Le monde attend que l'Eglise redevienne une société de louange

Avertissement : l'antiphonaire romain est en construction. Il subsiste de nombreuses erreurs et omissions. Soyez patients.
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(c3) DE(h)us,(h) (,)in(h) ad(h)iu(h)tó(hi)ri(h)um(h) me(h)um(h) in(h)tén(h)de.(h) r/.(::) Dó(h)mi(h)ne,(h) (,) ad(h) ad(h)iu(h)ván(h)dum(h) me(h) fes(h)tí(h)na.(h) (:) Gló(h)ri(h)a(h) Pa(h)tri,(h) et(h) Fí(h)li(h)o,(h) (,) et(h) Spi(h)rí(h)tu(h)i(h) Sanc(h)to.(h) (:)
Si(h)cut(h) e(h)rat(h) in(h) prin(h)cí(h)pi(h)o,(h) et(h) nunc,(h) et(h)
sem(h)per,(h) (,) et(h) in(h) sǽ(h)cu(h)la(h) sæ(h)cu(h)ló(h)rum.(h)
Am(h)en.(h:) Al(h)le(hi)lú(h)ia.(h) (::)
  v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde. r. Dómine, ad adiuvándum me festína. Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen. Allelúia.
  v. Dieu, viens à mon aide. r. Seigneur, vite à mon secours. Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen. Alléluia.
  Hymnus
Hymne
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(c4) BE(ded)á(c)te(d) mar(fe)tyr,(fgFE) pró(d)spe(cd)ra(d_,)
di(c)em(e) tri(d)um(e)phá(fe)lem(d) tu(ce)um,(e.;)
quo(d) sán(dh)gui(h)nis(g) mer(fvED)ces(f) ti(gf)bi(e_,)
co(c)ró(e)na(d) vin(e)cén(fe)ti(d) da(cd)tur.(d.::)


2.() Hic(ded) t<i>e</i>() ex(c) te(d)né(fe)bris(fgFE) saé(d)cu(cd)li(d_,)
tor(c)tó(e)re(d) vict<i>o</i>(e) et(fe) iú(d)di(ce)ce,(e.;)
e(d)vé(dh)xit(h) ad(g) cæ(fvED)lum(f) di(gf)es(e_,)
Chri(c)stóqu<i>e</i>(e) o(d)ván(e)tem,(fe) réd(d)di(cd)dit.(d.::)
3.() Nunc(ded) an(c)ge(d)ló(fe)rum(fgFE) pár(d)ti(cd)ceps(d_,)
col(c)lú(e)ces(d) in(e)sí(fe)gni(d) sto(ce)la,(e.;)
quam(d) te(dh)stis(h) in(g)do(fvED)má(f)bi(gf)lis(e_,)
ri(c)vis(e) cru(d)ó(e)ris(fe) lá(d)ve(cd)ras.(d.::)
4.() Ad(ded)é(c)sto(d) nunc(fe) et(fgFE) ób(d)se(cd)cra,(d_,)
pla(c)cá(e)tus(d) ut(e) Chri(fe)stus(d) su(ce)is(e.;)
in(d)clí(dh)net(h) au(g)rem(fvED) pró(f)spe(gf)ram,(e_,)
no(c)xas(e) nec(d) om(e)nes(fe) ím(d)pu(cd)tet.(d.::)
5.() Pau(ded)lí(c)sper(d) huc(fe) il(fgFE)lá(d)be(cd)re(d_,)
Chri(c)sti(e) fa(d)vó(e)rem(fe) dé(d)fe(ce)rens,(e.;)
sen(d)sus(dh) gra(h)vát<i>i</i>(g) ut(fvED) sén(f)ti(gf)ant(e_,)
le(c)vá(e)men(d) in(e)dul(fe)gén(d)ti(cd)æ.(d.::)
6.() Ho(ded)nor(c) Pa(d)tri(fe) cum(fgFE) Fí(d)li(cd)o(d_,)
et(c) Spí(e)ri(d)tu(e) Pa(fe)rá(d)cli(ce)to,(e.;)
qui(d) te(dh) co(h)ró(g)na(fvED) pér(f)pe(gf)ti(e_,)
cin(c)gunt(e) in(d) au(e)la(fe) gló(d)ri(cd)æ.(d.::) A(ded)men.(cd..) (::)
  Beate (Beata) martyr, próspera diem triumphálem tuum, quo sánguinis merces tibi coróna vincénti datur.
Rendez favorable, saint martyr, le jour où vous avez triomphé quand la couronne fut donnée pour prix du sang, à votre victoire.
  Hic te ex tenébris sǽculi, tortóre victo et iúdice, evéxit ad cælum dies Christóque ovántem réddidit.
De la ténèbre d'ici-bas, ce jour vous a porté jusqu'au ciel, pour vous rendre au Christ, en triomphe, vainqueur des bourreaux et des juges.
  Nunc angelórum párticeps collúces insígni stola, quam testis indomábilis rivis cruóris láveras.
Réuni aux anges du ciel, vous brillez dans le vêtement que vous avez, martyr indomptable, lavé dans le sang qui ruisselle.
  Adésto nunc et óbsecra, placátus ut Christus suis inclínet aurem prósperam, noxas nec omnes ímputet.
Venez maintenant prier pour nous, et que le Christ, en Sa pitié, incline une oreille propice et ne nous compte aucune faute.
  Paulís per huc illábere Christi favórem déferens, sensus gravati ut séntiant levámen indulgéntiæ.
Descendez un moment jusqu'à nous, porteur de la grâce du Christ : que nous sentions Son indulgence alléger nos âmes pesantes.
  Honor Patri cum Fílio et Spíritu Paráclito, qui te coróna pérpeti cingunt in aula glóriæ. Amen.
Honneur au Père, honneur au Fils, honneur à l'Esprit Paraclet, qui, dans leur demeure de gloire, pour l'éternité vous couronnent. Amen.
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(c4) CO(j)gi(ikjk)ta(hf)vé(g)runt(h) *() ím(g)pi(fg)i(g) (,) et(g) lo(g)cú(h)ti(g) sunt(h) ne(ji)quí(h)ti(gh)am,(h) (;) in(g)i(g)qui(g)tá(fe)tem(d) in(e) ex(f)cél(g>)so(h) lo(i)cú(h)ti(g) sunt.(g) (::)
E(j) u(j) o(h) u(j) a(k) e.(j) (::)
  Ant. 1. Cogitavérunt ímpii et locúti sunt nequítiam, iniquitátem in excélso locúti sunt.
  Ant. 1. Les impies ont médité et ont parlé avec méchanceté, ils ont prononcé l’iniquité d'en haut.
  Psalmus 54 (55)
Psaume 54 (55)
  Contra perfidum amicum
Contre un ami perfide
  Cœpit Iesus pavere et tædere (Mc 14, 33).
Jésus commença à ressentir frayeur et angoisse (Mc 14, 33).
  I
I
  Auribus pércipe, Deus, oratiónem meam et ne abscondáris a deprecatióne mea; * inténde mihi et exáudi me.
  O Dieu, prête l'oreille à ma prière, ne Te dérobe pas à mes supplications. Ecoute-moi et réponds-moi !
  Excússus sum in meditatióne mea et conturbátus sum * a voce inimíci et a tribulatióne peccatóris.
  J'erre çà et là, plaintif et gémissant, devant les menaces de l'ennemi, devant l'oppression du méchant !
  Quóniam devolvérunt in me iniquitátem * et in ira molésti erant mihi.
  Car ils font tomber sur moi le malheur, et ils me poursuivent avec colère.
  Cor meum torquétur intra me, * et formído mortis cécidit super me.
  Mon coeur tremble au dedans de moi, et sur moi fondent les terreurs de la mort.
  Timor et tremor venérunt super me, * et contéxit me pavor.
  La crainte et l'épouvante m'assaillent, et le frisson m'enveloppe.
  Et dixi: «Quis dabit mihi pennas sicut colúmbæ, * et volábo et requiéscam?
  Et je dis : Oh ! si j'avais les ailes de la colombe, je m'envolerais et m'établirais en repos ;
  Ecce elongábo fúgiens * et manébo in solitúdine.
  voici que je fuirai bien loin, et je demeurerais dans la solitude.
  Exspectábo eum, qui salvum me fáciat * a spíritu procéllæ et tempestáte».
  Je me hâterais de chercher un asile, loin du vent impétueux, loin de l'ouragan.
  Díssipa, Dómine, dívide línguas eórum, * quóniam vidi violéntiam et contentiónem in civitáte.
  Réduis-les à néant, Seigneur, divise leurs langues ! Car je vois dans la ville la violence et la discorde.
  Die ac nocte circúmeunt eam super muros eius, iníquitas et labor et insídiæ in médio eius; * et non defécit de platéis eius frauduléntia et dolus.
  Jour et nuit ils font le tour de ses remparts ; l'iniquité et la vexation sont au milieu d'elle, la perversité est dans son sein l'oppression et l'astuce ne quittent point ses places.
  Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
  Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
  Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
  Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
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(c4) a/. Co(j)gi(ikjk)ta(hf)vé(g)runt(h) () ím(g)pi(fg)i(g) (,) et(g) lo(g)cú(h)ti(g) sunt(h) ne(ji)quí(h)ti(gh)am,(h) (;) in(g)i(g)qui(g)tá(fe)tem(d) in(e) ex(f)cél(g>)so(h) lo(i)cú(h)ti(g) sunt.(g)
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  Ant. Cogitavérunt ímpii et locúti sunt nequítiam, iniquitátem in excélso locúti sunt.
  Ant. Les impies ont médité et ont parlé avec méchanceté, ils ont prononcé l’iniquité d'en haut.
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(c3) A(h)ver(h)tán(hi)tur(i) *() re(i)trór(i>)sum(ih) (,) et(h) e(hg)ru(fh)bé(hih)scant,(e) (,) qui(h) có(gih/i>)gi(fe)tant(e) mi(hf)hi(g) ma(e)la.(e) (::)
E(i) u(i) o(j) u(i) a(h) e.(ih) (::)
  Ant. 2. Avertántur retrórsum et erubéscant, qui cógitant mihi mala.
  Ant. 2. Qu’ils soient détournés en arrière et rougissent, ceux qui méditent du mal contre moi.
  II
II
  Quóniam si inimícus meus maledixísset mihi, * sustinuíssem útique;
  Car ce n'est pas un ennemi qui m'outrage : je le supporterais ;
  et si is, qui óderat me, super me magnificátus fuísset, * abscondíssem me fórsitan ab eo.
  ce n'est pas un adversaire qui s'élève contre moi: je me cacherais devant lui.
  Tu vero, homo coæquális meus, * familiáris meus et notus meus,
  Mais toi, tu étais un autre moi-même, mon confident et mon ami.
  qui simul habúimus dulce consórtium: * in domo Dei ambulávimus in concúrsu.
  Nous vivions ensemble dans une douce intimité, nous allions avec la foule à la maison de Dieu.
  [Véniat mors super illos, et descéndant in inférnum vivéntes,
  [Que la mort les surprenne, qu'ils descendent vivants au schéol!
  quóniam nequítiæ in habitáculis eórum, in médio eórum. ]
  Car la méchanceté est dans leur demeure, au milieu d'eux.]
  Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
  Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
  Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
  Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
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(c3) a/. A(h)ver(h)tán(hi)tur(i) () re(i)trór(i>)sum(ih) (,) et(h) e(hg)ru(fh)bé(hih)scant,(e) (,) qui(h) có(gih/i>)gi(fe)tant(e) mi(hf)hi(g) ma(e)la.(e)
(::)
  Ant. Avertántur retrórsum et erubéscant, qui cógitant mihi mala.
  Ant. Qu’ils soient détournés en arrière et rougissent, ceux qui méditent du mal contre moi.
annotation: 8g;
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(c4) IU(j)stus(ig) *() non(ij) con(h)tur(g)bá(h)bi(g)tur,(f) (,) qui(f)a(h) Dó(j)mi(j)nus(ig) fir(i)mat(j) ma(hi)num(hg) e(g)ius.(g) (::)
E(j) u(j) o(i) u(j) a(h) e.(g) (::)
  Ant. 3. Iustus non conturbábitur, quia Dóminus firmat manum eius.
  Ant. 3. Le juste ne sera pas troublé, car le Seigneur affermit Sa main.
  III
  Ego autem ad Deum clamábo, * et Dóminus salvábit me.
  Pour moi, je crie vers Dieu, et le Seigneur me sauvera.
  Véspere et mane et merídie meditábor et ingemíscam, * et exáudiet vocem meam.
  Le soir, le matin, au milieu du jour, je me plains, je gémis, et Il entendra ma voix.
  Rédimet in pace ánimam meam ab his, qui impúgnant me, * quóniam in multis sunt advérsum me.
  Il délivrera en paix mon âme du combat qui m'est livré, car ils sont nombreux ceux qui me font la guerre.
  Exáudiet Deus et humiliábit illos, * qui est ante sǽcula.
  Dieu entendra, et Il les humiliera, Lui qui est avant les siècles.
  Non enim est illis commutátio, * et non timuérunt Deum.
  Car il n'y a point en eux de changement, et ils n'ont pas la crainte de Dieu.
  Exténdit manum suam in sócios; * contaminávit fœdus suum.
  il porte la main sur ceux qui étaient en paix avec Lui, il viole Son alliance.
  Lene super butyrum est os eius, * pugna autem cor illíus:
  De sa bouche sortent des paroles douces comme le lait, et la guerre est dans son coeur.
  mollíti sunt sermónes eius super óleum, * et ipsi sunt gládii destrícti.
  Ses discours sont plus onctueux que l'huile, mais ce sont des épées nues.
  Iacta super Dóminum curam tuam, et ipse te enútriet; * non dabit in ætérnum fluctuatiónem iusto.
  Remets ton sort au Seigneur, et Il te soutiendra ; Il ne laissera pas à jamais chanceler le juste.
  Tu vero, Deus, dedúces eos * in púteum intéritus.
  Et Toi, ô Dieu, Tu les feras descendre dans la fosse de perdition ;
  Viri sánguinum et dolósi non dimidiábunt dies suos; * ego autem sperábo in te, Dómine.
  les hommes de sang et de ruse ne verront pas la moitié de leurs jours ; pour moi, je mets en Toi ma confiance.
  Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
  Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
  Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
  Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
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(c4) a/. Iu(j)stus(ig) () non(ij) con(h)tur(g)bá(h)bi(g)tur,(f) (,) qui(f)a(h) Dó(j)mi(j)nus(ig) fir(i)mat(j) ma(hi)num(hg) e(g)ius.(g)
(::)
  Ant. Iustus non conturbábitur, quia Dóminus firmat manum eius.
  Ant. Le juste ne sera pas troublé, car le Seigneur affermit Sa main.
  v. Iste est qui contémpsit vitam mundi. r. Et pérvenit ad cæléstia regna.
  v. Celui-ci négligea la vie dans le monde. r.  Et il parvint au royaume des cieux.
  In primo nocturno, anno I
Premier nocturne, année I
  Incipit Epístula beáti Iacóbi apóstoli
De la lettre de saint Jacques
  Iacóbus, Dei et Dómini Iesu Christi servus, duódecim tríbubus, quæ sunt in dispersióne, salútem. Omne gáudium existimáte, fratres mei, cum in tentatiónibus váriis incidéritis, sciéntes quod probátio fídei vestræ patiéntiam operátur; patiéntia autem opus perféctum hábeat, ut sitis perfécti et íntegri, in nullo deficiéntes.
  Jacques, serviteur de Dieu et du Seigneur Jésus-Christ, aux douze tribus de la Dispersion, salut! Tenez pour une joie suprême, mes frères, d'être en butte à toutes sortes d'épreuves. Vous le savez: bien éprouvée, votre foi produit la constance; mais que la constance s'accompagne d'une œuvre parfaite, afin que vous soyez parfaits, irréprochables, ne laissant rien à désirer.
  Si quis autem vestrum índiget sapiéntia, póstulet a Deo, qui dat ómnibus affluénter et non impróperat, et dábitur ei. Póstulet autem in fide nihil hæsitans; qui enim hsitat, símilis est flúctui maris, qui a vento movétur et circumfértur. Non ergo æstimet homo ille quod accípiat áliquid a Dómino, vir dúplex ánimo, incónstans in ómnibus viis suis.
  Si l'un de vous manque de sagesse, qu'il la demande à Dieu - il donne à tous généreusement, sans récriminer - et elle lui sera donnée. Mais qu'il demande avec foi, sans hésitation, car celui qui hésite ressemble au flot de la mer que le vent soulève et agite. Qu'il ne s'imagine pas, cet homme-là, recevoir quoi que ce soit du Seigneur: homme à l'âme partagée, inconstant dans toutes ses voies!
  Gloriétur autem frater húmilis in exaltatióne sua, dives autem in humilitáte sua, quóniam sicut flos feni transíbit. Exórtus est enim sol cum ardóre et arefécit fenum, et flos eius décidit, et decor vultus eius depériit; ita et dives in itinéribus suis marcéscet. Beátus vir, qui suffert tentatiónem, quia, cum probátus fúerit, accípiet corónam vitæ, quam repromísit Deus diligéntibus se.
  Que le frère d'humble condition se glorifie de son exaltation et le riche de son humiliation, car il passera comme fleur d'herbe. Le soleil brûlant s'est levé: il a desséché l'herbe et sa fleur tombe, sa belle apparence est détruite. Ainsi se flétrira le riche dans ses démarches! Heureux homme, celui qui supporte l'épreuve! Sa valeur une fois reconnue, il recevra la couronne de vie que le Seigneur a promise à ceux qui l'aiment.
  Nemo, cum tentátur, dicat: " A Deo tentor "; Deus enim non tentátur malis, ipse autem néminem tentat. Unusquísque vero tentátur a concupiscéntia sua abstráctus et illéctus; dein concupiscéntia, cum concéperit, parit peccátum, peccátum vero, cum consummátum fúerit, génerat mórtem. Nolíte erráre, fratres mei dilectíssimi. Omne datum óptimum et omne donum perféctum de sursum est, descéndens a Patre lúminum, apud quem non est transmutátio nec vicissitúdinis obumbrátio. Voluntárie génuit nos verbo veritátis, ut simus primítiæ quædam creatúræ eius.
  Que nul, s'il est éprouvé, ne dise: " C'est Dieu qui m'éprouve. " Dieu en effet n'éprouve pas le mal, il n'éprouve non plus personne. Mais chacun est éprouvé par sa propre convoitise qui l'attire et le leurre. Puis la convoitise, ayant conçu, donne naissance au péché, et le péché, parvenu à son terme, enfante la mort. Ne vous égarez pas, mes frères bien-aimés: tout don excellent, toute donation parfaite vient d'en haut et descend du Père des lumières, chez qui n'existe aucun changement, ni l'ombre d'une variation. Il a voulu nous enfanter par une parole de vérité, pour que nous soyons comme les prémices de ses créatures.
  r. Miserére mei, Dómine, quóniam ad te clamábo tota die. Lætífica ánimam servi tui, quóniam ad te, Dómine, ánimam meam levávi. * Quóniam tu, Dómine, suávis ac mitis es ómnibus invocántibus te. v. Non est símilis tui in diis, Dómine, et non est secúndum ópera tua; * Quóniam. v. Glória Patri. * Quóniam.
  r. Prends pitié de moi, Seigneur, toi que j'appelle tout le jour. Seigneur, réjouis ton serviteur: vers toi, j'élève mon âme! * Toi qui es doux et bienveillant, plein d'amour pour tous ceux qui t'invoquent. v. Aucun parmi les dieux n'est comme toi, Seigneur, et rien n'égale tes œuvres; * Toi. v. Gloire au Père. * Toi.
  In secundo nocturno, anno I)
Deuxième nocturne, année I)
  Ex Diálogo sancti Iustíni mártyris cum Tryphóne (Prol., 7-8 : ed. de Otto, Ienæ, 1877, 31-33)
Dialogue de saint Justin avec Tryphon
  Quonam iam quis, inquam seni, utátur magístro aut unde adiuvétur, si ne apud istos quidem verum est? " " Exstitérunt ante multum tempus viri quidam ómnibus istis qui philosóphi existimántur antiquióres, beáti et iusti et Deo cari, qui divíno Spíritu afflánte locúti et futúra vaticináti sunt, quæ quidem nunc fiunt : prophétas autem eos vocant. Hi soli verum et vidérunt et homínibus nuntiárunt, nec metuéntes nec revériti quemquam, non glóriæ cupiditáte victi, sed ea tantum dicéntes quæ audíverant et víderant Spíritu Sancto repléti. Scripta autem eórum étiam nunc exstant, quæ si quis legat, fidem illis habens, plúrimum inde ferre póterit emoluménti et de princípiis et de fine et de iis quæ debet scire philósophus.
  «À quels maîtres recourir, dis-je au vieillard, où trouver aide, si même les philosophes, ces grands hommes, n'ont pas la vérité?» Il répondit: «Des hommes ont existé, il y a longtemps, qui furent ces grands hommes plus anciens que ces prétendus philosophes, des hommes heureux, justes et chers à Dieu, qui parlaient par l'Esprit Saint, et rendaient sur l'avenir des oracles maintenant accomplis: on les appelle les prophètes. Seuls ils ont vu et annoncé aux hommes la vérité, sans égard ni crainte de personne; ils n'obéissaient pas au désir de la gloire, mais ils ne disaient que ce qu'ils avaient entendu et vu, remplis de l'Esprit Saint. Leurs écrits subsistent encore: ceux qui les lisent peuvent, s'ils ont la foi en eux, en tirer grand profit, tant sur les principes que sur la fin, sur tout ce que doit connaître le philosophe.
  Non enim tunc demonstratióne in disseréndo utebántur, ut qui supra omnem demonstratiónem fúerint gravíssimi testes veritátis : quæ vero evenérunt et evéniunt verbis eórum cogunt assentíri. Quamquam étiam ob mirácula quæ edidérunt digni fuérunt quibus crederétur, síquidem et creatórem universórum Deum Patrémque celebrábant et missum ab eo Christum Fílium eius annuntiábant : quod quidem fraudulénto et impúro spíritu repléti pseudoprophétæ nec fecérunt nec fáciunt, sed quædam prodígia ad percelléndos hómines édere audent ac spíritus erróris et dæmónia célebrant. Precáre vero ante ómnia tibi lucis aperíri portas; non enim hæc quisquam perspícere et intellégere potest, nisi cui Deus intellégere déderit et Christus eius. "
  Ce n'est pas sous forme de démonstration qu'ils ont parlé: au-dessus de toute démonstration, ils étaient les témoins fidèles de la vérité; les événements passés et présents forcent de croire à leur parole. Les prodiges qu'ils ont accomplis les rendaient dignes de foi, car ils ont glorifié l'auteur de l'univers, Dieu et Père, et ont annoncé le Christ qui vient de lui, son Fils. Cela, les faux prophètes, remplis de l'esprit d'erreur et d'impureté, ne l'ont pas fait, et ils ne le font pas maintenant; au contraire, ils ont l'audace de faire des prodiges pour frapper les hommes de stupeur, et ils glorifient les esprits d'erreur et les démons. Et toi, avant tout, prie pour que les portes de la lumière te soient ouvertes, car personne ne peut voir ni comprendre si Dieu et son Christ ne lui donnent de comprendre.»
  Hæc multáque ínsuper ália cum ille dixísset ábiit, præcípiens ut ea meditándo pérsequar; neque eum ámplius vidi. Mihi vero statim ignis in ánimo accénsus est, meque amor invásit prophetárum et virórum illórum qui sunt Christi amíci; ítaque revólvens mecum illíus sermónes hanc solam cómperi esse philosóphiam tutam atque útilem. Ad hunc ígitur modum et hac de causa ego sum philósophus. Vellem autem ut et omnes ratiónem meæ símilem ánimo ineúntes a Salvatóris doctrína non aberrárent : habet enim in se terríbilem quamdam maiestátem, et ad eos permovéndos idónea est qui de recta via deflexérunt, et suavíssima est iis réquies qui eam diligénter exércent. Si qua ergo tui ipsíus cura tángeris salutísque cúpidus es et in Deo fidúciam cóllocas, licet tibi ubi Christum Dei agnóveris et initiátus fúeris, esse beátum.
  Il me dit toutes ces choses et beaucoup d'autres encore, et il s'en alla en me recommandant de les méditer. Je ne l'ai pas revu. Mais un feu subitement s'alluma dans mon âme; je fus pris d'amour pour les prophètes et pour ces hommes amis du Christ. Je repassai en moi-même toutes ces paroles, je reconnus que c'était la seule philosophie sûre et profitable. Voilà comment et pourquoi je suis philosophe. Je voudrais que chacun ait les mêmes sentiments que moi et ne s'écarte pas de la doctrine du Sauveur. Elle possède, en effet, une majesté redoutable qui la rend propre à effrayer ceux qui se détournent du droit chemin; elle procure en revanche le plus doux repos à ceux qui s'y attachent. Si tu as quelque souci de toi-même, si tu tiens à être sauvé et si tu as confiance en Dieu, tu peux connaître le Christ de Dieu, devenir parfait et être heureux.
  r. Coróna áurea super caput eius, * Expréssa signo sanctitátis, glória honóris et opus fortitúdinis, allelúia. v. Quóniam prævenísti eum in benedictiónibus dulcédinis, posuísti in cápite eius corónam de lápide pretióso. * Expréssa. v. Glória Patri. * Expréssa.
  r. Il porte une couronne d'or, * Elle est marquée du signe de la consécration, suprême honneur, magnifique ouvrage! Alléluia! v. Tu le préviens de la douceur de tes bénédictions, tu mets sur sa tête une couronne sertie de pierres précieuses, * Elle est marquée. v. Gloire au Père. * Elle est marquée.
   
  Orémus.
  Prions.
  Deus, qui per stultítiam crucis eminéntem Iesu Christi sciéntiam beátum Iustínum mártyrem mirabíliter docuísti, eius nobis intercessióne concéde, * ut, errórum circumventióne depúlsa, fídei firmitátem consequámur.
  O Dieu, qui, par la folie de la croix, as, d’une manière admirable, enseigné au bienheureux Justin, Martyr, l’éminente science de Jésus-Christ, accorde-nous, par son intercession, qu’après avoir vu repousser la foule des erreurs qui nous entourent, nous obtenions la fermeté dans la foi.
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(c3) BE(hij)ne(i)di(j)cá(ih)mus(gf) Dó(ghGF)mi(ef)no.(f) r/.(::) De(hijIH)o(gf) grá(ghGF)ti(ef)as.(f) (::)
  v. Benedicámus Dómino. r. Deo grátias.
  v. Bénissons le Seigneur. r. Rendons grâces à Dieu.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.
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