Le monde attend que l'Eglise redevienne une société de louange

Avertissement : l'antiphonaire romain est en construction. Il subsiste de nombreuses erreurs et omissions. Soyez patients.
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(c3) DE(h)us,(h) (,)in(h) ad(h)iu(h)tó(hi)ri(h)um(h) me(h)um(h) in(h)tén(h)de.(h) r/.(::) Dó(h)mi(h)ne,(h) (,) ad(h) ad(h)iu(h)ván(h)dum(h) me(h) fes(h)tí(h)na.(h) (:) Gló(h)ri(h)a(h) Pa(h)tri,(h) et(h) Fí(h)li(h)o,(h) (,) et(h) Spi(h)rí(h)tu(h)i(h) Sanc(h)to.(h) (:)
Si(h)cut(h) e(h)rat(h) in(h) prin(h)cí(h)pi(h)o,(h) et(h) nunc,(h) et(h)
sem(h)per,(h) (,) et(h) in(h) sǽ(h)cu(h)la(h) sæ(h)cu(h)ló(h)rum.(h)
Am(h)en.(h:) Al(h)le(hi)lú(h)ia.(h) (::)
   v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde. r. Dómine, ad adiuvándum me festína. Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen. Allelúia.
   v. Dieu, viens à mon aide. r. Seigneur, vite à mon secours. Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen. Alléluia.
Hymnus
Hymne
annotation: 4;
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(c4) RE(d)rum(e) cre(f)á(g)tor(eg) óp(f)ti(e)me(f'_) (,)
re(d)ctór(e)que(f) no(g)ster,(eg) ré(f)spi(e)ce;(ded.) (;)
nos(e) a(c) qui(e)é(gh)te(hi) nó(h)xi(g)a(h'_) (,)
mer(f)sos(h) so(h)pó(g)re(ef) lí(g)be(f)ra.(e.)

2.(::)
Te,(d) san(e)cte(f) Chri(g)ste,(eg) pó(f)sci(e)mus;(f'_) (,)
i(d)gnó(e)sce(f) tu(g) cri(eg)mí(f)ni(e)bus,(ded.) (;)
ad(e) con(c)fi(e)tén(gh)dum(hi) súr(h)gi(g)mus(h'_) (,)
mo(f)rás(h)que(h) no(g)ctis(ef) rúm(g)pi(f)mus.(e.)

3.(::)
Men(d)tes(e) ma(f)nús(g)que(eg) tól(f)li(e)mus,(f'_) (,)
Pro(d)phé(e)ta(f) si(g)cut(eg) nó(f)cti(e)bus(ded.) (;)
no(e)bis(c) ge(e)rén(gh)dum(hi) prǽ(h)ci(g)pit(h'_) (,)
Pau(f)lús(h)que(h) ge(g)stis(ef) cén(g)su(f)it.(e.)

4.(::)
Vi(d)des(e) ma(f)lum(g) quod(eg) gés(f)si(e)mus;(f'_) (,)
oc(d)cúl(e)ta(f) no(g)stra(eg) pán(f)di(e)mus,(ded.) (;)
pre(e)ces(c) ge(e)mén(gh)tes(hi) fún(h)di(g)mus;(h'_) (,)
di(f)mít(h)te(h) quod(g) pec(ef)cá(g)vi(f)mus.(e.)

5.(::)
Sit,(d) Chri(e)ste,(f) rex(g) pi(eg)ís(f)si(e)me,(f'_) (,)
ti(d)bi(e) Pa(f)trí(g)que(eg) gló(f)ri(e)a(ded.) (;)
cum(e) Spí(c)ri(e)tu(gh) Pa(hi)rá(h)cli(g)to,(h'_) (,)
in(f) sem(h)pi(h)tér(g)na(ef) sǽ(g)cu(f)la.(e.) (::)
A(efe)men.(de.) (::)
Rerum creátor óptime rectórque noster, réspice; nos a quiéte nóxia mersos sopóre líbera.
Très bon créateur de ce monde, notre maître, regarde-nous : libère nous de la torpeur, du sommeil qui nous engourdit.
Te, sancte Christe, póscimus; ignósce tu crimínibus, ad confiténdum súrgimus morásque noctis rúmpimus.
Au Christ, c'est Toi que nous prions, daigne nous pardonner nos fautes ; rompant la longueur de la nuit, nous voici prêt à Te louer.
Mentes manúsque tóllimus, Prophéta sicut nóctibus nobis geréndum præcipit Paulúsque gestis cénsuit.
Nous élevons nos mains, nos cœurs, comme le prophète a prescrit de le faire au cours de la nuit, et suivant l'exemple de Paul.
Vides malum quod géssimus; occúlta nostra pándimus, preces geméntes fúndimus; dimítte quod peccávimus.
Tu vois quel mal nous avons fait, nous dévoilons le plus caché ; en gémissant, nous te prions de nous remettre nos péchés.
Sit, Christe, rex piíssime, tibi Patríque glória cum Spíritu Paráclito, in sempitérna sǽcula. Amen.
O Christ, ô roi plein de bonté, gloire à Toi et gloire à Ton Père, avec l'Esprit consolateur, à travers les siècles sans fin. Amen.
Vel:
Ou :
Hymnus
Hymne
Scientiárum Dómino, sit tibi iubilátio, qui nostra vides íntima tuáque foves grátia.
Seigneur, Toi qui sais toutes choses, Tu vois l'intime de nos cœurs, Tu les enflammes de Ta grâce : à Toi les cris de notre joie !
Qui bonum, pastor óptime, dum servas, quæris pérditum, in páscuis ubérrimis nos iunge piis grégibus,
C'est Toi qui garde le fidèle et qui va chercher l'égaré : bon Pasteur, en Tes pâturages adjoins-nous au troupeau des saints.
Ne terror iræ iúdicis nos hædis iungat réprobis, sed simus temet iúdice oves ætérnæ páscuæ.
Que Ton jugement redoutable ne nous réprouve avec les boucs ; juste juge, fais-nous brebis pour les éternels pâturages.
Tibi, Redémptor, glória, honor, virtus, victória, regnánti super ómnia per sæculórum sǽcula. Amen.
À Toi la gloire, ô Rédempteur, honneur et puissance et victoire, à Toi qui règnes sur le monde à travers les siècles des siècles. Amen.
annotation: 6f;
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(c4) DÍ(f)li(g)gam(h) te,(f) Dó(g)mi(fe)ne,(d) *() vir(f)tus(g) me(g)a.(f) (::)
E(h) u(h) o(f) u(gh) a(g) e.(f) (::)
   Ant. 1. Díligam te, Dómine, virtus mea.
   Ant. 1. Je T'aime, Seigneur, ma force.
Psalmus 17 (18), 2-30
Psaume 17 (18), 2-30
   Gratiarum actio pro salute et victoria
   Action de grâce pour le salut et la victoire.
In illa hora factus est terræmotus magnus (Apc 11, 13).
En cette heure se fit un grand tremblement de terre (Ap 11,13)
I
I
   Díligam te, Dómine, fortitúdo mea. * Dómine, firmaméntum meum et refúgium meum et liberátor meus;
   Je T'aimerai, Seigneur, ma force. Seigneur mon firmament, mon refuge et mon libérateur.
   Deus meus, adiútor meus, et sperábo in eum; * protéctor meus et cornu salútis meæ et suscéptor meus.
   Mon Dieu est mon secours, et j'espérerai en Lui. Il est mon protecteur, et la corne de mon salut, et mon défenseur.
   Laudábilem invocábo Dóminum * et ab inimícis meis salvus ero.
   J'invoquerai le Seigneur en le louant, et je serai délivré de mes ennemis.
   Circumdedérunt me fluctus mortis, * et torréntes Bélial conturbavérunt me;
   Les flots de la mort m'ont encerclé, et les torrents de Bélial m'ont affligé,
   funes inférni circumdedérunt me, * præoccupavérunt me láquei mortis.
   Les douleurs de la mort m'ont environné, et les torrents de l'iniquité m'ont rempli de trouble.
   In tribulatióne mea invocávi Dóminum * et ad Deum meum clamávi;
   Dans mon affliction j'ai invoqué le Seigneur, et j'ai crié vers mon Dieu.
   exaudívit de templo suo vocem meam, * et clamor meus in conspéctu eius introívit in aures eius.
   Et de Son saint temple Il a entendu ma voix ; et mon cri a pénétré en Sa présence jusqu'à Ses oreilles.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
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(c4) a/. Dí(f)li(g)gam(h) te,(f) Dó(g)mi(fe)ne,(d) () vir(f)tus(g) me(g)a.(f)
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   Ant. Díligam te, Dómine, virtus mea.
   Ant. Je T'aime, Seigneur, ma force.
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(c4) FA(f)ctus(ghg) est(h) *() ad(f)iú(g)tor(f) me(f)us(ef) De(g)us(fe) me(d)us.(d) (::)
E(h) u(h) o(g) u(f) a(gh) e.(g) (::)
   Ant. 2. Factus est adiútor meus Deus meus.
   Ant. 2. Dieu s’est fait mon secours, mon Dieu.
II
II
   Commóta est et contrémuit terra; fundaménta móntium concússa sunt et commóta sunt, * quóniam irátus est.
   La terre s'agita et trembla ; les fondements des montagnes furent ébranlés et secoués, parce qu'Il était irrité.
   Ascéndit fumus de náribus eius, et ignis de ore eius dévorans; * carbónes succénsi processérunt ab eo.
   Une fumée montait de Ses narines, et un feu dévorant sortait de Sa bouche ; des charbons embrasés jaillissaient de Lui.
   Inclinávit cælos et descéndit, * et calígo sub pédibus eius.
   Il inclina les cieux et descendit, une sombre nuée sous Ses pieds.
   Et ascéndit super cherub et volávit, * ferebátur super pennas ventórum.
   Il monta sur un chérubin et vola, Il plana sur les ailes du vent.
   Et pósuit ténebras latíbulum suum, in circúitu eius tabernáculum eius, * tenebrósa aqua, nubes áeris.
   Il fit des ténèbres Sa retraite, autour de Lui, Sa tente, des eaux ténébreuses, des nuages épais.
   Præ fulgóre in conspéctu eius nubes transiérunt, * grando et carbónes ignis.
   À l'éclat de Sa présence, les nuages s'écoulèrent, la grêle et les charbons de feu.
   Et intónuit de cælo Dóminus, et Altíssimus dedit vocem suam: * grando et carbónes ignis.
   Le Seigneur tonna dans les cieux, le Très-Haut fit entendre Sa voix : grêle et charbons de feu.
   Et misit sagíttas suas et dissipávit eos, * fúlgura iecit et conturbávit eos.
   Il lança Ses flèches et les dispersa, Il multiplia les éclairs et les mit en déroute.
   Et apparuérunt fontes aquárum, * et reveláta sunt fundaménta orbis terrárum
   Les sources des eaux apparurent, les fondations du monde furent découvertes
   ab increpatióne tua, Dómine, * ab inspiratióne spíritus iræ tuæ.
   par Ta menace, Seigneur, par le souffle de Ta colère.
   Misit de summo et accépit me * et assúmpsit me de aquis multis;
   Il tendit la main d'en haut et me saisit, Il me tira des grandes eaux ;
   erípuit me de inimícis meis fortíssimis et ab his, qui odérunt me, * quóniam confortáti sunt super me.
   Il me délivra de mon puissant ennemi et de ceux qui me haïssaient, car ils étaient plus forts que moi.
   Oppugnavérunt me in die afflictiónis meæ, * et factus est Dóminus fulciméntum meum;
   Ils m'avaient surpris au jour de ma détresse, mais le Seigneur fut mon appui ;
   et edúxit me in latitúdinem, * salvum me fecit, quóniam vóluit me.
   Il m'amena au large, Il me sauva parce qu'Il m'aime.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
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(c4) a/. Fa(f)ctus(ghg) est(h) () ad(f)iú(g)tor(f) me(f)us(ef) De(g)us(fe) me(d)us.(d)
(::)
   Ant. Factus est adiútor meus Deus meus.
   Ant. Dieu s’est fait mon secours, mon Dieu.
annotation: 4*e;
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(c4) RE(e)trí(g)bu(f)et(e) mi(f)hi(dc) Dó(d)mi(f)nus(e) *(,)
se(e)cún(g)dum(gh) iu(h)stí(gf)ti(g)am(gf~) me(e)am.(e) (::)
E(g) u(g) o(h) u(f) a(g) e.(e) (::)
   Ant. 3. Retríbuit mihi Dóminus secúndum iustítiam meam.
   Ant. 3. Le Seigneur m’a rendu selon ma justice.
III
III
   Et retríbuet mihi Dóminus secúndum iustítiam meam * et secúndum puritátem mánuum meárum reddet mihi,
   Le Seigneur me rendra selon ma justice, selon la pureté de mes mains devant Ses yeux.
   quia custodívi vias Dómini * nec ímpie recéssi a Deo meo.
   Car j'ai gardé les voies du Seigneur, et je ne me suis pas écarté impie de mon Dieu.
   Quóniam ómnia iudícia eius in conspéctu meo, * et iustítias eius non réppuli a me;
   Car tous Ses jugements sont devant moi, et je n'ai pas rejeté Ses lois ;
   et fui immaculátus cum eo * et observávi me ab iniquitáte.
   et j'ai été irréprochable devant Lui, et je me suis gardé de l'iniquité.
   Et retríbuet mihi Dóminus secúndum iustítiam meam * et secúndum puritátem mánuum meárum in conspéctu oculórum eius.
   Et le Seigneur me rendra selon ma justice, selon la pureté de mes mains devant Ses yeux.
   Cum sancto sanctus eris * et cum viro innocénte ínnocens eris
   Avec le saint, Tu seras saint, et avec l'homme innocent, Tu seras innocent ;
   et cum elécto eléctus eris * et cum pervérso cállidus eris.
   avec l'élu, Tu seras élu, et avec le pervers, Tu seras astucieux.
   Quóniam tu pópulum húmilem salvum fácies * et óculos superbórum humiliábis.
   Car Tu sauveras le peuple humble, et Tu abaisseras les yeux des orgueilleux.
   Quóniam tu accéndis lucérnam meam, Dómine; * Deus meus illúminat ténebras meas.
   Car Tu allumeras ma lampe, Seigneur ; mon Dieu illuminera mes ténèbres.
   Quóniam in te aggrédiar hóstium turmas * et in Deo meo transíliam murum.
   Car avec Toi je me précipiterai sur une troupe, et avec mon Dieu je franchirai un mur.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
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(c4) a/. Re(e)trí(g)bu(f)et(e) mi(f)hi(dc) Dó(d)mi(f)nus(e) (,)
se(e)cún(g)dum(gh) iu(h)stí(gf)ti(g)am(gf~) me(e)am.(e)
(::)
   Ant. Retríbuit mihi Dóminus secúndum iustítiam meam.
   Ant. Le Seigneur m’a rendu selon ma justice.
   v. Omnes mirabántur in verbis grátiæ.r. Quæ procedébant de ore ipsius.
   v. Tous étaient étonnés des paroles de grâce. r. Qui sortait de Sa bouche.
In primo nocturno, anno I
Premier nocturne, année I
De Epístula beáti Pauli apóstoli ad Romános
De la lettre de saint Paul aux Romains
   Inexcusábilis es, o homo omnis, qui iúdicas. In quo enim iúdicas álterum, teípsum condémnas; éadem enim agis, qui iúdicas. Scimus enim quóniam iudícium Dei est secúndum veritátem in eos qui tália agunt. Exístimas autem hoc, o homo, qui iúdicas eos qui tália agunt, et facis ea, quia tu effúgies iudícium Dei? An divítias benignitátis eius et patiéntiæ et longanimitátis contémnis, ignórans quóniam benígnitas Dei ad pæniténtiam te addúcit?
   Tu es sans excuse, qui que tu sois, toi qui juges. Car en jugeant autrui, tu juges contre toi-même: puisque tu agis de même, toi qui juges, et nous savons que le jugement de Dieu s'exerce selon la vérité sur les auteurs de pareilles actions. Et tu comptes, toi qui juges ceux qui les commettent et qui les fais toi-même, que tu échapperas au jugement de Dieu? Ou bien méprises-tu ses richesses de bonté, de patience, de longanimité, sans reconnaître que cette bonté de Dieu te pousse au repentir?
   Secúndum durítiam autem tuam et impnitens cor thesaurízas tibi iram in die iræ et revelatiónis iusti iudícii Dei, qui reddet unicuíque secúndum ópera eius: his quidem, qui secúndum patiéntiam boni óperis glóriam et honórem et incorruptiónem quærunt, vitam ætérnam; his autem, qui ex contentióne et non obœdiunt veritáti, obdiunt autem iniquitáti, ira et indignátio. Tribulátio et angústia in omnem ánimam hóminis operántis malum, Iudæi primum et Græci; glória autem et honor et pax omni operánti bonum, Iudæo primum et Græco. Non est enim personárum accéptio apud Deum!
   Par ton endurcissement et l'impénitence de ton cœur, tu amasses contre toi un trésor de colère, au jour de la colère où se révélera le juste jugement de Dieu, qui rendra à chacun selon ses œuvres: à ceux qui par la constance dans le bien recherchent gloire, honneur et incorruptibilité: la vie éternelle; aux autres, âmes rebelles, indociles à la vérité et dociles à l'injustice: la colère et l'indignation. Tribulation et angoisse à toute âme humaine qui s'adonne au mal, au Juif d'abord, puis au Grec; gloire, honneur et paix à quiconque fait le bien, au Juif d'abord, puis au Grec; car Dieu ne fait pas acception des personnes.
   Quicúmque enim sine lege peccavérunt, sine lege et períbunt; et quicúmque in lege peccavérunt, per legem iudicabúntur. Non enim auditóres legis iusti sunt apud Deum, sed factóres legis iustificabúntur. Cum enim gentes, quæ legem non habent, naturáliter, quæ legis sunt, fáciunt, eiúsmodi legem non habéntes ipsi sibi sunt lex; qui osténdunt opus legis scriptum in córdibus suis, testimónium simul reddénte illis consciéntia ipsórum, et inter se ínvicem cogitatiónibus accusántibus aut étiam defendéntibus, in die cum iudicábit Deus occúlta hóminum secúndum evangélium meum per Christum Iesum.
   En effet, quiconque aura péché sans la Loi, périra aussi sans la Loi; et quiconque aura péché sous la Loi, par la Loi sera jugé; ce ne sont pas les auditeurs de la Loi qui sont justes devant Dieu, mais les observateurs de la Loi qui seront justifiés. En effet, quand des païens privés de la Loi accomplissent naturellement les prescriptions de la Loi, ces hommes, sans posséder de Loi, se tiennent à eux-mêmes lieu de Loi; ils montrent la réalité de cette loi inscrite en leur cœur, à preuve le témoignage de leur conscience, ainsi que les jugements intérieurs de blâme ou d'éloge qu'ils portent les uns sur les autres... au jour où Dieu jugera les pensées secrètes des hommes, selon mon Évangile, par le Christ Jésus.
   r. Deus, in te sperávi, Dómine, non confúndar in ætérnum. * In tua iustítia líbera me et éripe me. v. Esto mihi in Deum protectórem et in locum munítum, ut salvum me fácias. * In tua iustítia. v. Glória Patri. * In tua iustítia.
   r. En toi, Seigneur, j'ai mon refuge: garde-moi d'être humilié pour toujours. * Dans ta justice, défends-moi, libère-moi. v. Sois le rocher qui m'abrite, la citadelle qui me sauve. * Dans ta justice. v. Gloire au Père. * Dans ta justice.
In secundo nocturno, anno I
Deuxième nocturne, année I
Ex Tractátu sancti Irenæi epíscopi Advérsus hæreses (Lib. 5, 6-7: SC 153, 84-88)
Traité de saint Irénée contre les hérésies
   Quóniam córpora nostra non ex sua substántia, sed ex Dei virtúte suscitántur, Corínthiis dicit: Corpus autem non fornicatióni, sed Dómino, et Dóminus córpori; Deus autem et Dóminum suscitávit, et nos suscitábit per virtútem suam. Quómodo ígitur Christus in carnis substántia surréxit et osténdit discípulis figúras clavórum et apertiónem láteris, hæc autem sunt indícia carnis eius quæ resurréxit a mórtuis, sic et nos suscitábit per virtútem suam.
   Que nos corps doivent ressusciter, non en vertu de leur substance, mais par la puissance de Dieu, l'Apôtre le dit aux Corinthiens: Le corps n'est pas pour l'impudicité, mais il est pour le Seigneur, comme le Seigneur est pour le corps, et Dieu qui a ressuscité le Seigneur nous ressuscitera, nous aussi, par sa puissance. De même donc que le Christ est ressuscité dans la substance de sa chair et a montré à ses disciples les marques des clous ainsi que l'ouverture de son côté, autant de preuves que c'était bien sa chair qui était ressuscitée d'entre les morts, de même, dit l'Apôtre, Dieu nous ressuscitera, nous aussi, par sa puissance.
   Et íterum Románis ait: Si autem Spíritus eius qui suscitávit Iesum a mórtuis hábitat in vobis, qui suscitávit Christum a mórtuis vivificábit et mortália córpora vestra. Quæ sunt ergo mortália córpora? Numquídnam ánimæ? Sed incorporáles ánimæ, quantum ad comparatiónem mortálium córporum: Insufflávit enim in fáciem hóminis Deus flatum vitæ et factus est homo in ánimam vivéntem; flatus autem vitæ incorporális. Sed ne mortálem quidem possunt dícere ipsum, flatum vitæ exsisténtem; et propter hoc David ait: Et ánima mea illi vivet, tamquam immortáli substántia eius exsisténte.
   Il dit derechef aux Romains: Si l'Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d'entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité le Christ d'entre les morts vivifiera aussi vos corps mortels. Quels sont-ils donc, ces corps mortels? Seraient-ce les âmes? Mais les âmes sont incorporelles, en comparaison des corps mortels. Car Dieu insuffla dans la face de l'homme un souffle de vie, et l'homme devint âme vivante: or ce souffle de vie est incorporel. On ne peut non plus dire l'âme mortelle, puisqu'elle est souffle de vie. Aussi David dit-il: Et mon âme vivra pour lui, persuadé qu'il est que la substance de cette âme est immortelle.
   Sed neque Spíritum possunt dícere mortále corpus. Quid ígitur súperest dícere corpus mortále, nisi plasma, hoc est caro, de qua et sermo est ei quóniam vivificábit eam Deus? Hæc enim est quæ móritur et sólvitur, sed non ánima neque spíritus. Mori enim est vitálem amíttere habilitátem et sine spirámine in pósterum et inanimálem et immóbilem fíeri et deperíre in illa ex quibus et inítium substántiæ hábuit. Hoc autem neque ánimæ évenit, flatus est enim vitæ, neque spirítui, incompósitus est enim et simplex spíritus qui resólvi non potest et ipse vita est eórum qui percípiunt illum. Súperest ígitur ut circa carnem mors ostendátur, quæ, posteáquam exíerit ánima, sine spiratióne et inanimális effícitur et paulátim resólvitur in terram ex qua sumpta est. Hæc ígitur mortális. Hæc autem est de qua et dicit: Vivificábit et mortália córpora vestra.
   On ne peut non plus prétendre que le corps mortel dont il s'agit serait l'Esprit. Dès lors, que reste-t-il à dire, sinon que le corps mortel est l'ouvrage modelé par Dieu, autrement dit la chair, et que c'est bien de celle-ci que l'Apôtre déclare que Dieu la vivifiera? Car c'est elle qui meurt et se décompose, et non l'âme ou l'esprit. Mourir, en effet, c'est perdre la manière d'être propre au vivant, devenir sans souffle, sans vie, sans mouvement, et se dissoudre dans les éléments dont on a reçu le principe de son existence. Or, ceci ne peut arriver ni à l'âme, puisqu'elle est souffle de vie, ni à l'esprit, puisqu'il n'est pas composé, mais simple, qu'il ne peut se dissoudre et qu'il est lui-même la vie de ceux qui participent à lui. La preuve est donc faite que c'est bien la chair qui subit la mort: une fois l'âme sortie, la chair devient sans souffle et sans vie et se dissout peu à peu dans la terre d'où elle a été tirée. C'est donc bien elle qui est mortelle. C'est également d'elle que l'Apôtre dit: Il vivifiera aussi vos corps mortels.
   r. Mihi autem adhærére Deo bonum est, * Pónere in Dómino Deo spem meam. v. Ut annúntiem omnes laudatiónes tuas in portis fíliæ Sion, * Pónere. v. Glória Patri. * Pónere.
   r. Pour moi, il est bon d'être intime avec Dieu; * J'ai pris refuge auprès de mon Dieu. v. Pour annoncer les merveilles du Seigneur aux portes de Sion, * J'ai pris refuge. v. Gloire au Père. * J'ai pris refuge.
   
   Orémus.
   Prions.
   Vota, quǽsumus, Dómine, supplicántis pópuli cælésti pietáte proséquere, ut et quæ agénda sunt vídeant, * et ad implénda quæ víderint convaléscant. Per Dóminum.
   Nous T'en prions, Seigneur, exauce en Ta céleste bonté, les hommages de Ton peuple suppliant, afin que Tes fidèles voient quels sont leurs devoirs et qu’ils aient la force d’accomplir ce qu’ils auront vu.
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(c4) BE(d)ne(e)di(f)cá(gh)mus(g) Dó(fe)mi(de)no.(e) r/.(::) De(gh)o(g) grá(fe)ti(de)as.(e) (::)
   v. Benedicámus Dómino. r. Deo grátias.
   v. Bénissons le Seigneur. r. Rendons grâces à Dieu.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.
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