Mise à jour : tierce, sexte, none

Voici une nouvelle mise à jour partielle : offices de tierce, sexte et none.
Il reste quelques petits bugs mais c’est déjà largement utilisable donc je l’ai mis en ligne.
Notez que vous avez la ‘psalmodie complémentaire’ (c’est à dire : les psaumes graduels) en fin de page, pour chacun des offices. En effet, pour rappel, concernant Liturgia horarum, c’est à dire le « bréviaire » à usage séculier, seule une des trois « petites heures » est d’obligation canonique, donc si on en récite une de plus ou même les trois (ce qui est fortement encouragé), on peut choisir de prendre les psaumes complémentaires, qu’on appelle « graduels » ou « des montées » puisque c’étaient les psaumes chantés lors des pèlerinages vers Jérusalem.
A noter également que cette appellation s’est transmise pour les répons de la messe (du même nom) qui dans l’antiquité, se chantaient sur les « degrés » de l’autel, la plupart du temps par des solistes. Beaucoup de versets des « répons graduels » sont réputés être tirés de ces psaumes, si bien que les répons en question ont fini par être désignés simplement « graduels ». Vous ne le savez peut être pas, mais autrefois, avant la réforme liturgique qui a largement supprimé des pans entiers du répertoire chanté de la Messe (je précise : je parle bien de la réforme du Concile de Trente…) on chantait parfois beaucoup plus de versets que le seul qui subsiste aujourd’hui dans nos livres officiels de chant. Les manuscrits de l’époque carolingienne l’attestent.
A noter enfin qu’étant parmi les pièces réputés les plus difficiles de la messe, ces versets de « graduels » ont également donné leur nom au livre lui même dans lequel il y a l’ensemble des chants propres de la Messe (le Liber Gradualis).
En réalité, l’étymologie exacte de ces différentes appellations qui semblent liées est assez largement discutée. Ces explications sont donc à prendre cum grano salis.

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10 commentaires sur “Mise à jour : tierce, sexte, none

  1. Jérôme dit :

    Bonjour François-Xavier,

    C’est une bonne nouvelle. Merci du travail réalisé.
    J’aimerais bien qu’on puisse à nouveau recevoir les offices par e-mail comme la première version du site le proposait.

    • frxavp dit :

      OK je vais voir ça. Je mets ça sur la liste des « TODO ». Je pensais plutôt mettre une publication sur twitter. Ca serait plus souple et peut être moins dérangeant… Non ?

      • Jérôme dit :

        Le problème de twitter, comme les réseaux sociaux en général, est que ça risque d’être noyé parmi les autres publications.
        Je plaide pour le bon viel e-mail ! 🙂 si possible …

  2. Olivier Goldschmidt dit :

    Je vous ai déjà remercié la semaine dernière… et je recommence aujourd’hui bien volontiers tant votre travail est précieux.

    Une idée supplémentaire : La Messe pourrait-elle être complète, je n’ai pas trouvé de site utilisable en missel latin/français en forme ordinaire comme il y en a en forme extraordinaire, avec l’ensemble des oraisons, lectures et prières de l’ordinaire. Cela permettrait de patienter car à raison d’un mot modifié tous les dix ans, la traduction française officielle et orthodoxe n’est pas pas pour demain !

    • Admin dit :

      OK ça me paraît faisable. Il y a un peu de travail de saisie des traductions. J’ai déjà travaillé sur l’ajout des formulaires quotidiens (collectes, super oblata, préface, comnicantes prorpes, post comunio et modifications aux messes lues). Pour l’ordinaire, c’est déjà tradit et mis en forme, je vais déjà essayer de mettre ça en ligne rapidement. L’idée que j’avaisaussi c’était de proposer le formulaire des chants ordnaires (Kyrie gloria sanctus agnus) avec les messes spécifiques pour le temporale t le sanctoral. J’y pense. J’y travaille donc.

  3. Excellente idée, dont il faut vous remercier !

    Une seule question cependant: il est tout de même étrange que les « petites heures » contiennent finalement plus de psaumes que Laudes et Vêpres.

    D’autre part, pensez-vous mettre aussi sur ce site l’Office des Vigiles/Lectures (je n’aime pas trop ce nom, mais enfin c’est bel et bien son nom) ?

    Dans tous les cas, merci encore, car je prie les heures en latin grâce à ce site.

    • Jérôme dit :

      Ce n’est pas exact. La psalmodie complémentaire remplace la psalmodie lorsque celle-ci est priée à une autre petite heure, de façon à ce qu’on ne récite jamais les mêmes psaumes dans la journée.

      • Corrigez-moi si je ne comprends pas: cela veut donc dire que la psalmodie de l’office du « milieu du jour » se trouve remplacée par la psalmodie complémentaire ? De sorte qu’au lieu de prier les psaumes du milieu du jour, on prie ceux de tierce, sexte et none ?

        • Admin dit :

          Je vais essayer d’être explicite.
          1 – en tant que tel l’office du « milieu du jour » n’existe pas. On prend toujours, en fonction de l’horaire une des petites heures (tierce sexte et none). Une seule d’entre elle est canoniquement obligatoire, pour les clercs (prêtres et diacres) et religieux astreints à l’office.
          2 – Liturgia horarum ne propose qu’un seul formulaire de psaumes pour les petites heures chaque jour;
          3 – si bien que si l’on récite plus d’une petite heure (ce qui est fortement encouragé, voire obligatoire si l’on chante au choeur), on prend pour ces dernières le formulaire de la psalmodie complémentaire.
          Par exemple pour aujourd’hui (jeudi 14 décembre 2017 St Jean de la Croix, psalmodie du jeudi de la 2ème semaine de l’Avent) un scénario possible :
          A tierce : Psaume 118 (119), 65-72, Psaume 55 (56), 2-7a. 9-14, Psaume 56 (57)
          A sexte : Psaume 122 (123), Psaume 123 (124), Psaume 124 (125)
          A none : Psaume 125 (126), Psaume 126 (127), Psaume 127 (128)

          Mais on pourrait aussi prendre les psaumes du formulaire des psaumes de « media hora » à sexte plutôt qu’à tierce, à ce moment là on prendrait les 3 psaumes graduels à tierce c’est à dire : Psaume 119 (120), Psaume 120 (121), Psaume 121 (122).
          Il est certain que parfois on se demande si la nouvelle répartition des psaumes depuis la réforme de Liturgia horarum n’a pas rendu les choses plus complexes qu’au temps de l’ancien bréviaire romain…. tous ces « vel » et « ad libitum » dans la liturgie contemporaine rendent parfois les choses peu ‘pastoralement accessibles’. Ceci est d’ailleurs valable tant pour l’office que pour la messe…

          • Admin dit :

            Extrait de la présentation générale de la liturgie des heures :

            V. Tierce, sexte et none, ou l’Heure médiane
            74 En vertu d’une très ancienne tradition, les chrétiens ont l’habitude de prier, par dévotion
            privée, à divers moments de la journée, même au milieu du travail, pour imiter l’Eglise
            apostolique; cette tradition s’est traduite par des célébrations diverses au cours des âges.
            75 L’usage liturgique, en Occident comme en Orient, a retenu tierce, sexte et none, surtout à
            cause du lien qui rattache à ces Heures la mémoire de la passion du Seigneur et celle de la
            première propagation de l’Évangile.
            76 Le deuxième Concile du Vatican a décidé que l’on garderait au choeur les petites Heures de
            tierce, sexte et none. L’usage liturgique de dire ces trois Heures doit être conservé, sauf
            droit particulier, par ceux qui mènent la vie contemplative; et même il est recommandé à tous,
            surtout à ceux qui font une retraite spirituelle ou participent à une réunion de pastorale.
            77 Mais, en dehors du choeur, le droit particulier étant sauf, il est permis de choisir une seule
            de ces trois Heures, accordée au moment de la journée, de sorte que soit conservée la tradition
            d’une prière au milieu du travail de chaque jour. Quant à ceux qui n’acquittent pas les trois
            Heures, ils doivent en célébrer au moins une, de façon à maintenir la tradition de prier dans la
            journée, au milieu du travail.
            78 L’ordonnance de tierce, sexte et none est donc établie de façon à tenir compte à la fois de
            ceux qui disent une seule Heure, ou  » Heure médiane « , et de ceux qui ont l’obligation ou le
            désir de les dire toutes trois.
            79 Tierce, sexte et none, ou l’Heure médiane, commencent par le verset d’introduction :  »
            Dieu, viens à mon aide « , avec  » Gloire au Père « ,  » Au Dieu qui est  » et  » Alléluia  » (qu’on
            omet en Carême). On dit ensuite l’hymne qui convient à l’Heure. Vient alors la psalmodie,
            puis la lecture brève, suivie du verset. Chaque Heure se termine par l’oraison et, au moins
            dans la célébration commune, par l’acclamation  » Bénissons le Seigneur. – Nous rendons grâce
            à Dieu ».
            80 Pour chaque Heure sont proposées des hymnes et des oraisons différentes, qui peuvent
            convenir à la vérité du temps selon la tradition, et qui peuvent le mieux assurer la
            sanctification de la journée; c’est pourquoi celui qui dit une seule Heure doit choisir les
            éléments qui conviennent à cette Heure-là. Les lectures brèves et les oraisons varient, en
            outre, selon la nature du jour, du temps ou de la fête.
            81 On propose une double psalmodie : une psalmodie courante et une psalmodie
            complémentaire. Celui qui dit une seule Heure prendra la psalmodie courante. Celui, en
            revanche, qui dit plusieurs petites Heures prendra pour l’une d’elles la psalmodie courante,
            pour les autres la psalmodie complémentaire.
            82 La psalmodie courante est constituée par trois psaumes (ou sections de psaumes s’il s’agit
            de psaumes trop longs) tirés du texte du psautier, dits avec leurs antiennes, à moins que ce ne
            soit indiqué autrement en son lieu. Aux solennités, au Triduum pascal et aux jours dans
            l’octave de Pâques, on utilise des antiennes propres avec trois psaumes à choisir dans la
            psalmodie complémentaire, à moins qu’on ne doive employer des psaumes spéciaux ou que la
            célébration de la solennité ne tombe un dimanche; en ce cas on prend les psaumes au
            dimanche de la première semaine.
            83 La psalmodie complémentaire comprend des groupes de trois psaumes, choisis
            habituellement parmi les psaumes appelés  » graduels « .

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