Le monde attend que l'Eglise redevienne une société de louange

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  v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde.
  v. Dieu, viens à mon aide.
  r. Dómine, ad adiuvándum me festína.
  r. Seigneur, vite à mon secours.
  Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen.
  Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
  Allelúia.
  Alléluia.
  Hymnus
Hymne
  Rex glorióse mártyrum, coróna confiténtium, qui respuéntes térrea perdúcis ad cæléstia,
Roi glorieux des martyrs, couronne des confesseurs, Toi qui, rejetant les choses terrestres, conduis aux célestes,
  Aurem benígnam prótinus appóne nostris vócibus; tropæa sacra pángimus, ignósce quod delíquimus.
Prête aussitôt une oreille bienveillante à nos voix ; Nous chantons les trophées sacrés, pardonne nos fautes.
  Tu vincis in martyribus parcéndo confessóribus; tu vince nostra crímina donándo indulgéntiam.
Tu triomphes dans les martyrs en épargnant les confesseurs ; Triomphe de nos crimes en nous accordant Ton indulgence.
  Præsta, Pater piíssime, Patríque compar Unice, cum Spíritu Paráclito regnans per omne sǽculum. Amen.
Accorde-nous cela, Père très pieux, Et Toi, Fils unique égal au Père, Avec l'Esprit Paraclet, Régnant dans tous les siècles. Amen
  Ant. 1. Bénedic, ánima mea, Dómino, et noli oblivísci omnes retributiónes eius.
  Ant. 1. Que mon âme bénisse le Seigneur, et qu'elle n'oublie aucun de Ses bienfaits.
  Psalmus 102 (103)
Psaume 102 (103)
  Laus miserentis Domini
  Per viscera misericordiæ Dei visitavit nos Oriens ex alto (Cf. Lc 1, 78).
  I
I
  Bénedic, ánima mea, Dómino, * et ómnia, quæ intra me sunt, nómini sancto eius.
  Mon âme, bénis le Seigneur, et que tout ce qui est au-dedans de moi bénisse Son saint Nom.
  Bénedic, ánima mea, Dómino, * et noli oblivísci omnes retributiónes eius.
  Mon âme, bénis le Seigneur, et n’oublie jamais tous Ses bienfaits.
  Qui propitiátur ómnibus iniquitátibus tuis, * qui sanat omnes infirmitátes tuas;
  C’est Lui qui pardonne toutes tes iniquités, et qui guérit toutes tes maladies.
  qui rédimit de intéritu vitam tuam, * qui corónat te in misericórdia et miseratiónibus;
  C’est Lui qui rachète ta vie de la mort, qui te couronne de miséricorde et de grâces (bontés).
  qui replet in bonis ætátem tuam: * renovábitur ut áquilæ iuvéntus tua.
  C’est Lui qui remplit tes désirs en te comblant de biens; ta jeunesse sera renouvelée comme celle de l’aigle.
  Fáciens iustítias Dóminus * et iudícium ómnibus iniúriam patiéntibus.
  Le Seigneur fait miséricorde, et Il rend justice à tous ceux qui souffrent la violence (une injustice).
  Notas fecit vias suas Móysi, * fíliis Israel adinventiónes suas.
  Il a fait connaître Ses voies à Moïse, ses volontés aux enfants d’Israël.
  Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
  Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
  Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
  Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
  Ant. Bénedic, ánima mea, Dómino, et noli oblivísci omnes retributiónes eius.
  Ant. Que mon âme bénisse le Seigneur, et qu'elle n'oublie aucun de Ses bienfaits.
  Ant. 2. Quómodo miserétur pater filiórum, misértus est Dóminus timéntibus se.
  Ant. 2. Comme un père a compassion de ses enfants, ainsi le Seigneur a eu compassion de ceux qui Le craignent
  II
II
  Miserátor et miséricors Dóminus, * longánimis et multæ misericórdiæ.
  Le Seigneur est compatissant et miséricordieux, patient et très miséricordieux.
  Non in perpétuum conténdet, * neque in ætérnum irascétur.
  Il ne S’irritera pas perpétuellement, et ne menacera pas sans fin.
  Non secúndum peccáta nostra fecit nobis, * neque secúndum iniquitátes nostras retríbuit nobis.
  Il ne nous a pas traités selon nos péchés, et Il ne nous a pas punis (rétribués) selon nos iniquités.
  Quóniam, quantum exaltátur cælum a terra, * præváluit misericórdia eius super timéntes eum;
  Car autant le ciel est élevé au-dessus de la terre, autant Il a affermi Sa miséricorde sur ceux qui Le craignent.
  quantum distat ortus ab occidénte, * longe fecit a nobis iniquitátes nostras.
  Autant l’orient est éloigné de l’occident, autant Il a éloigné de nous nos iniquités.
  Quómodo miserétur pater filiórum, * misértus est Dóminus timéntibus se.
  Comme un père a compassion de Ses enfants, ainsi le Seigneur a compassion de ceux qui Le craignent.
  Quóniam ipse cognóvit figméntum nostrum, * recordátus est quóniam pulvis sumus.
  Car Il sait Lui-même de quoi nous sommes formés; Il s’est souvenu que nous ne sommes que poussière.
  Homo sicut fenum dies eius, * tamquam flos agri sic efflorébit.
  Les jours de l’homme passent comme l’herbe; il fleurira comme la fleur des champs.
  Spirat ventus in illum, et non subsístet, * et non cognóscet eum ámplius locus eius.
  Qu’un souffle passe sur ell), et ell) n’est plus, et le lieu qu’elle occupait ne le reconnaît plus.
  Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
  Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
  Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
  Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
  Ant. Quómodo miserétur pater filiórum, misértus est Dóminus timéntibus se.
  Ant. Comme un père a compassion de ses enfants, ainsi le Seigneur a eu compassion de ceux qui Le craignent
  Ant. 3. Benedícite Dómino, ómnia ópera eius.
  Ant. 3. Bénissez le Seigneur, toutes Ses œuvres.
  III
III
  Misericórdia autem Dómini ab ætérno et usque in ætérnum super timéntes eum; * et iustítia illíus in fílios filiórum,
  Mais la miséricorde du Seigneur S’étend de l’éternité à l’éternité sur ceux qui Le craignent. Et Sa justice Se répand sur les fils des fils
  in eos, qui servant testaméntum eius * et mémores sunt mandatórum ipsíus ad faciéndum ea.
  de ceux qui gardent Son alliance, et qui se souviennent de Ses commandements, pour les accomplir.
  Dóminus in cælo parávit sedem suam, * et regnum ipsíus ómnibus dominábitur.
  Le Seigneur a préparé Son trône dans le ciel, et tout sera assujetti à Son empire.
  Benedícite Dómino, omnes ángeli eius, poténtes virtúte, faciéntes verbum illíus * in audiéndo vocem sermónum eius.
  Bénissez le Seigneur, vous tous, Ses anges, qui êtes puissants puissants en force; qui exécutez Sa parole, pour obéir à la voix de Ses ordres.
  Benedícite Dómino, omnes virtútes eius, * minístri eius, qui fácitis voluntátem eius.
  Bénissez le Seigneur, vous toutes, Ses armées ; vous, Ses ministres, qui faites Sa volonté.
  Benedícite Dómino, ómnia ópera eius, in omni loco dominatiónis eius. * Bénedic, ánima mea, Dómino.
  Bénissez le Seigneur, vous toutes, Ses œuvres, dans tous les lieux de Sa domination. Mon âme, bénis le Seigneur.
  Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
  Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
  Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
  Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
  Ant. Benedícite Dómino, ómnia ópera eius.
  Ant. Bénissez le Seigneur, toutes Ses œuvres.
  In primo nocturno, anno II)
Premier nocturne, année II)
  De libro Esther 4, 17n-17kk
Du livre d'Esther
  Esther regína confúgit ad Dóminum pavens perículum mortis quod imminébat. Cumque deposuísset vestes glóriæ, suscépit induménta luctus et pro unguéntis supérbiæ implévit caput suum cínere et corpus suum humiliávit ieiúniis valde. Et cécidit super terram cum ancíllis suis a mane usque ad vésperam et dixit:
  La reine Esther, saisie d'angoisse devant l'imminence du danger mortel, chercha refuge auprès du Seigneur. Après avoir enlevé ses habits d'apparat, elle mit des vêtements de deuil; au lieu de parfums de luxe, elle se couvrit la tête de cendre et humilia durement son corps par le jeûne. Se prosternant à terre avec ses servantes du matin jusqu'au soir, elle disait:
  "Deus Abraham et Deus Isaac et Deus Iacob, benedíctus es. Suffrága mihi soli et non habénti defensórem præter te, Dómine, quóniam perículum in manu mea est. Ego audívi ex libris maiórum meórum, Dómine, quóniam tu Noe in aqua dilúvii conservásti. Ego audívi ex libris maiórum meórum, Dómine, quóniam tu Abrahæ in trecéntis et decem octo viris novem reges tradidísti. Ego audívi ex libris maiórum meórum, Dómine, quóniam tu Ionam de ventre ceti liberásti. Ego audívi ex libris maiórum meórum, Dómine, quóniam tu Ananíam, Azaríam et Mísael de camíno ignis liberásti. Ego audívi ex libris maiórum meórum, Dómine, quóniam tu Dániel de lacu leónum eruísti. Ego audívi ex libris maiórum meórum, Dómine, quóniam tu Ezechíæ, regi Iudæórum, morte damnáto et oránti pro vita misértus es et donásti ei vitæ annos quíndecim. Ego audívi ex libris maiórum meórum, Dómine, quóniam tu Annæ peténti in desidério ánimæ fílii generatiónem donásti. Ego audívi ex libris maiórum meórum, Dómine, quóniam tu omnes complacéntes tibi líberas, Dómine, usque in finem."
  " Dieu d'Abraham, Dieu d'Isaac, Dieu de Jacob, tu es béni. Montre-toi favorable envers moi qui suis seule et n'ai d'autre défenseur que toi, Seigneur. Car le péril est entre mes mains! Moi, j'ai entendu raconter, Seigneur, d'après les écrits de mes pères, comment toi, tu as prévervé Noé au milieu des eaux du déluge. Moi, j'ai entendu raconter, Seigneur, d'après les écrits de mes pères, comment toi, tu as livré neuf rois aux mains d'Abraham, assisté de trois-cent-dix-huit hommes. Moi, j'ai entendu raconter, Seigneur, d'après les écrits de mes pères, comment toi, tu as délivré Jonas des entrailles du monstre marin. Moi, j'ai entendu raconter, Seigneur, d'après les écrits de mes pères, comment toi, tu as libéré Ananias, Azarias et Misaël de la fournaise ardente. Moi, j'ai entendu raconter, Seigneur, d'après les écrits de mes pères, comment toi, tu as arraché Daniel de la fosse aux lions. Moi, j'ai entendu raconter, Seigneur, d'après les écrits de mes pères, comment toi, tu as eu pitié d'Ézékias, roi de Juda, qui touchait à la mort et suppliait de vivre, et comment tu lui as accordé quinze années de vie. Moi, j'ai entendu raconter, Seigneur, d'après les écrits de mes pères, comment toi, tu as exaucé Anne, en lui donnant de mettre au monde un fils, qu'elle demandait de toute l'ardeur de son âme. Moi, j'ai entendu raconter, Seigneur, d'après les écrits de mes pères, comment toi, tu délivres tous ceux qui mettent leur amour en toi, Seigneur, jusqu'à la fin. "
  "Et nunc ádiuva me solitáriam et néminem habéntem nisi te, Dómine, Deus meus. Tu nosti quóniam abomináta est ancílla tua concúbitum incircumcisórum. Deus, tu nosti quóniam non manducávi de mensa exsecratiónum et vinum libatiónum eórum non bibi. Tu nosti quóniam a die translatiónis meæ non sum lætáta, Dómine, nisi in te solo. Tu scis, Deus, quóniam ex quo vestiméntum hoc super caput meum est, éxsecror illud tamquam pannum menstruátæ et non índui illud in die bona."
  " Alors maintenant, viens à mon secours, car je suis seule et n'ai personne que toi, Seigneur, mon Dieu! Toi, tu sais bien que ta servante a toujours détesté la couche des païens. Toi, mon Dieu, tu sais que je n'ai pas mangé à leurs banquets d'infamie, que je n'ai pas bu le vin de leurs libations. Toi, tu sais que je n'ai pas goûté le bonheur depuis le jour de mon transfert ici, sauf en toi seul, Seigneur. Toi, mon Dieu, tu sais bien que depuis le moment où je porte sur la tête ce turban royal, j'en ai la même horreur que d'un linge souillé, et que je ne le revêts pas dans mes jours de repos. "
  [Orávit Esther ad Dóminum:] "Nunc súbveni órphanæ mihi et verbum concínnum da in os meum in conspéctu leónis et gratam me fac coram eo et convérte cor eius in ódium oppugnántis nos, in perditiónem eius et eórum qui conséntiunt ei. Nos autem líbera de manu inimicórum nostrórum; convérte luctum nostrum in lætítiam et dolóres nostros in sanitátem. Surgéntes autem supra partem tuam, Deus, fac in exémplum. Appáre, Dómine; manifestáre, Dómine!"
  [Esther suppliait le Seigneur:] " Maintenant, viens en aide à l'orpheline que je suis, mets dans ma bouche un langage harmonieux en présence du lion, fais-moi trouver grâce à ses yeux, et change son cœur pour qu'il déteste celui qui nous fait la guerre, et pour qu'il le perde, lui et ses partisans. Mais nous, libère-nous de la main de nos ennemis; transforme en joie notre deuil, en salut nos souffrances. Et ceux qui se dressent contre ton héritage, Seigneur, traite-les de façon exemplaire. Montre-toi, Seigneur; manifeste-toi, Seigneur! "
  r. Confórta me, Rex, sanctórum principátum tenens, * Et da sermónem rectum et benesonántem in os meum. v. Da nobis, Dómine, locum pæniténtiæ, et ne claudas ora canéntium te, Dómine. * Et da. v. Glória Patri. * Et da.
  r. Ô Seigneur notre Roi, qui présides l'assemblée des saints, donne-moi de l'assurance, * Mets dans ma bouche un langage adapté, agréable. v. Accorde-nous, Seigneur, le temps de faire pénitence, ne referme pas la bouche de ceux qui te chantent! * Mets. v. Gloire au Père. * Mets.
  In secundo nocturno, anno II
Deuxième nocturne, année II
  Ex Expositióne sancti Ambrósii epíscopi in psalmum centésimum décimum octávum. (C. 3, 19: CSEL 62, 50-52)
Commentaire de saint Ambroise sur le psaume 118
  In umbra hic vívimus, et ídeo in umbra custodímus verba Dei. Et ut exémplo utámur, útique ante erámus sub umbra Legis, quando custodiebámus neoménias et sábbata quæ sunt umbra futurórum, sicut hodiéque Iudæi. Nos quoque secúndum Evangélium nunc vivéntes umbram séquimur verbórum Dei. Nathánael sub árbore fici vidétur, David in umbra alárum Dómini Iesu speráre se dicit, Zachæus in árborem sycómori ascéndit, ut Christum vidéret. Nobis quoque expándit manus suas Iesus, ut totum mundum obumbráret.
  C'est dans l'ombre que nous vivons ici-bas, par conséquent, c'est dans l'ombre que nous gardons les paroles de Dieu. Et pour prendre un exemple: nous étions certainement naguère sous l'ombre de la Loi, lorsque nous observions les néoménies et les sabbats, ombres des réalités futures, comme le font, encore aujourd'hui, les Juifs. Nous aussi, tout en vivant désormais selon l'Évangile, nous suivons l'ombre des paroles de Dieu. Nathanaël est vu sous un figuier, David proclame qu'il espère à l'ombre des ailes du Seigneur Jésus; Zachée monte sur un sycomore, afin de voir le Christ. Pour nous aussi Jésus étend ses mains, afin de couvrir de son ombre le monde entier.
  Quómodo non sumus in umbra, qui crucis eius protégimur velaménto? Quómodo non sumus in umbra, quos Crucifíxus a malignitáte sæculi et córporis ardóre deféndit? An nescímus, quóniam Verbum Dei véniens in hunc mundum non sicut Verbum advénit, quale erat in princípio, quale erat apud Deum, sed semetípsum exinanívit formam servi accípiens? Venit in nube levi et, cum esset virtus Altíssimi, obumbrávit Maríæ, ut transfiguráret corpus humilitátis nostræ confórme fíeri córpori glóriæ suæ. Sicut ille ergo formam mutávit, cum ex vírgine nascerétur, ita et nobis sermónes Dei transfiguráti vidéntur, cum legúntur in Evangélio, cum spécies eórum vidétur in Scriptúris quasi per spéculum, quia tota véritas hic non potest comprehéndi. Cum autem vénerit quod perféctum est, non iam per descensiónem, non per spéciem, ut transfiguráti, sed íntegra atque expréssa veritáte respléndeant.
  Comment ne sommes-nous pas dans l'ombre, nous qui sommes abrités par le voile qu'est sa croix? Comment ne sommes-nous pas dans l'ombre, nous que le Crucifié protège contre la malfaisance du monde et la brûlure des passions? Ne savons-nous pas que la Parole de Dieu, le Verbe de Dieu, venant en ce monde, n'y est pas venu en tant que Verbe, tel qu'il était au commencement, tel qu'il était auprès de Dieu, mais qu'il s'est dépouillé lui-même en prenant la condition de serviteur? Il est venu sur la nuée légère et, comme il était la puissance du Très-Haut, il a pris sous son ombre Marie, afin de transformer notre pauvre corps à l'image de son corps glorieux. De même, en effet, que lui, a changé de condition puisqu'il devait naître d'une vierge, de même pour nous aussi, les paroles de Dieu apparaissent transformées, lorsqu'elles sont lues dans l'Évangile, lorsque leur image apparaît dans les Écritures comme en un miroir, puisque la vérité tout entière ne peut être appréhendée ici-bas. Mais, quand viendra l'achèvement, ce ne sera plus à travers une descente, ou à travers une image, ou comme transformées, que resplendiront les paroles de Dieu, mais dans leur vérité intégrale et manifeste.
  Neque te móveat quod ait: Multa verba custódiam, quia cum unum verbum cognóverit, multa verba cognóscit. In uno multa sunt et in multis unum est. Probándum est ígitur, quómodo unum verbum multa sint et multa verba unum verbum sit. Nec diffícile docéri, cum díxerit Apóstolus quia ipse est imágo Dei invisíbilis, primogénitus omnis creatúræ. Unum est ígitur verbum quod operátur in síngulis, et cum in síngulis operátur, operátur ómnia et in ómnibus.
  Ne sois donc pas troublé par ce que dit le psalmiste: Je garderai tes nombreuses paroles. Car, s'il connaît une seule parole, il connaît de nombreuses paroles. En une seule, il en existe de nombreuses, et en de nombreuses il n'y en a qu'une seule. Il faut donc prouver comment une seule parole, un seul verbe, en exprime plusieurs, et comment plusieurs sont un seul. Il n'est pas difficile de le montrer puisque l'Apôtre dit que le Verbe est l'image du Dieu invisible, le premier-né de toute créature. Unique est donc la Parole, unique le Verbe, qui opère en chacun et, lorsqu'il opère en chacun, il opère tout et en tous.
  r. Recordáre mei, Dómine, omni potentátui dóminans; da sermónem rectum et benesonántem in os meum, ut pláceant verba mea in conspéctu príncipis; evérte cor eius in ódium repugnántium nobis et in eos qui conséntiunt eis, * Nos autem líbera in manu tua, Deus noster, in ætérnum. v. Qui regis Israel, inténde, qui dedúcis velut ovem Ioseph. * Nos autem. v. Glória Patri. * Nos autem.
  r. Souviens-toi de moi, Seigneur, Tout-Puissant et Maître de tout; mets dans ma bouche un langage adapté, agréable, afin que les paroles que je prononcerai en présence du roi lui plaisent; incline son cœur à détester ceux qui nous rejettent et leurs complices, * Mais nous, délivre-nous par ta main, ô notre Dieu, pour toujours! v. Berger d'Israël, écoute, toi qui conduis Joseph, ta brebis. * Mais nous. v. Gloire au Père. * Mais nous.
  Postea dicitur immediate et sine orémus oratio propria, cum conclusione longiore.
Après cela on dit immédiatement et sans "Prions" l'oraison propre, avec la conclusion longue.
  Dóminus vobíscum.
  Le Seigneur soit avec vous.
  r. Et cum spíritu tuo.
  r. Et avec votre esprit.
  Benedícat vos omnípotens Deus, Pater, ✠ et Fílius, et Spíritus Sanctus.
  Que Dieu tout puissant vous bénisse, le Père, ✠ et le Fils et le Saint-Esprit.
  r. Amen.
  r. Amen.
  Vel alia formula benedictionis, sicut in Missa.
Ou une autre formule de bénédiction, comme à la Messe.
  Et si fit dimissio, sequitur invitatio:
Et si on fait un renvoi, on ajoute l'invitation :
  Absente sacerdote vel diacono, et in recitatione a solo, sic concluditur:
En l'absence d'un diacre ou d'un prêtre, et dans la récitation seul, on conclut ainsi :
   Dóminus nos benedícat, et ab omni malo deféndat, et ad vitam perdúcat ætérnam. r. Amen.
   Que le Seigneur nous bénisse, qu'Il nous défende de tout mal, et qu'Il nous fasse parvenir à la vie éternelle. r. Amen.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.
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