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 v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde.
 v. Dieu, viens à mon aide.
 r. Dómine, ad adiuvándum me festína.
 r. Seigneur, vite à mon secours.
 Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Allelúia.
 Alléluia.
Hymnus
Hymne
Hic est dies verus Dei, sancto serénus lúmine, quo díluit sanguis sacer probrósa mundi crímina.
Tout pur de sa sainte lumière, voici donc le vrai Jour de Dieu où le sang sacré a lavé le monde en son affreux péché.
Fidem refúndit pérditis cæcósque visu illúminat; quem non gravi solvit metu latrónis absolútio?
Il rend la lumière aux aveugles; aux égarés, il rend la foi. Devant le larron pardonné, qui n'est délivré de la peur?
Opus stupent et ángeli, pœnam vidéntes córporis Christóque adhæréntem reum vitam beátam cárpere.
Cette grâce étonne les anges: Pœnam vidéntes córporis ils voient que ce supplicié, ce coupable, au côté du Christ va goûter le bonheur du ciel.
Mystérium mirábile, ut ábluat mundi luem, peccáta tollat ómnium carnis vítia mundans caro,
O mystère tout admirable ! Pour laver le monde souillé, pour enlever tant de péchés, la chair a purifié la chair !
Quid hoc potest sublímius, ut culpa quærat grátiam, metúmque solvat cáritas reddátque mors vitam novam?
Est-il me rveille plus sublime : le péché obtient son pardon, l'amour libère de la peur, la mort renouvelle la vie !
Esto perénne méntibus paschále, Iesu, gáudium, et nos renátos grátiæ tuis triúmphis ággrega.
Demeure, ô Jésus, pour les âmes, la joie pascale à tout jamais. A Ta grâce, nous renaissons ; dans ton triomphe entraîne · nous.
Iesu, tibi sit glória, qui morte victa prænites, cum Patre et almo Spíritu, in sempitérna sæcula. Amen.
A Toi, Jésus, soir la louange, glorieux vainqueur de la mort ; louange au Père et à l'Esprit, à travers les siècles sans fin ! Amen.
 Ant. 1. Quis ascéndet in montem Dómini, aut quis stabit in loco sancto eius?
 Ant. 1. Qui montera sur la montagne du Seigneur, ou qui se tiendra dans Son lieu saint ?
Psalmus 23 (24)
Psaume 23 (24)
Domini in templum adventus
Avènement de Dieu dans le Temple
Christo apertæ sunt portæ cæli propter carnalem eius assumptionem (S. Irenæus).
Les portes du ciel se sont ouvertes au Christ parce qu'Il a pris la nature humaine. (S. Irénée)
 Dómini est terra et plenitúdo eius, * orbis terrárum et qui hábitant in eo.
 Au Seigneur est la terre et tout ce qu'elle renferme, le monde et tous ceux qui l'habitent.
 Quia ipse super mária fundávit eum * et super flúmina firmávit eum.
 Car c'est Lui qui l'a fondé sur les mers, et qui l'a établi sur les fleuves.
 Quis ascéndet in montem Dómini, * aut quis stabit in loco sancto eius?
 Qui montera sur la montagne du Seigneur, ou qui se tiendra dans son lieu saint?
 Innocens mánibus et mundo corde, † qui non levávit ad vana ánimam suam, * nec iurávit in dolum.
 Celui qui a les mains innocentes et le coeur pur, qui n'a pas livré son âme à la vanité, ni fait à son prochain un serment trompeur.
 Hic accípiet benedictiónem a Dómino * et iustificatiónem a Deo salutári suo.
 Celui-là recevra la bénédiction du Seigneur, et la miséricorde de Dieu, son Sauveur.
 Hæc est generátio quæréntium eum, * quæréntium fáciem Dei Iacob.
 Telle est la race de ceux qui le cherchent, de ceux qui cherchent la face du Dieu de Jacob.
 Attóllite, portæ, cápita vestra, † et elevámini, portæ æternáles, * et introíbit rex glóriæ.
 Levez vos portes, ô princes, et élevez-vous, portes éternelles, et le roi de gloire entrera.
 Quis est iste rex glóriæ? * Dóminus fortis et potens, Dóminus potens in prœlio.
 Qui est ce roi de gloire ? C'est le Seigneur fort et puissant, le Seigneur puissant dans les combats.
 Attóllite, portæ, cápita vestra, † et elevámini, portæ æternáles, * et introíbit rex glóriæ.
 Levez vos portes, ô princes, et élevez-vous, portes éternelles, et le roi de gloire entrera.
 Quis est iste rex glóriæ? * Dóminus virtútum ipse est rex glóriæ.
 Quel est ce roi de gloire ? Le Seigneur des armées est Lui-même ce roi de gloire.
 Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
 Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
 Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Ant. Quis ascéndet in montem Dómini, aut quis stabit in loco sancto eius?
 Ant. Qui montera sur la montagne du Seigneur, ou qui se tiendra dans Son lieu saint ?
 Ant. 2. Benedícite, gentes, Deum nostrum.
 Ant. 2. Bénissez, nations, notre Dieu.
Psalmus 65 (66)
Psaume 65
Hymnus ad sacrificium gratiarum actionis
Hymne pour le sacrifice d'action de grâces
De resurrectione Domini et conversione gentium (Hesychius).
De la résurrection du Seigneur et la conversion des nations
I
I
 Iubiláte Deo, omnis terra, † psalmum dícite glóriæ nóminis eius, * glorificáte laudem eius.
 Poussez vers Dieu des cris de joie, ô terre entière; chantez une hymne à Son Nom ; rendez glorieuse Sa louange.
 Dícite Deo: « Quam terribília sunt ópera tua. * Præ multitúdine virtútis tuæ blandiéntur tibi inimíci tui.
 Dites à Dieu: Que Tes oeuvres sont terribles. A cause de la grandeur de Ta puissance, Tes ennemis T'adressent des hommages menteurs.
 Omnis terra adóret te et psallat tibi, * psalmum dicat nómini tuo ».
 Que la terre T'adore et psalmodie en Ton honneur, qu'elle psalmodie en l'honneur de Ton nom.
 Veníte et vidéte ópera Dei, * terríbilis in adinventiónibus super fílios hóminum.
 Venez et voyez les oeuvres de Dieu, Il est terrible dans Ses desseins sur les enfants des hommes.
 Convértit mare in áridam, † et in flúmine pertransíbunt pede; * ibi lætábimur in ipso.
 Il a changé la mer en une terre sèche; et ils ont passé le fleuve à pied, c'est là que nous nous réjouirons en Lui.
 Qui dominátur in virtúte sua in ætérnum, † óculi eius super gentes respíciunt; * rebélles non exalténtur in semetípsis.
 Lui qui domine à jamais par Sa puissance, Ses yeux contemplent les nations ; que ceux-là qui l'irritent ne s'élèvent point en eux-mêmes.
 Benedícite, gentes, Deum nostrum * et audítam fácite vocem laudis eius;
 Nations, bénissez notre Dieu, et faites entendre les accents de Sa louange ;
 qui pósuit ánimam nostram ad vitam * et non dedit in commotiónem pedes nostros.
 Lui qui a disposé vie à notre âme, et qui n'a point permis que nos pieds soient ébranlés.
 Quóniam probásti nos, Deus; * igne nos examinásti, sicut examinátur argéntum.
 Car Tu nous as éprouvés, ô Dieu ; Tu nous as fait passer par le feu, comme on y fait passer l'argent.
 Induxísti nos in láqueum, * posuísti tribulatiónes in dorso nostro.
 Tu nous as fait tomber dans le piège, Tu as chargé nos épaules de tribulations.
 Imposuísti hómines super cápita nostra, † transívimus per ignem et aquam, * et eduxísti nos in refrigérium.
 Tu as mis des hommes sur nos têtes, nous avons passé par le feu et par l'eau, et Tu nous en as tirés pour nous mettre en un lieu de rafraîchissement.
 Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
 Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
 Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Ant. Benedícite, gentes, Deum nostrum.
 Ant. Bénissez, nations, notre Dieu.
 Ant. 3. Audíte, omnes, qui timétis Deum, quanta fecit ánimæ meæ, allelúia.
 Ant. 3. Écoutez, vous tous qui craignez Dieu, ce qu'Il a fait pour mon âme, alléluia.
II
II
 Introíbo in domum tuam in holocáustis; reddam tibi vota mea,
 J'entrerai dans Ta maison avec des holocaustes ; je m'acquitterai envers Toi de mes voeux
 quæ protulérunt lábia mea, * et locútum est os meum in tribulatióne mea.
 que mes lèvres ont proférés, et que ma bouche a prononcés pendant ma tribulation.
 Holocáusta medulláta ófferam tibi cum incénso aríetum, * ófferam tibi boves cum hircis.
 Je T'offrirai de gras holocaustes, avec la fumée des béliers, je T'offrirai des boeufs avec des boucs.
 Veníte, audíte, † et narrábo, omnes, qui timétis Deum, * quanta fecit ánimæ meæ.
 Venez, entendez, vous tous qui craignez Dieu, et je vous raconterai tout ce qu'Il a fait à mon âme.
 Ad ipsum ore meo clamávi * et exaltávi in lingua mea.
 Ma bouche a crié vers Lui, et ma langue L'a exalté.
 Iniquitátem si aspéxi in corde meo, * non exáudiet Dóminus.
 Si j'avais vu l'iniquité dans mon coeur, le Seigneur ne m'aurait pas exaucé.
 Proptérea exaudívit Deus, * atténdit voci deprecatiónis meæ.
 C'est pourquoi Dieu m'a exaucé, et a été attentif à la voix de ma supplication.
 Benedíctus Deus, qui non amóvit oratiónem meam * et misericórdiam suam a me.
 Béni soit Dieu, qui n'a pas rejeté ma prière, ni éloigné de moi Sa miséricorde.
 Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
 Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
 Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Ant. Audíte, omnes, qui timétis Deum, quanta fecit ánimæ meæ, allelúia.
 Ant. Écoutez, vous tous qui craignez Dieu, ce qu'Il a fait pour mon âme, alléluia.
In primo nocturno, anno I
Premier nocturne, année I
De libro Apocalýpsis beáti Ioánnis apóstoli 12, 1-18
De l'Apocalypse de saint Jean
 Signum magnum appáruit in cælo: múlier amícta sole, et luna sub pédibus eius, et super caput eius coróna stellárum duódecim; et in útero habens, et clamat partúriens et cruciátur, ut páriat. Et visum est áliud signum in cælo: et ecce draco rufus magnus, habens cápita septem et córnua decem, et super cápita sua septem diadémata; et cauda eius trahit tértiam partem stellárum cæli et misit eas in terram. Et draco stetit ante mulíerem quæ erat paritúra, ut, cum peperísset, fílium eius devoráret. Et péperit fílium, másculum, qui rectúrus est omnes gentes in virga férrea; et raptus est fílius eius ad Deum et ad thronum eius. Et múlier fugit in desértum, ubi habet locum parátum a Deo, ut ibi pascant illam diébus mille ducéntis sexagínta.
 Un signe grandiose apparut au ciel : une Femme ! le soleil l'enveloppe, la lune est sous ses pieds et douze étoiles couronnent sa tête ; elle est enceinte et crie dans les douleurs et le travail de l'enfantement. Puis un second signe apparut au ciel : un énorme Dragon rouge feu, à sept têtes et dix cornes, chaque tête surmontée d'un diadème. Sa queue balaie le tiers des étoiles du ciel et les précipite sur la terre. En arrêt devant la Femme en travail, le Dragon s'apprête à dévorer son enfant aussitôt né. Or la Femme mit au monde un enfant mâle, celui qui doit mener toutes les nations avec un sceptre de fer ; et son enfant fut enlevé jusqu'auprès de Dieu et de son trône, tandis que la Femme s'enfuyait au désert, où Dieu lui a ménagé un refuge pour qu'elle y soit nourrie mille deux cent soixante jours.
 Et factum est prœlium in cælo, Míchæl et ángeli eius, ut prœliaréntur cum dracóne. Et draco pugnávit et ángeli eius, et non váluit, neque locus invéntus est eórum ámplius in cælo. Et proiéctus est draco ille magnus, serpens antíquus qui vocátur Diábolus et Sátanas, qui sedúcit univérsum orbem; proiéctus est in terram, et ángeli eius cum illo proiécti sunt. Et audívi vocem magnam in cælo dicéntem: «Nunc facta est salus et virtus et regnum Dei nostri et potéstas Christi eius, quia proiéctus est accusátor fratrum nostrórum qui accusábat illos ante conspéctum Dei nostri die ac nocte. Et ipsi vicérunt illum propter sánguinem Agni et propter verbum testimónii sui; et non dilexérunt ánimam suam usque ad mortem. Proptérea lætámini, cæli et qui habitátis in eis. Væ terræ et mari, quia descéndit Diábolus ad vos habens iram magnam, sciens quod módicum tempus habet!»
 Alors, il y eut une bataille dans le ciel : Michel et ses Anges combattirent le Dragon. Et le Dragon riposta, avec ses Anges, mais ils eurent le dessous et furent chassés du ciel. On le jeta donc, l'énorme Dragon, l'antique Serpent, le Diable ou le Satan, comme on l'appelle, le séducteur du monde entier, on le jeta sur la terre et ses Anges furent jetés avec lui. Et j'entendis une voix clamer dans le ciel : « Désormais, la victoire, la puissance et la royauté sont acquises à notre Dieu, et la domination à son Christ, puisqu'on a jeté bas l'accusateur de nos frères, celui qui les accusait jour et nuit devant notre Dieu. Mais eux l'ont vaincu par le sang de l'Agneau et par la parole dont ils ont témoigné, car ils ont méprisé leur vie jusqu'à mourir. Soyez donc dans la joie, vous, les cieux et leurs habitants. Malheur à vous, la terre et la mer, car le Diable est descendu chez vous, frémissant de colère et sachant que ses jours sont comptés. »
 Et postquam vidit draco quod proiéctus est in terram, persecútus est mulíerem quæ péperit másculum. Et datæ sunt mulíeri duæ alæ áquilæ magnæ ut voláret in desértum in locum suum, ubi álitur per tempus et témpora et dimídium témporis a fácie serpéntis. Et misit serpens ex ore suo post mulíerem aquam tamquam flumen ut eam fáceret trahi a flúmine. Et adiúvit terra mulíerem, et apéruit terra os suum et absórbuit flumen quod misit draco de ore suo.
 Se voyant rejeté sur la terre, le Dragon se lança à la poursuite de la Femme, la mère de l'enfant mâle. Mais elle reçut les deux ailes du grand aigle pour voler au désert jusqu'au refuge où, loin du Serpent, elle doit être nourrie un temps et des temps et la moitié d'un temps. Le Serpent vomit alors de sa gueule comme un fleuve d'eau derrière la Femme pour l'entraîner dans ses flots. Mais la terre vint au secours de la Femme : ouvrant la bouche, elle engloutit le fleuve vomi par la gueule du Dragon.
 Et irátus est draco in mulíerem et ábiit fácere prœlium cum réliquis de sémine eius qui custódiunt mandáta Dei et habent testimónium Iesu. Et stetit super arénam maris.
 Alors, furieux contre la Femme, le Dragon s'en alla guerroyer contre le reste de ses enfants, ceux qui gardent les commandements de Dieu et possèdent le témoignage de Jésus. Et je me tins sur la grève de la mer.
 r. Ecce apparébit Dóminus super nubem cándidam, et cum eo sanctórum mília; et habens in vestiménto et in fémore suo scriptum: * Rex regum et Dóminus dominántium, allelúia, allelúia. v. Apparébit in finem et non mentiétur; si moram fécerit, exspécta eum, quia véniens véniet. * Rex regum. v. Glória Patri. * Rex regum.
 r. Voici : Le Seigneur va se manifester au-dessus de la nuée, de blancheur étincelante, entouré du cortège de milliers et milliers de saints ; il porte inscrit sur sa tunique : * Le Roi des rois et Seigneur des seigneurs, alléluia, alléluia ! v. À la fin des temps, il se manifestera et ne décevra pas ton attente ; s'il paraît tarder, espère en lui, car, à son heure, certainement viendra * Le Roi des rois. v. Gloire au Père. * Le Roi des rois.
In secundo nocturno, anno I
Deuxième nocturne, année I
Ex Sermónibus sancti Bernárdi abbátis (Sermo in Dom. infra Oct. Assumpt., 3: EC 5, 263-264)
Sermon de saint Bernard
 Putásne, ipsa est sole amícta múlier? Esto síquidem, ut de præsénti Ecclésia id intellegéndum prophéticæ visiónis séries ipsa demónstret, sed id plane non inconveniénter Maríæ vidébitur attribuéndum. Nimírum ea est, quæ velut álterum solem índuit sibi. Quemádmodum enim ille super bonos et malos indifferénter óritur, sic ipsa quoque prætérita non díscutit mérita, sed ómnibus sese exorábilem, ómnibus clementíssimam præbet, ómnium dénique necessitátes amplíssimo quodam miserátur afféctu.
 Ne crois-tu pas que Marie est cette femme revêtue du soleil ? Je le concède sans peine : l'ensemble de la vision prophétique vise clairement l'Église du temps présent, mais elle me paraît s'appliquer sans aucune inconvenance à Marie. Celle-ci de fait s'est revêtue comme d'un nouveau soleil. Comme le soleil se lève indifféremment sur les bons et sur les méchants, ainsi Marie ne discute pas les mérites passés, mais se montre à tous exorable, à tous extrêmement accueillante ; elle prend en pitié enfin les besoins de tous dans une tendresse sans bornes.
 Nam et deféctus omnis sub ea, et quidquid fragilitátis seu corruptiónis est, excellentíssima quadam sublimitáte præ céteris ómnibus excédit et supergréditur creatúris, ut mérito sub pédibus eius luna esse dicátur. Alióquin nihil magnum dixísse vidébimur, ut sit luna ista sub pédibus eius, quam super omnes angelórum choros, super chérubim quoque et séraphim exaltátam nefas est dubitáre.
 Aucune imperfection qui ne soit au-dessous d'elle, et tout ce qui est fragilité ou corruption, elle le domine plus que quiconque d'une hauteur en quelque sorte inaccessible ; elle dépasse ainsi les créatures, ce qui permet de dire en toute vérité que la lune est sous ses pieds. D'ailleurs, qu'avançons-nous d'extraordinaire en disant : La lune est à ses pieds, puisque c'est un crime de mettre en doute son exaltation au-dessus des anges, plus haut encore que les chérubins et les séraphins.
 In sole nimírum et fervor et splendor stábilis, in luna solus splendor atque is omníno mutábilis et inértus, qui numquam in eódem statu pérmanet. Iure ergo María sole perhibétur amícta, quæ profundíssimam divínæ sapiéntiæ, ultra quam credi váleat, penetrávit abýssum: ut, quantum sine personáli unióne creatúræ condíctio pátitur, luci illi inaccessíbili videátur immérsa.
 De plus, dans le soleil, l'ardeur et la clarté sont constantes, dans la lune il n'y a que la clarté, encore est-elle changeante et incertaine, jamais fixée dans le même état. On a donc raison de représenter Marie enveloppée de soleil, elle qui s'est enfoncée dans les abîmes de la divine sagesse jusqu'à des profondeurs incroyables, au point qu'elle nous apparaît immergée dans cette lumière inaccessible jusqu'au degré possible pour une créature ne jouissant pas de l'union hypostatique.
 Illo nimírum igne prophétæ lábia purgántur, illo igne séraphim accendúntur; longe vero áliter María méruit, non velut summátim tangi, sed operíri magis úndique et circumfúndi et tamquam ipso igne conclúdi. Candidíssimus sane sed et calidíssimus huius mulíeris amíctus, cuius ómnia tam excellénter irradiáta noscúntur, ut nihil in ea, non dico tenebrósum, sed ne subobscúrum saltem vel minus lúcidum, sed ne tépidum quidem áliquid aut non ferventíssimum líceat suspicári.
 Ce feu, chacun le sait, est celui qui purifie les lèvres du prophète, ce feu est celui qui embrase les séraphins. Pour Marie, il s'agit d'une tout autre mesure : elle a mérité d'être, non pas simplement effleurée par ce feu, mais bien d'en être recouverte de toute part, d'en être environnée, d'être comme enfermée dans ce feu même. Il est toute splendeur bien sûr, mais aussi l'incandescence suprême, le vêtement de cette femme dont tout l'être se trouve irradié avec tant d'excellence qu'on ne peut découvrir en elle le moindre soupçon, je ne dis pas de ténèbres, mais de pénombre ou de lumière moindre, et pas davantage le plus petit atome un peu tiède ou qui ne soit pure incandescence.
 r. Narrábo nomen tuum frátribus meis, allelúia; * In médio ecclésiæ laudábo te, allelúia, allelúia. v. Qui timétis Dóminum, laudáte eum; univérsum semen Iacob, magnificáte eum. * In médio. v. Glória Patri. * In médio.
 r. Je proclame ton nom devant mes frères, alléluia ; * Je te loue en pleine assemblée, alléluia, alléluia ! v. Vous qui le craignez, louez le Seigneur ; glorifiez-le, vous tous, descendants de Jacob. * Je te loue. v. Gloire au Père. * Je te loue.
Postea dicitur immediate et sine orémus oratio propria, cum conclusione longiore.
Après cela on dit immédiatement et sans "Prions" l'oraison propre, avec la conclusion longue.
 Omnípotens sempitérne Deus, deduc nos ad societátem cæléstium gaudiórum, † ut eo pervéniat humílitas gregis, * quo procéssit fortitúdo pastóris. Per Dóminum.
 Dieu éternel et tout-puissant, conduis-nous à la communion des joies célestes, afin que le troupeau dans son humilité parvienne au ciel d'où s'avança le pasteur dans Sa force.
 Dóminus vobíscum.
 Le Seigneur soit avec vous.
 r. Et cum spíritu tuo.
 r. Et avec votre esprit.
 Benedícat vos omnípotens Deus, Pater, ✠ et Fílius, et Spíritus Sanctus.
 Que Dieu tout puissant vous bénisse, le Père, ✠ et le Fils et le Saint-Esprit.
 r. Amen.
 r. Amen.
Vel alia formula benedictionis, sicut in Missa.
Ou une autre formule de bénédiction, comme à la Messe.
Et si fit dimissio, sequitur invitatio:
Et si on fait un renvoi, on ajoute l'invitation :
Absente sacerdote vel diacono, et in recitatione a solo, sic concluditur:
En l'absence d'un diacre ou d'un prêtre, et dans la récitation seul, on conclut ainsi :
  Dóminus nos benedícat, et ab omni malo deféndat, et ad vitam perdúcat ætérnam. r. Amen.
  Que le Seigneur nous bénisse, qu'Il nous défende de tout mal, et qu'Il nous fasse parvenir à la vie éternelle. r. Amen.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.