Le monde attend que l'Eglise redevienne une société de louange

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  v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde.
  v. Dieu, viens à mon aide.
  r. Dómine, ad adiuvándum me festína.
  r. Seigneur, vite à mon secours.
  Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen.
  Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
  Allelúia.
  Alléluia.
  Hymnus
Hymne
  Médiæ noctis tempus est prophética vox ádmonet dicámus laudes ut Deo Patri semper ac Fílio,
Voici le temps de minuit où le prophète nous invite à chanter à Dieu nos louanges, au Père éternel et au Fils.
  Sancto quoque Spirítui: perfécta enim Trínitas uniúsque substántiæ laudánda nobis semper est.
Et au Saint-Esprit : Honorons les pareillement : à jamais nous devons louer Dieu en Sa Trinité parfaite et dans Son unique substance.
  Terrórem tempus hoc habet, quo, cum vastátor ángelus Ægypto mortem íntulit, delévit primogénita.
Cette fois-ci, la terreur est au rendez-vous, car, lorsque l'ange destructeur a apporté la mort en Égypte, il a anéanti les premiers-nés.
  Hæc iustis hora salus est, quos tunc ibídem ángelus ausus puníre non erat, signum formídans sánguinis.
Cette heure, pour les justes, c'est le salut, alors, en cette heure même, l'ange ne s'est pas risqué à les punir, se dérobant au signe du sang.
  Ægýptus flebat fórtiter tantórum diro fúnere; solus gaudébat Israel agni protéctus sánguine.
L'Égypte pleurait à chaudes larmes pour des funérailles si funestes ; seul Israël se réjouissait protégé par le sang de l'agneau.
  Nos verus Israel sumus: lætámur in te, Dómine, hostem spernéntes et malum, Christi defénsi sánguine.
Le véritable Israël, c'est nous : Que nous soyons joyeux en Toi, Seigneur, repoussant l'ennemi et le mal, protégés par le sang du Christ.
  Dignos nos fac, rex óptime, futúri regni glória, ut mereámur láudibus ætérnis te concínere. Amen.
Rends-nous dignes, Roi très grand, d'être dans la gloire du royaume, afin que nous puissions mériter les louanges éternelles à Te chanter ensemble. Amen.
  Vel:
Ou :
  Hymnus
Hymne
  Salve dies, diérum glória, dies felix Christi victória, dies digna iugi lætítia, dies prima.
Salut, ô Jour qui es la gloire des jours ; salut, heureuse Victoire du Christ ; salut, Jour digne d'être éternellement célébré ; salut, ô le Premier des jours !
  Lux divína cæcis irrádiat, in qua Christus inférnum spóliat, mortem vincit et reconcíliat summis ima.
C'est aujourd'hui que la divine Lumière ouvre les yeux des aveugles, que le Christ dépouille l'enfer, vainc la mort et réconcilie les hauteurs du ciel avec les abîmes de la terre.
  Sempitérni regis senténtia sub peccáto conclúsit ómnia; ut infírmis supérna grátia subveníret,
La sentence de l'éternel Souverain avait permis que tous les êtres fussent soumis à la loi du péché, mais c'était pour qu'un jour la Grâce céleste vint en aide à la faiblesse des créatures :
  Dei virtus et sapiéntia temperávit iram cleméntia, cum iam mundus in præcipítia totus iret.
la force et la sagesse de Dieu ont adouci alors, ont adouci alors, par la clémence, son antique colère. Il était temps : le monde était au bord du précipice.
  Resurréxit liber ab ínferis restaurátor humáni géneris, ovem suam repórtans úmeris ad supérna.
Il ressuscite, Il sort en liberté de sa tombe, le Réparateur du genre humain ; Il prend sur son épaule sa brebis, qu'il rapporte au Ciel.
  Angelórum pax fit et hóminum, plenitúdo succréscit órdinum, triumphántem laus decet Dóminum, laus ætérna.
La paix est conclue entre les anges et les hommes ; les Ordres célestes sont complétés. louange à ce Triomphateur ; louange éternelle !
  Harmoníæ cæléstis pátriæ vox concórdet matris Ecclésiæ, «Allelúia» frequéntet hódie plebs fidélis.
Que la voix de l’Église notre mère s’accorde à l’harmonie de la céleste patrie, "qu’aujourd’hui le peuple des fidèles répète " l’« Alleluia ».
  Triumpháto mortis império, triumpháli fruámur gáudio; in terra pax, et iubilátio sit in cælis. Amen.
Parce que nous avons triomphé de l’empire de la mort, goûtons la joie du triomphe, "paix sur la terre et jubilation " dans les cieux. Amen.
  Ant. 1. Quis ascéndet in montem Dómini, aut quis stabit in loco sancto eius?
  Ant. 1. Qui montera sur la montagne du Seigneur, ou qui se tiendra dans Son lieu saint ?
  Psalmus 23 (24)
Psaume 23 (24)
  Domini in templum adventus
Avènement de Dieu dans le Temple
  Christo apertæ sunt portæ cæli propter carnalem eius assumptionem (S. Irenæus).
Les portes du ciel se sont ouvertes au Christ parce qu'Il a pris la nature humaine. (S. Irénée)
  Dómini est terra et plenitúdo eius, * orbis terrárum et qui hábitant in eo.
  Au Seigneur est la terre et tout ce qu'elle renferme, le monde et tous ceux qui l'habitent.
  Quia ipse super mária fundávit eum * et super flúmina firmávit eum.
  Car c'est Lui qui l'a fondé sur les mers, et qui l'a établi sur les fleuves.
  Quis ascéndet in montem Dómini, * aut quis stabit in loco sancto eius?
  Qui montera sur la montagne du Seigneur, ou qui se tiendra dans son lieu saint?
  Innocens mánibus et mundo corde, qui non levávit ad vana ánimam suam, * nec iurávit in dolum.
  Celui qui a les mains innocentes et le coeur pur, qui n'a pas livré son âme à la vanité, ni fait à son prochain un serment trompeur.
  Hic accípiet benedictiónem a Dómino * et iustificatiónem a Deo salutári suo.
  Celui-là recevra la bénédiction du Seigneur, et la miséricorde de Dieu, son Sauveur.
  Hæc est generátio quæréntium eum, * quæréntium fáciem Dei Iacob.
  Telle est la race de ceux qui le cherchent, de ceux qui cherchent la face du Dieu de Jacob.
  Attóllite, portæ, cápita vestra, et elevámini, portæ æternáles, * et introíbit rex glóriæ.
  Levez vos portes, ô princes, et élevez-vous, portes éternelles, et le roi de gloire entrera.
  Quis est iste rex glóriæ? * Dóminus fortis et potens, Dóminus potens in prœlio.
  Qui est ce roi de gloire ? C'est le Seigneur fort et puissant, le Seigneur puissant dans les combats.
  Attóllite, portæ, cápita vestra, et elevámini, portæ æternáles, * et introíbit rex glóriæ.
  Levez vos portes, ô princes, et élevez-vous, portes éternelles, et le roi de gloire entrera.
  Quis est iste rex glóriæ? * Dóminus virtútum ipse est rex glóriæ.
  Quel est ce roi de gloire ? Le Seigneur des armées est Lui-même ce roi de gloire.
  Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
  Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
  Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
  Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
  Ant. Quis ascéndet in montem Dómini, aut quis stabit in loco sancto eius?
  Ant. Qui montera sur la montagne du Seigneur, ou qui se tiendra dans Son lieu saint ?
  Ant. 2. Benedícite, gentes, Deum nostrum.
  Ant. 2. Bénissez, nations, notre Dieu.
  Psalmus 65 (66)
Psaume 65
  Hymnus ad sacrificium gratiarum actionis
Hymne pour le sacrifice d'action de grâces
  De resurrectione Domini et conversione gentium (Hesychius).
De la résurrection du Seigneur et la conversion des nations
  I
I
  Iubiláte Deo, omnis terra, psalmum dícite glóriæ nóminis eius, * glorificáte laudem eius.
  Poussez vers Dieu des cris de joie, ô terre entière; chantez une hymne à Son Nom ; rendez glorieuse Sa louange.
  Dícite Deo: « Quam terribília sunt ópera tua. * Præ multitúdine virtútis tuæ blandiéntur tibi inimíci tui.
  Dites à Dieu: Que Tes oeuvres sont terribles. A cause de la grandeur de Ta puissance, Tes ennemis T'adressent des hommages menteurs.
  Omnis terra adóret te et psallat tibi, * psalmum dicat nómini tuo ».
  Que la terre T'adore et psalmodie en Ton honneur, qu'elle psalmodie en l'honneur de Ton nom.
  Veníte et vidéte ópera Dei, * terríbilis in adinventiónibus super fílios hóminum.
  Venez et voyez les oeuvres de Dieu, Il est terrible dans Ses desseins sur les enfants des hommes.
  Convértit mare in áridam, et in flúmine pertransíbunt pede; * ibi lætábimur in ipso.
  Il a changé la mer en une terre sèche; et ils ont passé le fleuve à pied, c'est là que nous nous réjouirons en Lui.
  Qui dominátur in virtúte sua in ætérnum, óculi eius super gentes respíciunt; * rebélles non exalténtur in semetípsis.
  Lui qui domine à jamais par Sa puissance, Ses yeux contemplent les nations ; que ceux-là qui l'irritent ne s'élèvent point en eux-mêmes.
  Benedícite, gentes, Deum nostrum * et audítam fácite vocem laudis eius;
  Nations, bénissez notre Dieu, et faites entendre les accents de Sa louange ;
  qui pósuit ánimam nostram ad vitam * et non dedit in commotiónem pedes nostros.
  Lui qui a disposé vie à notre âme, et qui n'a point permis que nos pieds soient ébranlés.
  Quóniam probásti nos, Deus; * igne nos examinásti, sicut examinátur argéntum.
  Car Tu nous as éprouvés, ô Dieu ; Tu nous as fait passer par le feu, comme on y fait passer l'argent.
  Induxísti nos in láqueum, * posuísti tribulatiónes in dorso nostro.
  Tu nous as fait tomber dans le piège, Tu as chargé nos épaules de tribulations.
  Imposuísti hómines super cápita nostra, transívimus per ignem et aquam, * et eduxísti nos in refrigérium.
  Tu as mis des hommes sur nos têtes, nous avons passé par le feu et par l'eau, et Tu nous en as tirés pour nous mettre en un lieu de rafraîchissement.
  Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
  Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
  Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
  Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
  Ant. Benedícite, gentes, Deum nostrum.
  Ant. Bénissez, nations, notre Dieu.
  Ant. 3. Audíte, omnes, qui timétis Deum, quanta fecit ánimæ meæ, allelúia.
  Ant. 3. Écoutez, vous tous qui craignez Dieu, ce qu'Il a fait pour mon âme, alléluia.
  II
II
  Introíbo in domum tuam in holocáustis; reddam tibi vota mea,
  J'entrerai dans Ta maison avec des holocaustes ; je m'acquitterai envers Toi de mes voeux
  quæ protulérunt lábia mea, * et locútum est os meum in tribulatióne mea.
  que mes lèvres ont proférés, et que ma bouche a prononcés pendant ma tribulation.
  Holocáusta medulláta ófferam tibi cum incénso aríetum, * ófferam tibi boves cum hircis.
  Je T'offrirai de gras holocaustes, avec la fumée des béliers, je T'offrirai des boeufs avec des boucs.
  Veníte, audíte, et narrábo, omnes, qui timétis Deum, * quanta fecit ánimæ meæ.
  Venez, entendez, vous tous qui craignez Dieu, et je vous raconterai tout ce qu'Il a fait à mon âme.
  Ad ipsum ore meo clamávi * et exaltávi in lingua mea.
  Ma bouche a crié vers Lui, et ma langue L'a exalté.
  Iniquitátem si aspéxi in corde meo, * non exáudiet Dóminus.
  Si j'avais vu l'iniquité dans mon coeur, le Seigneur ne m'aurait pas exaucé.
  Proptérea exaudívit Deus, * atténdit voci deprecatiónis meæ.
  C'est pourquoi Dieu m'a exaucé, et a été attentif à la voix de ma supplication.
  Benedíctus Deus, qui non amóvit oratiónem meam * et misericórdiam suam a me.
  Béni soit Dieu, qui n'a pas rejeté ma prière, ni éloigné de moi Sa miséricorde.
  Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
  Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
  Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
  Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
  Ant. Audíte, omnes, qui timétis Deum, quanta fecit ánimæ meæ, allelúia.
  Ant. Écoutez, vous tous qui craignez Dieu, ce qu'Il a fait pour mon âme, alléluia.
  In primo nocturno, anno II)
Premier nocturne, année II)
  De Libro Sirácidæ 10, 6-22
Du livre de Ben Sirac
  Pro omni iniúria próximi ne repéndas et nihil agas in opéribus supérbiæ. Odíbilis coram Deo est et homínibus supérbia, et utrísque execrábilis omnis vexátio. Regnum a gente in gentem transfértur propter iniustítias et contumélias et divítias dolósas. Aváro autem nihil est sceléstius, hic enim et ánimam suam venálem habet.
  Ne te souviens d'aucune injustice causée par le prochain, ne fais rien par un procédé injuste. L'orgueil est abominable à Dieu et aux hommes; (à l'égard de tous deux l'injustice est une faute.) Un royaume passe d'un peuple à un autre, à cause de l'injustice, des outrages et de fraudes diverses. Il n'y a rien de plus criminel que l'avarice; (celui qui aime l'argent irait jusqu'à vendre son âme.)
  Quid supérbit terra et cinis? Quóniam in vita sua proiécit íntima sua. Languor prolíxior gravat médicum, brevis languor serénat médicum. Omnis potentátus brevis vita, sic et rex hódie est et cras moriétur. Cum enim moriétur homo, hereditábit serpéntes et béstias et vermes.
  Pourquoi s'enorgueillit ce qui est terre et cendre? Tout vivant, il s'est dépouillé de ses propres entrailles. Une maladie qui se prolonge fatigue le médecin. Un court malaise (rassure) le médecin. La durée de toute puissance est brève, ainsi, tel est roi aujourd'hui, qui mourra demain. Quand l'homme est mort, il a pour héritage serpents, bêtes et vers.
  Inítium supérbiæ hóminis apostatáre a Deo; et ab eo qui fecit illum recéssit cor eius. Quóniam inítium omnis peccáti est supérbia, qui tenúerit illam ebúlliet maledíctum et subvértet eum in finem. Proptérea mirábiles fecit Dóminus plagas malórum et destrúxit eos usque in finem.
  Le début de l'orgueil pour un homme est de renier Dieu, et son cœur se retire de celui qui l'a créé; car le principe de tout péché, c'est l'orgueil; celui qui s'y attache sera rempli de malédictions, et finira par en être renversé. Voilà pourquoi le Seigneur a (infligé d'étranges châtiments) aux assemblées des méchants, et les a détruites pour toujours.
  Sedes ducum superbórum destrúxit Deus et sedére fecit mites pro eis. Radíces géntium superbárum eradicávit Deus et plantávit húmiles pro ipsis. Terras géntium evértit Dóminus et pérdidit eas usque ad fundaméntum. Arefécit ex ipsis et dispérdidit eos et cessáre fecit memóriam eórum a terra. Memóriam superbórum pérdidit Deus et relíquit memóriam humílium sensu. Non est creáta homínibus supérbia neque iracúndia nato mulíerum.
  Dieu a renversé les trônes des chefs superbes, il y a fait asseoir à leur place des hommes doux. Dieu a (déraciné) des nations superbes, parmi ces mêmes nations, il a planté les humbles. Le Seigneur a détruit les terres des nations, il les a ravagées jusqu'au fond. Il en a fait sécher pour les exterminer, il a effacé leur souvenir de dessus la terre. Dieu abolit le souvenir des superbes, tandis qu'il fait durer celui des humbles de cœur. L'orgueil n'a point été créé pour les hommes, ni la colère pour (la race de la femme.)
  r. Gyrum cæli circuívi sola et in flúctibus maris ambulávi; in omni gente et in omni pópulo primátum ténui; * Superbórum et sublímium colla, própria virtúte, calcávi. v. Ego in altíssimis hábito, et thronus meus in colúmna nubis. * Superbórum. v. Glória Patri. * Superbórum.
  r. La sphère du ciel, je l'ai parcourue, moi seule; j'ai marché sur les flots de la mer; à tous les peuples, à toutes les nations j'ai imposé ma suprématie; * J'ai fait ployer, par ma propre puissance, le cou des orgueilleux, des vaniteux. v. Moi, la sagesse, j'habite les hauteurs, mon trône est dans la colonne de nuée. * J'ai fait ployer. v. Gloire au Père. * J'ai fait ployer.
  In secundo nocturno, anno II
Deuxième nocturne, année II
  Ex Tractátu sancti Bernárdi abbátis De grádibus humilitátis et supérbiæ (N. 1: EC 3, 16-17)
Traité de saint Bernard sur les degrés d'humilité et d'orgueil
  Locutúrus de grádibus humilitátis, quos beátus Benedíctus non numerándos, sed ascendéndos propónit, prius osténdo, si possum, quo per illos perveniéndum sit, ut audíto fructu perventiónis, minus gravet labor ascensiónis. Propónat ítaque Dóminus nobis viæ labórem, labóris mercédem: Ego sum via, inquit , véritas et vita.
  Je vais parler des degrés d'humilité, que le bienheureux Benoît nous a donnés non pas à dénombrer, mais à gravir. Je vais d'abord, si je puis, essayer de montrer jusqu'où, par eux, il nous faut parvenir, en sorte que, le fruit de l'aboutissement étant connu, la peine de l'ascension en soit allégée. Le Seigneur nous montre, en effet, la peine de ce chemin, et le salaire de cette peine: Je suis, dit-il, le chemin, la vérité et la vie.
  Viam dicit humilitátem, quæ ducit ad veritátem; áltera labor, áltera fructus labóris est. "Unde sciam, inquis, quod ibi de humilitáte locútus sit, cum indetermináte díxerit: Ego sum via?" Audi apértius: Díscite a me quia mitis sum et húmilis corde. Se ergo propónit humilitátis exémplum, mansuetúdinis formam. Si imitáris eum, non ámbulas in ténebris, sed habébis lumen vitæ.
  Le chemin, c'est l'humilité, qui conduit à la vérité. L'une est peine, l'autre est fruit de la peine. " D'où puis-je savoir, diras-tu, qu'il parle de l'humilité quand il dit: Je suis le chemin, sans autre précision? " Écoute ceci qui est plus clair: Apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur. Il se propose donc comme exemple d'humilité, modèle de douceur. Si tu l'imites, tu ne marches pas dans les ténèbres, mais tu auras la lumière de la vie.
  Quid est lumen vitæ, nisi véritas, quæ illúminans omnem hóminem veniéntem in hunc mundum, osténdit ubi sit vera vita? Ideo cum dixísset: Ego sum via et véritas, súbdidit: Et vita, ac si díceret: "Ego sum via quæ ad veritátem duco; ego sum véritas quæ vitam promítto; ego sum vita quam do." Hæc est enim, ait, vita ætérna, ut cognóscant te verum Deum, et quem misísti Iesum Christum. Vel sic , quasi tu dicas: "Viam consídero, id est humilitátem; fructum desídero, veritátem. Sed quid si tantus est labor viæ, ut ad optátum lucrum non possim perveníre?" Respóndet: "Ego sum vita, id est viáticum quo sustentéris in via."
  Qu'est-ce que la lumière de la vie, sinon la vérité, puisqu'en illuminant tout homme qui vient en ce monde, elle fait voir où est la vraie vie. Aussi, après avoir dit: Je suis le chemin et la vérité, il ajoute: Et la vie, comme pour dire: " Je suis le chemin: je conduis à la vérité; je suis la vérité: je promets la vie; je suis la vie: celle que je donne. " Car la vie éternelle, dit-il, c'est de te connaître, toi, le vrai Dieu, et de connaître celui que tu as envoyé, Jésus-Christ. Ou encore, c'est comme si tu disais, pour ta part: " Je contemple le chemin, qui est l'humilité; je désire le fruit, la vérité. Mais à quoi cela sert-il, si la peine du chemin est tellement grande que je ne puisse parvenir au gain que je désire? " Il répond: " Je suis la vie, c'est-à-dire le viatique dont tu seras sustenté au long du chemin."
  Clamat ígitur errántibus et viam ignorántibus: Ego sum via; dubitántibus et non credéntibus: Ego sum véritas; iam ascendéntibus sed lassescéntibus: Ego sum vita. Satis, ut reor, osténsum est ex propósito capítulo evangélii cognitiónem veritátis fructum esse humilitátis. Accipe et áliud: Confíteor tibi Pater cæli et terræ, quia abscondísti hæc, haud dúbium quin veritátis secréta, a sapiéntibus et prudéntibus, id est a supérbis, et revelásti ea párvulis, hoc est humílibus. Et in hoc appáret quod véritas, quæ supérbis abscónditur, humílibus revelátur.
  Il crie donc à ceux qui s'égarent et à ceux qui ne connaissent pas le chemin: Je suis le chemin; à ceux qui doutent et à ceux qui ne croient pas: Je suis la vérité; à ceux qui ont commencé l'ascension, mais éprouvent une lassitude: Je suis la vie. Je crois avoir assez montré, en partant de cette péricope de l'évangile, que la connaissance de la vérité est le fruit de l'humilité. Mais écoute encore ceci: Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange: ce que tu as caché, évidemment les secrets de la vérité, aux sages et aux savants, c'est-à-dire aux orgueilleux, tu l'as révélé aux tout-petits, autrement dit aux humbles. Là encore, il est clair que la vérité cachée aux orgueilleux se révèle aux humbles.
  r. Da mihi, Dómine, sédium tuárum assistrícem sapiéntiam, et noli me reprobáre a púeris tuis; * Quóniam servus tuus sum ego, et fílius ancíllæ tuæ. v. Dómine, Pater et Deus vitæ meæ, ne derelínquas me in cogitátu malígno; * Quóniam. v. Glória Patri. * Quóniam.
  r. Accorde-moi, Seigneur, celle qui partage ton trône, la Sagesse, et ne me rejette pas du nombre de tes enfants; * Car je suis ton serviteur, le fils de ta servante. v. Ô Seigneur, Père et Dieu de ma vie, ne m'abandonne pas aux pensées impies! * Car. v. Gloire au Père. * Car.
  Postea dicitur immediate et sine orémus oratio propria, cum conclusione longiore.
Après cela on dit immédiatement et sans "Prions" l'oraison propre, avec la conclusion longue.
  Dóminus vobíscum.
  Le Seigneur soit avec vous.
  r. Et cum spíritu tuo.
  r. Et avec votre esprit.
  Benedícat vos omnípotens Deus, Pater, ✠ et Fílius, et Spíritus Sanctus.
  Que Dieu tout puissant vous bénisse, le Père, ✠ et le Fils et le Saint-Esprit.
  r. Amen.
  r. Amen.
  Vel alia formula benedictionis, sicut in Missa.
Ou une autre formule de bénédiction, comme à la Messe.
  Et si fit dimissio, sequitur invitatio:
Et si on fait un renvoi, on ajoute l'invitation :
  Absente sacerdote vel diacono, et in recitatione a solo, sic concluditur:
En l'absence d'un diacre ou d'un prêtre, et dans la récitation seul, on conclut ainsi :
   Dóminus nos benedícat, et ab omni malo deféndat, et ad vitam perdúcat ætérnam. r. Amen.
   Que le Seigneur nous bénisse, qu'Il nous défende de tout mal, et qu'Il nous fasse parvenir à la vie éternelle. r. Amen.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.
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