Le monde attend que l'Eglise redevienne une société de louange

Avertissement : l'antiphonaire romain est en construction. Il subsiste de nombreuses erreurs et omissions. Soyez patients.
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(c3) DE(h)us,(h) (,)in(h) ad(h)iu(h)tó(hi)ri(h)um(h) me(h)um(h) in(h)tén(h)de.(h) r/.(::) Dó(h)mi(h)ne,(h) (,) ad(h) ad(h)iu(h)ván(h)dum(h) me(h) fes(h)tí(h)na.(h) (:) Gló(h)ri(h)a(h) Pa(h)tri,(h) et(h) Fí(h)li(h)o,(h) (,) et(h) Spi(h)rí(h)tu(h)i(h) Sanc(h)to.(h) (:)
Si(h)cut(h) e(h)rat(h) in(h) prin(h)cí(h)pi(h)o,(h) et(h) nunc,(h) et(h)
sem(h)per,(h) (,) et(h) in(h) sǽ(h)cu(h)la(h) sæ(h)cu(h)ló(h)rum.(h)
Am(h)en.(h:) Al(h)le(hi)lú(h)ia.(h) (::)
  v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde. r. Dómine, ad adiuvándum me festína. Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen. Allelúia.
  v. Dieu, viens à mon aide. r. Seigneur, vite à mon secours. Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen. Alléluia.
  Hymnus
Hymne
annotation: 2;
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(f3) GAL(e)li(f) can(f)tu(c) me(e)di(f)án(f)te(e) (,) no(h)ctis(g) iam(f) ca(g)lí(ef)gi(g)nem(f) (;)
et(g) pro(h)fún(i)dæ(f) no(h)ctis(g) a(f)tram(e) (,) le(h)ván(g)te(f) for(e)mí(g)di(hg)nem,(f) (:)
De(e)us(f) al(f)me,(c) te(e) ro(f)gá(f)mus(e) (,) sup(h)pli(g)cés(f)que(g) pó(ef)sci(g)mus.(f) (::)



2. Vi(e)gil,(f) po(f)tens,(c) lux(e) ve(f)ní(f)sti(e) (,) at(h)que(g) cu(f)stos(g) hó(ef)mi(g)num,(f) (;)
dum(g) te(h)né(i)rent(f) si(h)mul(g) cun(f)cta(e) (,) mé(h)di(g)um(f) si(e)lén(g)ti(hg)um,(f) (:)
réd(e)de(f)rent(f) nec(c)non(e) mor(f)tá(f)lem(e) (,) mór(h)tu(g)i(f) ef(g)fí(ef)gi(g)em,(f) (::)

3. Ex(e)ci(f)tá(f)res(c) quo(e) nos,(f) Chri(f)ste,(e) (,) de(h) som(g)no(f) ma(g)lí(ef)ti(g)æ,(f) (;)
at(g)que(h) gra(i)tis(f) li(h)be(g)rá(f)res(e) (,) no(h)ctúr(g)no(f) de(e) cár(g)ce(hg)re,(f) (:)
red(e)de(f)rés(f)que(c) no(e)bis(f) lu(f)cem(e) (,) vi(h)tæ(g) sem(f)per(g) có(ef)mi(g)tem.(f) (::)

4. Ho(e)nor(f) Pa(f)tri(c) sit(e) ac(f) ti(f)bi,(e) (,) San(h)cto(g) sit(f) Spi(g)rí(ef)tu(g)i,(f) (;)
De(g)o(h) tri(i)no(f) sed(h) et(g) u(f)ni,(e) (,) pa(h)ci,(g) vi(f)tæ,(e) lú(g)mi(hg)ni,(f) (:)
nó(e)mi(f)ni(f) præ(c) cun(e)ctis(f) dul(f)ci(e) (,) di(h)vi(g)nó(f)que(g) nú(ef)mi(g)ni.(f) (::)
A(fgf)men.(ef) (::)
  Galli cantu mediánte noctis iam calíginem et profúndæ noctis atram levánte formídinem, Deus alme, te rogámus supplicésque póscimus.
Lorsque le chant du coq dissipe déjà l'obscurité de la nuit et allège la sombre frayeur de la nuit profonde, Dieu bienfaisant, nous Te prions et Te supplions humblement.
  Vigil, potens, lux venísti atque custos hóminum, "dum tenérent simul cuncta médium siléntium, rédderent necnon mortálem mórtui effígiem,"
Vigilant, puissant, Tu es venu comme lumière et gardien des hommes, "tandis que toutes choses étaient plongées dans un profond silence, et que les morts rendaient l'image de la mort,"
  Excitáres quo nos, Christe, de somno malítiæ, atque gratis liberáres noctúrno de cárcere, "redderésque nobis lucem vitæ semper cómitem."
Afin que Tu nous éveilles, ô Christ, du sommeil de la malice, et que Tu nous libères gratuitement de la prison nocturne, "et que Tu nous rendes la lumière, compagne éternelle de la vie."
  Honor Patri sit ac tibi, Sancto sit Spirítui, Deo trino sed et uni, paci, vitæ, lúmini, nómini præ cunctis dulci divinóque númini. Amen.
Honneur soit au Père et à Toi, ainsi qu'au Saint-Esprit, Dieu trine mais aussi un, paix, vie, lumière, nom plus doux que tous et divine puissance. Amen.
  Vel:
Ou :
  Hymnus
  Adésto, rerum cónditor, patérnæ lucis glória, cuius amóta grátia nostra pavéscunt péctora,
  Tuóque plena Spíritu, secum Deum gestántia, nil rapiéntis pérfidi diris patéscant fráudibus,
  Ut inter actus sǽculi, vitæ quos usus éxigit, omni caréntes crímine tuis vivámus légibus.
  Sit, Christe, rex piíssime, tibi Patríque glória cum Spíritu Paráclito, in sempitérna sæcula. Amen.
annotation: Cc2;
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(c3) NE(h) in(h) i(hg)ra(f) tu(h)a(h) *(,) ár(h)gu(h)as(h) me,(i) Dó(i)mi(h)ne.(h) (::)
E(h) u(h) o(f) u(h) a(i) e.(h) (::)
  Ant. 1. Ne in ira tua corrípias me, Dómine.
  Ant. 1. Ne me reprends pas dans Ta colère, Seigneur.
  Psalmus 37 (38)
Psaume 37
  Obsecratio peccatoris in extremo periculo constituti
Obsécration du pécheur alors qu'il est en extrême danger
  Stabant omnes noti eius a longe (Lc 23, 49).
Tous ceux de Sa connaissance se tenaient loin.
  I
I
  Dómine, ne in furóre tuo árguas me * neque in ira tua corrípias me,
  Seigneur, ne me reprends dans Ta fureur, et ne me punis pas dans Ta colère,
  quóniam sagíttæ tuæ infíxæ sunt mihi, * et descéndit super me manus tua.
  car j'ai été transpercé de Tes flèches, et Tu as appesanti sur moi Ta main.
  Non est sánitas in carne mea a fácie indignatiónis tuæ, * non est pax óssibus meis a fácie peccatórum meórum.
  Il n'est rien resté de sain dans ma chair à la vue de Ta colère; il n'y a plus de paix dans mes os à la vue de mes péchés.
  Quóniam iniquitátes meæ supergréssæ sunt caput meum * et sicut onus grave gravant me nimis.
  Car mes iniquités se sont élevés au-dessus de ma tête, et comme un lourd fardeau elles se sont appesanties sur moi.
  Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
  Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
  Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
  Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
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(c3) a/. Ne(h) in(h) i(hg)ra(f) tu(h)a(h) (,) ár(h)gu(h)as(h) me,(i) Dó(i)mi(h)ne.(h)
(::)
  Ant. Ne in ira tua corrípias me, Dómine.
  Ant. Ne me reprends pas dans Ta colère, Seigneur.
annotation: 2*a;
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(c3) CON(e)fun(f)dán(hi)tur(iio) *(,) et(h) re(i)ve(j)re(ih)án(i)tur,(i) (;) qui(i) quæ(f)runt(i) á(h)ni(g)mam(f) me(fe)am,(f) (,) ut(e) áu(de)fe(f)rant(h>) e(f)am.(f) (::)
E(i) u(h) o(i) u(j) a(h) e.(f) (::)
  Ant. 2. Confundántur et revertántur, qui quærunt ánimam meam, ut áuferant eam.
  Ant. 2. Qu’ils soient confondus et reculés, ceux qui cherchent à ravir mon âme.
  II
II
  Putruérunt et corrúpti sunt livóres mei * a fácie insipiéntiæ meæ.
  Mes plaies ont été remplies de corruption et de pourriture, par l'effet de ma folie.
  Inclinátus sum et incurvátus nimis; * tota die contristátus ingrediébar.
  Je suis devenu misérable, et continuellement tout courbé; je marchais triste tout le jour.
  Quóniam lumbi mei impléti sunt ardóribus, * et non est sánitas in carne mea.
  Car mes reins ont été remplis d'illusions, et il n'y a rien de sain dans ma chair.
  Afflíctus sum et humiliátus sum nimis, * rugiébam a gémitu cordis mei.
  J'ai été affligé et humilié outre mesure, et le gémissement de mon coeur m'arrachait des rugissements.
  Dómine, ante te omne desidérium meum, * et gémitus meus a te non est abscónditus.
  Seigneur, tout mon désir est devant Toi, et mon gémissement ne T'est point caché.
  Palpitávit cor meum, derelíquit me virtus mea, * et lumen oculórum meórum, et ipsum non est mecum.
  Mon coeur est troublé, ma force m'a quitté, et la lumière même de mes yeux n'est plus avec moi.
  Amíci mei et próximi mei procul a plaga mea stetérunt, * et propínqui mei de longe stetérunt.
  Mes amis et mes proches se sont avancés jusqu'à moi, et se sont arrêtés. Ceux qui étaient près de moi se sont arrêtés à distance.
  Et láqueos posuérunt, qui quærébant ánimam meam; et, qui requirébant mala mihi, locúti sunt insídias * et dolos tota die meditabántur.
  Et ceux qui en voulaient à ma vie usaient de violence. Ceux qui cherchaient à me faire du mal ont proféré des mensonges, et tout le jour ils méditaient la tromperie.
  Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
  Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
  Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
  Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
annotation: ;
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(c3) a/. Con(e)fun(f)dán(hi)tur(iio) (,) et(h) re(i)ve(j)re(ih)án(i)tur,(i) (;) qui(i) quæ(f)runt(i) á(h)ni(g)mam(f) me(fe)am,(f) (,) ut(e) áu(de)fe(f)rant(h>) e(f)am.(f)
(::)
  Ant. Confundántur et revertántur, qui quærunt ánimam meam, ut áuferant eam.
  Ant. Qu’ils soient confondus et reculés, ceux qui cherchent à ravir mon âme.
annotation: 8g;
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(c4) NE(g) de(g)re(h)lín(j)quas(j) me,(j) *() Dó(j)mi(j)ne(j) De(j)us(j) me(j)us,(j) (,) ne(j) di(j)scé(ih)das(ih) a(g) me.(g) (::)
E(j) u(j) o(i) u(j) a(h) e.(g) (::)
  Ant. 3. Ne derelínquas me, Domíne Deus meus, ne discédas a me.
  Ant. 3. Ne me laisse point, Seigneur mon Dieu, et ne Te sépare point de moi.
  III
III
  Ego autem tamquam surdus non audiébam * et sicut mutus non apériens os suum;
  Mais moi, comme si j'eusse été sourd, je n'entendais pas; et comme si j'eusse été muet, je n'ouvrais pas la bouche.
  et factus sum sicut homo non áudiens * et non habens in ore suo redargutiónes.
  Je suis devenu comme un homme qui n'entend pas, et qui n'a pas de répliques dans sa bouche.
  Quóniam in te, Dómine, sperávi, * tu exáudies, Dómine Deus meus.
  Car c'est en Toi, Seigneur, que j'ai espéré; Tu m'exauceras, Seigneur mon Dieu.
  Quia dixi: « Ne quándo supergáudeant mihi; * dum commovéntur pedes mei, magnificántur super me ».
  Car j'ai dit: Que mes ennemis ne se réjouissent pas à mon sujet, eux qui, ayant vu mes pieds ébranlés, ont parlé insolemment de moi.
  Quóniam ego in lapsum parátus sum, * et dolor meus in conspéctu meo semper.
  Car je suis préparé aux châtiments, et ma douleur est toujours devant mes yeux.
  Quóniam iniquitátem meam annuntiábo * et sollícitus sum de peccáto meo.
  Car je proclamerai mon iniquité, et je serai toujours occupé de la pensée de mon péché.
  Inimíci autem mei vivunt et confirmáti sunt; * et multiplicáti sunt, qui odérunt me iníque.
  Cependant mes ennemis vivent, et sont devenus plus puissants que moi, et ceux qui me haïssent injustement se sont multipliés.
  Retribuéntes mala pro bonis detrahébant mihi, * pro eo quod sequébar bonitátem.
  Ceux qui rendent le mal pour le bien me décriaient, parce que je m'attachais au bien.
  Ne derelínquas me, Dómine; * Deus meus, ne discésseris a me.
  Ne m'abandonne pas, Seigneur mon Dieu; ne T'éloigne pas de moi.
  Festína in adiutórium meum, * Dómine, salus mea.
  Hâte-Toi de me secourir, Seigneur, Dieu de mon salut.
  Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
  Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
  Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
  Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
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(c4) a/. Ne(g) de(g)re(h)lín(j)quas(j) me,(j) () Dó(j)mi(j)ne(j) De(j)us(j) me(j)us,(j) (,) ne(j) di(j)scé(ih)das(ih) a(g) me.(g)
(::)
  Ant. Ne derelínquas me, Domíne Deus meus, ne discédas a me.
  Ant. Ne me laisse point, Seigneur mon Dieu, et ne Te sépare point de moi.
  v. Dóminus vias suas docébit nos. r. Et ambulábimus in sémitis tuis.
  v. Le Seigneur nous enseignera Ses voies. r. Et nous marcherons dans Tes sentiers.
  In primo nocturno, anno I
Premier nocturne, année I
  De libro Iósue
Du livre de Josué
  In diébus illis: Ascendérunt tria fere mília pugnatórum, qui statim terga vertérunt coram viris urbis Hai, qui percussérunt ex eis círciter trigínta et sex hómines persecutíque sunt eos de porta usque ad Sábarim et percussérunt eos in descénsu; pertimuítque cor pópuli et instar aquæ liquefáctum est.
  Seuls environ trois mille hommes du peuple montèrent à Aï, mais ils lâchèrent pied devant les habitants de Aï. Les habitants de Aï leur tuèrent à peu près trente-six hommes, puis les poursuivirent en avant de la porte, jusqu'à Shebarim, et à la descente, ils les écrasèrent. Alors le peuple perdit cœur et son courage fondit.
  Iósue vero scidit vestiménta sua et cécidit pronus in terram coram arca Dómini usque ad vésperum, tam ipse quam omnes senes Israel; miserúntque púlverem super cápita sua. Et dixit Iósue: " Heu, Dómine Deus, quid voluísti tradúcere pópulum istum Iordánem flúvium, ut tráderes nos in manus Amorræi et pérderes? Utinam mansissémus trans Iordánem! Quæso, Dómine, quid dicam videns Isrǽlem hóstibus suis terga verténtem? Audient Chanani et omnes habitatóres terræ ac páriter conglobáti circumdábunt nos atque delébunt nomen nostrum de terra. Et quid fácies magno nómini tuo? "
  Alors Josué déchira ses vêtements, se prosterna face contre terre devant l'arche du Seigneur jusqu'au soir, ainsi que les anciens d'Israël, et tous répandirent de la poussière sur leur tête. Josué dit: " Hélas, Seigneur Dieu, pourquoi as-tu tenu à faire passer le Jourdain à ce peuple si c'est pour nous livrer à la main de l'Amorite et nous faire périr? Ah! si nous avions pu nous établir au-delà du Jourdain! Excuse-moi, Seigneur! Que dirai-je maintenant qu'Israël a tourné le dos devant ses ennemis? Les Cananéens vont l'apprendre, ainsi que tous les habitants du pays, ils se coaliseront contre nous pour retrancher notre nom de la terre. Que feras-tu alors pour ton grand nom? "
  Dixítque Dóminus ad Iósue: " Surge! Cur iaces pronus in terra? Peccávit Israel et prævaricátus est pactum meum, quod mandáveram eis; tulerúntque de anathémate et furáti sunt atque mentíti et abscondérunt inter vasa sua. Nec póterunt fílii Israel stare ante hostes suos eósque fúgient, quia facti sunt anáthema; non ero ultra vobíscum, donec conterátis anáthema de médio vestri. "
  Le Seigneur dit à Josué: " Relève-toi! Pourquoi rester ainsi prosterné? Israël a péché, il a violé l'alliance que je lui avais imposée: Oui! on a pris de ce qui était anathème, et même on l'a dérobé, et même on l'a dissimulé, et même on l'a mis dans ses bagages. Eh bien, les Israélites ne pourront pas tenir devant leurs ennemis, ils tourneront le dos devant leurs ennemis parce qu'ils sont devenus anathèmes. Si vous ne faites pas disparaître du milieu de vous l'objet de l'anathème, je ne serai plus avec vous. "
  Dixítque Dóminus ad Iósue: " Surge! Sanctífica pópulum et dic eis: Sanctificámini in crástinum. Hæc enim dicit Dóminus, Deus Israel: "Anáthema in médio tui est, Israel! Non póteris stare coram hóstibus tuis donec auferátis anáthema de médio vestri." "
  Le Seigneur dit à Josué: " Lève-toi, sanctifie le peuple et tu diras: Sanctifiez-vous pour demain, car ainsi parle le Seigneur, le Dieu d'Israël: "L'anathème est au milieu de toi, Israël; tu ne pourras pas tenir devant tes ennemis jusqu'à ce que vous ayez écarté l'anathème du milieu de vous." "
  r. Addúxi vos per desértum quadragínta annos, ego Dóminus; non sunt attríta vestiménta vestra. * Manna de cælo plui vobis, et oblíti estis me, dicit Dóminus. v. Pópule meus, quid feci aut quid moléstus fui tibi? Respónde mihi. Quóniam ego edúxi vos de terra Ægypti. * Manna. v. Glória Patri. * Manna.
  r. Je vous ai conduits à travers le désert quarante années durant, moi, le Seigneur, et vos vêtements se sont-ils usés? * N'ai-je pas fait pleuvoir du ciel, pour vous, une manne? Et vous m'avez oublié, déclare le Seigneur. v. Ô mon peuple, que t'ai-je fait? En quoi t'ai-je contristé? Réponds-moi! N'est-ce pas moi qui vous ai fait sortir de la terre d'Égypte? * N'ai-je pas. v. Gloire au Père. * N'ai-je pas.
  In secundo nocturno, anno I
Deuxième nocturne, année I
  Ex Homilíis Orígenis presbýteri in Iesu Nave (Hom. 7, 2: SC 71, 196-202)
Homélie d'Origène sur Josué
  Movet me sane illud quod história refert, quia non solum sacerdótes tubis cecinérunt, ut cáderent muri Iéricho, sed et audíta voce tubæ dícitur univérsus pópulus ululásse ululátu magno, vel, sicut in áliis exempláribus habétur, iubilásse iúbilo magno. In Scriptúris iubilátio magis quam ululátio consuévit inscríbi, ut ibi: Beátus pópulus qui scit iubilatiónem. In áliis timor Dei beátum facit, sed unum tantúmmodo hóminem facit beátum. Sic enim dicit: Beátus vir qui timet Dóminum. Alibi étiam plures fiunt beáti, sicut páuperes spíritu, vel mansuéti, vel pacífici, vel mundi corde. Hic autem beatitúdo profúsa est, et tanta hic, néscio qua, causa beatitúdinis indicátur, ut univérsum páriter pópulum fáciat beátum, qui tamen scíerit iubilatiónem. Unde mihi vidétur iubilátio ista indicáre quemdam concórdiæ et unanimitátis afféctum. Qui si íncidat in duos vel tres Christi discípulos, ómnia quæcúmque petíerint in nómine Salvatóris, præstat eis Pater cæléstis.
  Ce récit me pose une question: si les prêtres sonnèrent de la trompette pour faire tomber les murs de Jéricho, tout le peuple aussi, dit l'Écriture, au son de la trompette, poussa de grandes clameurs ou, selon d'autres versions, poussa de grands cris de joie. Ce dernier sens a les préférences de l'Écriture qui dit: Heureux le peuple qui connaît les cris de joie. Dans certains cas, c'est la crainte de Dieu qui rend heureux, mais il ne s'agit que du bonheur d'un seul homme; par exemple dans ce verset: Heureux l'homme qui craint le Seigneur. Ailleurs, plusieurs sont déclarés heureux: les pauvres en esprit, les doux, les pacifiques, les cœurs purs. Mais ici le bonheur est versé à profusion et la cause (quelle est-elle?) de ce bonheur, on nous la montre si grande qu'elle est capable de rendre tout un peuple également heureux, pourvu que ce peuple connaisse les cris de joie. C'est pourquoi il me semble que ces cris de joie signifiaient l'union des cœurs et des âmes. Si cette union se produit entre deux ou trois disciples du Christ, tout ce qu'ils demandent au nom du Sauveur leur est accordé par le Père des cieux.
  Si vero tanta fúerit beatitúdo, ut univérsus pópulus concors et unánimis máneat, ut eádem dicant omnes in eódem sensu atque in eádem senténtia permanéntes, isto tali pópulo vocem unanímiter elevánte, fiet illud quod scriptum est in Actis Apostolórum, quia terræ motus factus est magnus, ubi tunc unánimes orábant apóstoli cum muliéribus et María matre Iesu; et terræ motu facto destruéntur et cadent ómnia quæ terréna sunt, ac mundus ipse subvertétur.
  Mais si le bonheur est si grand qu'un peuple tout entier reste uni de cœur et d'âme, si bien que tous aient le même langage et soient unis dans un même esprit et un même sentiment, lorsqu'un tel peuple élèvera la voix d'un accord unanime, il se produira ce qui est écrit dans les Actes des Apôtres: il se fit un grand tremblement de terre lorsque priaient d'un même cœur les apôtres avec les femmes et Marie, mère de Jésus; par ce tremblement de terre tout sera détruit, tout s'effondrera des choses terrestres, et le monde lui-même sera aboli.
  Audi dénique Dóminum et Salvatórem nostrum ad hoc ipsum suos mílites cohortántem, quómodo dicit: Confídite, ego vici mundum. Illo ergo duce, iam nobis victus est mundus, et muri eius collápsi sunt, quibus hómines sæculi nitebántur. Sed et unusquísque nostrum debet in semet ípso ista complére. Habes in te Iesum ducem per fidem, fac tibi tubas dúctiles, si sacérdos es; immo, quia sacérdos es - gens enim regális effécta es et sacerdótium sanctum de te dictum est - fac tibi tubas dúctiles ex Scriptúris sanctis, inde duc sensus, inde sermónes; proptérea enim tubæ dúctiles appellántur. Et si in tálibus cecíneris tubis, si hæc intra te iam cónsonant et concórdant, vocem iubilatiónis emítte, quóniam tibi destrúctus et deiéctus est mundus. Talis, opínor, erat et ille, qui confidénter dicébat: Mihi autem absit gloriári, nisi in cruce Dómini nostri Iesu Christi, per quem mihi mundus crucifíxus est et ego mundo.
  Écoute enfin les paroles de notre Seigneur et Sauveur qui montre ce but à ses soldats et qui les encourage: Ayez confiance, j'ai vaincu le monde. Eh bien! Puisque nous l'avons pour chef, le monde pour nous est déjà vaincu et les murailles de ce monde se sont écroulées, sur lesquelles s'appuyaient les hommes du siècle. Cependant ces choses, chacun de nous doit les accomplir en soi. Tu possèdes en toi Jésus pour te conduire par la foi; fais-toi des trompettes étirées, si tu es prêtre; bien plus, puisque tu es prêtre - car tu es devenu une race royale et on t'a donné le nom de sacerdoce saint - fais-toi des trompettes étirées en les tirant des saintes Écritures: tire de là tes pensées, tire de là tes paroles, car c'est pour cette raison qu'on les appelle trompettes étirées. Si telles sont les trompettes que tu fais résonner et si tout en toi s'accorde et s'harmonise, jette des cris de joie, car pour toi le monde a été détruit et abattu. Voilà, je pense, ce qui dictait à Paul cette parole de confiance: Pour moi, que j'aie garde de me glorifier, si ce n'est dans la croix de notre Seigneur Jésus-Christ par qui le monde est crucifié pour moi, comme je le suis pour le monde.
  r. Pópule meus, quid feci aut quid moléstus fui tibi? Respónde mihi. Quóniam ego edúxi vos de terra Ægypti et de domo servitútis. Quadragínta annos in erémo * Manna plui vobis, et oblíti estis me, dicit Dóminus. v. Addúxi vos per desértum quadragínta annos in erémo, ego Dóminus. * Manna. v. Glória Patri. * Manna.
  r. Ô mon peuple, que t'ai-je fait? En quoi t'ai-je contristé? Réponds-moi! N'est-ce pas moi qui vous ai fait sortir de la terre d'Égypte, de la maison de servitude? Durant quarante années, dans le désert, * N'ai-je pas fait pleuvoir, pour vous, une manne? Et vous m'avez oublié, déclare le Seigneur. v. Pendant quarante ans, à travers les terres arides, je vous ai conduits au milieu du désert, moi, le Seigneur! * N'ai-je pas. v. Gloire au Père. * N'ai-je pas.
   
  Orémus.
  Prions.
  Deus, a quo bona cuncta procédunt, tuis largíre supplícibus, ut cogitémus, te inspiránte, quæ recta sunt, et, te gubernánte, éadem faciámus.
  Dieu, de qui procède tout bien, nous T'en supplions, inspire la rectitude à notre pensée et fais que, sous Ta gouverne, nous y accordions nos actes.
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(c4) BE(d)ne(e)di(f)cá(gh)mus(g) Dó(fe)mi(de)no.(e) r/.(::) De(gh)o(g) grá(fe)ti(de)as.(e) (::)
  v. Benedicámus Dómino. r. Deo grátias.
  v. Bénissons le Seigneur. r. Rendons grâces à Dieu.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.
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