Le monde attend que l'Eglise redevienne une société de louange

Avertissement : l'antiphonaire romain est en construction. Il subsiste de nombreuses erreurs et omissions. Soyez patients.
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(c3) DE(h)us,(h) (,)in(h) ad(h)iu(h)tó(hi)ri(h)um(h) me(h)um(h) in(h)tén(h)de.(h) r/.(::) Dó(h)mi(h)ne,(h) (,) ad(h) ad(h)iu(h)ván(h)dum(h) me(h) fes(h)tí(h)na.(h) (:) Gló(h)ri(h)a(h) Pa(h)tri,(h) et(h) Fí(h)li(h)o,(h) (,) et(h) Spi(h)rí(h)tu(h)i(h) Sanc(h)to.(h) (:)
Si(h)cut(h) e(h)rat(h) in(h) prin(h)cí(h)pi(h)o,(h) et(h) nunc,(h) et(h)
sem(h)per,(h) (,) et(h) in(h) sǽ(h)cu(h)la(h) sæ(h)cu(h)ló(h)rum.(h)
Am(h)en.(h:) Al(h)le(hi)lú(h)ia.(h) (::)
   v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde. r. Dómine, ad adiuvándum me festína. Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen. Allelúia.
   v. Dieu, viens à mon aide. r. Seigneur, vite à mon secours. Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen. Alléluia.
Hymnus
Hymne
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(c4) Æ(f)tér(ffe)ne(d) sol,(f) qui(g) lú(gh)mi(f)ne(e'_) (,)
Cre(g)á(h)ta(g) com(h!iwji)ples(g) óm(g)ni(f)a,(h.) (;)
Su(h)pré(h)ma(g) lux(h!iwji) et(gf) mén(h)ti(h)um,(d!ewfe.) (,)
Te(e) cor(c)da(e) nos(gfh)tra(gf) cón(g)ci(fe)nunt.(e.) (::)

2. Tu(f)o(ffe) fo(d)vén(f)te(g) Spí(gh)ri(f)tu,(e'_) (,)
Hic(g) vi(h)va(g) lu(h!iwji)mi(g)ná(g)ri(f)a(h.) (;)
Ful(h)sé(h)re,(g) per(h!iwji) quæ(gf) sǽ(h)cu(h)lis(d!ewfe.) (,)
Pa(e)tent(c) sa(e)lú(gfh)tis(gf) sé(g)mi(fe)tæ.(e.) (::)

3. Quod(f) ver(ffe)ba(d) mis(f)sa(g) cǽ(gh)li(f)tus,(e'_) (,)
Na(g)tí(h)va(g) mens(h!iwji) quod(g) éx(g)hi(f)bet,(h.) (;)
Per(h) hos(h) mi(g)nís(h!iwji)tros(gf) grá(h)ti(h)æ(d!ewfe.) (,)
No(e)vo(c) ni(e)tó(gfh)re(gf) clá(g)ru(fe)it.(e.) (::)

4. Ho(f)rum(ffe) co(d)ró(f)næ(g) pár(gh)ti(f)ceps,(e'_) (,)
Doc(g)tri(h)n<i>a</i>() ho(g)nés(h!iwji)tus(g) lú(g)ci(f)da,(h.) (;)
Hic(h) vir(h) be(g)á(h!iwji)tus(gf) splén(h)du(h)it(d!ewfe.) (,)
Quem(e) præ(c)di(e)cá(gfh)mus(gf) láu(g)di(fe)bus.(e.) (::)

5. Ip(f)so(ffe) fa(d)vén(f)te,(g) quǽ(gh)su(f)mus,(e'_) (,)
No(g)bis,(h) De(g)us,(h!iwji) per(g)cúr(g)re(f)re(h.) (;)
Da(h) ve(h)ri(g)tá(h!iwji)tis(gf) trá(h)mi(h)tem,(d!ewfe.) (,)
Pos(e)sí(c)mus(e) ut(gfh) te(gf) cón(g)se(fe)qui.(e.) (::)

6. Præ(f)sta,(ffe) Pa(d)ter(f) pi(g)ís(gh)si(f)me,(e'_) (,)
Pa(g)trí(h)que(g) com(h!iwji)par(g) U(g)ni(f)ce,(h.) (;)
Cum(h) Spí(h)ri(g)tu(h!iwji) Pa(gf)rá(h)cli(h)to(d!ewfe.) (,)
Re(e)gnans(c) per(e) om(gfh)ne(gf) sǽ(g)cu(fe)lum.(e.) (::)
A(efe)men.(de..) (::)
Ætérne sol, qui lúmine creáta comples ómnia, supréma lux et méntium, te corda nostra cóncinunt.
Soleil éternel, qui remplis de clarté toutes les créatures, lumière suprême des âmes, c'est Toi que chantent nos coeurs.
Tuo fovénte Spíritu, hic viva luminária fulsére, per quæ sæculis patent salútis sémitæ.
Embrasés par Ton Esprit, de vivants luminaires ont resplendi ici-bas, et ouvert aux siècles à venir les chemins du salut.
Quod verba missa cælitus, natíva mens quod éxhibet, per hos minístros grátiæ novo nitóre cláruit.
Ce qu'enseignent les paroles venues du ciel et la lumière de la raison naturelle, par ces ministres de la grâce, a brillé d'un éclat nouveau.
Horum corónæ párticeps, doctrína honéstus lúcida, hic vir beátus splénduit quem prædicámus láudibus.
Il a part à leur couronne et tient sa gloire de sa claire doctrine, ce bienheureux dont nous chantons les louanges.
Ipso favénte, quǽsumus, nobis, Deus, percúrrere da veritátis trámitem, possímus ut te cónsequi.
Par son aide, Dieu, nous T'en prions, donne-nous de suivre la voie de la vérité afin de parvenir jusqu'a Toi.
Præsta, Pater piíssime, Patríque compar Unice, cum Spíritu Paráclito regnans per omne sǽculum. Amen.
Exauce-nous, Père très bon, et Toi aussi, Unique égal au Père, avec l'Esprit Consolateur qui règne pour tous les siècles. Amen.
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(c4) ZE(j)lus(j) do(j)mus(j) tu(jk)æ(ji/jkj) *() co(h)mé(j)dit(i) me,(g) (;) et(f) op(h)pró(j)bri(i)a(goh) ex(f)pro(h)brán(j)ti(k)um(i) ti(j)bi(h) (,) ce(h)ci(g)dé(hi)runt(h) su(h)per(fg~) me.(g) (::)
E(j) u(j) o(h) u(j) a(k) e.(j) (::)
   Ant. 1. Zelus domus tuæ comédit me, et oppróbria exprobrántium tibi cecidérunt super me.
   Ant. 1. Le zèle de Ta maison me dévore, et les outrages de ceux qui T’injurient tombent sur moi.
Psalmus 68
Psaume 68
Zelus domus tuæ comedit me
Le zèle de Ta maison me dévore
Dederunt ei vinum bibere cum felle mixtum (Mt 27,34).
Il Lui donnèrent à boire du vin mêlé de fiel.
I
I
   Salvum me fac, Deus, * quóniam venérunt aquæ usque ad guttur meum.
   Sauve-moi, ô Dieu, * car les eaux sont entrées jusqu'à mon âme.
   Infíxus sum in limo profúndi, et non est substántia; * veni in profúnda aquárum, et fluctus demérsit me.
   Je suis enfoncé dans une boue profonde, où il n'y a pas de consistance; je suis descendu au fond des eaux et le flot m'a submergé.
   Laborávi clamans, raucæ factæ sunt fauces meæ; * defecérunt óculi mei, dum spero in Deum meum.
   Je me suis fatigué à crier, ma gorge en a été enrouée; mes yeux se sont épuisés, tandis que j'attends mon Dieu.
   Multiplicáti sunt super capíllos cápitis mei, * qui odérunt me gratis.
   Ils sont devenus plus nombreux que les cheveux de ma tête, ceux qui me haïssent sans cause.
   Confortáti sunt, qui persecúti sunt me inimíci mei mendáces; * quæ non rápui, tunc exsolvébam.
   Ils sont devenus forts, mes ennemis qui me persécutent injustement; j'ai dû payer ce que je n'avais pas pris.
   Deus, tu scis insipiéntiam meam, * et delícta mea a te non sunt abscóndita.
   O Dieu, Tu connais ma folie, et mes péchés ne Te sont point cachés.
   Non erubéscant in me, qui exspéctant te, * Dómine, Dómine virtútum.
   Que ceux qui espèrent en Toi ne rougissent pas à cause de moi, Seigneur, Seigneur des armées.
   Non confundántur super me, * qui quærunt te, Deus Israel.
   Qu'ils ne soient pas confondus à mon sujet, ceux qui Te cherchent, Dieu d'Israël.
   Quóniam propter te sustínui oppróbrium, * opéruit confúsio fáciem meam;
   Car c'est à cause de Vous que j'ai souffert l'opprobre, et que la confusion a couvert mon visage.
   extráneus factus sum frátribus meis * et peregrínus fíliis matris meæ.
   Je suis devenu un étranger pour mes frères, et un inconnu pour les fils de ma mère.
   Quóniam zelus domus tuæ comédit me, * et oppróbria exprobrántium tibi cecidérunt super me.
   Car le zèle de Ta maison m'a dévoré, et les outrages de ceux qui T'insultaient sont tombés sur moi.
   Et flevi in ieiúnio ánimam meam, * et factum est in oppróbrium mihi.
   J'ai affligé mon âme par le jeûne, et l'on m'en a fait un sujet d'opprobre.
   Et pósui vestiméntum meum cilícium, * et factus sum illis in parábolam.
   J'ai pris pour vêtement un cilice, et je suis devenu leur fable.
   Advérsum me loquebántur, qui sedébant in porta, * et in me canébant, qui bibébant vinum.
   Ceux qui étaient assis à la porte parlaient contre moi, et ceux qui buvaient du vin me raillaient par leurs chansons.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
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(c4) a/. Ze(j)lus(j) do(j)mus(j) tu(jk)æ(ji/jkj) () co(h)mé(j)dit(i) me,(g) (;) et(f) op(h)pró(j)bri(i)a(goh) ex(f)pro(h)brán(j)ti(k)um(i) ti(j)bi(h) (,) ce(h)ci(g)dé(hi)runt(h) su(h)per(fg~) me.(g)
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   Ant. Zelus domus tuæ comédit me, et oppróbria exprobrántium tibi cecidérunt super me.
   Ant. Le zèle de Ta maison me dévore, et les outrages de ceux qui T’injurient tombent sur moi.
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(c4) CON(j)so(j)lán(ji)tem(h) me(j) *() quæ(j)sí(ih)vi,(g) (,) et(g) non(e) in(f)vé(g)ni:(g) (;) de(g)dé(gh)runt(f) in(h) e(j)scam(ji) me(h)am(g) fel,(hg) (;) et(e) in(f) si(g)ti(e) me(fe)a(d) (,) po(d)ta(e)vé(f)runt(gf~) me(gh) a(h)cé(g)to.(g) (::)
E(j) u(j) o(h) u(j) a(k) e.(j) (::)
   Ant. 2. Consolántem me quæsívi, et non invéni: dedérunt in escam meam fel, et insísti mea potavérunt acéto.
   Ant. 2. J’ai cherché qui Me console, et Je n’en ai point trouvé : ils M’ont donné du fiel pour nourriture, et pour étancher Ma soif on M’a abreuvé de vinaigre.
II
II
   Ego vero oratiónem meam ad te, Dómine, * in témpore benepláciti, Deus.
   Mais moi je T'adresse, Seigneur, ma prière. Voici le temps favorable, ô Dieu.
   In multitúdine misericórdiæ tuæ exáudi me, * in veritáte salútis tuæ.
   Selon la grandeur de Ta miséricorde exauce-moi, selon la vérité de Tes promesses de salut.
   Éripe me de luto, ut non infígar, erípiar ab iis, qui odérunt me, * et de profúndis aquárum.
   ue les flots en fureur ne me submergent point; que l'abîme ne m'engloutisse pas, et que le puits ne ferme pas sa bouche sur moi.
   Exáudi me, Dómine, quóniam benígna est misericórdia tua; * secúndum multitúdinem miseratiónum tuárum réspice in me.
   Exauce-moi, Seigneur, car Ta miséricorde est toute suave; regarde- moi selon l'abondance de Tes bontés.
   Et ne avértas fáciem tuam a púero tuo; * quóniam tríbulor, velóciter exáudi me.
   Et ne détourne pas Ton visage de Ton serviteur; parce que je suis dans l'angoisse, exauce-moi promptement.
   Accéde ad ánimam meam, víndica eam, * propter inimícos meos rédime me.
   Sois attentif sur mon âme, et délivre-la à cause de mes ennemis.
   Tu scis oppróbrium meum * et confusiónem meam et reveréntiam meam.
   Tu connais mon opprobre, et ma confusion, et ma honte.
   In conspéctu tuo sunt omnes, qui tríbulant me; *oppróbrium contrívit cor meum, et elángui.
   Tous ceux qui me persécutent sont devant Toi ; mon coeur s'attend à l'insulte et à la misère.
   Et sustínui, qui simul contristarétur, et non fuit, * et qui consolarétur, et non invéni.
   Et j'ai attendu que quelqu'un s'attristât avec moi, mais nul ne l'a fait; et que quelqu'un me consolât, mais je n'ai trouvé personne.
   Et dedérunt in escam meam fel * et in siti mea potavérunt me acéto.
   Et ils m'ont donné du fiel pour nourriture, et dans ma soif ils m'ont abreuvé de vinaigre.
   [Fiat mensa eórum coram ipsis in láqueum * et in retributiónes et in scándalum.
   [Que leur table soit devant eux comme un filet, un juste châtiment et une pierre de scandale.
   Obscuréntur óculi eórum, ne vídeant, * et lumbos eórum semper infírma.
   Que leurs yeux soient obscurcis, pour qu'ils cessent de voir, et courbe à jamais leur dos.
   Effúnde super eos iram tuam, * et furor iræ tuæ comprehéndat eos.
   Déverse sur eux Ta colère, et que la fureur de Ton courroux les saisisse.
   Fiat commorátio eórum desérta, * et in tabernáculis eórum non sit qui inhábitet.
   Que leur demeure devienne déserte, et qu'il n'y ait personne qui habite dans leurs tentes.
   Quóniam, quem tu percussísti, persecúti sunt, * et super dolórem eíus, quem vulnerásti, addidérunt.
   Parce qu'ils ont persécuté celui que Tu as frappé, et qu'ils ont ajouté à la douleur de mes blessures.
   Appóne iniquitátem super iniquitátem eórum, * et non véniant ad iustítiam tuam.
   Ajoute l'iniquité à leur iniquité, et qu'ils n'entrent pas dans Ta justice.
   Deleántur de libro vivéntium * et cum iústis non scribántur.]
   Qu'ils soient effacés du livre des vivants, et qu'ils ne soient point inscrits avec les justes.]
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
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(c4) a/. Con(j)so(j)lán(ji)tem(h) me(j) () quæ(j)sí(ih)vi,(g) (,) et(g) non(e) in(f)vé(g)ni:(g) (;) de(g)dé(gh)runt(f) in(h) e(j)scam(ji) me(h)am(g) fel,(hg) (;) et(e) in(f) si(g)ti(e) me(fe)a(d) (,) po(d)ta(e)vé(f)runt(gf~) me(gh) a(h)cé(g)to.(g)
(::)
   Ant. Consolántem me quæsívi, et non invéni: dedérunt in escam meam fel, et insísti mea potavérunt acéto.
   Ant. J’ai cherché qui Me console, et Je n’en ai point trouvé : ils M’ont donné du fiel pour nourriture, et pour étancher Ma soif on M’a abreuvé de vinaigre.
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(c4) QUǼ(g)ri(f)te(h) Dó(j)mi(j)num,(i) *() et(g) vi(i)vet(j) á(h)ni(i)ma(h) ve(g)stra.(g) (::)
E(j) u(j) o(i) u(j) a(h) e.(g) (::)
   Ant. 3. Quǽrite Dóminum, et vivet ánima vestra.
   Ant. 3. Cherchez le Seigneur, et votre âme vivra.
III
III
   Ego autem sum pauper et dolens; * salus tua, Deus, súscipit me.
   Pour moi, je suis pauvre et dans la douleur; Ton salut, ô Dieu, m'a relevé.
   Laudábo nomen Dei cum cántico * et magnificábo eum in laude.
   Je louerai le Nom de Dieu par des cantiques, et je le glorifierai par des louanges;
   Et placébit Dómino super taurum, * super vítulum córnua producéntem et úngulas.
   et ce sera plus agréable à Dieu que le jeune veau, à qui poussent les cornes et les ongles.
   Vídeant húmiles et læténtur; * quærite Deus, et vivet cor vestrum,
   Que les pauvres le voient et se réjouissent. Cherchez Dieu, et votre âme vivra;
   quóniam exaudívit páuperes Dóminus * et vinctos suos non despéxit.
   car le Seigneur a exaucé les pauvres, et Il n'a pas méprisé Ses captifs.
   Laudent illum cæli et terra, * mária et ómnia reptília in eis.
   Que les cieux et la terre Le louent; la mer, et tout ce qui s'y meut.
   Quóniam Deus salvam fáciet Sion et ædificábit civitátes Iudæ; * et inhabitábunt ibi et possidébunt eam.
   Car Dieu sauvera Sion, et les villes de Juda seront bâties. Ils y habiteront, et ils l'acquerront en héritage.
   Et semen servórum eius hereditábunt eam * et, qui díligunt nomen eius, habitábunt in ea.
   Et la race de Ses serviteurs la possédera, et ceux qui aiment Son Nom y habiteront.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
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(c4) a/. Quǽ(g)ri(f)te(h) Dó(j)mi(j)num,(i) () et(g) vi(i)vet(j) á(h)ni(i)ma(h) ve(g)stra.(g)
(::)
   Ant. Quǽrite Dóminum, et vivet ánima vestra.
   Ant. Cherchez le Seigneur, et votre âme vivra.
   v. Ego ipse requíram oves meas. r. Et indúcam eas in terram suam.
   v. Moi-même, Je chercherai Mes brebis. r. Et Je les ramènerai dans leur pays.
In primo nocturno, anno II
Premier nocturne, année II
De Libro Sirácidæ 6, 5-23
Du livre de Ben Sirac
   Os dulce multíplicat amícos et mítigat inimícos; et lingua éucharis salútem dicit. Multi pacífici sint tibi, et consiliárius sit tibi unus de mille. Si póssides amícum, in tentatióne pósside eum et ne fácile credas ei. Est enim amícus secúndum opportunitátem suam et non permanébit in die tribulatiónis. Et est amícus qui convértitur ad inimicítiam et rixam convícii tui denudábit. Est autem amícus sócius mensæ et non permanébit in die necessitátis; in prósperis erit tibi quasi coæquális et in domésticis tuis fiduciáliter aget. Si humiliátus fúeris, convertétur contra te et a fácie tua abscóndet se.
   Une parole douce multiplie les amis, apaise les ennemis, le langage élégant de l'homme vertueux est une opulence. Que soient nombreux ceux avec qui tu as de bons rapports, mais pour conseil, choisis un homme entre mille. Si tu acquiers un ami, acquiers-le en l'éprouvant, ne te fie pas à lui de sitôt. Car tel est ami à ses heures, qui cessera de l'être au jour de l'affliction. Tel est ami, qui se mue en ennemi, tel est ami qui dévoilera haines, disputes et querelles. Tel est ami qui ne l'est que pour la table, et qui cessera de l'être au jour de la détresse. Dans ta prospérité, il te sera comme un égal, il agira librement avec ceux de ta maison. Mais dans ton abaissement, il se tournera contre toi et se cachera de toi.
   Ab inimícis tuis separáre et de amícis tuis atténde. Amícus fidélis protéctio fortis; qui autem invénit illum, invénit thesáurum. Amíco fidéli nulla est comparátio, et non est ponderátio contra bonitátem illíus. Amícus fidélis medicaméntum vitæ, et qui métuunt Dóminum invénient illum. Qui timet Deum, æque habébit amicítiam eius, quóniam secúndum illum erit amícus illíus.
   Éloigne-toi de tes ennemis et garde-toi de tes amis. Un ami fidèle est un puissant soutien: qui l'a trouvé a trouvé un trésor. Un ami fidèle n'a pas de prix, on ne saurait en estimer la valeur. Un ami fidèle est un baume de vie, le trouveront ceux qui craignent le Seigneur. Qui craint le Seigneur se fait de vrais amis, car tel on est, tel est l'ami qu'on a.
   Fili, a iuventúte tua éxcipe doctrínam et usque ad canos invénies sapiéntiam. Quasi is qui arat et séminat, accéde ad eam et sústine bonos fructus illíus. In ópere enim ipsíus exíguum laborábis et cito edes de generatiónibus illíus. Quam áspera est nímium sapiéntia indóctis homínibus, et non permanébit in illa excors. Quasi lapis probatiónis gravis erit super illum, et non demorábitur proícere illam. Doctrína est enim secúndum nomen eius et non est multis manifésta; quibus autem cógnita est, pérmanet usque ad conspéctum Dei.
   Mon fils, accepte l'instruction depuis ton jeune âge, tu acquerras une sagesse qui durera jusqu'à la vieillesse. Va vers elle comme celui qui laboure et qui sème, attends patiemment ses excellents fruits; tu ne peineras pas longtemps à la cultiver, et bientôt tu mangeras de ses fruits. Que la sagesse est âpre aux ignorants! L'insensé ne demeurera pas près d'elle. Elle leur sera comme une lourde pierre d'épreuve, ils ne tarderont pas à s'en décharger. Car la sagesse qui instruit justifie son nom, elle n'est pas manifeste pour le grand nombre; mais dans ceux qui la connaissent, elle persévère jusqu'à [ce qu'elle les ait menés] à la vue de Dieu.
   r. Gyrum cæli circuívi sola et in flúctibus maris ambulávi; in omni gente et in omni pópulo primátum ténui; * Superbórum et sublímium colla, própria virtúte, calcávi. v. Ego in altíssimis hábito, et thronus meus in colúmna nubis. * Superbórum. v. Glória Patri. * Superbórum.
   r. La sphère du ciel, je l'ai parcourue, moi seule; j'ai marché sur les flots de la mer; à tous les peuples, à toutes les nations j'ai imposé ma suprématie; * J'ai fait ployer, par ma propre puissance, le cou des orgueilleux, des vaniteux. v. Moi, la Sagesse, j'habite les hauteurs, mon trône est dans la colonne de nuée. * J'ai fait ployer. v. Gloire au Père. * J'ai fait ployer.
In II nocturno, utroque anno
Au deuxième nocturne, années paires et impaires
Ex Scriptis sancti Ioánnis Henríci Newman, presbýteri et Ecclésiæ doctóris
Extrait des écrits de saint John Henry Newman, prêtre et docteur de l'Église
(Apologia Pro Vita Sua, Chapter V: Position of My Mind since 1845, London 1864, pp. 238-239, 250-251)
(Apologia Pro Vita Sua, chapitre V : Position de mon esprit depuis 1845, Londres 1864, pp. 238-239, 250-251)
Tamquam fluctibus agitatum in portum me tandem venisse videbatur
Il me semblait être enfin parvenu au port, comme un navire ballotté par les flots.
   Ex illa die qua cathólicus factus sum et déinceps, nihil plane sententiárum de religióne narrándum plus hábeo. Mentem autem nequáquam pigram réliqui neque a ratiocinatiónibus theológicis abstínui, sed neve variatiónes in cogitatióne neve sollicitúdines in corde reférre váleo. Omnis dúbii expers, in pace perfécta atque tranquillitáte hucúsque vivo. De intelléctu vel móribus a die conversiónis meæ mutátis nihil cónscius sum. Etenim, nec fidem in veritátes Revelatiónis principáles firmiórem, nec mei compotiórem, nec meípsum ferventiórem sentiébam. At tamquam flúctibus agitátum in portum me tandem venísse videbátur; unde meípsum usque ad hodiérnam diem beátum iúgiter ǽstimo.
   Depuis le jour où je suis devenu catholique, et par la suite, je n’ai plus absolument rien à raconter en fait de sentiments religieux. Je n’ai toutefois laissé ni mon esprit inactif ni renoncé aux raisonnements théologiques ; mais je ne saurais rendre compte ni de variations dans ma pensée ni d’inquiétudes dans mon cœur. Exempt de tout doute, je vis jusqu’à présent dans une paix parfaite et une tranquillité profonde. Je n’ai conscience d’aucun changement, depuis le jour de ma conversion, ni dans mon intelligence ni dans mes mœurs. En effet, je ne me sentais ni plus fermement attaché aux vérités fondamentales de la Révélation, ni plus maître de moi-même, ni plus fervent intérieurement. Mais il me semblait être enfin arrivé au port, après avoir été ballotté par les flots ; c’est pourquoi je me tiens, jusqu’à ce jour, pour continuellement heureux.
   Neque artículos ínsuper qui de sýmbolo anglicáno desunt diffíciles recéptu invéni. Nonnúllos enim iamdúdum accéperam; ómnibus autem absque periclitatióne consénsi. Quos in die receptiónis sine ulla disceptatióne proféssus sum, eósdem étiam nunc ita confíteor. Sunt enim difficultátes intellegéndi in ómnibus sýmboli christiáni artículis sive a cathólicis sive a protestántibus proféssis quas neque negáre neque simplíciter me sólvere posse assevéro. Ac tamétsi multi sunt qui difficultátes in Religióne séntiant, quorum ego unus sum, coniunctiónem tamen numquam vidére pótui inter apprehensiónem illárum difficultátum, quamvis acúte et quotquot sint, et dubitatiónem doctrinárum cum quibus coniúnctæ sunt. Decem mília enim difficultátum ne síngulum quidem dúbium gígnere posse mihi vidétur, eo quod difficultátes nequáquam dúbiis commetiúntur. Difficultátes enimvéro in arguméntis prorsus adésse possunt; hic autem de difficultátibus in ipsis doctrínis intrínsecis vel quoad earúndem doctrinárum relatiónes in altérutras loquor. Scílicet ut áliquis vexátur dum quæstiónem mathemáticam sólvere non potest, étiam cum solútio illi sive prǽstita sive reténta est, sed non dúbitat quin solútio admítti possit vel solútio quædam vera exsístat. Ex ómnibus fídei dogmátibus, mea senténtia valde difficíllimum est quod Deus exsístat, sed méntibus nostris quam potentíssime imprímitur.
   Je n’ai pas davantage trouvé difficiles à recevoir les articles qui manquent au symbole anglican. Car j’en avais déjà admis plusieurs depuis longtemps, et j’ai consenti à tous sans hésitation. Ceux que j’ai professés le jour de ma réception sans aucune discussion, je les confesse encore aujourd’hui de la même manière. Il existe en effet des difficultés de compréhension dans tous les articles du symbole chrétien, qu’ils soient professés par les catholiques ou par les protestants ; je ne prétends ni les nier ni pouvoir m’en libérer simplement. Et bien que nombreux soient ceux qui éprouvent des difficultés en matière de religion dont je suis je n’ai pourtant jamais pu voir de lien entre la perception de ces difficultés, si aiguës et si nombreuses soient-elles, et le doute portant sur les doctrines auxquelles elles sont liées. Car il me semble que dix mille difficultés ne sauraient engendrer un seul doute, puisque les difficultés ne se mesurent nullement aux doutes. Les difficultés peuvent en effet se trouver pleinement dans les arguments ; mais ici je parle des difficultés intrinsèques aux doctrines elles-mêmes ou quant aux relations de ces doctrines entre elles. De même qu’un homme est tourmenté lorsqu’il ne peut résoudre un problème mathématique, même lorsque la solution lui est donnée ou lui est refusée, sans pour autant douter qu’une solution puisse être admise ou qu’il existe une solution vraie. Parmi tous les dogmes de la foi, à mon sens, le plus difficile est que Dieu existe ; et pourtant cette vérité s’impose avec la plus grande force à nos esprits.
   Sunt tamen qui doctrínam Transubstantiatiónis diffícilem créditu aiunt. Ego quidem, cum illi doctrínæ non credíderam donec cathólicus essem, nihilóminus simul ac Ecclésiam Románam Cathólicam esse oráculum Dei cognóveram, atque eam docuísse istam doctrínam ab orígine esse revelátam, facíllime crédidi. Quod hanc doctrínam mente concípere sit árduum, immo impossíbile, libénter concédo; sed quómodo sit diffícile huic crédere, quæso. Toto vero dógmati reveláto, ab Apóstolis docto et Ecclésiæ trádito et ab Ecclésia mihi declaráto, credo; atque ut nunc interpretátur et, implícite, sicut ab illa auctoritáte cui commíssum est prætérea símili modo interpretábitur usque ad consummatiónem sǽculi, idem accípio. Insuper illis traditiónibus semper et ubíque in Ecclésia recéptis, in quibus res continétur definitiónum dogmaticárum intérdum declaratárum, et quæ in ómnibus sǽculis dógmati Cathólico iam declaráto textum et exémplum præbent, adhǽreo. Aliis quoque Sanctæ Sedis senténtiis, sive theológicis sive non, per instruménta a se statúta procedéntibus, quæstióne utrum infallibilitáte sint prǽditæ prætermíssa, quibus saltem parére atque obtemperáre débeo, me submítto. Existimánda est porro, ut opínor, Cathólicæ fídei investigátio paulátim per sǽcula spécies certas et várias assumpsísse, in formam sciéntiæ se exstruxísse, ratióne et locutióne sibi própriis a doctíssimis sicut Athanásio, Augustíno atque Thoma de Aquíno evolútis, se ornásse; neque talem hereditátem intellectuálem nobis his posterióribus diébus legátam ullo modo dirúmpere vellem.
   Il en est cependant qui affirment que la doctrine de la transsubstantiation est difficile à croire. Pour ma part, bien que je n’y aie pas cru avant d’être catholique, néanmoins, dès l’instant où j’ai reconnu que l’Église catholique romaine est l’oracle de Dieu et qu’elle enseigne que cette doctrine a été révélée dès l’origine, je l’ai crue très aisément. J’admets volontiers qu’il est ardu, voire impossible, de concevoir cette doctrine par l’intelligence ; mais je demande en quoi il est difficile d’y croire. Je crois en effet à l’ensemble du dogme révélé, enseigné par les Apôtres, transmis par l’Église et déclaré par l’Église à mon intention ; et je l’accepte tel qu’il est aujourd’hui interprété et, implicitement, tel qu’il sera interprété de la même manière par cette autorité à qui cela est confié, jusqu’à la consommation des siècles. De plus, j’adhère à ces traditions reçues partout et toujours dans l’Église, dans lesquelles se trouve parfois contenue la réalité des définitions dogmatiques ultérieurement formulées, et qui, à travers tous les siècles, offrent le texte et l’exemple du dogme catholique déjà déclaré. Aux autres décisions du Saint-Siège également, qu’elles soient théologiques ou non, procédant par les instruments qu’il a lui-même établis, laissant de côté la question de savoir si elles sont dotées de l’infaillibilité, auxquelles du moins je dois obéir et me soumettre, je me soumets. Il faut encore estimer, à mon avis, que l’étude de la foi catholique a peu à peu, au fil des siècles, revêtu des formes déterminées et variées, s’est constituée en une science, s’est enrichie d’une méthode et d’un langage qui lui sont propres, développés par les plus savants, tels qu’Athanase, Augustin et Thomas d’Aquin ; et je ne voudrais en aucune manière détruire un tel héritage intellectuel qui nous a été légué à nous, hommes de ces temps derniers.
   r. Evangélii factus sum miníster secúndum donum grátiæ Dei, quæ data est mihi secúndum operatiónem virtútis eius, * Ut innotéscat per ecclésiam multifórmis sapiéntia Dei. v. Cum autem vénerit ille, Spíritus veritátis, dedúcet vos in omnem veritátem. * Ut innotéscat.
   r. Je suis devenu ministre de l'Évangile selon le don de la grâce de Dieu, qui m'a été donné par l'action de Sa puissance, * afin que, par l'Église, la sagesse multiforme de Dieu soit révélée. v. Mais quand Il viendra, l'Esprit de vérité, Il vous guidera dans toute la vérité. * Afin qu'elle soit révélée.
   
   Orémus.
   Prions.
   Deus, qui sanctum Ioánnem Henrícum, presbýterum, lumen benígnum tuum sequéntem pacem in Ecclésia tua inveníre contulísti, concéde propítius ut, eius intercessióne et exémplo, ex umbris et imagínibus in plenitúdinem veritátis tuæ perducámur. Per Dominum.
   Ô Dieu, qui as permis à saint John-Henry, prêtre, de suivre Ta lumière miséricordieuse et de trouver la paix dans Ton Église, accorde-nous, par son intercession et son exemple, d'être guidés hors des ténèbres et des images vers la plénitude de Ta vérité. Par notre Seigneur.
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(c3) BE(hij)ne(i)di(j)cá(ih)mus(gf) Dó(ghGF)mi(ef)no.(f) r/.(::) De(hijIH)o(gf) grá(ghGF)ti(ef)as.(f) (::)
   v. Benedicámus Dómino. r. Deo grátias.
   v. Bénissons le Seigneur. r. Rendons grâces à Dieu.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.
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