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v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde.
v. Dieu, viens à mon aide.
r. Dómine, ad adiuvándum me festína.
r. Seigneur, vite à mon secours.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen.
Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Allelúia.
Alléluia.
Hymnus
Hymne
Qui vivis ante sǽcula vitæque fons es únicus, nos, Deus, morti obnóxios culpæque reos áspice.
Toi qui vis avant les siècles et qui es l'unique source de vie, Ô Dieu, regarde-nous, sujets à la mort et coupables de faute.
Peccánti, Pater, hómini pœnam sanxísti intéritum, ut, pulvis datus púlveri, se súbderet piáculum.
Père, Tu as décrété la mort comme punition
pour l'homme pécheur, afin que, poussière rendue à la poussière, il se soumette en expiation.
Vitále sed spiráculum quod indidísti próvidus, æternitátis pérmanet germen immarcescíbile.
Mais le souffle vital que Tu as providentiellement insufflé demeure un germe impérissable d'éternité.
Hæc spes, hoc est solácium: revirescémus, Dómine, primúsque resurgéntium ad te nos Christus rápiet.
Voici l'espérance, voici la consolation : nous reverdirons, Seigneur, et le Christ, premier des ressuscités, nous emportera vers Toi.
Pro uno defuncto:
Pour un défunt :
Hoc vitæ regno pérfrui defúnctum præsta fámulum, quem Christi fides ímbuit, quem almus unxit Spíritus.
Accorde à Ton serviteur défunt de jouir pleinement de ce royaume de vie, lui que la foi du Christ a imprégné, que l'Esprit bienfaisant a oint.
Pro una defuncta:
Pour une défunte :
Hoc vitæ regno pérfrui defúnctam præsta fámulam, quam Christi fides ímbuit, quam almus unxit Spíritus.
Accorde à Ta servante défunte de jouir pleinement de ce royaume de vie, elle que la foi du Christ a imprégnée, que l'Esprit bienfaisant a ointe.
Pro pluribus:
Pour plusieurs défunts :
Hoc vitæ regno pérfrui da fratres in te mórtuos, quos Christi fides ímbuit, quos almus unxit Spíritus.
Donne de jouir pleinement de ce royaume de vie aux frères morts en Toi, que la foi du Christ a imprégnés, que l'Esprit bienfaisant a oints.
Hoc regnum nobis própera e terris cum cessérimus, ut concinámus ómnium te finem, te princípium. Amen.
Hâte pour nous ce royaume lorsque nous quitterons la terre, Afin que nous chantions ensemble que Tu es la fin et le commencement de tout. Amen.
Ant. 1. Ne in ira tua corrípias me, Dómine.
Ant. 1. Ne me reprends pas dans Ta colère, Seigneur.
Psalmus 37 (38)
Psaume 37
Obsecratio peccatoris in extremo periculo constituti
Obsécration du pécheur alors qu'il est en extrême danger
Stabant omnes noti eius a longe (Lc 23, 49).
Tous ceux de Sa connaissance se tenaient loin.
I
I
Dómine, ne in furóre tuo árguas me * neque in ira tua corrípias me,
Seigneur, ne me reprends dans Ta fureur, et ne me punis pas dans Ta colère,
quóniam sagíttæ tuæ infíxæ sunt mihi, * et descéndit super me manus tua.
car j'ai été transpercé de Tes flèches, et Tu as appesanti sur moi Ta main.
Non est sánitas in carne mea a fácie indignatiónis tuæ, * non est pax óssibus meis a fácie peccatórum meórum.
Il n'est rien resté de sain dans ma chair à la vue de Ta colère; il n'y a plus de paix dans mes os à la vue de mes péchés.
Quóniam iniquitátes meæ supergréssæ sunt caput meum * et sicut onus grave gravant me nimis.
Car mes iniquités se sont élevés au-dessus de ma tête, et comme un lourd fardeau elles se sont appesanties sur moi.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Ne in ira tua corrípias me, Dómine.
Ant. Ne me reprends pas dans Ta colère, Seigneur.
Ant. 2. Dómine, ante te omne desidérium meum.
Ant. 2. Seigneur, tout mon désir est devant Toi.
II
II
Putruérunt et corrúpti sunt livóres mei * a fácie insipiéntiæ meæ.
Mes plaies ont été remplies de corruption et de pourriture, par l'effet de ma folie.
Inclinátus sum et incurvátus nimis; * tota die contristátus ingrediébar.
Je suis devenu misérable, et continuellement tout courbé; je marchais triste tout le jour.
Quóniam lumbi mei impléti sunt ardóribus, * et non est sánitas in carne mea.
Car mes reins ont été remplis d'illusions, et il n'y a rien de sain dans ma chair.
Afflíctus sum et humiliátus sum nimis, * rugiébam a gémitu cordis mei.
J'ai été affligé et humilié outre mesure, et le gémissement de mon coeur m'arrachait des rugissements.
Dómine, ante te omne desidérium meum, * et gémitus meus a te non est abscónditus.
Seigneur, tout mon désir est devant Toi, et mon gémissement ne T'est point caché.
Palpitávit cor meum, derelíquit me virtus mea, * et lumen oculórum meórum, et ipsum non est mecum.
Mon coeur est troublé, ma force m'a quitté, et la lumière même de mes yeux n'est plus avec moi.
Amíci mei et próximi mei procul a plaga mea stetérunt, * et propínqui mei de longe stetérunt.
Mes amis et mes proches se sont avancés jusqu'à moi, et se sont arrêtés. Ceux qui étaient près de moi se sont arrêtés à distance.
Et láqueos posuérunt, qui quærébant ánimam meam; † et, qui requirébant mala mihi, locúti sunt insídias * et dolos tota die meditabántur.
Et ceux qui en voulaient à ma vie usaient de violence. Ceux qui cherchaient à me faire du mal ont proféré des mensonges, et tout le jour ils méditaient la tromperie.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Dómine, ante te omne desidérium meum.
Ant. Seigneur, tout mon désir est devant Toi.
Ant. 3. Iniquitátem meam annuntiábo tibi; ne derelínquas me, Dómine, salus mea.
Ant. 3. Je T'annoncerai mon iniquité ; ne m'abandonne pas, Seigneur, mon salut.
III
III
Ego autem tamquam surdus non audiébam * et sicut mutus non apériens os suum;
Mais moi, comme si j'eusse été sourd, je n'entendais pas; et comme si j'eusse été muet, je n'ouvrais pas la bouche.
et factus sum sicut homo non áudiens * et non habens in ore suo redargutiónes.
Je suis devenu comme un homme qui n'entend pas, et qui n'a pas de répliques dans sa bouche.
Quóniam in te, Dómine, sperávi, * tu exáudies, Dómine Deus meus.
Car c'est en Toi, Seigneur, que j'ai espéré; Tu m'exauceras, Seigneur mon Dieu.
Quia dixi: « Ne quándo supergáudeant mihi; * dum commovéntur pedes mei, magnificántur super me ».
Car j'ai dit: Que mes ennemis ne se réjouissent pas à mon sujet, eux qui, ayant vu mes pieds ébranlés, ont parlé insolemment de moi.
Quóniam ego in lapsum parátus sum, * et dolor meus in conspéctu meo semper.
Car je suis préparé aux châtiments, et ma douleur est toujours devant mes yeux.
Quóniam iniquitátem meam annuntiábo * et sollícitus sum de peccáto meo.
Car je proclamerai mon iniquité, et je serai toujours occupé de la pensée de mon péché.
Inimíci autem mei vivunt et confirmáti sunt; * et multiplicáti sunt, qui odérunt me iníque.
Cependant mes ennemis vivent, et sont devenus plus puissants que moi, et ceux qui me haïssent injustement se sont multipliés.
Retribuéntes mala pro bonis detrahébant mihi, * pro eo quod sequébar bonitátem.
Ceux qui rendent le mal pour le bien me décriaient, parce que je m'attachais au bien.
Ne derelínquas me, Dómine; * Deus meus, ne discésseris a me.
Ne m'abandonne pas, Seigneur mon Dieu; ne T'éloigne pas de moi.
Festína in adiutórium meum, * Dómine, salus mea.
Hâte-Toi de me secourir, Seigneur, Dieu de mon salut.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Iniquitátem meam annuntiábo tibi; ne derelínquas me, Dómine, salus mea.
Ant. Je T'annoncerai mon iniquité ; ne m'abandonne pas, Seigneur, mon salut.
In primo nocturno, anno I)
Premier nocturne, année I)
De Epístula prima beáti Pauli apóstoli ad Corínthios 15, 12-34
De la première lettre de saint Paul aux Corinthiens
Fratres: Si Christus prædicátur quod suscitátus est a mórtuis, quómodo quidam dicunt in vobis quóniam resurréctio mortuórum non est? Si autem resurréctio mortuórum non est, neque Christus suscitátus est! Si autem Christus non suscitátus est, inánis est ergo prædicátio nostra, inánis est et fides vestra, invenímur autem et falsi testes Dei, quóniam testimónium díximus advérsus Deum quod suscitáverit Christum, quem non suscitávit, si revéra mórtui non resúrgunt.
Si l'on prêche que le Christ est ressuscité des morts, comment certains parmi vous peuvent-ils dire qu'il n'y a pas de résurrection des morts? S'il n'y a pas de résurrection des morts, le Christ non plus n'est pas ressuscité. Mais si le Christ n'est pas ressuscité, vide alors est notre message, vide aussi votre foi. Il se trouve même que nous sommes des faux témoins de Dieu, puisque nous avons attesté contre Dieu qu'il a ressuscité le Christ, alors qu'il ne l'a pas ressuscité, s'il est vrai que les morts ne ressuscitent pas.
Nam si mórtui non resúrgunt, neque Christus resurréxit; quod si Christus non resurréxit, stulta est fides vestra, adhuc estis in peccátis vestris. Ergo et, qui dormiérunt in Christo, periérunt. Si in hac vita tantum in Christo sperántes sumus, miserabilióres sumus ómnibus homínibus. Nunc autem Christus resurréxit a mórtuis, primítiæ dormiéntium. Quóniam enim per hóminem mors, et per hóminem resurréctio mortuórum: sicut enim in Adam omnes moriúntur, ita et in Christo omnes vivificabúntur.
Car si les morts ne ressuscitent pas, le Christ non plus n'est pas ressuscité. Et si le Christ n'est pas ressuscité, vaine est votre foi; vous êtes encore dans vos péchés. Alors aussi ceux qui se sont endormis dans le Christ ont péri. Si c'est pour cette vie seulement que nous avons mis notre espoir dans le Christ, nous sommes les plus à plaindre de tous les hommes. Le Christ est ressuscité d'entre les morts, prémices de ceux qui se sont endormis. Car, la mort étant venue par un homme, c'est par un homme aussi que vient la résurrection des morts. De même en effet que tous meurent en Adam, ainsi tous revivront dans le Christ.
Unusquísque autem in suo órdine: primítiæ Christus; deínde hi, qui sunt Christi, in advéntu eius; deínde finis, cum tradíderit regnum Deo et Patri, cum evacuáverit omnem principátum et omnem potestátem et virtútem. Opórtet autem illum regnáre, donec ponat omnes inimícos sub pédibus eius. Novíssima autem inimíca destruétur mors; ómnia enim subiécit sub pédibus eius. Cum autem dicat: "Omnia subiécta sunt", sine dúbio præter eum, qui subiécit ei ómnia. Cum autem subiécta fúerint illi ómnia, tunc ipse Fílius subiéctus erit illi, qui sibi subiécit ómnia, ut sit Deus ómnia in ómnibus.
Mais chacun à son rang: comme prémices, le Christ, ensuite ceux qui seront au Christ, lors de son Avènement. Puis ce sera la fin, lorsqu'il remettra la royauté à Dieu le Père, après avoir détruit toute Principauté, Domination et Puissance. Car il faut qu'il règne jusqu'à ce qu'il ait placé tous ses ennemis sous ses pieds. Le dernier ennemi détruit, c'est la Mort; car il a tout mis sous ses pieds. Mais lorsqu'il dira: " Tout est soumis désormais ", c'est évidemment à l'exclusion de Celui qui lui a soumis toutes choses. Et lorsque toutes choses lui auront été soumises, alors le Fils lui-même se soumettra à Celui qui lui a tout soumis, afin que Dieu soit tout en tous.
Alióquin quid fácient, qui baptizántur pro mórtuis? Si omníno mórtui non resúrgunt, ut quid et baptizántur pro illis? Ut quid et nos periclitámur omni hora? Cotídie mórior, útique per vestram gloriatiónem, fratres, quam hábeo in Christo Iesu Dómino nostro! Si secúndum hóminem ad béstias pugnávi Ephesi, quid mihi prodest? Si mórtui non resúrgunt, manducémus et bibámus, cras enim moriémur. Nolíte sedúci: "Corrúmpunt mores bonos collóquia mala." Evigiláte iuste et nolíte peccáre! Ignorántiam enim Dei quidam habent; ad reveréntiam vobis loquor.
S'il en était autrement, que gagneraient ceux qui se font baptiser pour les morts? Si les morts ne ressuscitent absolument pas, pourquoi donc se fait-on baptiser pour eux? Et nous-mêmes, pourquoi à toute heure nous exposer au péril? Chaque jour je suis à la mort, aussi vrai, frères, que vous êtes pour moi un titre de gloire dans le Christ Jésus, notre Seigneur. Si c'est dans des vues humaines que j'ai livré combat contre les bêtes à Ephèse, que m'en revient-il? Si les morts ne ressuscitent pas, mangeons et buvons, car demain nous mourrons. Ne vous y trompez pas: " Les mauvaises compagnies corrompent les bonnes mœurs. " Dégrisez-vous, comme il sied, et ne péchez pas; car il en est parmi vous qui ignorent tout de Dieu. Je le dis à votre honte.
r. Heu mihi, Dómine, quia peccávi nimis in vita mea! Quid fáciam, miser? Ubi fúgiam, nisi ad te, Deus meus? Miserére mei, * Dum véneris in novíssimo die. v. Anima mea turbáta est valde, sed tu, Dómine, succúrre ei; * Dum. v. Glória Patri. * Dum.
r. Hélas, j'ai beaucoup péché, Seigneur, durant ma vie! Que faire, malheureux que je suis? Où m'enfuir, sinon vers toi, mon Dieu? Aie pitié de moi, * Lorsque tu viendras au dernier jour. v. De toute mon âme, je tremble; mais toi, Seigneur, sauve-moi; * Lorsque. v. Gloire au Père. * Lorsque.
In secundo nocturno, anno I)
Deuxième nocturne, année I )
Ex Libro sancti Ambrósii epíscopi De excéssu fratris sui Sátyri (Lib. 2, 40-41. 46: CSEL 73, 270-271. 273)
Livre de saint Ambroise sur la mort de son frère
Vidémus quod et mors lucrum est, et vita pœna est. Unde et Paulus ait: Mihi vívere Christus est et mori lucrum. Quid est Christus nisi mors córporis, spíritus vitæ? Et ídeo commoriámur cum eo, ut vivámus cum eo. Sit quidam cotidiánus in nobis usus affectúsque moriéndi, ut per illam segregatiónem a corpóreis cupiditátibus ánima nostra se discat extráhere, et tamquam in sublími locáta, quo terrénæ adíre libídines et eam sibi glutináre non possint, suscípiat mortis imáginem, ne pœnam mortis incúrrat.
Nous voyons que la mort est un avantage, et la vie un tourment, si bien que Paul a pu dire: Pour moi, vivre c'est le Christ, et mourir est un avantage. Qu'est-ce que le Christ? Rien d'autre que la mort du corps, et l'esprit qui donne la vie. Aussi mourons avec lui pour vivre avec lui. Nous devons chaque jour nous habituer et nous affectionner à la mort afin que notre âme apprenne, par cette séparation, à se détacher des désirs matériels. Notre âme établie dans les hauteurs, où les sensualités terrestres ne peuvent accéder pour l'engluer, accueillera l'image de la mort pour ne pas encourir le châtiment de la mort.
Repúgnat enim lex carnis legi mentis, et eam legi erróris addícit. Sed quod remédium? Quis me liberábit de córpore mortis? Grátia Dei per Iesum Christum Dóminum nostrum. Habémus médicum, sequámur remédium. Remédium nostrum Christi grátia est, et corpus mortis corpus est nostrum. Ergo peregrinémur a córpore, ne peregrinémur a Christo; etsi in córpore sumus, tamen quæ sunt córporis non sequámur nec deserámus iura natúræ, sed dona grátiæ præoptémus.
En effet la loi de la chair est en lutte contre la loi de l'âme et cherche à l'entraîner dans l'erreur. Mais quel est le remède? Qui me délivrera de ce corps qui appartient à la mort? La grâce de Dieu, par Jésus-Christ notre Seigneur. Nous avons le médecin, adoptons le remède. Notre remède, c'est la grâce du Christ, et le corps qui appartient à la mort, c'est notre corps. Alors, soyons étrangers au corps pour ne pas être étrangers au Christ. Même si nous sommes dans le corps, ne suivons pas ce qui vient du corps; n'abandonnons pas les droits de la nature, mais préférons les dons de la grâce.
Quid plura? Uníus morte mundus redémptus est. Pótuit enim Christus non mori, si noluísset; sed neque refugiéndam mortem quasi ignávam putávit neque mélius nos quam moriéndo servásset. Itaque mors eius vita est ómnium. Morte eius signámur, mortem eius orántes annuntiámus, mortem eius offeréntes prædicámus; mors eius victória est, mors eius sacraméntum est, mors eius annua sollémnitas mundi est.
Qu'ajouter à cela? Le monde a été racheté par la mort d'un seul. Car le Christ aurait pu ne pas mourir, s'il l'avait voulu. Mais il n'a pas jugé qu'il fallait fuir la mort comme inutile, car il ne pouvait mieux nous sauver que par sa mort. C'est pourquoi sa mort donne la vie à tous. Nous portons la marque de sa mort, nous annonçons sa mort par notre prière, nous proclamons sa mort par notre sacrifice. Sa mort est une victoire, sa mort est un mystère, le monde célèbre sa mort chaque année.
Quid prætérea de eius morte dicámus, cum divíno probémus exémplo, quia immortalitátem mors sola quæsívit, atque ipsa se mors redémit? Non ígitur mærénda mors, quæ causa salútis est públicæ; non fugiénda mors, quam Fílius non dedignátus est, non refúgit.
Que dire encore de sa mort, puisque l'exemple d'un Dieu nous prouve que, seule, la mort a obtenu l'immortalité, et que la mort s'est rachetée elle-même? Il ne faut donc pas s'attrister de la mort, puisqu'elle produit le salut de tous, il ne faut pas fuir la mort que le Fils de Dieu n'a pas dédaignée, n'a pas voulu fuir.
r. Líbera me, Dómine, de viis inférni, qui portas æreas confregísti et visitásti inférnum et dedísti eis lumen, ut vidérent te, * Qui erant in pœnis tenebrárum. v. Clamántes et dicéntes: Advenísti, Redémptor noster! * Qui erant. v. Glória Patri. * Qui erant.
r. Délivre-moi, Seigneur, des voies qui mènent aux enfers: tu as brisé les portes de bronze et visité les enfers, et, afin qu'ils puissent te contempler, tu as donné ta lumière à * Ceux qui étaient dans les ténèbres et les peines. v. Ils criaient en disant: Tu es venu jusqu'à nous, ô notre Rédempteur! * Ceux. v. Gloire au Père. * Ceux.
Postea dicitur immediate et sine orémus oratio propria, cum conclusione longiore.
Après cela on dit immédiatement et sans "Prions" l'oraison propre, avec la conclusion longue.
Preces nostras, quǽsumus, Dómine, benígnus exáudi, † ut, dum attóllitur nostra fides in Fílio tuo a mórtuis suscitáto, in famulórum tuórum præstolánda resurrectióne spes quoque nostra firmétur. Per Dóminum.
Dans Ta bonté, Seigneur, daigne écouter nos prières ; et puisque notre foi s'appuie sur Ton Fils ressuscité d'entre les morts, que s’affermisse également notre espérance en la résurrection de Tes serviteurs, objet de notre attente.
Dóminus vobíscum.
Le Seigneur soit avec vous.
r. Et cum spíritu tuo.
r. Et avec votre esprit.
Benedícat vos omnípotens Deus, Pater, ✠ et Fílius, et Spíritus Sanctus.
Que Dieu tout puissant vous bénisse, le Père, ✠ et le Fils et le Saint-Esprit.
r. Amen.
r. Amen.
Vel alia formula benedictionis, sicut in Missa.
Ou une autre formule de bénédiction, comme à la Messe.
Et si fit dimissio, sequitur invitatio:
Et si on fait un renvoi, on ajoute l'invitation :
Absente sacerdote vel diacono, et in recitatione a solo, sic concluditur:
En l'absence d'un diacre ou d'un prêtre, et dans la récitation seul, on conclut ainsi :
Dóminus nos benedícat, et ab omni malo deféndat, et ad vitam perdúcat ætérnam. r. Amen.
Que le Seigneur nous bénisse, qu'Il nous défende de tout mal, et qu'Il nous fasse parvenir à la vie éternelle. r. Amen.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.