Le monde attend que l'Eglise redevienne une société de louange

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  v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde.
  v. Dieu, viens à mon aide.
  r. Dómine, ad adiuvándum me festína.
  r. Seigneur, vite à mon secours.
  Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen.
  Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
  Allelúia.
  Alléluia.
  Hymnus
Hymne
  O Christe, flos convállium, te láudibus extóllimus, quod hanc ornásti vírginem palmis quoque martýrii.
Ô Christ, fleur des vallées, nous t'exaltons par nos louanges, pour avoir orné cette vierge des palmes du martyre.
  Hæc prudens, fortis, sápiens, fidem proféssa líbere, pro te dira supplícia excépit impertérrita.
Prudente, forte et sage, elle professa librement la foi, et endura sans crainte les supplices cruels pour toi.
   Sic spreto mundi príncipe, tuo ditáta múnere, cruénto parta prœ́lio, ætérna tulit prǽmia.
Ainsi, méprisant le prince du monde, enrichie de ton don, obtenu par un combat sanglant, elle reçut les récompenses éternelles.
   Huius, Redémptor, méritis nos pius adde sócios, ut, mente pura, frúctibus tui fruámur sánguinis.
Rédempteur, par ses mérites, ajoute-nous pieusement comme compagnons, afin qu'avec un esprit pur, nous jouissions des fruits de Ton sang.
  Iesu, tibi sit glória, qui natus es de Vírgine, cum Patre et almo Spíritu, in sempitérna sǽcula. Amen.
Jésus, à Toi soit la gloire, qui es né de la Vierge, avec le Père et le Saint-Esprit, pour les siècles des siècles. Amen.
  Ant. 1. Ipsi intra nos gémimus, exspectántes redemptiónem córporis nostri.
  Ant. 1. Nous aussi, nous gémissons intérieurement, attendant l'adoption, la rédemption de notre corps.
  Psalmus 38 (39)
Psaume 38
  Ægrotantis deprecatio
Supplication de l'infirme
  Vanitati creatura subiecta est... propter eum qui subiecit eam in spe (Rom 8, 20).
La création a été soumise à la vanité ... à cause de celui qui l'y a soumise dans l'espérance.
  I
I
  Dixi: «Custódiam vias meas, * ut non delínquam in lingua mea;
  J'ai dit: je veillerai sur mes voies, pour ne point pécher par ma langue.
  ponam ori meo custódiam, * donec consístit peccátor advérsum me».
  J'ai mis une garde à ma bouche, pendant que le pécheur s'élevait devant moi.
  Tacens obmútui et sílui absque ullo bono, * et dolor meus renovátus est.
  Je me suis tu, et je me suis humilié, et je me suis abstenu de dire même de bonnes choses; et ma douleur a été renouvelée.
  Concáluit cor meum intra me, * et in meditatióne mea exársit ignis.
  Mon coeur s'est échauffé au dedans de moi, et tandis que je méditais, un feu s'est embrasé.
  Locútus sum in lingua mea: * «Notum fac mihi, Dómine, finem meum;
  La parole est venue sur ma langue: Fais-moi connaître ma fin, Seigneur,
  et númerum diérum meórum quis est, * ut sciam quam brevis sit vita mea».
  et quel est le nombre de mes jours, afin que je sache combien peu il m'en reste.
  Ecce paucórum palmórum fecísti dies meos, * et spátium vitæ meæ tamquam níhilum ante te.
  Voici que Tu as soumis mes jours à une mesure bornée, et mon être est comme un néant devant Toi.
  Etenim univérsa vánitas omnis homo constitútus est. * Etenim ut imágo pertránsit homo.
  Oui, tout homme vivant n'est qu'entière vanité.Oui, l'homme passe comme un fantôme,
  Étenim vánitas est et concitátur; * thesaurízat et ignórat quis congregábit ea.
  et c'est en vain qu'il se tourmente. Il amasse des trésors, et il ignore pour qui il les aura entassés.
  Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
  Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
  Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
  Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
  Ant. Ipsi intra nos gémimus, exspectántes redemptiónem córporis nostri.
  Ant. Nous aussi, nous gémissons intérieurement, attendant l'adoption, la rédemption de notre corps.
  Ant. 2. Exáudi oratiónem meam, Dómine; pércipe lácrimas meas.
  Ant. 2. Écoute ma prière, Seigneur ; reçois mes larmes.
  Etenim vánitas est et concitátur; * thesaurízat et ignórat quis congregábit ea.
  et c'est en vain qu'il se tourmente. Il amasse des trésors, et il ignore pour qui il les aura entassés.
  II
II
  Et nunc quæ est exspectátio mea, Dómine? * Spes mea apud te est.
  Et maintenant quelle est mon attente? N'est-ce pas le Seigneur? Mon espérance est en Toi.
  Ab ómnibus iniquitátibus meis érue me, * oppróbrium insipiénti ne ponas me.
  Délivre-moi de toutes mes iniquités. Tu m'as rendu l'opprobre de l'insensé.
  Obmútui et non apériam os meum, * quóniam tu fecísti.
  Je me suis tu, et je n'ai pas ouvert la bouche, parce que c'est Toi qui l'as fait
  Amove a me plagas tuas: * ab ictu manus tuæ ego deféci.
  Détournez de moi Tes coups, sous la puissance de Votre main, j'ai défailli, quand Tu m'as repris
  In increpatiónibus, propter iniquitátem, corripuisti hominem, et tabéscere fecísti sicut tínea desiderabília eius. * Etenim vánitas omnis homo.
  Tu as puni l'homme à cause de son iniquité. Et Tu as fait dessécher son âme comme l'araignée. Oui, c'est en vain que tout homme s'inquiète.
  Exáudi oratiónem meam, Dómine, * et clamórem meum áuribus pércipe.
  Exauce, Seigneur, ma prière et ma supplication;
  Ad lácrimas meas ne obsurdéscas, quóniam ádvena ego sum apud te, * peregrínus sicut omnes patres mei.
  Soyez attentif à mes larmes. Ne garde pas le silence, car je suis auprès de Toi un étranger et un voyageur, comme tous mes pères.
  Avértere a me, ut refrígerer, * priúsquam ábeam et non sim ámplius.
  Accorde-moi quelque relâche, afin que je sois rafraîchi avant de partir et de disparaître.
  Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
  Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
  Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
  Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
  Ant. Exáudi oratiónem meam, Dómine; pércipe lácrimas meas.
  Ant. Écoute ma prière, Seigneur ; reçois mes larmes.
  Ant. 3. Ego autem sperávi in misericórdia Dei in ætérnum.
  Ant. 3. Quant à moi, j'ai espéré dans la miséricorde de Dieu pour l'éternité.
  Psalmus 51
Psaume 51
  Contra calumniatorem
Contre les calomniateurs
  Qui gloriatur, in Domino glorietur (I Cor 1,31).
Que celui qui se glorifie se glorifie dans le Seigneur
  Quid gloriáris in malítia, * qui potens es iniquitáte?
  Pourquoi te glorifies-tu dans le mal, toi qui est vaillant pour commettre l'iniquité?
  Tota die insídias cogitásti; * lingua tua sicut novácula acúta, qui facis dolum.
  Tout le jour ta langue a médité l'injustice; comme un rasoir affilé tu pratiques la tromperie.
  Dilexísti malítiam super benignitátem, mendácium magis quam loqui æquitátem. * Dilexísti ómnia verba perditiónis, lingua dolósa.
  Tu as plus aimé la malice que la bonté, l'iniquité plus que les paroles de justice. Tu as aimé toutes les paroles de ruine, ô langue trompeuse.
  Proptérea Deus déstruet te in finem; evéllet te et emigrábit te de tabernáculo * et radícem tuam de terra vivéntium.
  C'est pourquoi Dieu te détruira pour toujours; Il t'arrachera et te fera sortir de ta tente, et Il enlèvera ta racine de la terre des vivants.
  Vidébunt iústi et timébunt * et super eum ridébunt:
  Les justes le verront, et craindront; et ils se riront de lui, en disant:
  “Ecce homo, qui non pósuit Deum refúgium suum, sed sperávit in multitúdine divitiárum suárum * et præváluit in insídiis suis.”
  Voilà l'homme qui n'a point pris Dieu pour son protecteur, mais qui s'est confié dans la multitude de ses richesses, et qui s'est prévalu de sa vanité.
  Ego autem sicut virens olíva in domo Dei. Sperávi in misericórdia Dei * in ætérnum et in sǽculum sǽculi.
  Mais moi, je suis comme un olivier fertile dans la maison de Dieu. * J'espère en la miséricorde de Dieu éternellement et à jamais.
  Confitébor tibi in sǽculum, quia fecísti; et exspectábo nomen tuum, quóniam bonum est; * in conspéctu sanctórum tuórum
  Je Te louerai sans fin, parce que Tu as fait cela; et j'attendrai Ton Nom, parce qu'il est bon, en présence de Tes saints.
  Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
  Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
  Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
  Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
  Ant. Ego autem sperávi in misericórdia Dei in ætérnum.
  Ant. Quant à moi, j'ai espéré dans la miséricorde de Dieu pour l'éternité.
  In primo nocturno, anno I
Premier nocturne, année I
  Incipit liber Ruth
Du livre de Ruth
  In diébus, quando iúdices prerant, facta est fames in terra. Abiítque homo de Béthlehem Iudæ, ut peregrinarétur in regióne Moabítide cum uxóre sua ac duóbus líberis. Ipse vocabátur Elímelech et uxor eius Nóemi et duo fílii alter Máhalon et alter Chélion Ephrathæi de Béthleem Iudæ. Ingressíque regiónem Moabítidem morabántur ibi. Et mórtuus est Elímelech marítus Nóemi, remansítque ipsa cum fíliis, qui accepérunt uxóres Moabítidas, quarum una vocabátur Orpha, áltera Ruth; manserúntque ibi decem fere annis. Et ambo mórtui sunt, Máhalon vidélicet et Chélion; remansítque múlier orbáta duóbus líberis ac maríto.
  Au temps où gouvernaient les Juges, une famine survint dans le pays et un homme de Bethléem de Juda s'en alla avec sa femme et ses deux fils pour séjourner dans les champs de Moab. Cet homme s'appelait Élimélek, sa femme Noémi, et ses deux fils Mahlôn et Kilyôn; ils étaient Éphratéens, de Bethléem de Juda. Arrivés dans les champs de Moab, ils s'y établirent. Élimélek, le mari de Noémi, mourut, et elle lui survécut avec ses deux fils. Ils prirent pour femmes des Moabites, l'une se nommait Orpa et l'autre Ruth. Ils demeurèrent là une dizaine d'années. Puis Mahlôn et Kilyôn moururent, tous deux aussi, et Noémi resta seule, privée de ses deux fils et de son mari.
  Et surréxit, ut in pátriam pérgeret cum utráque nuru sua, de regióne Moabítide; audíerat enim quod respexísset Dóminus pópulum suum et dedísset eis escas. Egréssa est ítaque de loco peregrinatiónis suæ cum utráque nuru et, iam in via pósita reverténdi in terram Iudæ, dixit ad eas: " Ite in domum matris vestræ; fáciat Dóminus vobíscum misericórdiam, sicut fecístis cum mórtuis et mecum: det vobis inveníre réquiem in dómibus virórum quos sortitúræ estis ". Et osculáta est eas. Quæ eleváta voce flere cœpérunt et dícere: " Tecum pergémus ad pópulum tuum ". Quibus illa respóndit: " Revertímini, fíliæ meæ; cur venítis mecum? Num ultra hábeo fílios in útero meo, ut viros ex me speráre possítis? "
  Alors, avec ses brus, elle se disposa à revenir des Champs de Moab, car elle avait appris dans les Champs de Moab que Dieu avait visité son peuple pour lui donner du pain. Elle quitta donc avec ses brus le lieu où elle avait demeuré et elles se mirent en chemin pour retourner au pays de Juda. Noémi dit à ses deux brus: « Partez donc et retournez chacune à la maison de votre mère. Que le Seigneur use de bienveillance envers vous comme vous en avez usé envers ceux qui sont morts et envers moi-même! Que le Seigneur accorde à chacune de vous de trouver une vie paisible dans la maison d'un mari! » Elle les embrassa, mais elles se mirent à crier et à pleurer, et elles dirent: « Non! Nous reviendrons avec toi vers ton peuple. » « Retournez, mes filles, répondit Noémi, pourquoi viendriez-vous avec moi? Ai-je encore dans mon sein des fils qui puissent devenir vos maris? »
  Eleváta ígitur voce, rursum flere cœpérunt. Orpha osculáta socrum est ac revérsa; Ruth autem adhsit sócrui suæ. Cui dixit Nóemi: " En revérsa est cognáta tua ad pópulum suum et ad deos suos; vade cum ea ". Quæ respóndit: " Noli instáre mihi ut relínquam te et ábeam; quocúmque perréxeris, pergam; ubi moráta fúeris, et ego páriter morábor: pópulus tuus pópulus meus et Deus tuus Deus meus ". Videns ergo Nóemi quod obstináto Ruth ánimo decrevísset secum pérgere, adversári nóluit, nec ultra ad suos réditum persuadére. Venit ergo Nóemi cum Ruth Moabítide nuru sua de terra peregrinatiónis suæ, ac revérsa est in Béthlehem, quando hórdea métere incipiébant.
  Elles recommencèrent à crier et à pleurer, puis Orpa embrassa sa belle-mère et retourna vers son peuple, mais Ruth lui resta attachée. Noémi dit alors: « Vois, ta belle-sœur s'en est retournée vers son peuple et vers son dieu; retourne toi aussi, et suis-la. » Ruth répondit: « Ne me presse pas de t'abandonner et de m'éloigner de toi, car où tu iras, j'irai, où tu demeureras, je demeurerai; ton peuple sera mon peuple et ton Dieu sera mon Dieu ». Voyant que Ruth s'obstinait à l'accompagner, Noémi cessa d'insister auprès d'elle. C'est ainsi que Noémi revint, ayant avec elle sa belle-fille Ruth, la Moabite, celle qui était revenue des Champs de Moab. Elles arrivèrent à Bethléem au début de la moisson des orges.
  r. Ierúsalem, plantábis víneam in móntibus tuis et exsultábis quia dies Dómini véniet: surge, Sion, convértere ad Deum tuum: gaude et lætáre Iacob, * Quia de médio géntium Salvátor tuus véniet. v. Deus a Líbano véniet et Sanctus de monte umbróso et condénso. * Quia de. v. Glória Patri. * Quia de.
  r. Jérusalem, tu planteras la vigne sur tes montagnes, et tu exulteras de bonheur, car il vient, le Jour du Seigneur. Lève-toi, Sion, et reviens à ton Dieu; Jacob, tressaille de joie et d'allégresse: * Voici ton Sauveur; il vient du milieu des nations! v. Dieu vient du Liban; le Saint, du mont boisé, ténébreux! * Voici. v. Gloire au Père. * Voici.
  In secundo nocturno, anno I
Deuxième nocturne, année I
  Ex Libro sancti Ambrósii epíscopi De virginitáte (Cc. 12-13: PL 16, 283.285-286)
Traité de saint Ambroise sur la virginité
  Tu, una de pópulo, una de plebe, certe tu una de virgínibus, quæ córporis tui grátiam splendóre mentis illúminas - própior enim es quæ Ecclésiæ comparáris - tu, inquam, in cubíli tuo et noctúrno témpore constitúta, semper meditáre Christum, et eius advéntum ómnibus speráto moméntis. Talem te Christus desiderávit, talem te Christus elégit. Apérto ítaque ingréditur óstio; neque enim potest fállere, qui se ingressúrum esse promísit. Compléctere ígitur quem quæsísti; accéde ad ipsum et illumináberis; tene illum, roga ne cito ábeat, óbsecra ne recédat. Verbum enim Dei currit, fastídio non cápitur, neglegéntia non tenétur. Obeat ánima tua in verbo eius et cæléstis sermónis insíste vestígio; cito enim transit.
  Moi qui es du peuple, toi qui es de la plèbe, toi en tout cas une des vierges qui rehausses la grâce de ton corps par la splendeur de l'âme, tu es plus proche du Christ comme comparée à l'Église toi, dis-je, installée dans ta chambre pendant la nuit, médite sans relâche sur le Christ et espère à tous moments sa venue. Telle le Christ t'a désirée, telle le Christ t'a choisie. Ta porte est-elle ainsi ouverte, il entre; il ne peut y manquer lui qui l'a promis. Embrasse donc celui que tu as cherché; approche-toi de lui et tu recevras sa lumière; tiens-le, prie-le de ne pas te quitter si tôt, supplie-le de ne pas s'en aller. En effet, la Parole de Dieu court, la nonchalance ne la saisit pas, ni la négligence ne la retient. Que ton âme, à son appel, aille à sa rencontre et s'attache aux empreintes de la parole céleste; elle passe, en effet, rapidement.
  Denique quid ait illa? Quæsívi eum et non invéni illum; vocávi eum et non obœdívit me. Ne putes displicére te, quæ vocásti, quæ rogásti, quæ aperuísti, quod tam cito ábiit: sinit nos sæpe tentári. Dénique turbis rogántibus ne recéderet, quid ait in evangélio? Et áliis civitátibus opórtet me evangelizáre verbum Dei, quia ídeo missus sum. Sed étiam si tibi ille abiísse vidétur, exi, rursus explóra. Quis autem te, nisi sancta Ecclésia, debet docére quemádmodum Christum téneas? Immo iam dócuit, si quæ legis, intéllegas: Quam módicum, inquit, fuit, cum transívi ab ipsis, donec invéni quem diléxit ánima mea: ténui eum, et non relínquam eum.
  Que dit-elle donc, l'épouse du Cantique? Je l'ai cherché mais je ne l'ai pas trouvé; je l'ai appelé mais il ne m'a pas écoutée. Ne crois pas que tu déplaises parce qu'il est parti si vite, toi qui l'as appelé, qui l'as supplié, qui lui as ouvert: il permet que nous soyons souvent mis à l'épreuve. Et puis, aux foules qui lui demandaient de ne pas s'éloigner, que dit-il dans l'évangile? Aux autres villes aussi il faut que j'annonce la bonne nouvelle de la parole de Dieu: j'ai été envoyé pour cela. Mais même s'il te semble qu'il est parti, sors, de nouveau cherche-le. Or, qui donc en dehors de la sainte Église doit t'enseigner comment retenir le Christ? Mais elle te l'a déjà enseigné, si tu comprends ce que tu lis: À peine avais-je dépassé les gardes, j'ai trouvé celui que mon cœur aime: je le tiens, je ne le lâcherai plus.
  Quibus ígitur Christus tenétur? Non iniúriæ néxibus, non réstium nodis; sed vínculis caritátis, mentis habénis stríngitur, et ánimæ tenétur afféctu. Si vis et tu tenére Christum, quære iúgiter, nec pœnam métuas; inter supplícia enim frequénter córporis, inter ipsas persecutórum manus Christus mélius invenítur. Quam módicum, inquit, fuit, cum transívi ab ipsis. Exíguo enim spátio brevíque moménto, cum persecutórum manus eváseris, nec succubúeris potestátibus mundi, tibi Christus occúrret, nec te diu tentári patiétur.
  Qu'est-ce donc qui retient le Christ? Ce ne sont ni les liens du péché, ni les nœuds des filets; mais par les liens de la charité, par les brides spirituelles il est ligoté et l'attachement de l'âme le retient. Si toi aussi, tu veux retenir le Christ, cherche-le donc, n'épargne pas ta peine; souvent, de fait, c'est parmi les souffrances du corps, au milieu même des mains des persécuteurs que l'on trouve le plus le Christ. À peine les avais-je dépassés, dit l'épouse du Cantique. C'est, en effet, dans un court délai, après un bref instant, lorsque tu auras échappé aux mains des persécuteurs et que tu auras résisté aux puissances du monde que le Christ viendra à ta rencontre et ne te laissera plus souffrir longtemps.
  r. Paschásius dixit: Cessábunt verba, dum fúerit pervéntum ad vérbera. Lúcia respóndit: Verba Dei cessáre non póterunt; * Ancílla Dei sum, et ídeo dixi verba Dei. v. Non vos, Christus inquit, loquímini in conspéctu iúdicum, sed Spíritus Sanctus. * Ancílla. v. Glória Patri. * Ancílla.
  r. Le préfet Paschase déclara: Ton verbiage et tes paroles passeront lorsqu'on en viendra aux verges! La bienheureuse Lucie répartit: Les paroles de Dieu ne passeront jamais; * Et moi, servante de Dieu, je dis les paroles de Dieu. v. Ce n'est pas vous, avait dit le Christ, qui parlerez en présence des juges, mais l'Esprit Saint. * Et moi v. Gloire au Père. * Et moi.
  Postea dicitur immediate et sine orémus oratio propria, cum conclusione longiore.
Après cela on dit immédiatement et sans "Prions" l'oraison propre, avec la conclusion longue.
  Dóminus vobíscum.
  Le Seigneur soit avec vous.
  r. Et cum spíritu tuo.
  r. Et avec votre esprit.
  Benedícat vos omnípotens Deus, Pater, ✠ et Fílius, et Spíritus Sanctus.
  Que Dieu tout puissant vous bénisse, le Père, ✠ et le Fils et le Saint-Esprit.
  r. Amen.
  r. Amen.
  Vel alia formula benedictionis, sicut in Missa.
Ou une autre formule de bénédiction, comme à la Messe.
  Et si fit dimissio, sequitur invitatio:
Et si on fait un renvoi, on ajoute l'invitation :
  Absente sacerdote vel diacono, et in recitatione a solo, sic concluditur:
En l'absence d'un diacre ou d'un prêtre, et dans la récitation seul, on conclut ainsi :
   Dóminus nos benedícat, et ab omni malo deféndat, et ad vitam perdúcat ætérnam. r. Amen.
   Que le Seigneur nous bénisse, qu'Il nous défende de tout mal, et qu'Il nous fasse parvenir à la vie éternelle. r. Amen.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.
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