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(c3) DE(h)us,(h) (,)in(h) ad(h)iu(h)tó(hi)ri(h)um(h) me(h)um(h) in(h)tén(h)de.(h) r/.(::) Dó(h)mi(h)ne,(h) (,) ad(h) ad(h)iu(h)ván(h)dum(h) me(h) fes(h)tí(h)na.(h) (:) Gló(h)ri(h)a(h) Pa(h)tri,(h) et(h) Fí(h)li(h)o,(h) (,) et(h) Spi(h)rí(h)tu(h)i(h) Sanc(h)to.(h) (:)
Si(h)cut(h) e(h)rat(h) in(h) prin(h)cí(h)pi(h)o,(h) et(h) nunc,(h) et(h)
sem(h)per,(h) (,) et(h) in(h) sǽ(h)cu(h)la(h) sæ(h)cu(h)ló(h)rum.(h)
Am(h)en.(h:) Al(h)le(hi)lú(h)ia.(h) (::)
(c3) DE(h)us,(h) (,)in(h) ad(h)iu(h)tó(hi)ri(h)um(h) me(h)um(h) in(h)tén(h)de.(h) r/.(::) Dó(h)mi(h)ne,(h) (,) ad(h) ad(h)iu(h)ván(h)dum(h) me(h) fes(h)tí(h)na.(h) (:) Gló(h)ri(h)a(h) Pa(h)tri,(h) et(h) Fí(h)li(h)o,(h) (,) et(h) Spi(h)rí(h)tu(h)i(h) Sanc(h)to.(h) (:)
Si(h)cut(h) e(h)rat(h) in(h) prin(h)cí(h)pi(h)o,(h) et(h) nunc,(h) et(h)
sem(h)per,(h) (,) et(h) in(h) sǽ(h)cu(h)la(h) sæ(h)cu(h)ló(h)rum.(h)
Am(h)en.(h:) Al(h)le(hi)lú(h)ia.(h) (::)
v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde. r. Dómine, ad adiuvándum me festína. Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen. Allelúia.
v. Dieu, viens à mon aide. r. Seigneur, vite à mon secours. Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen. Alléluia.
Hymnus
Hymne
Quem terra, pontus, ǽthera colunt, adórant, prǽdicant trinam regéntem máchinam, claustrum Maríæ báiulat.
Celui que tout, flots, terre et ciel, honore, vénère et proclame, celui qui régit l'univers, une femme le porte en elle.
Cui luna, sol et ómniadesérviunt per témpora,perfúsa cæli grátiagestant puéllæ víscera.
Tous les astres, lune et soleil, à travers les âges le servent. Comblé de la grâce du ciel, le sein de la Vierge l'enfante.
Beáta mater múnere,cuius, supérnus ártifex,mundum pugíllo cóntinens,ventris sub arca clausus est.
Mère bénie par ce présent, en vous, le créateur céleste qui tient le monde dans sa main, fut enclos comme dans une arche.
Beáta cæli núntio,fecúnda Sancto Spíritu,desiderátus géntibuscuius per alvum fusus est.
Bénie de l'envoyé du ciel, l'Esprit Saint l'a rendue féconde, vous dont le ventre a mis au jour Celui que désiraient les peuples.
Iesu, tibi sit glória,qui natus es de Vírgine,cum Patre et almo Spíritu,in sempitérna sǽcula. Amen.
Jésus, à Toi soit la gloire, qui es né de la Vierge ; même gloire au Père, à l’Esprit, à travers les siècles infinis. Amen.
annotation: 8g2;
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(c3) DE(h)us(hg) de(fe)ó(f)rum,(e_d~) *(,) Dó(e)mi(f)nus(g') lo(f)cú(f)tus(de) est.(e.) (::)
E(h) u(h) o(g) u(h) a(f) e.(e.) (::)
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(c3) DE(h)us(hg) de(fe)ó(f)rum,(e_d~) *(,) Dó(e)mi(f)nus(g') lo(f)cú(f)tus(de) est.(e.) (::)
E(h) u(h) o(g) u(h) a(f) e.(e.) (::)
Ant. 1. Deus deórum, * Dóminus locútus est.
Ant. 1. Le Dieu des dieux, le Seigneur a parlé.
Et non repetitur in psalmo.
Psalmus 49 (50)
Psaume 49 (50)
Vera in Dominum pietas
Non veni solvere legem, sed adimplere (Cf. Mt 5, 17).
I
I
Deus deórum Dóminus locútus est * et vocávit terram a solis ortu usque ad occásum.
Le Dieu des dieux, le Seigneur a parlé, et Il a appelé la terre du lever du soleil au couchant.
Ex Sion speciósa decóre Deus illúxit, * Deus noster véniet et non silébit:
De Sion apparaît l'éclat de Sa beauté. Dieu viendra visiblement; * Lui, notre Dieu, et Il ne Se taira point.
ignis consúmens est in conspéctu eius * et in circúitu eius tempéstas válida.
Le feu s'enflammera en Sa présence, et une tempête violente L'environnera.
Advocábit cælum desúrsum * et terram discérnere pópulum suum:
Il appellera d'en haut le Ciel et la terre, pour faire le discernement de Son peuple.
«Congregáte mihi sanctos meos, * qui disposuérunt testaméntum meum in sacrifício».
Rassemblez devant Lui Ses saints, qui scellent Son alliance par des sacrifices.
Et annuntiábunt cæli iustítiam eius, * quóniam Deus iudex est.
Et les cieux annonceront Sa justice, car c'est Dieu qui est juge.
Numquid manducábo carnes taurórum * aut sánguinem hircórum potábo?
Immola Deo sacrifícium laudis * et redde Altíssimo vota tua;
Immole à Dieu un sacrifice de louange, et rends tes voeux au Très-Haut.
et ínvoca me in die tribulatiónis: * éruam te, et honorificábis me».
Puis invoque-Moi au jour de la tribulation; Je te délivrerai, et tu Me glorifieras.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
annotation: ;
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(c3) a/. De(h)us(hg) de(fe)ó(f)rum,(e_d~) (,) Dó(e)mi(f)nus(g') lo(f)cú(f)tus(de) est.(e.)
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(c3) a/. De(h)us(hg) de(fe)ó(f)rum,(e_d~) (,) Dó(e)mi(f)nus(g') lo(f)cú(f)tus(de) est.(e.)
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Ant. Deus deórum, Dóminus locútus est.
Ant. Le Dieu des dieux, le Seigneur a parlé.
annotation: E;
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(c4) IM(h)mo(h)la(g) De(h)o(gg) *(,) sa(f)cri(g)fí(h)ci(ixi)um(g) lau(ixi)dis.(h) (::)
E(h) u(h) o(ixi) u(g) a(ixi) e.(h) (::)
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(c4) IM(h)mo(h)la(g) De(h)o(gg) *(,) sa(f)cri(g)fí(h)ci(ixi)um(g) lau(ixi)dis.(h) (::)
E(h) u(h) o(ixi) u(g) a(ixi) e.(h) (::)
Ant. 2. Immola Deo sacrifícium laudis.
Ant. 2. Immolez à Dieu un sacrifice de louange.
II
II
«Audi, pópulus meus, et loquar; † Israel, et testificábor advérsum te: * Deus, Deus tuus ego sum.
Ecoute, Mon peuple, et Je parlerai; Israël, et Je te rendrai témoignage. C'est Moi qui suis Dieu, ton Dieu.
Non in sacrifíciis tuis árguam te; * holocáusta enim tua in conspéctu meo sunt semper.
Ce n'est pas pour tes sacrifices que Je te reprendrai, car tes holocaustes sont toujours devant Moi.
Non accípiam de domo tua vítulos, * neque de grégibus tuis hircos.
Je ne prendrai pas les veaux de ta maison, ni les boucs de tes troupeaux;
Quóniam meæ sunt omnes feræ silvárum, * iumentórum mille in móntibus.
car toutes les bêtes des forêts sont à Moi, ainsi que les animaux des montagnes, et les boeufs.
Cognóvi ómnia volatília cæli, * et, quod movétur in agro, meum est.
Je connais tous les oiseaux du ciel, et la beauté des champs est en Ma présence.
Si esuríero non dicam tibi; * meus est enim orbis terræ et plenitúdo eius.
Si J'ai faim, Je ne te le dirai pas; car l'univers est à Moi, avec tout ce qu'il renferme.
Numquid manducábo carnes taurórum * aut sánguinem hircórum potábo?
Est-ce que Je mangerai la chair des taureaux? ou boirai-Je le sang des boucs?
Immola Deo sacrifícium laudis * et redde Altíssimo vota tua;
Immole à Dieu un sacrifice de louange, et rends tes voeux au Très-Haut.
et ínvoca me in die tribulatiónis: * éruam te, et honorificábis me».
Puis invoque-Moi au jour de la tribulation; Je te délivrerai, et tu Me glorifieras.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
annotation: ;
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(c4) a/. Im(h)mo(h)la(g) De(h)o(gg) (,) sa(f)cri(g)fí(h)ci(ixi)um(g) lau(ixi)dis.(h)
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(c4) a/. Im(h)mo(h)la(g) De(h)o(gg) (,) sa(f)cri(g)fí(h)ci(ixi)um(g) lau(ixi)dis.(h)
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Ant. Immola Deo sacrifícium laudis.
Ant. Immolez à Dieu un sacrifice de louange.
annotation: 7c;
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(c3) DI(i)xi(g) in(h)í(iji)quis:(h) *(,) no(f)lí(h)te(g) lo(ef)qui(e) ad(gh)vér(g)sus(f) De(ef)um(cd) in(ed)i(df)qui(f)tá(e)tem.(e) (::)
E(i) u(i) o(j) u(i) a(h) e.(gh) (::)
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(c3) DI(i)xi(g) in(h)í(iji)quis:(h) *(,) no(f)lí(h)te(g) lo(ef)qui(e) ad(gh)vér(g)sus(f) De(ef)um(cd) in(ed)i(df)qui(f)tá(e)tem.(e) (::)
E(i) u(i) o(j) u(i) a(h) e.(gh) (::)
Ant. 3. Dixi iníquis: nólite advérsus Deum iniquitátem.
Ant. 3. J’ai dit aux iniques : N’agissez pas avec iniquité contre Dieu.
III
III
Peccatóri autem dixit Deus: † «Quare tu enárras præcépta mea * et assúmis testaméntum meum in os tuum?
Mais Dieu a dit au pécheur: Pourquoi énumères-tu Mes lois, et pourquoi as-tu constamment Mon alliance à la bouche?
Tu vero odísti disciplínam * et proiecísti sermónes meos retrórsum.
Toi qui hais la discipline, et qui as rejeté derrière toi Mes paroles.
Si vidébas furem, currébas cum eo; * et cum adúlteris erat pórtio tua.
Si tu voyais un voleur, tu courais avec lui, et tu mettais ta part avec les adultères.
Os tuum dimittébas ad malítiam, * et língua tua concinnábat dolos.
Ta bouche a été remplie de malice, et ta langue ourdissait la fraude.
Sedens advérsus fratrem tuum loquebáris * et advérsus fílium matris tuæ proferébas oppróbrium.
Tu t'asseyais pour parler contre ton frère, et tu tendais des pièges contre le fils de ta mère.
Hæc fecísti, et tácui. † Existimásti quod eram tui símilis. * Arguam te et státuam illa contra fáciem tuam.
Voilà ce que tu as fait, et Je me suis tu. Tu as cru d'une manière impie que Je te serais semblable. Je te reprendrai, et Je mettrai tout sous tes yeux.
Intellégite hæc, qui obliviscímini Deum, * nequándo rápiam, et non sit qui erípiat.
Comprenez ces choses, vous qui oubliez Dieu; de peur qu'Il ne déchire, sans que personne puisse délivrer.
Qui immolábit sacrifícium laudis, honorificábit me, † et, qui immaculátus est in via, * osténdam illi salutáre Dei».
Le sacrifice de louange est celui qui M'honorera, * et là est la voie par laquelle Je montrerai à l'homme le salut de Dieu.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
annotation: ;
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(c3) a/. Di(i)xi(g) in(h)í(iji)quis:(h) (,) no(f)lí(h)te(g) lo(ef)qui(e) ad(gh)vér(g)sus(f) De(ef)um(cd) in(ed)i(df)qui(f)tá(e)tem.(e)
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(c3) a/. Di(i)xi(g) in(h)í(iji)quis:(h) (,) no(f)lí(h)te(g) lo(ef)qui(e) ad(gh)vér(g)sus(f) De(ef)um(cd) in(ed)i(df)qui(f)tá(e)tem.(e)
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Ant. Dixi iníquis: nólite advérsus Deum iniquitátem.
Ant. J’ai dit aux iniques : N’agissez pas avec iniquité contre Dieu.
v. Fecit mihi magna qui potens est. (T.P. allelúia.) r. Misericórdia eius a progénie in progénies timéntibus eum. (T. P. allelúia)
v. Il m'a élevée Celui qui est puissant. (TP alléluia). r. Sa miséricorde s'étend de génération en génération sur ceux qui le craignent. (T.P. alléluia).
In primo nocturno, anno I
Premier nocturne, année I
De libro secúndo Samuélis
Du second livre de Samuel
Consúluit David Dóminum dicens: "Num ascéndam in unam de civitátibus Iudæ?" Et ait Dóminus ad eum: "Ascénde." Dixítque David: "Quo ascéndam?" Et respóndit ei: "In Hebron." Ascéndit ergo David et duæ uxóres eius, Achínoam Iezrahelítes et Abígail uxor Nabal de Carmel; sed et viros, qui erant cum eo, duxit David síngulos cum domo sua, et mansérunt in óppidis Hebron. Venerúntque viri Iudæ et unxérunt ibi David, ut regnáret super domum Iudæ.
David consulta le Seigneur en ces termes: " Monterai-je dans l'une des villes de Juda? ", et le Seigneur lui répondit: " Monte! " David demanda: " Où monterai-je?" , et la réponse fut: " À Hébron. " David y monta et aussi ses deux femmes, Ahinoam de Yizréel et Abigayil, la femme de Nabal de Karmel. Quant aux hommes qui étaient avec lui, David les fit monter chacun avec sa famille et ils s'établirent dans les villes d'Hébron. Les hommes de Juda vinrent et là, ils oignirent David comme roi sur la maison de Juda.
Nuntiátum est David quod viri Iabes Gálaad sepelíssent Saul. Misit ergo David núntios ad viros Iabes Gálaad dixítque ad eos: "Benedícti vos Dómino, qui fecístis misericórdiam hanc cum dómino vestro Saul et sepelístis eum. Et nunc fáciat quidem vobis Dóminus misericórdiam et veritátem; sed et ego reddam vobis simíliter bonum, eo quod fecéritis istud. Nunc autem conforténtur manus vestræ et estóte fortes; licet enim mórtuus sit dóminus vester Saul, tamen me unxit domus Iudæ in regem sibi."
On apprit à David que les habitants de Yabesh de Galaad avaient donné la sépulture à Saül. Alors David envoya des messagers aux gens de Yabesh et leur fit dire: " Soyez bénis du Seigneur pour avoir accompli cette œuvre de miséricorde envers Saül votre seigneur et pour l'avoir enseveli. Que le Seigneur vous témoigne miséricorde et bonté, moi aussi je vous ferai du bien parce que vous avez agi ainsi. Et maintenant prenez courage et soyez braves, car Saül votre seigneur est mort. Quant à moi, la maison de Juda m'a oint pour être son roi. "
Abner autem fílius Ner princeps exércitus Saul tulit Isbaal fílium Saul et duxit eum in Mahánaim regémque constítuit super Gálaad et super Aser et super Iézrahel et super Ephraim et super Béniamin et super Israel univérsum. Quadragínta annórum erat Isbaal fílius Saul, cum regnáre cœpísset super Israel, et duóbus annis regnávit; sola autem domus Iudæ sequebátur David. Et fuit númerus diérum, quos commorátus est David ímperans in Hebron super domum Iudæ, septem annórum et sex ménsium. Facta est ergo longa concertátio inter domum Saul et inter domum David: David semper invaléscens, domus autem Saul decréscens cotídie.
Abner, fils de Ner, le chef d'armée de Saül, avait emmené Ishbaal, fils de Saül, et l'avait fait passer à Mahanayim. Il l'avait établi roi sur Galaad, sur les Ashérites, sur Yizréel, Éphraïm, Benjamin, et sur tout Israël. Ishbaal, fils de Saül, avait quarante ans lorsqu'il devint roi d'Israël et il régna deux ans. Seule la maison de Juda se rallia à David. Le temps que David régna à Hébron sur la maison de Juda fut de sept ans et six mois. La guerre se prolongea entre la maison de Saül et celle de David, mais David allait se fortifiant, tandis que s'affaiblissait la maison de Saül.
 
In primo nocturno, anno II
Premier nocturne, année II
De libro Iob
Du livre de Job
Factum est, cum quadam die veníssent fílii Dei, ut starent coram Dómino, venit quoque Satan inter eos, ut staret in conspéctu eius. Dixit Dóminus ad Satan: "Unde venis?" Qui respóndens ait: "Circuívi terram et perambulávi eam." Et dixit Dóminus ad Satan: "Numquid considerásti servum meum Iob, quod non sit ei símilis in terra, vir simplex et rectus ac timens Deum et recédens a malo et adhuc rétinens innocéntiam? Tu autem commovísti me advérsus eum, ut afflígerem eum frustra." Cui respóndens Satan ait: "Pellem pro pelle et cuncta, quæ habet, homo dabit pro ánima sua. Alióquin mitte manum tuam et tange os eius et carnem; et tunc vidébis si in fáciem benedícet tibi." Dixit ergo Dóminus ad Satan: "Ecce, in manu tua est; verúmtamen ánimam illíus serva."
Un autre jour où les Fils de Dieu venaient se présenter devant le Seigneur, le Satan aussi s'avançait parmi eux. Le Seigneur dit alors au Satan: " D'où viens-tu? " - " De rôder sur la terre, répondit-il, et d'y flâner. " Et le Seigneur reprit: " As-tu remarqué mon serviteur Job? Il n'a point son pareil sur la terre: un homme intègre et droit, qui craint Dieu et se garde du mal! Il persévère dans son intégrité et c'est en vain que tu m'as excité contre lui pour le perdre. " Et le Satan de répliquer: " Peau après peau! Tout ce que l'homme possède, il l'abandonne pour sauver sa vie! Mais étends la main, touche à ses os et à sa chair; je te jure qu'il te maudira en face!" - " Soit! dit le Seigneur au Satan, dispose de lui, mais respecte pourtant sa vie. "
Egréssus Satan a fácie Dómini, percússit Iob úlcere péssimo a planta pedis usque ad vérticem eius. Qui testa sániem radébat, sedens in sterquilínio. Dixit autem illi uxor sua: "Adhuc tu pérmanes in simplicitáte tua? Bénedic Deo et mórere." Qui ait ad illam: "Quasi una de stultis muliéribus locúta es! Si bona suscépimus de manu Dei, mala quare non suscipiámus?" In ómnibus his non peccávit Iob lábiis suis.
Le Satan sortit de l'audience du Seigneur. Il affligea Job d'un ulcère malin, depuis la plante des pieds jusqu'au sommet de la tête. Job prit un tesson pour se gratter et il s'installa parmi les cendres. Alors sa femme lui dit: " Pourquoi persévérer dans ton intégrité? Maudis donc Dieu et meurs! " Job lui répondit: " Tu parles comme une folle. Si nous accueillons le bonheur comme un don de Dieu, comment ne pas accepter de même le malheur! " En toute cette infortune, Job ne pécha point en paroles.
Igitur, audiéntes tres amíci Iob omne malum quod accidísset ei, venérunt sínguli de loco suo, Elíphaz Themanítes et Baldad Suhítes et Sophar Naamathítes. Condíxerant enim, ut páriter veniéntes visitárent eum et consolaréntur. Cumque elevássent procul óculos suos, non cognovérunt eum et exclamántes ploravérunt; scissísque véstibus, sparsérunt púlverem super caput suum in cælum. Et sedérunt cum eo in terra septem diébus et septem nóctibus, et nemo loquebátur ei verbum; vidébant enim dolórem esse veheméntem.
La nouvelle de tous les maux qui avaient frappé Job parvint à ses trois amis. Ils partirent chacun de son pays, Éliphaz de Témân, Bildad de Shuah, Çophar de Naamat. Ensemble, ils décidèrent d'aller le plaindre et le consoler. De loin, fixant les yeux sur lui, ils ne le reconnurent pas. Alors ils éclatèrent en sanglots. Chacun déchira son vêtement et jeta de la poussière sur sa tête. Puis, s'asseyant à terre près de lui, ils restèrent ainsi durant sept jours et sept nuits. Aucun ne lui adressa la parole, au spectacle d'une si grande douleur.
r. Si bona suscépimus de manu Dómini, mala autem quare non sustineámus? * Dóminus dedit, Dóminus ábstulit; sicut Dómino plácuit, ita factum est; sit nomen Dómini benedíctum. v. In ómnibus his non peccávit Iob lábiis suis, neque stultum quid contra Deum locútus est. * Dóminus dedit. v. Glória Patri. * Dóminus dedit.
r. Nous acceptons le bonheur de la main de Dieu; et le malheur, ne devons-nous pas le supporter aussi? * Le Seigneur a donné, le Seigneur a pris; ce qui est arrivé correspond au bon plaisir du Seigneur; béni soit le nom du Seigneur! v. En tout cela, Job ne pécha point en paroles, et ne prononça rien d'insensé contre Dieu. * Le Seigneur a donné. v. Gloire au Père. * Le Seigneur a donné.
In secundo nocturno, anno I
Deuxième nocturne, année I
Ex Sermónibus sancti Leónis Magni papæ (Sermo 21, 1-2: SC 22, 70-72)
Sermon de saint Léon
Virgo régia davídicæ stirpis elígitur, quæ sacro gravidánda fetu, divínam humanámque prolem prius concíperet mente quam córpore. Et ne supérni ignára consílii ad inusitátos pavéret efféctus, quod in ea operándum erat a Spíritu Sancto, collóquio discit angélico. Nec damnum credit pudóris, Dei génetrix mox futúra. Cur enim de conceptiónis novitáte despéret, cui efficiéntia de Altíssimi virtúte promíttitur? Confirmátur credéntis fides étiam præeúntis attestatióne miráculi, donatúrque Elísabeth inopináta fecúnditas; ut qui concéptum déderat stérili, datúrus non dubitarétur et vírgini.
Une vierge de la maison royale de David est choisie: appelée à porter une sainte descendance, elle conçoit dans son esprit, avant que dans son corps, un enfant à la fois divin et humain. Pour éviter que, dans son ignorance des desseins célestes, elle ne s'effrayât d'effets si insolites, elle apprend d'un ange ce que l'Esprit Saint va opérer en elle; elle ne redoute pas pour sa pureté, elle qui bientôt sera la mère de Dieu. Pourquoi, en effet, craindrait-elle à cause de cette conception extraordinaire, puisque la chose lui est promise comme le fait de la puissance du Très-Haut? D'ailleurs le témoignage préalable d'un autre miracle vient confirmer sa foi: Elisabeth obtient une fécondité inespérée. Comment douter dès lors que celui qui avait accordé à la stérile ce privilège de concevoir, ne pût le donner aussi à la vierge?
Verbum ígitur Dei Deus, Fílius Dei, qui in princípio erat apud Deum, per quem facta sunt ómnia et sine quo factum est nihil, propter liberándum ab ætérna morte hóminem, factus est homo; ita se ad susceptiónem humilitátis nostræ sine diminutióne suæ maiestátis inclínans, ut manens quod erat, assuménsque quod non erat, veram servi formam ei formæ in qua Deo Patri est æquális uníret, et tanto fœdere natúram utrámque conséreret, ut nec inferiórem consúmeret glorificátio, nec superiórem minúeret assúmptio.
Ainsi, le Verbe de Dieu, Dieu lui-même, Fils de Dieu qui, dès le commencement, était auprès de Dieu, par qui tout a été fait et sans qui rien n'a été fait, est devenu homme pour délivrer l'homme de la mort éternelle; il s'est abaissé jusqu'à prendre notre humble condition sans diminuer sa majesté, demeurant ce qu'il était, attirant à lui ce qu'il n'était pas, unissant vraiment la forme de l'esclave à celle dans laquelle il est égal à Dieu le Père, et liant si parfaitement entre elles les deux natures que l'inférieure ne fut pas consumée dans sa glorification, ni la supérieure diminuée par sa condescendance.
Salva ígitur proprietáte utriúsque substántiæ et in unam cœúnte persónam, suscípitur a maiestáte humílitas, a virtúte infírmitas, ab æternitáte mortálitas; et ad dependéndum nostræ conditiónis débitum, natúra inviolábilis natúræ est uníta passíbili, Deúsque verus et homo verus, in unitátem Dómini temperátur; ut quod nostris remédiis congruébat, unus atque idem Dei hominúmque mediátor et mori posset ex uno et resúrgere posset ex áltero. Mérito ígitur virgíneæ integritáti nihil corruptiónis íntulit partus salútis; quia custódia fuit pudóris, edítio veritátis.
Les propriétés de chaque nature restent donc entières et, dans l'unité d'une seule personne, la majesté prend sur elle l'humilité; la force, la faiblesse; l'éternité, la caducité. Pour payer la dette de notre humaine condition, la nature intangible est unie à une nature passible, le Dieu vrai et l'homme vrai s'associent dans l'unité du Seigneur Jésus; ainsi, remède qu'il nous fallait, le seul et unique médiateur entre Dieu et les hommes pouvait mourir d'une part, et ressusciter de l'autre. L'enfantement de notre salut pouvait-il dès lors apporter quelque atteinte à la virginale intégrité de sa mère? En donnant le jour à la Vérité, elle sauvegardait sa pureté.
r. Diffúsa est grátia in lábiis tuis, * Proptérea benedíxit te Deus in ætérnum. v. Specie tua et pulchritúdine tua intende, próspere procéde et regna. * Proptérea. v. Glória Patri. * Proptérea.
r. La grâce est répandue sur tes lèvres: * Aussi Dieu te bénit pour toujours. v. Dans ta beauté, ta splendeur, va de l'avant, triomphe et règne! * Aussi. v. Gloire au Père * Aussi.
 
Orémus.
Prions.
Adiuvet nos, quǽsumus, Dómine, gloriósæ Vírginis Maríæ intercéssio veneránda, † ut, eius muníti præsídiis, ad montem, qui Christus est, perveníre valeámus. Qui tecum.
Aidez-nous, nous vous en prions, Seigneur, à intercéder auprès de la glorieuse Vierge Marie, afin que, protégés par son aide, nous soyons en mesure d'atteindre la montagne qui est le Christ.
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(c4) BE(g)ne(g)di(e)cá(fe)mus(d) Dó(fhg)mi(fg)no.(g) r/.(::) De(ge/fe)o(d) grá(fhg)ti(fg)as.(g) (::)
(c4) BE(g)ne(g)di(e)cá(fe)mus(d) Dó(fhg)mi(fg)no.(g) r/.(::) De(ge/fe)o(d) grá(fhg)ti(fg)as.(g) (::)
v. Benedicámus Dómino. r. Deo grátias.
v. Bénissons le Seigneur. r. Rendons grâces à Dieu.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.