeau.Ton âme est mon tombeau; là, non pas mort, mais pour l'éternité vivant, je repose. Ton âme est mon jardin; tu as eu raison de penser que je suis le jardinier. Je suis le second Adam, je cultive et je garde mon jardin de paradis. Tes larmes, ton amour, ton désir, tout cela est mon œuvre; je suis au-dedans de toi, et tu l'ignores; c'est pourquoi tu me cherches au-dehors. Et voici: je me montrerai aussi au dehors afin de te ramener à l'intérieur, pour que tu puisses trouver à l'intérieur celui que tu cherches à l'extérieur.
   María, novi te ex nómine, disce me cognóscere ex fide. Noli me tángere, sicut hóminem, nec sicut prius tetigísti et unxísti mortálem. Nondum ascéndi ad Patrem meum; nondum credidísti me Patri coæquálem, coætérnum et consubstantiálem. Hoc ígitur crede, et tetigísti me. Hóminem vides, ídeo non credis; quod enim vidétur, non créditur. Deum non vides, crede et vidébis: credéndo me tanges, sicut et illa múlier quæ vestiménti mei fímbriam tétigit, et conféstim sanáta est. Quare? Quia fides sua tétigit me. Hac manu tange me, his óculis quære me, his pédibus festína currens ad me, nec longe a te sum. Deus enim appropínquans ego sum, verbum in ore tuo et in corde tuo sum. Quid propínquius hómini quam cor suum? Illic intus invénior a quibuscúmque invénior.
   Marie, je te connais par ton nom, apprends à me connaître par ta foi. Cesse de me tenir, comme si je n'étais qu'un homme, ou comme tu m'as tenu et oint lorsque j'étais mortel. Je ne suis pas encore monté vers mon Père. Tu ne m'as pas encore cru l'égal du Père, son coéternel et consubstantiel. Crois donc cela, et tu me touches. C'est un homme que tu vois, et donc tu ne crois pas; car ce qui est objet de vision n'est pas objet de foi. Ce n'est pas Dieu que tu vois; crois, et tu verras: en ayant cette foi, tu me toucheras, comme cette femme qui a touché la frange de mon vêtement et qui fut sauvée à l'heure même. Pourquoi? Parce que sa foi m'a touché. De cette main-là, toi aussi, touche-moi; de ces yeux-là, cherche-moi; avec ces pieds-là, vite, cours vers moi, qui ne suis pas éloigné de toi. Car, moi, je suis un Dieu proche, je suis la parole près de toi, dans ta bouche et dans ton cœur. Qu'est-ce qui peut être plus proche d'un homme que son propre cœur? Là même, à l'intime du cœur, c'est là que je me laisse trouver par quiconque me trouve.
   r. María plorans ad monuméntum foris stabat; et flendo, se inclínans in monuméntum dénuo prospiciébat, * Quamvis quidem vácuum víderat, tamen íterum vidére desiderábat. v. Non suffíciens sibi semel aspexísse, vis amóris multiplicávit in ea intentiónem inquisitiónis. * Quamvis. v. Glória Patri. * Quamvis.
   r. Marie restait là, dehors, à pleurer devant le tombeau; et, tout en larmes, elle se penche vers l'intérieur du tombeau et regarde encore une fois: * Elle avait bien vu qu'il était vide, cependant elle voulait le voir de nouveau. v. Un premier regard ne pouvait lui suffire; la force de l'amour avait accru en elle un ardent désir de recherche. * Elle. v. Gloire au Père. * Elle.
   Postea dicitur immediate et sine orémus oratio propria, cum conclusione longiore.
   Après cela on dit immédiatement et sans "Prions" l'oraison propre, avec la conclusion longue.
   Deus, qui nos ánnua beátæ N. festivitáte lætíficas, da, quǽsumus, ut, quam venerámur offício, étiam piæ conversatiónis sequámur exémplo. Per Dóminum.
   Dieu, qui nous réjouis par la fête annuelle de la bienheureuse N., accorde-nous, nous T'en prions, de la suivre nous aussi, elle que nous vénérons dans le service, par l'exemple d'une conduite pieuse.
   Dóminus vobíscum.
   Le Seigneur soit avec vous.
   r. Et cum spíritu tuo.
   r. Et avec votre esprit.
   Benedícat vos omnípotens Deus, Pater, ✠ et Fílius, et Spíritus Sanctus.
   Que Dieu tout puissant vous bénisse, le Père, ✠ et le Fils et le Saint-Esprit.
   r. Amen.
   r. Amen.
   Vel alia formula benedictionis, sicut in Missa.
   Ou une autre formule de bénédiction, comme à la Messe.
   Et si fit dimissio, sequitur invitatio:
   Et si on fait un renvoi, on ajoute l'invitation :
   Absente sacerdote vel diacono, et in recitatione a solo, sic concluditur:
   En l'absence d'un diacre ou d'un prêtre, et dans la récitation seul, on conclut ainsi :
    Dóminus nos benedícat, et ab omni malo deféndat, et ad vitam perdúcat ætérnam. r. Amen.
    Que le Seigneur nous bénisse, qu'Il nous défende de tout mal, et qu'Il nous fasse parvenir à la vie éternelle. r. Amen.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.

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