Le monde attend que l'Eglise redevienne une société de louange

Avertissement : l'antiphonaire romain est en construction. Il subsiste de nombreuses erreurs et omissions. Soyez patients.
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(c3) DE(h)us,(h) (,)in(h) ad(h)iu(h)tó(hi)ri(h)um(h) me(h)um(h) in(h)tén(h)de.(h) r/.(::) Dó(h)mi(h)ne,(h) (,) ad(h) ad(h)iu(h)ván(h)dum(h) me(h) fes(h)tí(h)na.(h) (:) Gló(h)ri(h)a(h) Pa(h)tri,(h) et(h) Fí(h)li(h)o,(h) (,) et(h) Spi(h)rí(h)tu(h)i(h) Sanc(h)to.(h) (:)
Si(h)cut(h) e(h)rat(h) in(h) prin(h)cí(h)pi(h)o,(h) et(h) nunc,(h) et(h)
sem(h)per,(h) (,) et(h) in(h) sǽ(h)cu(h)la(h) sæ(h)cu(h)ló(h)rum.(h)
Am(h)en.(h:) Al(h)le(hi)lú(h)ia.(h) (::)
  v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde. r. Dómine, ad adiuvándum me festína. Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen. Allelúia.
  v. Dieu, viens à mon aide. r. Seigneur, vite à mon secours. Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen. Alléluia.
  Hymnus
Hymne
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(c4) Æ(f)tér(ffe)ne(d) sol,(f) qui(g) lú(gh)mi(f)ne(e'_) (,)
Cre(g)á(h)ta(g) com(h!iwji)ples(g) óm(g)ni(f)a,(h.) (;)
Su(h)pré(h)ma(g) lux(h!iwji) et(gf) mén(h)ti(h)um,(d!ewfe.) (,)
Te(e) cor(c)da(e) nos(gfh)tra(gf) cón(g)ci(fe)nunt.(e.) (::)

2. Tu(f)o(ffe) fo(d)vén(f)te(g) Spí(gh)ri(f)tu,(e'_) (,)
Hic(g) vi(h)va(g) lu(h!iwji)mi(g)ná(g)ri(f)a(h.) (;)
Ful(h)sé(h)re,(g) per(h!iwji) quæ(gf) sǽ(h)cu(h)lis(d!ewfe.) (,)
Pa(e)tent(c) sa(e)lú(gfh)tis(gf) sé(g)mi(fe)tæ.(e.) (::)

3. Quod(f) ver(ffe)ba(d) mis(f)sa(g) cǽ(gh)li(f)tus,(e'_) (,)
Na(g)tí(h)va(g) mens(h!iwji) quod(g) éx(g)hi(f)bet,(h.) (;)
Per(h) hos(h) mi(g)nís(h!iwji)tros(gf) grá(h)ti(h)æ(d!ewfe.) (,)
No(e)vo(c) ni(e)tó(gfh)re(gf) clá(g)ru(fe)it.(e.) (::)

4. Ho(f)rum(ffe) co(d)ró(f)næ(g) pár(gh)ti(f)ceps,(e'_) (,)
Doc(g)tri(h)n<i>a</i>() ho(g)nés(h!iwji)tus(g) lú(g)ci(f)da,(h.) (;)
Hic(h) vir(h) be(g)á(h!iwji)tus(gf) splén(h)du(h)it(d!ewfe.) (,)
Quem(e) præ(c)di(e)cá(gfh)mus(gf) láu(g)di(fe)bus.(e.) (::)

5. Ip(f)so(ffe) fa(d)vén(f)te,(g) quǽ(gh)su(f)mus,(e'_) (,)
No(g)bis,(h) De(g)us,(h!iwji) per(g)cúr(g)re(f)re(h.) (;)
Da(h) ve(h)ri(g)tá(h!iwji)tis(gf) trá(h)mi(h)tem,(d!ewfe.) (,)
Pos(e)sí(c)mus(e) ut(gfh) te(gf) cón(g)se(fe)qui.(e.) (::)

6. Præ(f)sta,(ffe) Pa(d)ter(f) pi(g)ís(gh)si(f)me,(e'_) (,)
Pa(g)trí(h)que(g) com(h!iwji)par(g) U(g)ni(f)ce,(h.) (;)
Cum(h) Spí(h)ri(g)tu(h!iwji) Pa(gf)rá(h)cli(h)to(d!ewfe.) (,)
Re(e)gnans(c) per(e) om(gfh)ne(gf) sǽ(g)cu(fe)lum.(e.) (::)
A(efe)men.(de..) (::)
  Ætérne sol, qui lúmine creáta comples ómnia, supréma lux et méntium, te corda nostra cóncinunt.
Soleil éternel, qui remplis de clarté toutes les créatures, lumière suprême des âmes, c'est Toi que chantent nos coeurs.
  Tuo fovénte Spíritu, hic viva luminária fulsére, per quæ sæculis patent salútis sémitæ.
Embrasés par Ton Esprit, de vivants luminaires ont resplendi ici-bas, et ouvert aux siècles à venir les chemins du salut.
  Quod verba missa cælitus, natíva mens quod éxhibet, per hos minístros grátiæ novo nitóre cláruit.
Ce qu'enseignent les paroles venues du ciel et la lumière de la raison naturelle, par ces ministres de la grâce, a brillé d'un éclat nouveau.
  Horum corónæ párticeps, doctrína honéstus lúcida, hic vir beátus splénduit quem prædicámus láudibus.
Il a part à leur couronne et tient sa gloire de sa claire doctrine, ce bienheureux dont nous chantons les louanges.
  Ipso favénte, quǽsumus, nobis, Deus, percúrrere da veritátis trámitem, possímus ut te cónsequi.
Par son aide, Dieu, nous T'en prions, donne-nous de suivre la voie de la vérité afin de parvenir jusqu'a Toi.
  Præsta, Pater piíssime, Patríque compar Unice, cum Spíritu Paráclito regnans per omne sǽculum. Amen.
Exauce-nous, Père très bon, et Toi aussi, Unique égal au Père, avec l'Esprit Consolateur qui règne pour tous les siècles. Amen.
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(c4) DÓ(f)mi(fg)nus(g) *() fir(g)ma(g)mén(h>)tum(g) me(g)um(f) (,) et(g) re(h)fú(hjh)gi(i)um(h>) me(g)um.(g) (::)
E(j) u(j) o(i) u(j) a(h) e.(g) (::)
  Ant. 1. Dóminus firmaméntum meum et refúgium meum.
  Ant. 1. Le Seigneur est mon firmament et mon refuge.
  Psalmus 17 (18), 31-51
Psaume 17, 31-51
  Gratiarum actio
Action de grâces
  Si Deus pro nobis, quis contra nos? (Rom 8, 31).
Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ?
  IV
IV
  Deus, impollúta via eius, elóquia Dómini igne examináta; * protéctor est ómnium sperántium in se.
  La voie de mon Dieu est pure; les paroles du Seigneur sont éprouvées au feu ; Il est le protecteur de tous ceux qui espèrent en Lui.
  Quóniam quis Deus præter Dóminum? * Aut quæ munítio præter Deum nostrum?
  Car qui est Dieu, si ce n'est le Seigneur ? et qui est Dieu, si ce n'est notre Dieu ?
  Deus, qui præcínxit me virtúte * et pósuit immaculátam viam meam;
  Le Dieu qui m'a ceint de force, et qui a rendu ma voie immaculée ;
  qui perfécit pedes meos tamquam cervórum * et super excélsa státuit me;
  qui a fait mes pieds agiles comme ceux des cerfs, et m'a établi sur les hauts lieux;
  qui docet manus meas ad prœlium, * et tendunt arcum æreum bráchia mea.
  qui enseigne à mes mains le combat, et c'est Toi qui as fait de mes bras comme un arc d'airain;
  Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
  Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
  Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
  Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
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(c4) a/. Dó(f)mi(fg)nus(g) () fir(g)ma(g)mén(h>)tum(g) me(g)um(f) (,) et(g) re(h)fú(hjh)gi(i)um(h>) me(g)um.(g)
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  Ant. Dóminus firmaméntum meum et refúgium meum.
  Ant. Le Seigneur est mon firmament et mon refuge.
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(c3) ME(i) su(g)scé(k#i/jki)pit(i) *(,) déx(i)te(i)ra(g) tu(h)a,(g) Dó(e)mi(de)ne(e) (::)
E(i) u(i) o(j) u(i) a(h) e.(gh) (::)
  Ant. 2. Me suscépit déxtera tua, Dómine.
  Ant. 2. Ta main droite m'a soutenu, Seigneur.
  V
V
  Et dedísti mihi scutum salútis tuæ, et déxtera tua suscépit me, * et exaudítio tua magnificávit me.
  et Tu m'as donné Ta protection pour me sauver, et Ta droite m'a soutenu; et Tes leçons m'ont corrigé jusqu'à la fin, et ces leçons continuent de m'instruire.
  Dilatásti gressus meos subtus me, * et non sunt infirmáta vestígia mea.
  Tu as élargi la voie sous mes pas, et mes pieds ne se sont point affaiblis.
  Persequébar inimícos meos et comprehendébam illos * et non convertébar, donec defícerent.
  Je poursuivrai mes ennemis, et je les atteindrai; et je ne m'en retournerai pas qu'ils ne soient anéantis.
  Confringébam illos, nec póterant stare, * cadébant subtus pedes meos.
  Je les briserai, et ils ne pourront se tenir debout ; ils tomberont sous mes pieds.
  Et præcinxísti me virtúte ad bellum * et supplantásti insurgéntes in me subtus me.
  Car Tu m'as ceint de force pour la guerre, et Tu as abattu sous moi ceux qui s'élevaient contre moi.
  Et inimícos meos dedísti mihi dorsum * et odiéntes me disperdidísti.
  Et Tu as fait tourner le dos à mes ennemis devant moi, et Tu as exterminé ceux qui me haïssaient.
  Clamavérunt, nec erat qui salvos fáceret, * ad Dóminum, nec exaudívit eos.
  Ils ont crié, et il n'y avait personne pour les sauver ; ils ont appelé le Seigneur, et Il ne les a pas exaucés.
  Et commínui eos ut púlverem ante fáciem venti, * ut lutum plateárum contrívi eos.
  Et je les briserai comme la poussière que le vent emporte ; je les écraserai comme la boue des rues.
  Eripuísti me de contradictiónibus pópuli, * constituísti me in caput géntium.
  Tu me délivreras des dissensions du peuple ; Tu m'établiras chef des nations.
  Pópulus, quem non cognóvi, servívit mihi, * in audítu auris obœdívit mihi.
  Un peuple que je ne connaissais pas m'a été assujetti ; il m'a obéi au premier ordre.
  Fílii aliéni blandíti sunt mihi, fílii aliéni inveteráti sunt, * contremuérunt in ábditis suis.
  Les fils de l'étranger m'ont menti ; les fils de l'étranger sont en défaillance, et ils sont sortis en chancelant de leurs sentiers.
  Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
  Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
  Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
  Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
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(c3) a/. Me(i) su(g)scé(k#i/jki)pit(i) (,) déx(i)te(i)ra(g) tu(h)a,(g) Dó(e)mi(de)ne(e)
(::)
  Ant. Me suscépit déxtera tua, Dómine.
  Ant. Ta main droite m'a soutenu, Seigneur.
annotation: 7c2;
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(c3) VI(g)vit(h) Dó(i)mi(j)nus(i) *(,) et(ih) be(f)ne(h)dí(gf)ctus(e) De(f)us(e) sa(d)lú(ef)tis(f) me(e)æ.(e) (::)
E(i) u(i) o(j) u(i) a(h) e.(ih) (::)
  Ant. 3. Vivit Dóminus et benedíctus Deus salútis meæ.
  Ant. 3. Le Seigneur vit, et béni soit le Dieu de mon salut.
  VI
VI
  Vivit Dóminus et benedíctus Adiútor meus, * et exaltétur Deus salútis meæ.
  Vive le Seigneur, et béni soit mon Dieu! et que le Dieu de mon salut soit exalté!
  Deus qui das vindíctas mihi et subdis pópulos sub me, * liberátor meus de inimícis meis iracúndis;
  O Dieu, qui prends soin de me venger, et qui me soumets les peuples ; Toi qui me délivres de mes ennemis furieux.
  et ab insurgéntibus in me exáltas me, * a viro iníquo éripis me.
  Et Tu m'élèveras au-dessus de ceux qui se dressent contre moi ; Tu m'arracheras des mains de l'homme inique.
  Proptérea confitébor tibi in natiónibus, Dómine, * et nómini tuo psalmum dicam,
  C'est pourquoi je Te louerai, Seigneur, parmi les nations, et je chanterai un cantique à la gloire de Ton Nom;
  magníficans salútes regis sui et fáciens misericórdiam christo suo, * David et sémini eius usque in sæculum.
  à la gloire d'un Dieu qui procure de merveilleuses délivrances à Son Roi, et qui fait miséricorde à David Son oint, et à sa postérité jusqu'à la fin des siècles.
  Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
  Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
  Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
  Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
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(c3) a/. Vi(g)vit(h) Dó(i)mi(j)nus(i) (,) et(ih) be(f)ne(h)dí(gf)ctus(e) De(f)us(e) sa(d)lú(ef)tis(f) me(e)æ.(e)
(::)
  Ant. Vivit Dóminus et benedíctus Deus salútis meæ.
  Ant. Le Seigneur vit, et béni soit le Dieu de mon salut.
  v. Ego ipse requíram oves meas. r. Et indúcam eas in terram suam.
  v. Moi-même, Je chercherai Mes brebis. r. Et Je les ramènerai dans leur pays.
  In primo nocturno, anno I
Premier nocturne, année I
  De libro Isaíæ prophétæ
Du livre d'Isaïe
  Et erit: cum impléverit Dóminus cuncta ópera sua in monte Sion et in Ierúsalem, visitábo super fructum supérbiæ cordis regis Assýriæ, et super arrogántiam altitúdinis oculórum eius. Dixit enim: " In fortitúdine manus meæ feci et in sapiéntia mea, prudens sum enim; et ábstuli términos populórum, et scrínia eórum deprædátus sum et detráxi quasi potens in sublími sedéntes; et apprehéndit quasi nidum manus mea fortitúdinem populórum; et sicut colligúntur ova derelícta, sic univérsam terram ego congregávi, et non fuit qui movéret pennam aut aperíret os et ganníret. "
  Lorsque le Seigneur achèvera toute son œuvre sur la montagne de Sion et à Jérusalem, il châtiera le fruit du cœur orgueilleux du roi d'Assur et la morgue de ses regards arrogants. Car il a dit: « C'est par ma main puissante que j'ai fait cela, par ma sagesse, car j'ai agi avec intelligence. Je supprimais les frontières des peuples; j'ai saccagé leurs trésors; comme un puissant je soumettais les habitants. Ma main a cueilli, comme au nid, les richesses des peuples, et comme on ramasse des œufs abandonnés, j'ai ramassé toute la terre; pas un n'a battu des ailes, ni ouvert le bec pour pépier. »
  Numquid gloriábitur secúris contra eum qui secat in ea? Quómodo si ágitet virga elevántem eam, et exáltet báculus eum qui non est lignum. Propter hoc mittet Dominátor Dóminus exercítuum in pingues eius tenuitátem; et subtus glóriam eius ardor ardébit quasi combústio ignis. Et erit Lumen Israel ignis, et Sanctus eius flamma; et succendétur et devorábit spinas eius et vepres in die una. Et glóriam saltus eius et horti eius ab ánima usque ad carnem consúmet, et erit sicut æger tabéscens; et relíquiæ ligni saltus eius tam paucæ erunt, ut puer scribat ea.
  Se glorifie-t-elle, la scie, aux dépens de celui qui la manie? Comme si le bâton faisait mouvoir ceux qui le lèvent, comme si le gourdin levait ce qui n'est pas de bois! C'est pourquoi le Seigneur Dieu des armées enverra contre ses hommes gras la maigreur, et sous sa gloire un brasier s'embrasera, comme s'embrase le feu. La lumière d'Israël deviendra un feu et son Saint une flamme, elle brûlera et consumera ses épines et ses ronces en un jour. La luxuriance de sa forêt et de son verger, il l'anéantira corps et âme, et ce sera comme un malade qui s'éteint. Le reste des arbres de sa forêt sera un petit nombre, un enfant l'écrirait.
  Et erit in die illa: non adíciet resíduum Israel et qui effúgerint de domo Iacob, inníti super eo qui pércutit eos, sed inniténtur super Dóminum Sanctum Israel in veritáte. Relíquiæ reverténtur, relíquiæ, inquam, Iacob ad Deum fortem.
  Ce jour-là, le reste d'Israël et les survivants de la maison de Jacob cesseront de s'appuyer sur qui les frappe; ils s'appuieront en vérité sur le Seigneur, le Saint d'Israël. Un reste reviendra, le reste de Jacob, vers le Dieu fort.
  r. Aspiciébam in visu noctis, et ecce in núbibus cæli Fílius hóminis veniébat; et datum est ei regnum et honor. * Et omnis pópulus, tribus et linguæ sérvient ei. v. Potéstas eius, potéstas ætérna, quæ non auferétur: et regnum eius, quod non corrumpétur. * Et omnis. v. Glória Patri. * Et omnis.
  r. Je regardais au cours des visions de la nuit, et voici: sur les nuées du ciel, s'avançait comme un fils d'homme; il lui fut remis le règne et l'honneur. * Tous les peuples, tribus et langues viendront le servir. v. Sa puissance est une puissance éternelle, qui ne passera pas, et son règne, un règne qui ne sera pas détruit. * Tous les peuples. v. Gloire au Père. * Tous les peuples.
  In secundo nocturno, anno I
Deuxième nocturne, année I
  Ex Confessiónum libris sancti Augustíni epíscopi (Lib. 5, 23-24; 6, 3: CCL 27, 70.71.75-76)
Confessions de saint Augustin
  Veni Mediolánum ad Ambrósium epíscopum, in óptimis notum orbi terræ, pium cultórem tuum, cuius tunc elóquia strénue ministrábant ádipem fruménti tui et lætítiam ólei et sóbriam vini ebrietátem pópulo tuo. Ad eum autem ducébar abs te nésciens, ut per eum ad te sciens dúcerer. Suscépit me patérne ille homo Dei et peregrinatiónem meam satis episcopáliter diléxit. Et eum amáre cœpi primo quidem non tamquam doctórem veri - quod in Ecclésia tua prorsus desperábam - sed tamquam hóminem benígnum in me. Et studióse audiébam disputántem in pópulo, non intentióne, qua débui, sed quasi explórans eius facúndiam. Cum enim non satágerem díscere quæ dicébat, sed tantum quemádmodum dicébat audíre, veniébant in ánimum meum simul cum verbis, quæ diligébam, res étiam, quas neglegébam.
  Arrivé à Milan, j'allai faire visite à l'évêque Ambroise, connu de toute la terre comme une âme d'élite et ton pieux serviteur. Son zèle éloquent distribuait alors à ton peuple la pure substance de ton froment, la joie de ton huile, la sobre ivresse de ton vin. À mon insu, ta main me menait à lui, pour qu'il me menât à toi, conscient cette fois. Cet homme de Dieu m'accueillit paternellement et se félicita de ma venue avec une charité vraiment digne d'un évêque. Je me pris à l'aimer, et ce n'était pas d'abord le docteur de la vérité j'avais perdu tout espoir de la trouver dans ton Église mais l'homme bienveillant à mon égard, que j'aimais en lui. J'étais assidu à ses instructions publiques, sans y porter d'ailleurs l'intention requise, mais plutôt examinant sa manière de discourir. En vérité, bien que je n'eusse pas à cœur d'étudier ce qu'il disait, mais seulement comment il le disait, toutefois, avec les phrases que j'aimais, les choses elles-mêmes dont je faisais peu de cas, arrivaient jusqu'à mon esprit.
  Ambrósium felícem quemdam hóminem secúndum sæculum opinábar, quem sic tantæ potestátes honorárent: cælibátus tantum eius mihi laboriósus videbátur. Quid autem ille spei géreret, advérsus ipsíus excelléntiæ tentaménta quid luctáminis habéret quidve soláminis in advérsis, et occúltum os eius, quod erat in corde eius, quam sápida gáudia de pane tuo rumináret, nec conícere nóveram nec expértus eram. Nec ille sciébat æstus meos nec fóveam perículi mei. Non enim qurere ab eo póteram quod volébam, sicut volébam, secludéntibus me ab eius aure atque ore catérvis negotiosórum hóminum, quorum infirmitátibus serviébat.
  Je considérais Ambroise lui-même comme un homme heureux au regard du monde, d'être si fort honoré par les plus hauts personnages. Il n'y avait que son célibat qui me paraissait pénible. Quant aux espérances qu'il portait en lui, aux combats qu'il avait à soutenir contre les tentations inhérentes à sa grandeur même, aux consolations qu'il trouvait dans l'adversité, aux joies savoureuses qu'il goûtait à ton pain avec cette bouche mystérieuse qui était dans son cœur, de tout cela je n'avais nulle idée, nulle expérience. Et il ignorait pareillement mes agitations, et l'abîme où je risquais de choir. Il m'était impossible de lui demander ce que je voulais, comme je le voulais; une foule de gens affairés, qu'il aidait dans leurs embarras, me dérobait cette audience et cet entretien.
  Sed cum legébat, óculi ducebántur per páginas et cor intelléctum rimabátur, vox autem et lingua quiescébant. Sæpe, cum adessémus - non enim vetabátur quisquam íngredi aut ei veniéntem nuntiári mos erat - sic eum legéntem vídimus tácite et áliter numquam, sedentésque in diutúrno siléntio - quis enim tam inténto esse óneri audéret? - discedebámus et coniectabámus eum parvo ipso témpore, quod reparándæ mentis suæ nanciscebátur, feriátum ab strépitu causárum alienárum nolle in áliud avocári et cavére fortásse, ne auditóre suspénso et inténto, étiam expónere esset necésse, quamquam et causa servándæ vocis, quæ illi facíllime obtundebátur, póterat esse íustior tácite legéndi. Quólibet tamen ánimo id ágeret, bono útique ille vir agébat.
  Lisait-il, ses yeux couraient sur les pages dont son esprit perçait le sens; mais sa voix et sa langue se reposaient. Souvent, quand je me trouvais là car sa porte n'était jamais interdite, l'on entrait sans être annoncé je le voyais lisant tout bas et jamais autrement. Je demeurais assis dans un long silence (qui eût osé troubler une attention si profonde?) puis je me retirais, présumant qu'il lui serait importun d'être interrompu dans ces rares moments dont il bénéficiait pour le délassement de son esprit, quand le tumulte des affaires d'autrui lui laissait quelque loisir. Peut-être évitait-il une lecture à haute voix, de peur qu'un auditeur attentif et captivé ne l'obligeât à s'engager dans des explications; et puis, la nécessité de ménager sa voix, qui se brisait aisément, pouvait être encore une juste raison de lire tout bas. Au surplus, quelle que fût son arrière-pensée, elle ne pouvait être que bonne chez un homme tel que lui.
  r. In médio Ecclésiæ apéruit os eius, * Et implévit eum Dóminus spíritu sapiéntiæ et intelléctus. v. Iucunditátem et exsultatiónem thesaurizávit super eum. * Et implévit. v. Glória Patri. * Et implévit.
  r. Le Seigneur lui ouvre la bouche au milieu de l'assemblée, * Il le remplit d'un esprit de sagesse et d'intelligence. v. En sa personne, il amasse un trésor de joie et d'allégresse. * Il le remplit. v. Gloire au Père. * Il le remplit.
   
  Orémus.
  Prions.
  Deus, qui beátum Ambrósium epíscopum cathólicæ fídei doctórem et apostólicæ fortitúdinis exémplum effecísti, éxcita in Ecclésia tua viros secúndum cor tuum, qui eam fórtiter et sapiénter gubérnent. Per Dóminum.
  O Dieu, qui a fait du bienheureux évêque Ambroise un docteur de la foi catholique et un exemple de la force apostolique ; suscite en Ton Église des hommes selon Ton cœur capables de la gouverner avec force et sagesse.
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(c3) BE(hij)ne(i)di(j)cá(ih)mus(gf) Dó(ghGF)mi(ef)no.(f) r/.(::) De(hijIH)o(gf) grá(ghGF)ti(ef)as.(f) (::)
  v. Benedicámus Dómino. r. Deo grátias.
  v. Bénissons le Seigneur. r. Rendons grâces à Dieu.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.
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