Le monde attend que l'Eglise redevienne une société de louange

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  v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde.
  v. Dieu, viens à mon aide.
  r. Dómine, ad adiuvándum me festína.
  r. Seigneur, vite à mon secours.
  Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen.
  Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
  Allelúia.
  Alléluia.
  Hymnus
Hymne
  Ætérne sol, qui lúmine creáta comples ómnia, supréma lux et méntium, te corda nostra cóncinunt.
Soleil éternel, qui remplis de clarté toutes les créatures, lumière suprême des âmes, c'est Toi que chantent nos coeurs.
  Tuo fovénte Spíritu, hic viva luminária fulsére, per quæ sæculis patent salútis sémitæ.
Embrasés par Ton Esprit, de vivants luminaires ont resplendi ici-bas, et ouvert aux siècles à venir les chemins du salut.
  Quod verba missa cælitus, natíva mens quod éxhibet, per hos minístros grátiæ novo nitóre cláruit.
Ce qu'enseignent les paroles venues du ciel et la lumière de la raison naturelle, par ces ministres de la grâce, a brillé d'un éclat nouveau.
  Horum corónæ párticeps, doctrína honéstus lúcida, hic vir beátus splénduit quem prædicámus láudibus.
Il a part à leur couronne et tient sa gloire de sa claire doctrine, ce bienheureux dont nous chantons les louanges.
  Ipso favénte, quǽsumus, nobis, Deus, percúrrere da veritátis trámitem, possímus ut te cónsequi.
Par son aide, Dieu, nous T'en prions, donne-nous de suivre la voie de la vérité afin de parvenir jusqu'a Toi.
  Præsta, Pater piíssime, Patríque compar Unice, cum Spíritu Paráclito regnans per omne sǽculum. Amen.
Exauce-nous, Père très bon, et Toi aussi, Unique égal au Père, avec l'Esprit Consolateur qui règne pour tous les siècles. Amen.
  Ant. 1. Deus noster maniféste véniet, et non silébit.
  Ant. 1. Notre Dieu viendra pour Se manifester, et ne Se taiera pas.
  Psalmus 49 (50)
Psaume 49 (50)
  Vera in Dominum pietas
  Non veni solvere legem, sed adimplere (Cf. Mt 5, 17).
  I
I
  Deus deórum Dóminus locútus est * et vocávit terram a solis ortu usque ad occásum.
  Le Dieu des dieux, le Seigneur a parlé, et Il a appelé la terre du lever du soleil au couchant.
  Ex Sion speciósa decóre Deus illúxit, * Deus noster véniet et non silébit:
  De Sion apparaît l'éclat de Sa beauté. Dieu viendra visiblement; * Lui, notre Dieu, et Il ne Se taira point.
  ignis consúmens est in conspéctu eius * et in circúitu eius tempéstas válida.
  Le feu s'enflammera en Sa présence, et une tempête violente L'environnera.
  Advocábit cælum desúrsum * et terram discérnere pópulum suum:
  Il appellera d'en haut le Ciel et la terre, pour faire le discernement de Son peuple.
  «Congregáte mihi sanctos meos, * qui disposuérunt testaméntum meum in sacrifício».
  Rassemblez devant Lui Ses saints, qui scellent Son alliance par des sacrifices.
  Et annuntiábunt cæli iustítiam eius, * quóniam Deus iudex est.
  Et les cieux annonceront Sa justice, car c'est Dieu qui est juge.
  Numquid manducábo carnes taurórum * aut sánguinem hircórum potábo?
  
  Immola Deo sacrifícium laudis * et redde Altíssimo vota tua;
  Immole à Dieu un sacrifice de louange, et rends tes voeux au Très-Haut.
  et ínvoca me in die tribulatiónis: * éruam te, et honorificábis me».
  Puis invoque-Moi au jour de la tribulation; Je te délivrerai, et tu Me glorifieras.
  Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
  Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
  Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
  Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
  Ant. Deus noster maniféste véniet, et non silébit.
  Ant. Notre Dieu viendra pour Se manifester, et ne Se taiera pas.
  Ant. 2. Immola Deo sacrifícium laudis.
  Ant. 2. Immolez à Dieu un sacrifice de louange.
  II
II
  «Audi, pópulus meus, et loquar; Israel, et testificábor advérsum te: * Deus, Deus tuus ego sum.
  Ecoute, Mon peuple, et Je parlerai; Israël, et Je te rendrai témoignage. C'est Moi qui suis Dieu, ton Dieu.
  Non in sacrifíciis tuis árguam te; * holocáusta enim tua in conspéctu meo sunt semper.
  Ce n'est pas pour tes sacrifices que Je te reprendrai, car tes holocaustes sont toujours devant Moi.
  Non accípiam de domo tua vítulos, * neque de grégibus tuis hircos.
  Je ne prendrai pas les veaux de ta maison, ni les boucs de tes troupeaux;
  Quóniam meæ sunt omnes feræ silvárum, * iumentórum mille in móntibus.
  car toutes les bêtes des forêts sont à Moi, ainsi que les animaux des montagnes, et les boeufs.
  Cognóvi ómnia volatília cæli, * et, quod movétur in agro, meum est.
  Je connais tous les oiseaux du ciel, et la beauté des champs est en Ma présence.
  Si esuríero non dicam tibi; * meus est enim orbis terræ et plenitúdo eius.
  Si J'ai faim, Je ne te le dirai pas; car l'univers est à Moi, avec tout ce qu'il renferme.
  Numquid manducábo carnes taurórum * aut sánguinem hircórum potábo?
  Est-ce que Je mangerai la chair des taureaux? ou boirai-Je le sang des boucs?
  Immola Deo sacrifícium laudis * et redde Altíssimo vota tua;
  Immole à Dieu un sacrifice de louange, et rends tes voeux au Très-Haut.
  et ínvoca me in die tribulatiónis: * éruam te, et honorificábis me».
  Puis invoque-Moi au jour de la tribulation; Je te délivrerai, et tu Me glorifieras.
  Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
  Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
  Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
  Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
  Ant. Immola Deo sacrifícium laudis.
  Ant. Immolez à Dieu un sacrifice de louange.
  Ant. 3. Misericórdiam vólui, et non sacrifícium: et sciéntiam Dei plus quam holocáusta.
  Ant. 3. Car Je veux la miséricorde et non le sacrifice, et la connaissance de Dieu vaut mieux que les holocaustes.
  III
III
  Peccatóri autem dixit Deus: «Quare tu enárras præcépta mea * et assúmis testaméntum meum in os tuum?
  Mais Dieu a dit au pécheur: Pourquoi énumères-tu Mes lois, et pourquoi as-tu constamment Mon alliance à la bouche?
  Tu vero odísti disciplínam * et proiecísti sermónes meos retrórsum.
  Toi qui hais la discipline, et qui as rejeté derrière toi Mes paroles.
  Si vidébas furem, currébas cum eo; * et cum adúlteris erat pórtio tua.
  Si tu voyais un voleur, tu courais avec lui, et tu mettais ta part avec les adultères.
  Os tuum dimittébas ad malítiam, * et língua tua concinnábat dolos.
  Ta bouche a été remplie de malice, et ta langue ourdissait la fraude.
  Sedens advérsus fratrem tuum loquebáris * et advérsus fílium matris tuæ proferébas oppróbrium.
  Tu t'asseyais pour parler contre ton frère, et tu tendais des pièges contre le fils de ta mère.
  Hæc fecísti, et tácui. Existimásti quod eram tui símilis. * Arguam te et státuam illa contra fáciem tuam.
  Voilà ce que tu as fait, et Je me suis tu. Tu as cru d'une manière impie que Je te serais semblable. Je te reprendrai, et Je mettrai tout sous tes yeux.
  Intellégite hæc, qui obliviscímini Deum, * nequándo rápiam, et non sit qui erípiat.
  Comprenez ces choses, vous qui oubliez Dieu; de peur qu'Il ne déchire, sans que personne puisse délivrer.
  Qui immolábit sacrifícium laudis, honorificábit me, et, qui immaculátus est in via, * osténdam illi salutáre Dei».
  Le sacrifice de louange est celui qui M'honorera, * et là est la voie par laquelle Je montrerai à l'homme le salut de Dieu.
  Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
  Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
  Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
  Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
  Ant. Misericórdiam vólui, et non sacrifícium: et sciéntiam Dei plus quam holocáusta.
  Ant. Car Je veux la miséricorde et non le sacrifice, et la connaissance de Dieu vaut mieux que les holocaustes.
  In primo nocturno, anno II
Premier nocturne, année II
  De Libro Sirácidæ 2, 1-23
Du livre de Ben Sirac
  Fili, accédens ad servitútem Dei sta in iustítia et timóre, et præpara ánimam tuam ad tentatiónem. Dírige cor tuum et sústine, inclína aurem tuam et súscipe verba intelléctus et ne sollícitus sis in témpore calamitátis. Sústine sustentatiónes Dei, coniúngere Deo et ne laxes, ut sápiens fias in viis tuis. Omne, quod tibi applícitum fúerit, áccipe et in dolóre sústine et in humilitáte tua patiéntiam habe, quóniam in igne probátur aurum et argéntum, hómines vero receptíbiles in camíno humiliatiónis.
  Mon fils, si tu entres au service de Dieu, demeure ferme dans la justice et la crainte, et prépare ton âme à l'épreuve; humilie ton cœur, attends avec patience, prête l'oreille et accueille les paroles de sagesse; ne t'agite pas au temps du malheur, supporte les délais de Dieu; attache-toi à Dieu, attends avec patience, afin (d'être sage en toutes tes voies.) Accepte tout ce qui t'arrivera, dans la douleur, tiens bon, dans l'abaissement, aie patience. Car c'est par le feu que s'éprouvent l'or et l'argent, et les hommes agréables à Dieu par le creuset de l'abaissement.
  Crede Deo, et recuperábit te, et spera in illum, et díriget viam tuam; serva timórem illíus et in illo veterásce. Metuéntes Dóminum, sustinéte misericórdiam eius et non deflectátis ab illo, ne cadátis. Qui timétis Dóminum, crédite illi, et non evacuábitur merces vestra. Qui timétis Dóminum, speráte in bona et in oblectatiónem ævi et in misericórdiam. Qui timétis Dóminum, dilígite illum, et illuminabúntur corda vestra.
  Mets ta confiance en Dieu et il te sauvera, dirige bien ta course et espère en lui. Conserve sa crainte jusque dans ta vieillesse. Vous qui craignez le Seigneur, attendez sa miséricorde, ne vous détournez point de lui de peur de choir; vous qui craignez le Seigneur, fiez-vous à lui, afin que ne s'évanouisse pas votre récompense. Vous qui craignez le Seigneur, espérez en lui, sa miséricorde vous sera source de joie. Vous qui craignez le Seigneur, aimez-le, et vos cœurs seront remplis de lumière.
  Respícite, fílii, generatiónes antíquas et vidéte: quis sperávit in Dómino et confúsus est? Aut quis permánsit in mandátis eius et derelíctus est? Aut quis invocávit eum, et despéxit illum? Quóniam pius et miséricors est Dóminus et remíttet in die tribulatiónis peccáta et protéctor est ómnibus exquiréntibus se in veritáte. Væ dúplici corde et lábiis sceléstis et mánibus dissolútis et peccatóri terram ingrediénti duábus viis! Væ dissolútis corde, qui non credunt, et ídeo non protegéntur! Væ vobis qui perdidístis sustinéntiam et qui dereliquístis vias rectas et divertístis in vias pravas! Et quid faciétis, cum inspícere cœperit Dóminus? Qui timent Dóminum, non erunt incredíbiles verbo illíus; et, qui díligunt illum, conservábunt viam illíus. Qui timent Dóminum, inquírent quæ beneplácita sunt ei; et, qui díligunt eum, replebúntur lege ipsíus. Qui timent Dóminum, præparábunt corda sua et in conspéctu illíus sanctificábunt ánimas suas. Qui timent Dóminum, custódiunt mandáta illíus et patiéntiam habébunt usque ad inspectiónem illíus dicéntes: "Si pæniténtiam non egérimus, incidémus in manus Dómini et non in manus hóminum; secúndum enim magnitúdinem ipsíus, sic et misericórdia illíus."
  Considérez, mes enfants, les (générations) humaines: sachez que nul n'a été confondu qui espérait en le Seigneur. Car qui a été abandonné après avoir persévéré dans ses commandements? Quel est celui dont la prière a été dédaignée? Car Dieu est plein de bonté et de miséricorde, il remet les péchés au jour de l'affliction, il est le protecteur de tous ceux qui le cherchent vraiment. Malheur au cœur double, aux lèvres perverses, aux mains malfaisantes, au pécheur qui mène sur terre une double vie; malheur aux cœurs défaillants qui ne se fient pas en Dieu, et que Dieu, pour cette raison, ne protège point; malheur à ceux qui ont perdu patience, qui ont quitté le droit chemin, et se sont égarés dans des voies mauvaises. Que feront-ils quand le Seigneur commencera l'examen? Ceux qui craignent le Seigneur ne sont point incrédules à sa parole, et ceux qui l'aiment restent dans sa voie. Ceux qui craignent le Seigneur recherchent son bon plaisir, ceux qui l'aiment se rassasient de sa loi. Ceux qui craignent le Seigneur préparent leur cœur, ils sanctifient leurs âmes en sa présence. Ceux qui craignent le Seigneur gardent ses commandements, ils ont patience jusqu'à ce qu'il jette les yeux sur eux, en disant: " Si nous ne faisons pénitence, c'est dans les mains du Seigneur que nous tomberons, et point dans celles des hommes. Car sa miséricorde est à la mesure de sa grandeur. "
  r. Quæ sunt in corde hóminis óculi tui vident, Dómine, et in libro tuo ómnia scribéntur. * Homo videt in fácie, Deus autem in corde. v. Imperféctum meum vidérunt óculi tui, et in libro tuo ómnia scribéntur. * Homo. v. Glória Patri. * Homo.
  r. Tes yeux scrutent le fond du cœur de l'homme, Seigneur, et sur ton livre, tout est inscrit. * L'homme voit selon l'apparence, Dieu voit dans les cœurs. v. Ce qui en moi reste inachevé, imparfait, tes yeux le voient; et sur ton livre, tout est inscrit. * L'homme. v. Gloire au Père. * L'homme..
  In II nocturno, utroque anno
Au deuxième nocturne, années paires et impaires
  Ex Scriptis sancti Ioánnis Henríci Newman, presbýteri et Ecclésiæ doctóris
Extrait des écrits de saint John Henry Newman, prêtre et docteur de l'Église
  (Apologia Pro Vita Sua, Chapter V: Position of My Mind since 1845, London 1864, pp. 238-239, 250-251)
(Apologia Pro Vita Sua, chapitre V : Position de mon esprit depuis 1845, Londres 1864, pp. 238-239, 250-251)
  Tamquam fluctibus agitatum in portum me tandem venisse videbatur
Il me semblait être enfin parvenu au port, comme un navire ballotté par les flots.
  Ex illa die qua cathólicus factus sum et déinceps, nihil plane sententiárum de religióne narrándum plus hábeo. Mentem autem nequáquam pigram réliqui neque a ratiocinatiónibus theológicis abstínui, sed neve variatiónes in cogitatióne neve sollicitúdines in corde reférre váleo. Omnis dúbii expers, in pace perfécta atque tranquillitáte hucúsque vivo. De intelléctu vel móribus a die conversiónis meæ mutátis nihil cónscius sum. Etenim, nec fidem in veritátes Revelatiónis principáles firmiórem, nec mei compotiórem, nec meípsum ferventiórem sentiébam. At tamquam flúctibus agitátum in portum me tandem venísse videbátur; unde meípsum usque ad hodiérnam diem beátum iúgiter ǽstimo.
  Depuis le jour où je suis devenu catholique, et par la suite, je n’ai plus absolument rien à raconter en fait de sentiments religieux. Je n’ai toutefois laissé ni mon esprit inactif ni renoncé aux raisonnements théologiques ; mais je ne saurais rendre compte ni de variations dans ma pensée ni d’inquiétudes dans mon cœur. Exempt de tout doute, je vis jusqu’à présent dans une paix parfaite et une tranquillité profonde. Je n’ai conscience d’aucun changement, depuis le jour de ma conversion, ni dans mon intelligence ni dans mes mœurs. En effet, je ne me sentais ni plus fermement attaché aux vérités fondamentales de la Révélation, ni plus maître de moi-même, ni plus fervent intérieurement. Mais il me semblait être enfin arrivé au port, après avoir été ballotté par les flots ; c’est pourquoi je me tiens, jusqu’à ce jour, pour continuellement heureux.
  Neque artículos ínsuper qui de sýmbolo anglicáno desunt diffíciles recéptu invéni. Nonnúllos enim iamdúdum accéperam; ómnibus autem absque periclitatióne consénsi. Quos in die receptiónis sine ulla disceptatióne proféssus sum, eósdem étiam nunc ita confíteor. Sunt enim difficultátes intellegéndi in ómnibus sýmboli christiáni artículis sive a cathólicis sive a protestántibus proféssis quas neque negáre neque simplíciter me sólvere posse assevéro. Ac tamétsi multi sunt qui difficultátes in Religióne séntiant, quorum ego unus sum, coniunctiónem tamen numquam vidére pótui inter apprehensiónem illárum difficultátum, quamvis acúte et quotquot sint, et dubitatiónem doctrinárum cum quibus coniúnctæ sunt. Decem mília enim difficultátum ne síngulum quidem dúbium gígnere posse mihi vidétur, eo quod difficultátes nequáquam dúbiis commetiúntur. Difficultátes enimvéro in arguméntis prorsus adésse possunt; hic autem de difficultátibus in ipsis doctrínis intrínsecis vel quoad earúndem doctrinárum relatiónes in altérutras loquor. Scílicet ut áliquis vexátur dum quæstiónem mathemáticam sólvere non potest, étiam cum solútio illi sive prǽstita sive reténta est, sed non dúbitat quin solútio admítti possit vel solútio quædam vera exsístat. Ex ómnibus fídei dogmátibus, mea senténtia valde difficíllimum est quod Deus exsístat, sed méntibus nostris quam potentíssime imprímitur.
  Je n’ai pas davantage trouvé difficiles à recevoir les articles qui manquent au symbole anglican. Car j’en avais déjà admis plusieurs depuis longtemps, et j’ai consenti à tous sans hésitation. Ceux que j’ai professés le jour de ma réception sans aucune discussion, je les confesse encore aujourd’hui de la même manière. Il existe en effet des difficultés de compréhension dans tous les articles du symbole chrétien, qu’ils soient professés par les catholiques ou par les protestants ; je ne prétends ni les nier ni pouvoir m’en libérer simplement. Et bien que nombreux soient ceux qui éprouvent des difficultés en matière de religion dont je suis je n’ai pourtant jamais pu voir de lien entre la perception de ces difficultés, si aiguës et si nombreuses soient-elles, et le doute portant sur les doctrines auxquelles elles sont liées. Car il me semble que dix mille difficultés ne sauraient engendrer un seul doute, puisque les difficultés ne se mesurent nullement aux doutes. Les difficultés peuvent en effet se trouver pleinement dans les arguments ; mais ici je parle des difficultés intrinsèques aux doctrines elles-mêmes ou quant aux relations de ces doctrines entre elles. De même qu’un homme est tourmenté lorsqu’il ne peut résoudre un problème mathématique, même lorsque la solution lui est donnée ou lui est refusée, sans pour autant douter qu’une solution puisse être admise ou qu’il existe une solution vraie. Parmi tous les dogmes de la foi, à mon sens, le plus difficile est que Dieu existe ; et pourtant cette vérité s’impose avec la plus grande force à nos esprits.
  Sunt tamen qui doctrínam Transubstantiatiónis diffícilem créditu aiunt. Ego quidem, cum illi doctrínæ non credíderam donec cathólicus essem, nihilóminus simul ac Ecclésiam Románam Cathólicam esse oráculum Dei cognóveram, atque eam docuísse istam doctrínam ab orígine esse revelátam, facíllime crédidi. Quod hanc doctrínam mente concípere sit árduum, immo impossíbile, libénter concédo; sed quómodo sit diffícile huic crédere, quæso. Toto vero dógmati reveláto, ab Apóstolis docto et Ecclésiæ trádito et ab Ecclésia mihi declaráto, credo; atque ut nunc interpretátur et, implícite, sicut ab illa auctoritáte cui commíssum est prætérea símili modo interpretábitur usque ad consummatiónem sǽculi, idem accípio. Insuper illis traditiónibus semper et ubíque in Ecclésia recéptis, in quibus res continétur definitiónum dogmaticárum intérdum declaratárum, et quæ in ómnibus sǽculis dógmati Cathólico iam declaráto textum et exémplum præbent, adhǽreo. Aliis quoque Sanctæ Sedis senténtiis, sive theológicis sive non, per instruménta a se statúta procedéntibus, quæstióne utrum infallibilitáte sint prǽditæ prætermíssa, quibus saltem parére atque obtemperáre débeo, me submítto. Existimánda est porro, ut opínor, Cathólicæ fídei investigátio paulátim per sǽcula spécies certas et várias assumpsísse, in formam sciéntiæ se exstruxísse, ratióne et locutióne sibi própriis a doctíssimis sicut Athanásio, Augustíno atque Thoma de Aquíno evolútis, se ornásse; neque talem hereditátem intellectuálem nobis his posterióribus diébus legátam ullo modo dirúmpere vellem.
  Il en est cependant qui affirment que la doctrine de la transsubstantiation est difficile à croire. Pour ma part, bien que je n’y aie pas cru avant d’être catholique, néanmoins, dès l’instant où j’ai reconnu que l’Église catholique romaine est l’oracle de Dieu et qu’elle enseigne que cette doctrine a été révélée dès l’origine, je l’ai crue très aisément. J’admets volontiers qu’il est ardu, voire impossible, de concevoir cette doctrine par l’intelligence ; mais je demande en quoi il est difficile d’y croire. Je crois en effet à l’ensemble du dogme révélé, enseigné par les Apôtres, transmis par l’Église et déclaré par l’Église à mon intention ; et je l’accepte tel qu’il est aujourd’hui interprété et, implicitement, tel qu’il sera interprété de la même manière par cette autorité à qui cela est confié, jusqu’à la consommation des siècles. De plus, j’adhère à ces traditions reçues partout et toujours dans l’Église, dans lesquelles se trouve parfois contenue la réalité des définitions dogmatiques ultérieurement formulées, et qui, à travers tous les siècles, offrent le texte et l’exemple du dogme catholique déjà déclaré. Aux autres décisions du Saint-Siège également, qu’elles soient théologiques ou non, procédant par les instruments qu’il a lui-même établis, laissant de côté la question de savoir si elles sont dotées de l’infaillibilité, auxquelles du moins je dois obéir et me soumettre, je me soumets. Il faut encore estimer, à mon avis, que l’étude de la foi catholique a peu à peu, au fil des siècles, revêtu des formes déterminées et variées, s’est constituée en une science, s’est enrichie d’une méthode et d’un langage qui lui sont propres, développés par les plus savants, tels qu’Athanase, Augustin et Thomas d’Aquin ; et je ne voudrais en aucune manière détruire un tel héritage intellectuel qui nous a été légué à nous, hommes de ces temps derniers.
  r. Evangélii factus sum miníster secúndum donum grátiæ Dei, quæ data est mihi secúndum operatiónem virtútis eius, * Ut innotéscat per ecclésiam multifórmis sapiéntia Dei. v. Cum autem vénerit ille, Spíritus veritátis, dedúcet vos in omnem veritátem. * Ut innotéscat.
  r. Je suis devenu ministre de l'Évangile selon le don de la grâce de Dieu, qui m'a été donné par l'action de Sa puissance, * afin que, par l'Église, la sagesse multiforme de Dieu soit révélée. v. Mais quand Il viendra, l'Esprit de vérité, Il vous guidera dans toute la vérité. * Afin qu'elle soit révélée.
  Postea dicitur immediate et sine orémus oratio propria, cum conclusione longiore.
Après cela on dit immédiatement et sans "Prions" l'oraison propre, avec la conclusion longue.
  Dóminus vobíscum.
  Le Seigneur soit avec vous.
  r. Et cum spíritu tuo.
  r. Et avec votre esprit.
  Benedícat vos omnípotens Deus, Pater, ✠ et Fílius, et Spíritus Sanctus.
  Que Dieu tout puissant vous bénisse, le Père, ✠ et le Fils et le Saint-Esprit.
  r. Amen.
  r. Amen.
  Vel alia formula benedictionis, sicut in Missa.
Ou une autre formule de bénédiction, comme à la Messe.
  Et si fit dimissio, sequitur invitatio:
Et si on fait un renvoi, on ajoute l'invitation :
  Absente sacerdote vel diacono, et in recitatione a solo, sic concluditur:
En l'absence d'un diacre ou d'un prêtre, et dans la récitation seul, on conclut ainsi :
   Dóminus nos benedícat, et ab omni malo deféndat, et ad vitam perdúcat ætérnam. r. Amen.
   Que le Seigneur nous bénisse, qu'Il nous défende de tout mal, et qu'Il nous fasse parvenir à la vie éternelle. r. Amen.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.
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