Le monde attend que l'Eglise redevienne une société de louange

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  v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde.
  v. Dieu, viens à mon aide.
  r. Dómine, ad adiuvándum me festína.
  r. Seigneur, vite à mon secours.
  Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen.
  Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
  Allelúia.
  Alléluia.
  Hymnus
Hymnne
  Hæc fémina laudábilis et honoráta méritis, ut sanctis pollet móribus, triúmphat sic cum ángelis.
Cette femme admirable et honorée par ses mérites, forte de saintes mœurs, triomphe ainsi avec les anges.
  Ex corde devotíssimo orans Deum cum lácrimis, vigíliis, ieiúniis hærébat hæc assíduis.
D'un cœur très dévot, elle priait Dieu avec larmes, veilles et jeûnes assidus.
  Contémnens mundi glóriam ac mente semper íntegra, perféctam post iustítiam migrávit super sídera.
Méprisant la gloire du monde et gardant son esprit toujours intègre, elle a migré au-delà des étoiles après avoir atteint la perfection de la justice.
  Quæ sanctitátis áctibus sua ditávit límina, lætátur nunc perpétuis cæléstis ædis præmiis.
Enrichissant les seuils de la sainteté par ses actes, elle se réjouit maintenant des éternelles récompenses de la demeure céleste.
  Laus uni ac trino Dómino, qui nos eius precátibus, perácto vitæ término, coniúngat cæli cívibus. Amen.
Louange à Dieu unique et trine, qui, par ses prières, nous unira, après le terme de la vie, aux citoyens du ciel. Amen.
  Ant. 1. Salvum me fac, Dómine, propter misericórdiam tuam.
  Ant. 1. Sauve-moi, Seigneur, selon Ta miséricorde.
  Psalmus 6
Psaume 6
  Homo afflictus Domini clementiam implorat
L'homme affligé implore la clémence du Seigneur
  Nunc anima mea turbata est ... Pater, salvifica me ex hora hac? (Io 12, 27).
Maintenant mon âme est troublée … Père, délivre-moi de cette heure.
  Dómine, ne in furóre tuo árguas me, * neque in ira tua corrípias me.
  Seigneur, ne me reprends pas dans Ta fureur, et ne me châtie pas dans Ta colère.
  Miserére mei, Dómine, quóniam infírmus sum; * sana me, Dómine, quóniam conturbáta sunt ossa mea.
  Aie pitié de moi, Seigneur, car je suis sans force; guéris-moi, Seigneur, car mes os sont ébranlés.
  Et ánima mea turbáta est valde, * sed tu, Dómine, úsquequo?
  Et mon âme est toute troublée ; mais Toi, Seigneur, jusques à quand...?
  Convértere, Dómine, éripe ánimam meam; * salvum me fac propter misericórdiam tuam.
  Reviens, Seigneur, et délivre mon âme: sauve-moi à cause de Ta miséricorde.
  Quóniam non est in morte, qui memor sit tui, * in inférno autem quis confitébitur tibi?
  Car il n'y a personne qui se souvienne de Toi dans la mort; et qui donc Te louera dans le séjour des morts?
  Laborávi in gémitu meo, lavábam per síngulas noctes lectum meum; * lácrimis meis stratum meum rigábam.
  Je suis épuisé à force de gémir; je laverai toutes les nuits mon lit de mes pleurs; j'arroserai ma couche de mes larmes.
  Turbátus est a mæróre óculus meus, * inveterávi inter omnes inimícos meos.
  Mon oeil a été troublé par la fureur ; j'ai vieilli au milieu de tous mes ennemis.
  Discédite a me omnes, qui operámini iniquitátem, * quóniam exaudívit Dóminus vocem fletus mei.
  Eloignez-vous de moi, vous tous qui commettez l'iniquité, car le Seigneur a exaucé la voix de mes larmes.
  Exaudívit Dóminus deprecatiónem meam, * Dóminus oratiónem meam suscépit.
  Le Seigneur a exaucé ma supplication; le Seigneur a agréé ma prière.
  Erubéscant et conturbéntur veheménter omnes inimíci mei; * convertántur et erubéscant valde velóciter.
  Que tous mes ennemis rougissent et soient saisis d'une vive épouvante ; qu'ils reculent promptement, et qu'ils soient bientôt confondus.
  Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
  Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
  Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
  Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
  Ant. Salvum me fac, Dómine, propter misericórdiam tuam.
  Ant. Sauve-moi, Seigneur, selon Ta miséricorde.
  Ant. 2. Factus est Dóminus refúgium páuperi in tribulatióne.
  Ant. 2. Le Seigneur S'est fait le refuge des pauvres dans la tribulation.
  Psalmus 9 A (9)
Psaume 9 A (9)
  Gratiarum actio pro victoria
Action de grâces pour la victoire
  Iterum venturus est iudicare vivos et mortuos.
Il viendra de nouveua pour juger les vivants et les morts
  I
I
  Confitébor tibi, Dómine, in toto corde meo, * narrábo ómnia mirabília tua.
  Je Te louerai, Seigneur, de tout mon coeur; je raconterai toutes Tes merveilles.
  Lætábor et exsultábo in te, * psallam nómini tuo, Altíssime.
  En Toi je me réjouirai, et me livrerai à l'allégresse; je chanterai Ton Nom, ô Très-Haut ;
  Cum convertúntur inimíci mei retrórsum, * infirmántur et péreunt a fácie tua.
  parce que Tu as fait retourner mon ennemi en arrière. Ils vont être épuisés, et ils périront devant Ta face.
  Quóniam fecísti iudícium meum et causam meam, * sedísti super thronum, qui iúdicas iustítiam.
  Car Tu m'as rendu justice, et Tu as soutenu ma cause; Tu T'es assis sur Ton trône, Toi qui juges selon le droit.
  Increpásti gentes, perdidísti ímpium; * nomen eórum deléstiin ætérnum et in sǽculum sǽculi.
  Tu as châtié les nations, et l'impie a péri; Tu as effacé leur Nom à jamais, et pour les siècles des siècles.
  Inimíci defecérunt, * solitúdines sempitérnæ factæ sunt;
  Les glaives de l'ennemi ont perdu leur force pour toujours,
  et civitátes destruxísti: * périit memória eórum cum ipsis.
  et Tu as détruit leurs villes. Leur mémoire a péri avec fracas ;
  Dóminus autem in ætérnum sedébit, * parávit in iudícium thronum suum
  mais le Seigneur demeure éternellement. Il a préparé Son trône pour le jugement ;
  et ipse iudicábit orbem terræ in iustítia, * iudicábit pópulos in æquitáte.
  et Il jugera Lui-même l'univers avec équité ; Il jugera les peuples avec justice.
  Et erit Dóminus refúgium opprésso, * refúgium in opportunitátibus, in tribulatióne.
  Le Seigneur est devenu le refuge du pauvre, et Son secours au temps du besoin et de l'affliction.
  Et sperent in te, qui novérunt nomen tuum, * quóniam non dereliquísti quæréntes te, Dómine.
  Qu'ils espèrent en Toi, ceux qui connaissent Ton Nom ; car Tu n'as pas abandonné ceux qui Te cherchent, Seigneur.
  Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
  Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
  Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
  Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
  Ant. Factus est Dóminus refúgium páuperi in tribulatióne.
  Ant. Le Seigneur S'est fait le refuge des pauvres dans la tribulation.
  Ant. 3. Annuntiábo laudatiónes tuas in portis fíliæ Sion.
  Ant. 3. J'annoncerai Tes louanges aux portes des filles de Sion.
  II
II
  Psállite Dómino, qui hábitat in Sion; * annuntiáte inter gentes stúdia eius.
  Chantez au Seigneur qui habite dans Sion: annoncez parmi les nations Ses desseins;
  Quóniam requírens sánguinem recordátus est eórum, * non est oblítus clamórem páuperum.
  car Celui qui recherche le sang versé S'est souvenu de Ses serviteurs; Il n'a pas oublié le cri des pauvres.
  Miserére mei, Dómine; vide afflictiónem meam de inimícis meis, * qui exáltas me de portis mortis,
  Aie pitié de moi, Seigneur; vois l'humiliation où mes ennemis m'ont réduit,
  ut annúntiem omnes laudatiónes tuas in portis fíliæ Sion, * exsúltem in salutári tuo.
  Toi qui me retires des portes de la mort, pour que j'annonce toutes Tes louanges aux portes de la fille de Sion.
  Infíxae sunt gentes in fóvea, quam fecérunt; in láqueo isto, quem abscondérunt, * comprehénsus est pes eórum.
  Je serai transporté de joie à cause du salut que Tu m'auras procuré. Les nations se sont enfoncées dans la fosse qu'elles avaient faite. Leur pied a été pris dans le piège qu'elles avaient caché.
  Manifestávit se Dóminus iudícium fáciens; * in opéribus mánuum suárum comprehénsus est peccátor.
  On reconnaîtra le Seigneur qui rend justice; le pécheur a été pris dans les oeuvres de ses mains.
  Converténtur peccatóres in inférnum, * omnes gentes, quæ obliviscúntur Deum.
  Que les pécheurs soient précipités dans l'enfer, et toutes les nations qui oublient Dieu.
  Quóniam non in finem oblívio erit páuperis; * exspectátio páuperum non períbit in ætérnum.
  Car le pauvre ne sera pas en oubli pour toujours ; la patience des pauvres ne périra pas à jamais.
  Exsúrge, Dómine, non confortétur homo; * iudicéntur gentes in conspéctu tuo.
  Lève-Toi, Seigneur ; que l'homme ne triomphe pas ; que les nations soient jugées devant Ta face.
  Constítue, Dómine, terrórem super eos; * sciant gentes quóniam hómines sunt.
  Seigneur, impose-leur une crainte, afin que les peuples sachent qu'ils sont hommes.
  Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
  Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
  Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
  Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
  Ant. Annuntiábo laudatiónes tuas in portis fíliæ Sion.
  Ant. J'annoncerai Tes louanges aux portes des filles de Sion.
  In secundo nocturno, anno I
Deuxième nocturne, année I
  Ex Epístula ad Diognétum (N. 10: Funk 1, 409)
Lettre à Diognète
  Si tu quoque expetíveris fidem, étiam adipiscéris primum quidem agnitiónem Patris; Deus enim hómines diléxit, propter quos mundum creávit, quibus ómnia subiécit quæ in terra sunt, quibus ratiónem dedit, quibus mentem, quibus solis sursum ad ipsum spectáre permísit, quos ad suam imáginem formávit, ad quos Fílium suum unigénitum misit, quibus cæléste regnum promísit et dabit iis qui ipsum dilexérunt. Postquam autem illum cognóveris, quanta te implétum iri lætítia exístimas? Aut quómodo díliges eum qui prior te ita diléxerit?
  Si toi aussi tu désires ardemment la foi et si tu l'embrasses, tu commenceras à connaître le Père. Car Dieu a aimé les hommes: pour eux il a créé le monde; il leur a soumis tout ce qui est sur la terre; il leur a donné la raison et l'intelligence; à eux seuls il a permis d'élever les regards vers lui; il les a formés à son image; il leur a envoyé son Fils unique; il leur a promis le royaume des cieux qu'il donnera à ceux qui l'auront aimé. Et quand tu l'auras connu, quelle joie, songes-y, remplira ton cœur! Combien tu aimeras celui qui t'a ainsi aimé le premier!
  Si autem díligas, imitátor benignitátis eius eris. Ac ne miréris, posse hóminem esse imitatórem Dei. Potest eo volénte. Non enim impérium in próximos exercére neque velle potióri conditióne esse quam infirmióres neque dívitem esse et vim inférre inferióribus est beátum esse, neque in his potest quisquam imitári Deum, sed hæc sunt extra illíus maiestátem. At qui próximi onus in se súscipit, qui, qua in re supérior est, álium inferiórem benefício vult affícere, qui, quæ habet accépta a Deo, ea indigéntibus suppéditans deus fit accipiéntium, is imitátor est Dei.
  En l'aimant, tu seras un imitateur de sa bonté, et ne t'étonne pas qu'un homme puisse devenir un imitateur de Dieu: il le peut, Dieu le voulant. Tyranniser son prochain, vouloir l'emporter sur les plus faibles, être riche, user de violence à l'égard des inférieurs, là n'est pas le bonheur et ce n'est pas ainsi qu'on peut imiter Dieu; bien au contraire, ces actes sont étrangers à la majesté divine. Mais celui qui prend sur soi le fardeau de son prochain et qui, dans le domaine où il a quelque supériorité, veut en faire bénéficier un autre moins fortuné, celui qui donne libéralement à ceux qui en ont besoin les biens qu'il détient pour les avoir reçus de Dieu, devenant ainsi un dieu pour ceux qui les reçoivent, celui-là est imitateur de Dieu.
  Tunc perspícies, in terra degens, Deum in cælis regnáre; tunc mystéria Dei loqui incípies; tunc eos qui puniúntur, quod abnegáre Deum nolint, et díliges et miráberis; tunc impostúram mundi et errórem damnábis, cum vere in cælo vívere didíceris, cum eam, quæ heic mors esse censétur, contémpseris, cum veram mortem formidáveris, quæ servátur iis qui damnabúntur ad ignem ætérnum, qui sibi tráditos usque ad finem supplício affíciet. Tunc admiráberis eos qui pro iustítia ignem patiúntur temporárium, et beátos prædicábis, cum ignem illum cognóveris.
  Alors, quoique séjournant sur la terre, tu contempleras Dieu régnant dans la cité céleste, tu commenceras à parler des mystères de Dieu, alors tu aimeras et admireras ceux qui sont torturés parce qu'ils ne veulent pas renier Dieu; alors tu condamneras l'imposture et l'égarement du monde quand tu connaîtras ce qu'est vraiment vivre dans le ciel, quand tu mépriseras ce qu'ici-bas on appelle la mort, quand tu redouteras la véritable mort, réservée à ceux qui seront condamnés au feu éternel, châtiment définitif de ceux qui lui auront été livrés. Alors tu admireras ceux qui endurent le feu d'ici pour la justice, et tu les proclameras bienheureux, quand tu auras appris à connaître cet autre feu.
  r. Auribus pércipe, Dómine, lácrimas meas; ne síleas a me, remítte mihi, * Quóniam íncola ego sum apud te et peregrínus. v. Dixi: Custódiam vias meas, ut non delínquam in lingua mea. * Quóniam. v. Glória Patri. * Quóniam.
  r. Seigneur, ne reste pas sourd à mes pleurs; ne garde pas le silence à mon égard, laisse-moi un peu de répit, * Car je ne suis qu'un hôte chez toi, un simple pèlerin. v. J'ai dit: Je garderai mon chemin sans laisser ma langue s'égarer. * Car. v. Gloire au Père. * Car.
  In secundo nocturno, anno I
Deuxième nocturne, année I
  Ex Confessiónum libris sancti Augustíni epíscopi (Lib.9, 10-11: CCL 27, 147.148-149)
Confessions de saint Augustin
  Impendénte die, quo ex hac vita erat exitúra mater - quem diem tu, Dómine, nóveras, ignorántibus nobis - provénerat, ut credo, procuránte te occúltis tuis modis, ut ego et ipsa soli starémus incumbéntes ad quamdam fenéstram, unde hortus intra domum, quæ nos habébat, prospectabátur, illic apud Ostia Tiberína, ubi remóti a turbis post longi itíneris labórem instaurabámus nos navigatióni. Conloquebámur ergo soli valde dúlciter et prætérita obliviscéntes in ea quæ ante sunt exténti, quærebámus inter nos apud præséntem Veritátem, quod tu es, qualis futúra esset vita ætérna sanctórum quam nec óculus vidit, nec auris audívit, nec in cor hóminis ascéndit. Sed inhiabámus ore cordis in supérna fluénta fontis tui, fontis vitæ, qui est apud te.
  Le jour était imminent où ma mère allait sortir de cette vie, - tu connaissais ce jour, toi, Seigneur, nous, nous l'ignorions. - Il arriva, par l'effet de tes arrangements mystérieux, à ce que je crois, qu'elle et moi nous nous trouvions seuls, nous tenant accoudés à une fenêtre: de là, le jardin intérieur de la maison où nous logions se présentait à nos regards; c'était à Ostie, près de l'embouchure du Tibre; à l'écart des foules, après les fatigues d'un long voyage, nous y refaisions nos forces en vue de la traversée. Nous causions donc, seuls, avec une grande douceur. Oubliant le passé, tendus vers l'avenir, nous cherchions ensemble, auprès de la Vérité rendue présente, c'est-à-dire auprès de toi, ce que serait cette vie éternelle des saints que personne n'a vue de ses yeux, ni entendue de ses oreilles, et que le cœur de l'homme n'a pas imaginée. Mais nos cœurs s'ouvraient avidement, comme une bouche, aux flots célestes de ta source, la source de vie qui est en toi.
  Dómine, tu scis quod illo die, cum tália loquerémur et mundus iste nobis inter verba vilésceret, cum ómnibus delectatiónibus suis, tunc ait illa: "Fili, quantum ad me áttinet, nulla re iam deléctor in hac vita. Quid hic fáciam adhuc et cur hic sim, néscio, iam consúmpta spe huius sæculi. Unum erat, propter quod in hac vita aliquántum immorári cupiébam, ut te christiánum cathólicum vidérem, priúsquam mórerer. Cumulátius hoc mihi Deus meum præstitit, ut te étiam contémpta felicitáte terréna servum eius vídeam. Quid hic fácio?"
  Seigneur, tu sais que ce jour-là, comme nous parlions ainsi et que ce monde pour nous, au fil des paroles, perdait tout intérêt avec tous ses plaisirs, ma mère dit alors: " Mon fils, en ce qui me concerne, plus rien n'a de charme pour moi dans cette vie. Que pourrais-je faire encore ici-bas? Pourquoi y serais-je? Je ne sais; mon espérance en ce monde est maintenant épuisée. Une seule chose me faisait désirer de m'attarder dans cette vie quelques temps encore: c'était de te voir, avant ma mort, chrétien catholique. Dieu m'a plus que comblée sur ce point dans ce qu'il m'a accordé, puisque je vois que tu es son serviteur au point de mépriser les joies terrestres. Qu'est-ce que je fais ici? "
  Ad hæc ei quid respónderim, non satis récolo, cum intérea vix intra quinque dies aut non multo ámplius decúbuit fébribus. Et cum ægrotáret, quodam die deféctum ánimæ passa est, et páulatim subtrácta a præséntibus. Nos concúrrimus, sed cito réddita est sénsui et aspéxit astántes me et fratrem meum, et ait nobis quasi quærénti símilis: "Ubi eram?" Deínde nos íntuens mæróre attónitos: "Ponétis hic, inquit, matrem vestram. Pónite hoc corpus ubicúmque: nihil vos eius cura contúrbet; tantum illud vos rogo ut ad Dómini altáre meminéritis mei, ubiúbi fuéritis."
  Que lui ai-je répondu? Je ne m'en souviens pas bien, d'autant que sur ces entrefaites, dans les cinq jours à peine, ou ce ne fut guère plus, elle se mit au lit avec de la fièvre. Et pendant sa maladie, un jour, elle subit une défaillance et son esprit perdit un instant conscience de ce qui l'entourait. Nous accourûmes, mais elle eut vite repris ses sens; elle nous vit, mon frère et moi, debout près d'elle, et nous dit avec l'air de quelqu'un qui cherche quelque chose: " Où étais-je? " Puis, arrêtant ses regards sur nous que la tristesse consternait, elle dit: " Vous enterrerez ici votre mère. Enterrez mon corps n'importe où! Que cela ne vous donne aucun souci! Tout ce que je vous demande, c'est de vous souvenir de moi à l'autel du Seigneur, où que vous soyez. "
  r. Beáti páuperes spíritu, quóniam ipsórum est Regnum cælórum; beáti mites, quóniam ipsi possidébunt terram; beáti, qui lugent, quóniam ipsi consolabúntur; * Beáti, qui esúriunt et sítiunt iustítiam, quóniam ipsi saturabúntur. v. Beáti misericórdes, quóniam ipsi misericórdiam consequéntur. * Beáti. v. Glória Patri. * Beáti.
  r. Heureux les pauvres de cœur: le Royaume des cieux est à eux! Heureux les doux: ils obtiendront la terre promise! Heureux ceux qui pleurent: ils seront consolés! * Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice: ils seront rassasiés! v. Heureux les miséricordieux: ils obtiendront miséricorde. * Heureux. v. Gloire au Père. * Heureux.
  Postea dicitur immediate et sine orémus oratio propria, cum conclusione longiore.
Après cela on dit immédiatement et sans "Prions" l'oraison propre, avec la conclusion longue.
  Dóminus vobíscum.
  Le Seigneur soit avec vous.
  r. Et cum spíritu tuo.
  r. Et avec votre esprit.
  Benedícat vos omnípotens Deus, Pater, ✠ et Fílius, et Spíritus Sanctus.
  Que Dieu tout puissant vous bénisse, le Père, ✠ et le Fils et le Saint-Esprit.
  r. Amen.
  r. Amen.
  Vel alia formula benedictionis, sicut in Missa.
Ou une autre formule de bénédiction, comme à la Messe.
  Et si fit dimissio, sequitur invitatio:
Et si on fait un renvoi, on ajoute l'invitation :
  Absente sacerdote vel diacono, et in recitatione a solo, sic concluditur:
En l'absence d'un diacre ou d'un prêtre, et dans la récitation seul, on conclut ainsi :
   Dóminus nos benedícat, et ab omni malo deféndat, et ad vitam perdúcat ætérnam. r. Amen.
   Que le Seigneur nous bénisse, qu'Il nous défende de tout mal, et qu'Il nous fasse parvenir à la vie éternelle. r. Amen.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.
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