Le monde attend que l'Eglise redevienne une société de louange

Avertissement : l'antiphonaire romain est en construction. Il subsiste de nombreuses erreurs et omissions. Soyez patients.
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(c3) DE(h)us,(h) (,)in(h) ad(h)iu(h)tó(hi)ri(h)um(h) me(h)um(h) in(h)tén(h)de.(h) r/.(::) Dó(h)mi(h)ne,(h) (,) ad(h) ad(h)iu(h)ván(h)dum(h) me(h) fes(h)tí(h)na.(h) (:) Gló(h)ri(h)a(h) Pa(h)tri,(h) et(h) Fí(h)li(h)o,(h) (,) et(h) Spi(h)rí(h)tu(h)i(h) Sanc(h)to.(h) (:)
Si(h)cut(h) e(h)rat(h) in(h) prin(h)cí(h)pi(h)o,(h) et(h) nunc,(h) et(h)
sem(h)per,(h) (,) et(h) in(h) sǽ(h)cu(h)la(h) sæ(h)cu(h)ló(h)rum.(h)
Am(h)en.(h:) Al(h)le(hi)lú(h)ia.(h) (::)
  v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde. r. Dómine, ad adiuvándum me festína. Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen. Allelúia.
  v. Dieu, viens à mon aide. r. Seigneur, vite à mon secours. Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen. Alléluia.
  Hymnus
Hymne
  Festíva vos, archángeli, hæc nostra tollunt cántica, quos in supérna cúria insígnit ingens glória.
Ces chants festifs élèvent nos louanges à vous, archanges, que dans la cour céleste une immense gloire distingue.
  Tu nos, cohórtis cælicæ invícte princeps, Míchæl, dextra corúsca róbora Deíque serva grátiæ.
Vous, Michel, prince invincible de l'armée céleste, fortifiez-nous de votre droite étincelante et gardez-nous dans la grâce de Dieu.
  Qui núntius deléctus es mysteriórum máximus, nos lucis usque, Gábriel, fac diligámus sémitas.
Vous, Gabriel, qui avez été choisi comme le plus grand messager des mystères, faites-nous aimer toujours les chemins de la lumière.
  Nobis adésto, Ráphæl, ac pátriam peténtibus morbos repélle córporum, affer salútem méntium.
Assistez-nous, Raphaël, et pour ceux qui cherchent la patrie, repoussez les maladies du corps, apportez la santé de l'esprit.
  Vosque angelórum cándida nos adiuvétis ágmina, possímus ut consórtio vestro beáti pérfrui.
Et vous, pures armées des anges, aidez-nous, afin que nous puissions jouir de la bienheureuse compagnie avec vous.
  Summo Parénti et Fílio honor sit ac Paráclito, quos vester uno prædicat concéntus hymno pérpetim. Amen.
Honneur soit au Père suprême et au Fils, ainsi qu'au Paraclet, que votre chœur célèbre d'une hymne éternelle. Amen.
annotation: 4a;
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(c4) EX(h)pú(h>)gna(gf) *() im(e)pu(f)gnán(g>)tes(f) me.(e) (::)
E(h) u(g) o(h) u(i) a(g) e.(h) (::)
  Ant. 1. Expúgna impugnántes me.
  Ant. 1. Combat ceux qui me combattent.
  Psalmus 34 (35), 1-2. 3c. 9-19. 22-23. 27-28
Psaume 34 (35), 1-2. 3c. 9-19. 22-23. 27-28
  Dominus salvator in persecutione
  Congregati sunt ... et consilium fecerunt, ut Iesum dolo tenerent et occiderent. (Mt 26, 3. 4)
  I
I
  Iúdica, Dómine, iudicántes me; * impúgna impugnántes me.
  Juge, Seigneur, ceux qui me font du mal; combats ceux qui me combattent.
  Apprehénde clípeum et scutum et exsúrge in adiutórium mihi. * Dic ánimæ meæ: "Salus tua ego sum."
  Prends Tes armes et Ton bouclier, et leve-Toi pour me secourir. Dis à mon âme: Je suis ton salut.
  Anima autem mea exsultábit in Dómino * et delectábitur super salutári suo.
  Mais mon âme se réjouira dans le Seigneur, et mettra ses délices dans son Sauveur.
  Omnia ossa mea dicent: * "Dómine, quis símilis tibi?
  Tous mes os diront: * Seigneur, qui T'est semblable, à Toi,
  Erípiens ínopem de manu fortiórum eius, * egénum et páuperem a diripiéntibus eum."
  qui arraches le pauvre des mains de ceux qui sont plus forts que lui; l'indigent et le pauvre à ceux qui le dépouillent?
  Surgéntes testes iníqui, *quæ ignorábam, interrogábant me;
  Des témoins iniques se sont élevés; ils m'ont interrogé sur ce que j'ignorais.
  retribuébant mihi mala pro bonis, * desolátio est ánimæ meæ.
  Ils n'ont rendu le mal pour le bien; c'était la stérilité pour mon âme.
  Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
  Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
  Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
  Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
annotation: ;
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(c4) a/. Ex(h)pú(h>)gna(gf) () im(e)pu(f)gnán(g>)tes(f) me.(e)
(::)
  Ant. Expúgna impugnántes me.
  Ant. Combat ceux qui me combattent.
annotation: 8g;
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(c4) IÚ(h)di(f)ca(fg) *() cau(g>)sam(gh) me(h)am;(g) (;) de(fh)fén(j)de,(ji/jkj) (,) qui(h)a(gf) po(gh)tens(i>) es,(h) Dó(g)mi(fg)ne.(g) (::)
E(j) u(j) o(i) u(j) a(h) e.(g) (::)
  Ant. 2. Iúdica causam meam; defénde, quia potens es, Dómine.
  Ant. 2. Juge ma cause ; défends-moi, car Tu es puissant, Seigneur.
  II
II
  Ego autem, cum infirmaréntur, * induébar cilício,
  Mais moi, quand ils me tourmentaient, je me revêtais d'un cilice.
  humiliábam in ieiúnio ánimam meam, * et orátio mea in sinu meo convertebátur.
   J'humiliais mon âme par le jeûne, et ma prière retournait dans mon sein.
  Quasi pro próximo et quasi pro fratre meo ambulábam, * quasi lugens matrem contristátus incurvábar.
  J'avais pour eux la même compassion que pour un proche ou un frère; je me courbais comme dans le deuil et la tristesse.
  Cum autem vacillárem, lætáti sunt et convenérunt; * convenérunt contra me percutiéntes, et ignorávi.
  Et ils se sont réjouis, et se sont assemblés contre moi; les malheurs se sont réunis sur moi, sans que j'en connusse la raison.
  Diripuérunt et non desistébant; tentavérunt me, subsannavérunt me subsannatióne, * frenduérunt super me déntibus suis.
  Ils ont été dispersés; mais, sans componction, ils m'ont de nouveau mis à l'épreuve; ils m'ont accablé d'insultes; ils ont grincé des dents contre moi.
  Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
  Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
  Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
  Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
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(c4) a/. Iú(h)di(f)ca(fg) () cau(g>)sam(gh) me(h)am;(g) (;) de(fh)fén(j)de,(ji/jkj) (,) qui(h)a(gf) po(gh)tens(i>) es,(h) Dó(g)mi(fg)ne.(g)
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  Ant. Iúdica causam meam; defénde, quia potens es, Dómine.
  Ant. Juge ma cause ; défends-moi, car Tu es puissant, Seigneur.
annotation: 8g;
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(c4) LÍ(h)be(f)ra(gh) me(g) *() de(h) san(j)guí(jk)ni(j)bus,(j) (,) De(ji)us,(h) De(iwj)us(i) me(g)us:(g) (;) et(f) ex(g)sul(h)tá(i)bit(j) lin(h)gua(ho) me(g)a(g) iu(f)stí(g)ti(hi)am(h>) tu(g)am.(g) (::)
E(j) u(j) o(i) u(j) a(h) e.(g) (::)
  Ant. 3. Líbera me de sanguínibus, Deus, Deus meus: et exsultábit lingua mea de iustítiam tuam.
  Ant. 3. Délivre-moi du sang versé, ô Dieu, Dieu de ma vie : et ma langue chantera Ta justice.
  III
III
  Dómine, quámdiu aspícies? Restítue ánimam meam a malignitáte eórum, * a leónibus únicam meam.
  Seigneur, quand regarderas-Tu ? Sauve mon âme de leur malignité; arrache mon unique à ces lions.
  Confitébor tibi in ecclésia magna, * in pópulo multo laudábo te.
  Je Te célébrerai dans une grande assemblée; je Te louerai au milieu d'un peuple nombreux.
  Non supergáudeant mihi inimíci mei mendáces, * qui odérunt me gratis et ánnuunt óculis.
  Qu'ils ne se réjouissent point à mon sujet, ceux qui m'attaquent injustement, qui me haïssent sans raison et qui clignent des yeux.
  Vidísti, Dómine, ne síleas; * Dómine, ne discédas a me.
  Tu as vu, Seigneur; ne reste pas en silence; * Seigneur, ne T'éloigne pas de moi.
  Exsúrge et evígila ad iudícium meum, * Deus meus et Dóminus meus, ad causam meam.
  Lève-Toi et prends soin de mon droit; mon Dieu et mon Seigneur, défends ma cause.
  Exsúltent et læténtur, qui volunt iustítiam meam, * et dicant semper: «Magnificétur Dóminus, qui vult pacem servi sui».
  Qu'il soient dans l'allégresse et la joie, ceux qui veulent ma justification; et qu'ils disent sans cesse: Gloire au Seigneur, ceux qui désirent la paix de Son serviteur.
  Et lingua mea meditábitur iustítiam tuam, * tota die laudem tuam.
  Et ma langue célébrera Ta justice, et Ta louange tout le jour.
  Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
  Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
  Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
  Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
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(c4) a/. Lí(h)be(f)ra(gh) me(g) () de(h) san(j)guí(jk)ni(j)bus,(j) (,) De(ji)us,(h) De(iwj)us(i) me(g)us:(g) (;) et(f) ex(g)sul(h)tá(i)bit(j) lin(h)gua(ho) me(g)a(g) iu(f)stí(g)ti(hi)am(h>) tu(g)am.(g)
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  Ant. Líbera me de sanguínibus, Deus, Deus meus: et exsultábit lingua mea de iustítiam tuam.
  Ant. Délivre-moi du sang versé, ô Dieu, Dieu de ma vie : et ma langue chantera Ta justice.
  v. Stetit ángelus iuxta aram templi. r. Habens turíbulum áureum in manu sua.
  v. L'ange se tint près de l'autel du temple. r. Ayant un encensoir d'or dans sa main.
  In primo nocturno, utroque anno
Premier nocturne, années I et II
  De libro Apocalýpsis beáti Ioánnis apóstoli
De l'Apocalypse de saint Jean
   Signum magnum appáruit in cælo: múlier amícta sole, et luna sub pédibus eius, et super caput eius coróna stellárum duódecim; et in útero habens, et clamat partúriens et cruciátur, ut páriat. Et visum est áliud signum in cælo: et ecce draco rufus magnus, habens cápita septem et córnua decem, et super cápita sua septem diadémata; et cauda eius trahit tértiam partem stellárum cæli et misit eas in terram. Et draco stetit ante mulíerem, quæ erat paritúra, ut, cum peperísset, fílium eius devoráret. Et péperit fílium, másculum, qui rectúrus est omnes gentes in virga férrea; et raptus est fílius eius ad Deum et ad thronum eius. Et múlier fugit in desértum, ubi habet locum parátum a Deo, ut ibi pascant illam diébus mille ducéntis sexagínta.
  Un signe grandiose apparut au ciel: une Femme! le soleil l'enveloppe, la lune est sous ses pieds et douze étoiles couronnent sa tête; elle est enceinte et crie dans les douleurs et le travail de l'enfantement. Puis un second signe apparut au ciel: un énorme Dragon rouge-feu, à sept têtes et dix cornes, chaque tête surmontée d'un diadème. Sa queue balaie le tiers des étoiles du ciel et les précipite sur la terre. En arrêt devant la Femme en travail, le Dragon s'apprête à dévorer son enfant aussitôt né. Or la Femme mit au monde un enfant mâle, celui qui doit mener toutes les nations avec un sceptre de fer; et son enfant fut enlevé jusqu'auprès de Dieu et de son trône, tandis que la Femme s'enfuyait au désert, où Dieu lui a ménagé un refuge pour qu'elle y soit nourrie mille deux cent soixante jours.
   Et factum est prœlium in cælo, Míchael et ángeli eius, ut prœliaréntur cum dracóne. Et draco pugnávit et ángeli eius, et non váluit, neque locus invéntus est eórum ámplius in cælo. Et proiéctus est draco ille magnus, serpens antíquus, qui vocátur Diábolus et Sátanas, qui sedúcit univérsum orbem; proiéctus est in terram, et ángeli eius cum illo proiécti sunt.
   Alors, il y eut une bataille dans le ciel: Michel et ses Anges combattirent le Dragon. Et le Dragon riposta, avec ses Anges, mais ils eurent le dessous et furent chassés du ciel. On le jeta donc, l'énorme Dragon, l'antique Serpent, le Diable ou le Satan, comme on l'appelle, le séducteur du monde entier, on le jeta sur la terre et ses Anges furent jetés avec lui.
   Et audívi vocem magnam in cælo dicéntem: "Nunc facta est salus et virtus et regnum Dei nostri et potéstas Christi eius, quia proiéctus est accusátor fratrum nostrórum, qui accusábat illos ante conspéctum Dei nostri die ac nocte. Et ipsi vicérunt illum propter sánguinem Agni et propter verbum testimónii sui; et non dilexérunt ánimam suam usque ad mortem. Proptérea lætámini, cæli et qui habitátis in eis. Væ terræ et mari, quia descéndit Diábolus ad vos habens iram magnam, sciens quod módicum tempus habet!"
   Et j'entendis une voix clamer dans le ciel: " Désormais, la victoire, la puissance et la royauté sont acquises à notre Dieu, et la domination à son Christ, puisqu'on a jeté bas l'accusateur de nos frères, celui qui les accusait jour et nuit devant notre Dieu. Mais eux l'ont vaincu par le sang de l'Agneau et par la parole dont ils ont témoigné, car ils ont méprisé leur vie jusqu'à mourir. Soyez donc dans la joie, vous, les cieux et leurs habitants. Malheur à vous, la terre et la mer, car le Diable est descendu chez vous, frémissant de colère et sachant que ses jours sont comptés. "
   Et postquam vidit draco quod proiéctus est in terram, persecútus est mulíerem, quæ péperit másculum. Et datæ sunt mulíeri duæ alæ áquilæ magnæ, ut voláret in desértum in locum suum, ubi álitur per tempus et témpora et dimídium témporis a fácie serpéntis. Et misit serpens ex ore suo post mulíerem aquam tamquam flumen, ut eam fáceret trahi a flúmine. Et adiúvit terra mulíerem, et apéruit terra os suum et absórbuit flumen, quod misit draco de ore suo. Et irátus est draco in mulíerem et ábiit fácere prœlium cum réliquis de sémine eius, qui custódiunt mandáta Dei et habent testimónium Iesu.
   Se voyant rejeté sur la terre, le Dragon se lança à la poursuite de la Femme, la mère de l'Enfant mâle. Mais elle reçut les deux ailes du grand aigle pour voler au désert jusqu'au refuge où, loin du Serpent, elle doit être nourrie un temps et des temps et la moitié d'un temps. Le Serpent vomit alors de sa gueule comme un fleuve d'eau derrière la Femme pour l'entraîner dans ses flots. Mais la terre vint au secours de la Femme: ouvrant la bouche, elle engloutit le fleuve vomi par la gueule du Dragon. Alors, furieux contre la Femme, le Dragon s'en alla guerroyer contre le reste de ses enfants, ceux qui gardent les commandements de Dieu et possèdent le témoignage de Jésus.
  r. Hic est Míchael archángelus, princeps milítiæ angelórum, cuius honor præstat benefícia populórum, * Et orátio perdúcit ad regna cælórum. v. Angeli, archángeli, throni et dominatiónes, principátus et potestátes, virtútes cælórum. * Et orátio. v. Glória Pátri. * Et orátio.
  r. Celui-ci est Michel archange, prince de l'armée des anges: l'honneur qu'on lui rend est, pour les peuples, une source de grâces; * Et la prière qu'on lui adresse conduit au royaume des cieux. v. Anges, archanges, trônes et dominations, principautés, puissances, toutes les forces des armées célestes! * Et la prière. v. Gloire au Père. * Et la prière.
  In secundo nocturno, anno II
Deuxième nocturne, année II
  Ex Libris sancti Augustíni epíscopi De Civitáte Dei (Lib. 11, 24: CCL 48, 343-344)
Livre de saint Augustin De la Cité de Dieu
   Crédimus et tenémus et fidéliter prædicámus quod Pater genúerit Verbum, hoc est sapiéntiam per quam facta sunt ómnia, unigénitum Fílium, unus unum, ætérnus coætérnum, summe bonus æquáliter bonum; et quod Spíritus Sanctus simul et Patris et Fílii sit Spíritus et ipse consubstantiális et coætérnus ambóbus; atque hoc totum et Trínitas sit propter proprietátem personárum et unus Deus propter inseparábilem divinitátem, sicut unus Omnípotens propter inseparábilem omnipoténtiam.
   Nous croyons, nous maintenons, nous proclamons fidèlement que le Père a engendré le Verbe, c'est-à-dire la Sagesse par qui tout a été fait, son Fils unique; que lui, l'un, a engendré l'unique; l'éternel, le coéternel; le souverainement bon, l'également bon; et que le Saint-Esprit est à la fois l'Esprit du Père et du Fils, et qu'il est lui-même consubstantiel et coéternel à tous deux; que cela tout entier est en même temps Trinité à cause de la propriété des personnes et Dieu unique à cause de leur inséparable divinité, de même qu'il est l'unique Tout-Puissant à cause de leur inséparable toute-puissance.
   Si nihil est áliud bónitas divína quam sánctitas, profécto et illa diligéntia ratiónis est, non præsumptiónis audácia, ut in opéribus Dei secréto quodam loquéndi modo, quo nostra exerceátur inténtio, éadem nobis insinuáta intellegátur Trínitas, unamquámque creatúram quis fécerit, per quid fécerit, propter quid fécerit.
   Si la bonté divine s'identifie avec la sainteté, ce n'est plus une audacieuse présomption, mais l'exercice attentif de la raison, que de voir dans les œuvres de Dieu, sous une forme mystérieuse de parler destinée à éveiller notre attention, cette même Trinité insinuée par la triple question au sujet de chaque créature: Qui l'a faite? Par quel moyen l'a-t-il faite? Pour quel motif l'a-t-il faite?
   R. Venit Míchael archángelus cum multitúdine angelórum, cui trádidit Deus ánimas sanctórum, * Ut perdúcat eas in paradísum exsultatiónis. V. Emítte, Dómine, Spíritum tuum de cælo, Spíritum sapiéntiæ et intelléctus; * Ut perdúcat.
  r. L'archange Michel est intervenu, accompagné d'une multitude d'esprits angéliques, puisque Dieu lui a confié les âmes de ses fidèles, * Pour qu'il les fasse parvenir à l'exultation du paradis. v. Du ciel envoie ton Esprit, Seigneur, ton Esprit de sagesse et d'intelligence; * Pour.
   Pater quippe intellégitur Verbi, qui dixit ut fiat; quod autem illo dicénte factum est, procul dúbio per Verbum factum est; in eo vero quod dícitur: Vidit Deus quia bonum est, satis significátur Deum nulla necessitáte, nulla suæ cuiúsquam utilitátis indigéntia, sed sola bonitáte fecísse quod factum est, id est quia bonum est; quod ídeo póstea quam factum est dícitur, ut res quæ facta est congrúere bonitáti, propter quam facta est, indicétur. Quæ bónitas si Spíritus Sanctus recte intellégitur, univérsa nobis Trínitas in suis opéribus intimátur.
   C'est le Père du Verbe, en effet, qui dit: Que la créature soit! Et ce qui est fait à sa parole, c'est sans aucun doute par le moyen du Verbe que cela est fait. Ces mots enfin: Dieu vit que cela était bon, expriment bien que Dieu, sans nulle nécessité, sans la moindre recherche de profit personnel, mais par le motif de sa seule bonté, a fait ce qu'il a fait, bref: parce que cela est bon! Et si l'œuvre est déclarée bonne après sa création, c'est pour montrer qu'elle est en harmonie avec la bonté, raison de sa création. Mais si cette bonté désigne à juste titre le Saint-Esprit, c'est la Trinité tout entière qui se révèle à nous dans ses œuvres.
   Inde est civitátis sanctæ, quæ in sanctis ángelis sursum est, et órigo et informátio et beatitúdo. Nam si quærátur unde sit: Deus eam cóndidit; si unde sit sápiens: a Deo illuminátur; si unde sit felix: Deo frúitur; subsístens modificátur, contémplans illustrátur, inhærens iucundátur; est, videt, amat; in æternitáte Dei viget, in veritáte Dei lucet, in bonitáte Dei gaudet.
   Et c'est de la divine Trinité que la cité sainte, qui en la personne des saints anges est céleste, tire et son origine et sa forme et sa béatitude. Demande-t-on, en effet, d'où elle vient? C'est Dieu qui l'a fondée! D'où lui vient sa sagesse? C'est Dieu qui l'illumine! D'où sa béatitude? C'est Dieu dont elle jouit! En subsistant en lui, elle a son degré d'être; en le contemplant, elle a sa lumière; en s'unissant à lui, elle a sa joie. Elle est, elle voit, elle aime; dans l'éternité de Dieu, elle prospère; dans la vérité de Dieu, elle brille; dans la bonté de Dieu, elle se réjouit!
  Vel:
Ou bien:
  Ex Oratiónibus sancti Gregórii Nazianzéni epíscopi (Orat. 28, 31: PG 36, 70-71)
Discours théologique de saint Grégoire de Nazianze.
   Quóniam Mosáicum illud tabernáculum, mundi tótius figúram et imáginem exstitísse docet Scriptúra - mundus porro ex visibílibus et invisibílibus constat -, idcírco penetráto primo velo, transcensísque rebus illis, quæ sensum movent, in Sancta prospiciémus, hoc est, in supercœléstem natúram, quæque non nisi ratióne atque intellegéntia percípitur.
   Puisque l'Écriture enseigne que la tente de Moïse est la figure et l'image de tout l'univers, - je veux dire de l'ensemble des êtres visibles et des puissances invisibles-, ayant franchi le premier voile, et dépassé la sensation, penchons-nous pour regarder vers le Saint, c'est-à-dire vers la nature spirituelle et supracéleste, qui ne peut se laisser appréhender que par l'esprit.
   Sed ne hanc quidem, tamétsi córporis expértem, incorpóreo modo cérnere póssumus, quippe quæ ignis, et spíritus appellétur, aut efficiátur. Deus enim, ut líttteris sacris próditum est, ángelos suos spíritus facit, et minístros suos flammam ignis. Spíritus porro atque ignis ángelus appellátur; illud quia intelléctili natúra est præditus, hoc, quia purgándis ánimis nostris adhibétur; quandóquidem primária quoque illa esséntia iísdem nomínibus in Scriptúra nuncupátur. Sed sint sane nobis illi incorpórei, aut quam próxime ad hoc accedéntes.
   Mais cette nature spirituelle, nous ne pouvons non plus la voir d'une manière incorporelle, même si elle est incorporelle. Elle s'appelle feu, et vent, ou encore elle est l'un et l'autre; car il est écrit que Dieu a pris les vents pour messagers; pour serviteurs, les flammes du feu; L'ange est donc bien appelé vent et feu; vent, parce que sa nature est spirituelle; feu, parce qu'elle est purificatrice; car je sais que, d'après l'Écriture, ces mêmes noms conviennent aussi à la substance première. Bref, que cette nature soit pour nous incorporelle, ou ce qui en est le plus proche!
   Vides enim quómodo circa huiúsmodi sermónem æstuémus, nec, quo progrediámur, habeámus; aut certe non ultra prógredi possímus, quam quod ángelos quosdam et archángelos scimus, thronos, potestátes, principatus, dominatiónes, splendóres, ascénsus, intellegéntes virtútes, vel mentes pótius, puras natúras, miniméque adultérinas, ad malum immóbiles, vel certe non fácile móbiles, perpétuos choros circa príncipem illam causam agitántes; aut si quid áptius quisquam eárum láudibus decantándis afférre queat, puríssimo splendóre illinc perfúsas, aut pro natúræ et órdinis cuiúsque proportióne, álias álio modo collustrátas.
   Tu vois comment nous sommes saisis de vertige à propos de ce discours et comment nous ne savons jusqu'où avancer; nous savons seulement qu'il y a des Anges, des Archanges, des Trônes, et des Puissances, des Principautés, des Dominations, des Splendeurs, des Ascensions, des Vertus spirituelles, ou plutôt des Esprits, natures pures et sans mélange, ne pouvant se mouvoir vers ce qui est plus bas, sinon difficilement, évoluant sans cesse en chœur autour de la Cause Première; ou bien, comment pourrait-on les chanter, ces êtres qui, de là, tirent la splendeur très pure dont ils brillent, ou qui ont des splendeurs différentes selon leur nature et leur rang?
   Quæ a summa illa pulchritúdine ádeo informántur et imprimúntur, ut ipsæ ália quoque lúmina efficiántur, ac per primi lúminis influxiónes et communicatiónes álios illumináre possint; quæ, cum divínæ voluntátis minístræ sint, roboréque non modo naturáli, sed étiam adventítio pólleant, loca ómnia perágrant, ómnibus ubíque impígre adsunt, tum ob ministérii promptitúdinem, tum ob natúræ levitátem; áliæ étiam áliam quamdam orbis partem complectúntur, aut certe áliis quæ pars commíssa est, ut novit, qui hæc ordinávit ac distínxit; ad unum rerum ómnium Conditóris nutum ómnia in unum iungunt; divínæ maiestátis laudes canunt, ac sempitérnam illam glóriam sempitérne intuéntur, non ut inde glóriæ Dei áliquid accréscat - nihil enim est, quod ei, qui plenus est, aliísque bonórum auctor, accréscere queat -; sed ne étiam primæ illæ post Deum natúræ benefício áffici désinant.
   Les anges sont si bien marqués et modelés par la Beauté qu'ils deviennent d'autres lumières et peuvent illuminer les autres en rayonnant sur eux cette lumière et en la leur communiquant; serviteurs de la volonté divine, puissants par leur force naturelle et par celle qui s'y ajoute, ils parcourent l'univers, présents partout à la disposition de tous, sans retard, par l'empressement de leur service et l'agilité de leur nature; les uns ont reçu comme lot une partie de la terre, d'autres sont préposés à un autre point de l'univers, comme le sait Celui qui a organisé et délimité cela; ils font converger toutes choses vers l'unité, sur un seul signe de Celui qui a créé l'univers; ils chantent la magnificence divine; ils contemplent la gloire éternelle, et cela éternellement; non que la gloire de Dieu en soit augmentée - car il n'est pas possible d'ajouter à la plénitude, d'ajouter à celui qui précisément est l'auteur des biens qu'il accorde aux autres -, mais, de la sorte, ne cessent pas d'être comblées de bienfaits les natures qui sont les premières après Dieu.
  r. In témpore illo consúrget Míchael, qui stat pro fíliis vestris; * Et véniet tempus quale non fuit ex eo, ex quo gentes esse cœpérunt, usque ad tempus illud. v. In témpore illo salvábitur pópulus tuus omnis qui invéntus fúerit scriptus in libro vitæ. * Et véniet. v. Glória Pátri. * Et véniet.
  r. En ce temps-là se lèvera Michel, celui qui veille sur les fils de ton peuple ; * Il arrivera un temps de détresse comme il n'y en a jamais eu jusqu'à ce jour, depuis que les nations existent. v. Mais en ce temps-là viendra le salut de ton peuple, de tous ceux dont le nom se trouvera inscrit dans le livre de vie. * Il arrivera. V. Gloire au Père. * Il arrivera.
  Hymnus
Hymne
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  Te Deum laudámus : te Dóminum confitémur.
Nous Te louons, ô Dieu ! Nous Te bénissons, Seigneur.
  Te ætérnum Patrem, omnis terra venerátur.
Toute la terre T'adore, ô Père éternel !
  Tibi omnes ángeli, tibi cæli et univérsæ potestátes :
Tous les Anges, les Cieux et toutes les Puissances.
  tibi chérubim et séraphim, incessábili voce proclámant: "Sanctus, Sanctus, Sanctus Dóminus Deus Sábaoth.
Les Chérubins et les Séraphins s'écrient sans cesse devant Toi : Saint, Saint, Saint est le Seigneur, le Dieu des armées.
  Pleni sunt cæli et terra maiestátis glóriæ tuæ."
Les cieux et la terre sont pleins de la majesté de Ta gloire.
  Te gloriósus Apostolórum chorus, te prophetárum laudábilis númerus, te mártyrum candidátus laudat exércitus.
L'illustre chœur des Apôtres, La vénérable multitude des Prophètes, L'éclatante armée des Martyrs célèbrent Tes louanges.
  Te per orbem terrárum sancta confitétur Ecclésia, Patrem imménsæ maiestátis;
L'Église sainte publie Tes grandeurs dans toute l'étendue de l'univers, Ô Père dont la majesté est infinie !
  venerandum tuum verum et unicum Filium;
Elle adore également Ton Fils unique et véritable ;
  Sanctum quoque Paráclitum Spíritum.
Et le Saint-Esprit consolateur.
  Tu rex glóriæ, Christe.
Ô Christ ! Tu es le Roi de gloire.
  Tu Patris sempitérnus es Fílius. Tu, ad liberándum susceptúrus hóminem,
Tu es le Fils éternel du Père. Pour sauver les hommes et revêtir notre nature,
  non horruísti Vírginis úterum.
Tu n'as pas dédaigné le sein d'une Vierge.
  Tu, devícto mortis acúleo,
Tu as brisé l'aiguillon de la mort,
  aperuísti credéntibus regna cælórum.
Tu as ouvert aux fidèles le royaume des cieux.
  Tu ad déxteram Dei sedes, in glória Patris.
Tu es assis à la droite de Dieu dans la gloire du Père.
  Iudex créderis esse ventúrus.
Nous croyons que Tu viendras juger le monde.
  Te ergo quǽsumus, tuis fámulis subvéni, quos pretióso sánguine redemísti.
Nous Te supplions donc de secourir Tes serviteurs, rachetés de Ton Sang précieux.
  Ætérna fac cum sanctis tuis in glória numerári.
Mets-nous au nombre de Tes Saints, pour jouir avec eux de la gloire éternelle.
  ¶ Salvum fac pópulum tuum, Dómine, et bénedic hereditáti tuæ.
¶ Sauve Ton peuple, Seigneur, et verse Tes bénédictions sur Ton héritage.
  Et rege eos, et extólle illos usque in ætérnum.
Conduis Tes enfants et élève-les jusque dans l'éternité bienheureuse.
  Per síngulos dies benedícimus te; et laudámus nomen tuum in sǽculum, et in sǽculum sǽculi.
Chaque jour nous Te bénissons ; Nous louons Ton nom à jamais, et nous le louerons dans les siècles des siècles.
  Dignáre, Dómine, die isto sine peccáto nos custodíre.
Daigne, Seigneur, en ce jour, nous préserver du péché.
  Miserére nostri, Dómine, miserére nostri.
Aie pitié de nous, Seigneur, aie pitié de nous.
  Fiat misericórdia tua, Dómine, super nos, quemádmodum sperávimus in te.
Que Ta miséricorde, Seigneur, se répande sur nous, selon l'espérance que nous avons mise en Toi.
  In te, Dómine, sperávi: non confúndar in ætérnum.
C'est en Toi, Seigneur, que j'ai espéré, je ne serai pas confondu à jamais.
  ¶ Hæc ultima pars hymni ad libitum omitti potest.
¶ On peut omettre, au choix, la dernière partie de l'hymne.
   
  Orémus.
  Prions.
  Deus, qui miro órdine Angelórum ministéria hominúmque dispénsas, concéde propítius, ut, a quibus tibi ministrántibus in cælo semper assístitur, ab his in terra vita nostra muniátur. Per Dominum.
  Dieu qui répartis avec un ordre admirable les fonctions des anges et des hommes, daigne faire que ceux qui servent sans cesse en Ta présence dans le ciel protègent notre vie sur terre.
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(c4) BE(g)ne(g)di(gffo)cá(df!gh)mus(g) (,) Dó(gjjvIHGFhiHG)mi(fg)no.(g) r/.(::) De(gffo//df!gh)o(g) (,) grá(gjjvIHGFhiHG)ti(fg)as.(g) (::)
  v. Benedicámus Dómino. r. Deo grátias.
  v. Bénissons le Seigneur. r. Rendons grâces à Dieu.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.
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