Le monde attend que l'Eglise redevienne une société de louange

Avertissement : l'antiphonaire romain est en construction. Il subsiste de nombreuses erreurs et omissions. Soyez patients.
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(c3) DE(h)us,(h) (,)in(h) ad(h)iu(h)tó(hi)ri(h)um(h) me(h)um(h) in(h)tén(h)de.(h) r/.(::) Dó(h)mi(h)ne,(h) (,) ad(h) ad(h)iu(h)ván(h)dum(h) me(h) fes(h)tí(h)na.(h) (:) Gló(h)ri(h)a(h) Pa(h)tri,(h) et(h) Fí(h)li(h)o,(h) (,) et(h) Spi(h)rí(h)tu(h)i(h) Sanc(h)to.(h) (:)
Si(h)cut(h) e(h)rat(h) in(h) prin(h)cí(h)pi(h)o,(h) et(h) nunc,(h) et(h)
sem(h)per,(h) (,) et(h) in(h) sǽ(h)cu(h)la(h) sæ(h)cu(h)ló(h)rum.(h)
Am(h)en.(h:) Al(h)le(hi)lú(h)ia.(h) (::)
  v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde. r. Dómine, ad adiuvándum me festína. Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen. Allelúia.
  v. Dieu, viens à mon aide. r. Seigneur, vite à mon secours. Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen. Alléluia.
  Hymnus
   Christe, pastórum caput atque princeps, géstiens huius celebráre festum, débitas sacro pia turba psallit cármine laudes.
O Christ, tête et prince des pasteurs, désirant célébrer cette fête, la foule pieuse chante des louanges sacrées avec des chants dévoués.
  pro papa:
Pour un pape :
  Quas oves déderas, ovíle orbis ut totus fíeret sacrátum, hic tuo nutu pósitus suprémo cúlmine rexit.
Que celui que Tu avais donné pour que le monde entier devienne un troupeau sacré, celui-ci, établi par Ta volonté, l’a gouverné du haut de la plus haute position.
  pro episcopo:
Pour un évêque :
  Strénuum bello púgilem supérni chrísmatis pleno tuus unxit intus Spíritus dono, posuítque sanctam páscere gentem.
Ton Esprit l'a oint intérieurement avec le don de l'huile sacrée, en faisant de lui un combattant courageux dans la bataille, Il l'a établi pour paître le peuple saint.
  pro presbytero:
Pour un prêtre :
  Hunc tibi eléctum fáciens minístrum ac sacerdótem sócians, dedísti dux ut astaret pópulo fidélis ac bonus altor.
L'ayant choisi comme ministre pour Toi, et l'ayant associé comme prêtre, Tu l'as donné comme guide fidèle et bon pasteur pour se tenir auprès du peuple.
   Hic gregis ductor fuit atque forma, lux erat cæco, mísero levámen, próvidus cunctis pater omnibúsque ómnia factus.
Il fut le guide du troupeau et le modèle, lumière pour l'aveugle, soutien pour le misérable, Père prévoyant pour tous, il devint tout pour chacun.
   Christe, qui sanctis méritam corónam reddis in cælis, dócili magístrum fac sequi vita, similíque tandem fine potíri.
O Christ, Toi qui rends aux saints La couronne méritée dans les cieux, fais que nous suivions notre maître avec une vie docile et qu'enfin nous obtenions une fin semblable.
   Æqua laus summum célebret Paréntem teque, Salvátor, pie rex, per ævum; Spíritus Sancti résonet per omnem glória mundum.
Louange égale célèbre le Père suprême et Toi, Sauveur, roi pieux, à travers les âges ; Que la gloire de l'Esprit Saint résonne à travers le monde entier.
annotation: 8c;
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(c4) CO(j)gi(ikjk)ta(hf)vé(g)runt(h) *() ím(g)pi(fg)i(g) (,) et(g) lo(g)cú(h)ti(g) sunt(h) ne(ji)quí(h)ti(gh)am,(h) (;) in(g)i(g)qui(g)tá(fe)tem(d) in(e) ex(f)cél(g>)so(h) lo(i)cú(h)ti(g) sunt.(g) (::)
E(j) u(j) o(h) u(j) a(k) e.(j) (::)
  Ant. 1. Cogitavérunt ímpii et locúti sunt nequítiam, iniquitátem in excélso locúti sunt.
  Ant. 1. Les impies ont médité et ont parlé avec méchanceté, ils ont prononcé l’iniquité d'en haut.
  Psalmus 54 (55)
Psaume 54 (55)
  Contra perfidum amicum
Contre un ami perfide
  Cœpit Iesus pavere et tædere (Mc 14, 33).
Jésus commença à ressentir frayeur et angoisse (Mc 14, 33).
  I
I
  Auribus pércipe, Deus, oratiónem meam et ne abscondáris a deprecatióne mea; * inténde mihi et exáudi me.
  O Dieu, prête l'oreille à ma prière, ne Te dérobe pas à mes supplications. Ecoute-moi et réponds-moi !
  Excússus sum in meditatióne mea et conturbátus sum * a voce inimíci et a tribulatióne peccatóris.
  J'erre çà et là, plaintif et gémissant, devant les menaces de l'ennemi, devant l'oppression du méchant !
  Quóniam devolvérunt in me iniquitátem * et in ira molésti erant mihi.
  Car ils font tomber sur moi le malheur, et ils me poursuivent avec colère.
  Cor meum torquétur intra me, * et formído mortis cécidit super me.
  Mon coeur tremble au dedans de moi, et sur moi fondent les terreurs de la mort.
  Timor et tremor venérunt super me, * et contéxit me pavor.
  La crainte et l'épouvante m'assaillent, et le frisson m'enveloppe.
  Et dixi: «Quis dabit mihi pennas sicut colúmbæ, * et volábo et requiéscam?
  Et je dis : Oh ! si j'avais les ailes de la colombe, je m'envolerais et m'établirais en repos ;
  Ecce elongábo fúgiens * et manébo in solitúdine.
  voici que je fuirai bien loin, et je demeurerais dans la solitude.
  Exspectábo eum, qui salvum me fáciat * a spíritu procéllæ et tempestáte».
  Je me hâterais de chercher un asile, loin du vent impétueux, loin de l'ouragan.
  Díssipa, Dómine, dívide línguas eórum, * quóniam vidi violéntiam et contentiónem in civitáte.
  Réduis-les à néant, Seigneur, divise leurs langues ! Car je vois dans la ville la violence et la discorde.
  Die ac nocte circúmeunt eam super muros eius, iníquitas et labor et insídiæ in médio eius; * et non defécit de platéis eius frauduléntia et dolus.
  Jour et nuit ils font le tour de ses remparts ; l'iniquité et la vexation sont au milieu d'elle, la perversité est dans son sein l'oppression et l'astuce ne quittent point ses places.
  Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
  Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
  Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
  Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
annotation: ;
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(c4) a/. Co(j)gi(ikjk)ta(hf)vé(g)runt(h) () ím(g)pi(fg)i(g) (,) et(g) lo(g)cú(h)ti(g) sunt(h) ne(ji)quí(h)ti(gh)am,(h) (;) in(g)i(g)qui(g)tá(fe)tem(d) in(e) ex(f)cél(g>)so(h) lo(i)cú(h)ti(g) sunt.(g)
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  Ant. Cogitavérunt ímpii et locúti sunt nequítiam, iniquitátem in excélso locúti sunt.
  Ant. Les impies ont médité et ont parlé avec méchanceté, ils ont prononcé l’iniquité d'en haut.
annotation: 7c2;
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(c3) A(h)ver(h)tán(hi)tur(i) *() re(i)trór(i>)sum(ih) (,) et(h) e(hg)ru(fh)bé(hih)scant,(e) (,) qui(h) có(gih/i>)gi(fe)tant(e) mi(hf)hi(g) ma(e)la.(e) (::)
E(i) u(i) o(j) u(i) a(h) e.(ih) (::)
  Ant. 2. Avertántur retrórsum et erubéscant, qui cógitant mihi mala.
  Ant. 2. Qu’ils soient détournés en arrière et rougissent, ceux qui méditent du mal contre moi.
  II
II
  Quóniam si inimícus meus maledixísset mihi, * sustinuíssem útique;
  Car ce n'est pas un ennemi qui m'outrage : je le supporterais ;
  et si is, qui óderat me, super me magnificátus fuísset, * abscondíssem me fórsitan ab eo.
  ce n'est pas un adversaire qui s'élève contre moi: je me cacherais devant lui.
  Tu vero, homo coæquális meus, * familiáris meus et notus meus,
  Mais toi, tu étais un autre moi-même, mon confident et mon ami.
  qui simul habúimus dulce consórtium: * in domo Dei ambulávimus in concúrsu.
  Nous vivions ensemble dans une douce intimité, nous allions avec la foule à la maison de Dieu.
  [Véniat mors super illos, et descéndant in inférnum vivéntes,
  [Que la mort les surprenne, qu'ils descendent vivants au schéol!
  quóniam nequítiæ in habitáculis eórum, in médio eórum. ]
  Car la méchanceté est dans leur demeure, au milieu d'eux.]
  Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
  Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
  Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
  Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
annotation: ;
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(c3) a/. A(h)ver(h)tán(hi)tur(i) () re(i)trór(i>)sum(ih) (,) et(h) e(hg)ru(fh)bé(hih)scant,(e) (,) qui(h) có(gih/i>)gi(fe)tant(e) mi(hf)hi(g) ma(e)la.(e)
(::)
  Ant. Avertántur retrórsum et erubéscant, qui cógitant mihi mala.
  Ant. Qu’ils soient détournés en arrière et rougissent, ceux qui méditent du mal contre moi.
annotation: 8g;
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(c4) IU(j)stus(ig) *() non(ij) con(h)tur(g)bá(h)bi(g)tur,(f) (,) qui(f)a(h) Dó(j)mi(j)nus(ig) fir(i)mat(j) ma(hi)num(hg) e(g)ius.(g) (::)
E(j) u(j) o(i) u(j) a(h) e.(g) (::)
  Ant. 3. Iustus non conturbábitur, quia Dóminus firmat manum eius.
  Ant. 3. Le juste ne sera pas troublé, car le Seigneur affermit Sa main.
  III
  Ego autem ad Deum clamábo, * et Dóminus salvábit me.
  Pour moi, je crie vers Dieu, et le Seigneur me sauvera.
  Véspere et mane et merídie meditábor et ingemíscam, * et exáudiet vocem meam.
  Le soir, le matin, au milieu du jour, je me plains, je gémis, et Il entendra ma voix.
  Rédimet in pace ánimam meam ab his, qui impúgnant me, * quóniam in multis sunt advérsum me.
  Il délivrera en paix mon âme du combat qui m'est livré, car ils sont nombreux ceux qui me font la guerre.
  Exáudiet Deus et humiliábit illos, * qui est ante sǽcula.
  Dieu entendra, et Il les humiliera, Lui qui est avant les siècles.
  Non enim est illis commutátio, * et non timuérunt Deum.
  Car il n'y a point en eux de changement, et ils n'ont pas la crainte de Dieu.
  Exténdit manum suam in sócios; * contaminávit fœdus suum.
  il porte la main sur ceux qui étaient en paix avec Lui, il viole Son alliance.
  Lene super butyrum est os eius, * pugna autem cor illíus:
  De sa bouche sortent des paroles douces comme le lait, et la guerre est dans son coeur.
  mollíti sunt sermónes eius super óleum, * et ipsi sunt gládii destrícti.
  Ses discours sont plus onctueux que l'huile, mais ce sont des épées nues.
  Iacta super Dóminum curam tuam, et ipse te enútriet; * non dabit in ætérnum fluctuatiónem iusto.
  Remets ton sort au Seigneur, et Il te soutiendra ; Il ne laissera pas à jamais chanceler le juste.
  Tu vero, Deus, dedúces eos * in púteum intéritus.
  Et Toi, ô Dieu, Tu les feras descendre dans la fosse de perdition ;
  Viri sánguinum et dolósi non dimidiábunt dies suos; * ego autem sperábo in te, Dómine.
  les hommes de sang et de ruse ne verront pas la moitié de leurs jours ; pour moi, je mets en Toi ma confiance.
  Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
  Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
  Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
  Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
annotation: ;
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(c4) a/. Iu(j)stus(ig) () non(ij) con(h)tur(g)bá(h)bi(g)tur,(f) (,) qui(f)a(h) Dó(j)mi(j)nus(ig) fir(i)mat(j) ma(hi)num(hg) e(g)ius.(g)
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  Ant. Iustus non conturbábitur, quia Dóminus firmat manum eius.
  Ant. Le juste ne sera pas troublé, car le Seigneur affermit Sa main.
  v. Ego ipse requíram oves meas. r. Et indúcam eas in terram suam.
  v. Moi-même, Je chercherai Mes brebis. r. Et Je les ramènerai dans leur pays.
  In primo nocturno, anno II
Premier nocturne, année II
  De libro Qóhelet
Du livre de Qohélet
  Qui custódit præcéptum non experiétur quidquam mali; tempus et iudícium cor sapiéntis intéllegit. Omni enim negótio tempus est et iudícium, et multa hóminis afflíctio; ignórat enim quid futúrum sit, nam quómodo sit futúrum, quis nuntiábit ei? Non est in hóminis potestáte dominári super spíritum nec cohibére spíritum, nec habet potestátem supra diem mortis, nec ulla remíssio est ingruénte bello, neque salvábit impíetas ímpium. Omnia hæc considerávi et dedi cor meum cunctis opéribus quæ fiunt sub sole, quo témpore dominátur homo hómini in malum suum. Et ita vidi ímpios sepúltos, discedéntes de loco sancto; in obliviónem cádere in civitáte quod ita egérunt: sed et hoc vánitas est. Etenim quia non profértur cito senténtia contra ópera mala, ídeo cor filiórum hóminum replétur, ut pérpetrent mala. Nam peccátor cénties facit malum et prolóngat sibi dies; verúmtamen novi quod erit bonum timéntibus Deum, qui veréntur fáciem eius. Non sit bonum ímpio, nec prolongábit dies suos quasi umbram, qui non timet fáciem Dómini.
  Celui qui garde le commandement ne connaît aucun malheur; le cœur du sage connaît le temps et le jugement, car il y a un temps et un jugement pour toute chose. Mais le malheur de l'homme est grave pour lui, car il ne sait pas ce qui arrivera: qui pourrait lui annoncer comment ce sera? Aucun homme n'est maître du vent pour retenir le vent, personne n'est maître du jour de la mort. Il n'y a pas de sursis à la guerre, et la méchanceté ne sauve pas celui qui la commet. Tout cela je l'ai vu, en mettant tout mon cœur à tout ce qui se fait sous le soleil, au temps où l'homme est maître de l'homme, pour son malheur. Et ainsi j'ai vu des méchants emmenés à leur tombeau, et l'on s'en va du lieu saint, et l'on oublie dans la ville comment ils ont agi, cela aussi est vanité! Parce que la sentence contre celui qui fait le mal n'est pas vite exécutée, le cœur des enfants des hommes est plein de l'envie de mal faire. Que le pécheur fasse cent fois le mal, il survit. Mais moi je sais aussi qu'il arrive du bien à ceux qui craignent Dieu parce qu'ils le craignent, mais qu'il n'arrive pas de bien au méchant et que, comme l'ombre, il ne prolongera pas ses jours, parce qu'il ne craint pas Dieu.
  Est vánitas quæ fit super terram: sunt iusti quibus mala provéniunt, quasi ópera égerint impiórum, et sunt ímpii quibus bona provéniunt, quasi iustórum facta hábeant; sed et hoc vaníssimum iúdico. Laudávi ígitur lætítiam quod non esset hómini bonum sub sole, nisi quod coméderet et bíberet atque gaudéret et hoc solum secum auférret de labóre suo in diébus vitæ suæ quos dedit ei Deus sub sole. Cum appósui cor meum ut scirem sapiéntiam et intellégerem occupatiónem quæ versátur in terra, quod diébus et nóctibus somnum non capit óculis, ecce intelléxi quod ómnium óperum Dei nullam possit homo inveníre ratiónem eórum quæ fiunt sub sole; et quanto plus laboráverit homo ad quæréndum, tanto minus invéniet; etiámsi díxerit sápiens se nosse, non póterit reperíre.
  Il y a une vanité qui se fait sur la terre: il y a des justes qui sont traités selon la conduite des méchants et des méchants qui sont traités selon la conduite des justes. Je dis que cela aussi est vanité. Et je fais l'éloge de la joie, car il n'y a de bonheur pour l'homme que dans le manger, le boire et le plaisir qu'il prend; c'est cela qui accompagne son travail aux jours de la vie que Dieu lui donne sous le soleil. Après avoir mis tout mon cœur à connaître la sagesse et à observer la tâche qu'on exerce sur la terre - car ni jour ni nuit on ne voit de ses yeux le repos - j'ai observé toute l'œuvre de Dieu: l'homme ne peut découvrir toute l'œuvre qui se fait sous le soleil; quoique l'homme se fatigue à chercher, il ne trouve pas. Et même si un sage dit qu'il sait, il ne peut trouver.
  Omnia hæc cóntuli in corde meo ut curióse intellégerem quod iusti atque sapiéntes et ópera eórum sunt in manu Dei. Utrum amor sit an ódium, omníno nescit homo: coram illis ómnia. Sicut ómnibus sors una: iusto et ímpio, bono et malo, mundo et immúndo, immolánti víctimas et non immolánti. Sicut bonus sic et peccátor; ut qui iurat, ita et ille qui iuraméntum timet.
  À tout cela j'ai mis tout mon cœur et j'ai éprouvé tout cela: à savoir que les justes et les sages avec leurs œuvres sont dans la main de Dieu. L'homme ne connaît ni l'amour ni la haine, tous deux sont devant lui vanité. Ainsi, tous ont un même sort, le juste et le méchant, le bon et le mauvais, le pur et l'impur, celui qui sacrifie et celui qui ne sacrifie pas; le bon est comme le pécheur, celui qui prête serment comme celui qui craint de prêter serment.
  r. Magna enim sunt iudícia tua, Dómine, et inenarrabília verba tua; * Magnificásti pópulum tuum et honorásti. v. Deduxísti sicut oves pópulum tuum in manu Móysi et Aaron. * Magnificásti. v. Glória Patri. * Magnificásti.
  r. Tes jugements sont grands, Seigneur; impénétrables, tes décrets; * Tu as magnifié, honoré ton peuple! v. Tu as conduit comme un troupeau de brebis ton peuple, par la main de Moïse et d'Aaron. * Tu as magnifié. v. Gloire au Père. * Tu as magnifié.
  In secundo nocturno, anno II
Deuxième nocturne, année II
  Ex Commentário sancti Gregórii Agrigentíni epíscopi in Ecclesiásten (Lib. 10: PG 98, 1138-1139)
Commentaire de saint Grégoire d'Agrigente sur le livre de Qohélet
  Et dulce lumen et bonum óculis vidére solem. Dulce, inquit Ecclesiástes, est hoc lumen, et valde bonum ácie oculórum nostrórum solem hunc aspectábilem intuéri. Luce enim subláta, sine spécie mundus esset, vitáque sine vita. Quare ille Dei contemplátor Móyses prævértens dixit: Et vidit Deus lucem, et ait, quia bonum. Cogitáre nos necessário cónvenit illum, prophetárum more, cum sensíbile lumen nominávit, ob óculos habuísse magnum et verum æternúmque lumen quod illúminat omnem hóminem veniéntem in hunc mundum, Christum scílicet mundi servatórem ac redemptórem, qui, homo factus, ad humánæ conditiónis extréma devénit; de quo dicit prophéta David: Cantáte Deo, psállite nómini eius, iter fácite ei qui ascéndit ad occidéntem; Dóminus nomen illi; et exsultáte in conspéctu eius.
  Douce est la lumière, et il plaît aux yeux de voir le soleil. Cette lumière est douce, dit l'Écclésiaste, et il plaît beaucoup au regard de nos yeux d'admirer ce soleil visible. Si cette lumière était retirée, le monde serait sans beauté, la vie sans vie. C'est pourquoi Moïse, le grand contemplateur de Dieu, nous devance en disant: Et Dieu vit la lumière, et il dit que cela était bon. Quant à nous, il convient nécessairement de penser que l'Écclésiaste, selon la manière habituelle des prophètes, lorsqu'il a nommé la lumière sensible, avait devant les yeux la grande et véritable et l'éternelle lumière, celle qui éclaire tout homme venant en ce monde, c'est-à-dire le Christ, Sauveur et Rédempteur, lui qui, fait homme, en est venu au point le plus bas - comme au couchant - de la condition humaine; le prophète David dit à ce sujet: Chantez pour Dieu, jouez pour son nom, frayez la route à celui qui monte vers le couchant; son nom est le Seigneur; exultez devant sa face.
  Dulce appellávit lumen ac bonum prænuntiávit vidére óculis suis solem glóriæ, eum nempe qui divínæ inhumanatiónis témpore ait: Ego sum lux mundi; qui séquitur me non ámbulat in ténebris, sed habébit lumen vitæ. Et íterum: Hoc est iudícium, quia lux venit in mundum. Sic ígitur solári hoc, quod córporis óculis usurpámus, lúmine, spiritálem iustítiæ Solem prænuntiávit, qui revéra dulcíssimus iis fuit qui digni hábiti fuére, ut ab eo institueréntur, utque ipsum inter hómines degéntem atque versántem óculis suis aspícerent tamquam hóminem quemque, cum tamen non ut quisque hóminum esset. Erat enim et Deus verus ac proptérea ut cæci vidérent et claudi ambulárent et surdi audírent, effécit, lepris óbsitos mundávit, mórtuos solo iussu ad vitam revocávit.
  L'Écclésiaste en appelant douce cette lumière, a d'avance annoncé qu'il plairait à ses yeux de voir le soleil de la gloire, celui, assurément, qui au temps de la divine incarnation a dit: Moi, je suis la lumière du monde; celui qui me suit, ne marchera pas dans les ténèbres, il aura la lumière de la vie; ou encore: Le jugement, le voici: la lumière est venue dans le monde. Ainsi donc, en cette lumière solaire dont nous jouissons par les yeux du corps, il annonçait d'avance le Soleil spirituel de justice qui fut vraiment très doux à ceux qui se sont montrés dignes de se laisser préparer par lui, en sorte que, lui-même vivant et séjournant parmi les hommes, ils puissent le voir de leurs yeux comme l'un des hommes, lui qui n'était cependant comme aucun des hommes. Il était en effet aussi le vrai Dieu, et c'est pourquoi il a fait que les aveugles voient, que les boiteux marchent, que les sourds entendent; il a purifié ceux qui étaient couverts de lèpre, rappelé des morts à la vie par une seule injonction.
  Porro nunc étiam dulcíssimum revéra est spiritáles óculos in ipsum inténdere et símplicem eius divinámque pulchritúdinem contemplári atque ánimo reputáre; tum ex ipsa communicatióne atque consórtio illustrári exornaríque et ánimi dulcédine perfúndi ac sanctitátem indúere, intellegéntiam acquírere, divína dénique exsultatióne compléri, quæ ad omnes præséntis vitæ dies producátur. Id enim sápiens Ecclesiástes indicávit , cum dixit: Quia etsi annis multis víxerit homo, in ómnibus iis lætábitur. Omnis namque lætítiæ plane auctor est ille iustítiæ Sol ipsum intuéntibus.
  Et maintenant encore il est véritablement très doux à nos yeux spirituels de regarder cette lumière, de contempler sa simple et divine beauté , de la considérer avec amour; puis, en participant à son rayonnement et en communiant à sa présence, d'en être illuminés, revêtus de beauté, pénétrés intimement de douceur, et de s'irradier de la sainteté, de s'ouvrir à l'intelligence, d'être enfin comblés de la divine allégresse qui puisse guider tous les jours de notre vie présente. C'est cela en effet que le sage Écclésiaste a montré en disant: Même si l'homme vit de longues années, qu'il les vive toutes dans la joie. Or la source de toute joie pour ceux qui le contemplent est bien assurément le Soleil de justice lui-même.
  r. Ne derelínquas me, Dómine, pater et dominátor vitæ meæ, ut non córruam in conspéctu adversariórum meórum, * Ne gáudeat de me inimícus meus. v. Apprehénde arma et scutum et exsúrge in adiutórium mihi. * Ne gáudeat. v. Glória Patri. * Ne gáudeat.
  r. Seigneur, Père et Maître de ma vie, ne m'abandonne pas, de peur que je ne succombe devant mes adversaires, * Et que l'ennemi ne se gausse de moi! v. Prends une armure, un bouclier, lève-toi pour me défendre. * Et que l'ennemi. v. Gloire au Père. * Et que l'ennemi.
   
  Orémus.
  Prions.
  Deus, qui beátum Ioséphum presbýterum tanta caritáte et patiéntia decorásti, ut púeris erudiéndis omníque virtúte exornándis constánter incúmberet, concéde, quǽsumus, ut, quem sapiéntiæ præceptórem cólimus, * veritátis cooperatórem iúgiter imitémur. Per Dóminum.
  Dieu, qui as honoré le bienheureux prêtre Joseph d'un amour et d'une passion tels qu'il s'est constamment consacré aux garçons à éduquer et à tous ceux qui doivent être fortifiés dans la force/vertu, accorde, nous te le demandons, que nous imitions constamment celui que nous vénérons comme le maître de la sagesse, comme le collaborateur de la vérité.
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(c3) BE(hij)ne(i)di(j)cá(ih)mus(gf) Dó(ghGF)mi(ef)no.(f) r/.(::) De(hijIH)o(gf) grá(ghGF)ti(ef)as.(f) (::)
  v. Benedicámus Dómino. r. Deo grátias.
  v. Bénissons le Seigneur. r. Rendons grâces à Dieu.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.
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