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(c3) DE(h)us,(h) (,)in(h) ad(h)iu(h)tó(hi)ri(h)um(h) me(h)um(h) in(h)tén(h)de.(h) r/.(::) Dó(h)mi(h)ne,(h) (,) ad(h) ad(h)iu(h)ván(h)dum(h) me(h) fes(h)tí(h)na.(h) (:) Gló(h)ri(h)a(h) Pa(h)tri,(h) et(h) Fí(h)li(h)o,(h) (,) et(h) Spi(h)rí(h)tu(h)i(h) Sanc(h)to.(h) (:)
Si(h)cut(h) e(h)rat(h) in(h) prin(h)cí(h)pi(h)o,(h) et(h) nunc,(h) et(h)
sem(h)per,(h) (,) et(h) in(h) sǽ(h)cu(h)la(h) sæ(h)cu(h)ló(h)rum.(h)
Am(h)en.(h:) Al(h)le(hi)lú(h)ia.(h) (::)
(c3) DE(h)us,(h) (,)in(h) ad(h)iu(h)tó(hi)ri(h)um(h) me(h)um(h) in(h)tén(h)de.(h) r/.(::) Dó(h)mi(h)ne,(h) (,) ad(h) ad(h)iu(h)ván(h)dum(h) me(h) fes(h)tí(h)na.(h) (:) Gló(h)ri(h)a(h) Pa(h)tri,(h) et(h) Fí(h)li(h)o,(h) (,) et(h) Spi(h)rí(h)tu(h)i(h) Sanc(h)to.(h) (:)
Si(h)cut(h) e(h)rat(h) in(h) prin(h)cí(h)pi(h)o,(h) et(h) nunc,(h) et(h)
sem(h)per,(h) (,) et(h) in(h) sǽ(h)cu(h)la(h) sæ(h)cu(h)ló(h)rum.(h)
Am(h)en.(h:) Al(h)le(hi)lú(h)ia.(h) (::)
 v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde. r. Dómine, ad adiuvándum me festína. Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen. Allelúia.
 v. Dieu, viens à mon aide. r. Seigneur, vite à mon secours. Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen. Alléluia.
Hymnus
Hymne
Lætáre, cælum, désuper, appláude, tellus ac mare: Christus resúrgens post crucem vitam dedit mortálibus.
Joie dans le ciel, terre et mer, applaudissez. Ressuscité après la croix, le Christ rend la vie aux mortels.
Iam tempus accéptum redit, dies salútis cérnitur, quo mundus Agni sánguine refúlsit a calígine.
Oui, voici le temps favorable, l'aurore du jour du salut ; par le sang de l'Agneau, le monde resplendit au sortir des ténèbres.
Mors illa, mortis pássio, est críminis remíssio; illæ ́ sa virtus pérmanet, victus dedit victóriam.
Cette mort, cette agonie, c'est la rémission du péché ; la force demeure intacte, le vaincu a donné la victoire.
Nostræ fuit gustus spei hic, ut fidéles créderent se posse post resúrgere, vitam beátam súmere.
Nous goûtons l'espérance que, comme le croient les fidèles, nous pourrons ressusciter après la mort et trouver la vie bienheureuse.
Nunc ergo pascha cándidum causa bonórum tálium colámus omnes strénue tanto repléti múnere.
Honorons tous avec ferveur le jour radieux de Pâques, source de ces biens si précieux dont nous sommes comblés.
Esto perénne méntibus paschále, Iesu, gáudium, et nos renátos grátiæ tuis triúmphis ággrega.
Demeure, ô Jésus, pour les âmes, la joie pascale à tout jamais. À la grâce, nous renaissons ;
dans Ton triomphe entraîne-nous.
Iesu, tibi sit glória, qui morte victa prǽnites, cum Patre et almo Spíritu, in sempitérna sǽcula. Amen.
À Toi, Jésus, soit la louange, glorieux vainqueur de la mort louange au Père et à l'Esprit
à travers les siècles sans fin.
annotation: 8g;
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(c4) QUAN(g)ta(g) au(h)dí(j)vi(h)mus,(gh) *(,) et(f) co(h)gnó(j)vi(j)mus(i) e(j)a,(h) (;) et(j) pa(j)tres(j) no(gh)stri(gf) nar(h)ra(j)vé(i)runt(h) no(i)bis.(g) (::)
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(c4) QUAN(g)ta(g) au(h)dí(j)vi(h)mus,(gh) *(,) et(f) co(h)gnó(j)vi(j)mus(i) e(j)a,(h) (;) et(j) pa(j)tres(j) no(gh)stri(gf) nar(h)ra(j)vé(i)runt(h) no(i)bis.(g) (::)
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 Ant. 1. Quanta audívimus et cognóvimus ea, et patres nostri narravérunt nobis.
 Ant. 1. Ce que nous avons entendu et su, cela nos pères nous l’ont raconté.
Psalmus 43 (44)
Psaume 43 (44)
Populi calamitates
In his omnibus superamus propter eum, qui dilexit nos (Rom 8, 37).
Dans toutes ces choses, nous sommes plus que vainqueurs par Celui qui nous a aimés (Romains 8,37).
I
I
 Deus, áuribus nostris audívimus; † patres nostri annuntiavérunt nobis * opus, quod operátus es in diébus eórum, in diébus antíquis.
 O Dieu, nous avons entendu de nos oreilles; nos pères nous ont annoncé l'oeuvre que Tu as faite en leurs jours, et aux jours anciens.
 Tu manu tua gentes depulísti et plantásti illos, * afflixísti pópulos et dilatásti eos.
 Ta main a exterminé les nations, et Tu les as établis à leur place; Tu as affligé les peuples, et Tu les as chassés.
 Nec enim in gládio suo possedérunt terram, * et bráchium eórum non salvávit eos;
 Car ce n'est point par leur glaive qu'ils ont conquis ce pays, et ce n'est pas leur bras qui les a sauvés,
 sed déxtera tua et bráchium tuum et illuminátio vultus tui, * quóniam complacuísti in eis.
 mais c'est Ta droite et Ton bras, et la lumière de Ton visage, parce que Tu les aimais.
 Tu es rex meus et Deus meus, * qui mandas salútes Iacob.
 Tu es mon roi et mon Dieu, Toi qui ordonnes le salut de Jacob.
 In te inimícos nostros proiécimus * et in nómine tuo conculcávimus insurgéntes in nos.
 Par Toi nous renverserons nos ennemis, et en Ton Nom nous mépriserons ceux qui se lèvent contre nous.
 Non enim in arcu meo sperábo, * et gládius meus non salvábit me.
 Car ce n'est pas dans mon arc que je me confierai, * et ce n'est pas mon glaive qui me sauvera.
 Tu autem salvásti nos de affligéntibus nos * et odiéntes nos confudísti.
 Mais c'est Toi qui nous as sauvés de ceux qui nous affligeaient, et qui as confondu ceux qui nous haïssaient.
 In Deo gloriábimur tota die * et in nómine tuo confitébimur in sæculum.
 En Dieu nous nous glorifierons tout le jour, et nous célébrerons à jamais Ton Nom.
 Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
 Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
 Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
annotation: ;
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(c4) a/. Quan(g)ta(g) au(h)dí(j)vi(h)mus,(gh) (,) et(f) co(h)gnó(j)vi(j)mus(i) e(j)a,(h) (;) et(j) pa(j)tres(j) no(gh)stri(gf) nar(h)ra(j)vé(i)runt(h) no(i)bis.(g)
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(c4) a/. Quan(g)ta(g) au(h)dí(j)vi(h)mus,(gh) (,) et(f) co(h)gnó(j)vi(j)mus(i) e(j)a,(h) (;) et(j) pa(j)tres(j) no(gh)stri(gf) nar(h)ra(j)vé(i)runt(h) no(i)bis.(g)
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 Ant. Quanta audívimus et cognóvimus ea, et patres nostri narravérunt nobis.
 Ant. Ce que nous avons entendu et su, cela nos pères nous l’ont raconté.
annotation: 8c;
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(c3) RE(hg)cor(h<)dá(i)re(hih) me(hg)i,(f) *() Dó(h)mi(g)ne,(eof) (;) tu(ed)é(e)re(ef) me(f) ab(h) his(h) qui(fe) per(f)se(ed)quún(ef)tur(f>) me.(e) (::)
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(c3) RE(hg)cor(h<)dá(i)re(hih) me(hg)i,(f) *() Dó(h)mi(g)ne,(eof) (;) tu(ed)é(e)re(ef) me(f) ab(h) his(h) qui(fe) per(f)se(ed)quún(ef)tur(f>) me.(e) (::)
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 Ant. 2. Recordáre mei, Dómine, tuére me ab his qui persequúntur me.
 Ant. 2. Souviens-Toi de moi, Seigneur, protège-moi contre ceux qui me persécutent.
II
II
 Nunc autem reppulísti et confudísti nos * et non egrediéris, Deus, cum virtútibus nostris.
 Mais maintenant Tu nous as repoussés et couverts de honte, et Tu ne sors plus, ô Dieu, avec nos armées.
 Convertísti nos retrórsum coram inimícis nostris, * et, qui odérunt nos, diripuérunt sibi.
 Tu nous as fait tourner le dos à nos ennemis, et ceux qui nous haïssaient nous mettaient au pillage.
 Dedísti nos tamquam oves ad vescéndum * et in géntibus dispersísti nos.
 Tu nous as livrés comme des brebis de boucherie, et Tu nous as dispersés parmi les nations.
 Vendidísti pópulum tuum sine lucro, * nec dítior factus es in commutatióne eórum.
 Tu as vendu Ton peuple à vil prix, et il n'y a pas eu foule dans l'achat qui s'en est fait.
 Posuísti nos oppróbrium vicínis nostris, * subsannatiónem et derísum his, qui sunt in circúitu nostro.
 Tu nous as rendus l'opprobre de nos voisins, et un objet d'insulte et de moquerie pour ceux qui nous entourent.
 Posuísti nos similitúdinem in géntibus, * commotiónem cápitis in pópulis.
 Tu nous as rendus la fable des nations; les peuples branlent la tête à notre sujet.
 Tota die verecúndia mea contra me est, * et confúsio faciéi meæ coopéruit me,
 Tout le jour ma honte est devant mes yeux, et la confusion de mon visage me couvre tout entier,
 a voce exprobrántis et obloquéntis, * a fácie inimíci et ultóris.
 à la voix de celui qui m'outrage et m'injurie, à la vue de l'ennemi et du persécuteur.
 Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
 Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
 Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
annotation: ;
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(c3) a/. Re(hg)cor(h<)dá(i)re(hih) me(hg)i,(f) () Dó(h)mi(g)ne,(eof) (;) tu(ed)é(e)re(ef) me(f) ab(h) his(h) qui(fe) per(f)se(ed)quún(ef)tur(f>) me.(e)
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(c3) a/. Re(hg)cor(h<)dá(i)re(hih) me(hg)i,(f) () Dó(h)mi(g)ne,(eof) (;) tu(ed)é(e)re(ef) me(f) ab(h) his(h) qui(fe) per(f)se(ed)quún(ef)tur(f>) me.(e)
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 Ant. Recordáre mei, Dómine, tuére me ab his qui persequúntur me.
 Ant. Souviens-Toi de moi, Seigneur, protège-moi contre ceux qui me persécutent.
annotation: 1g2;
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(c4) EX(f)súr(h>)ge, (g) Dó(h)mi(fg)ne, (g) *(,) non(f) præ(f)vá(fg)le(e)at(f) ho(d)mo. (d) (::) E(h) u(h) o(g) u(f) a(h) e.(g) (::)
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(c4) EX(f)súr(h>)ge, (g) Dó(h)mi(fg)ne, (g) *(,) non(f) præ(f)vá(fg)le(e)at(f) ho(d)mo. (d) (::) E(h) u(h) o(g) u(f) a(h) e.(g) (::)
 Ant. 3. Exsúrge, Dómine, non præváleat homo.
 Ant. 3. Lève-toi, Seigneur, ne laisse pas l'homme prévaloir.
III
III
 Hæc ómnia venérunt super nos,† nec oblíti sumus te; * et iníque non égimus in testaméntum tuum.
 Tous ces maux sont venus sur nous; et pourtant nous ne T'avons pas oublié, et nous n'avons pas agi avec iniquité contre Ton alliance.
 Et non recéssit retro cor nostrum, * nec declinavérunt gressus nostri a via tua;
 Et notre coeur ne s'est point retiré en arrière; et Tu as détourné nos pas de Ta voie.
 sed humiliásti nos in loco vúlpium * et operuísti nos umbra mortis.
 Car Tu nous as humiliés dans un lieu d'affliction, et l'ombre de la mort nous a recouverts.
 Si oblíti fuérimus nomen Dei nostri * et si expandérimus manus nostras ad deum aliénum,
 Si nous avons oublié le Nom de notre Dieu, et si nous avons étendu nos mains vers un dieu étranger,
 nonne Deus requíret ista? * Ipse enim novit abscóndita cordis.
 Dieu n'en redemandera-t-Il pas compte? Car Il connaît les secrets du coeur.
 Quóniam propter te mortificámur tota die, * æstimáti sumus sicut oves occisiónis.
 Car c'est à cause de Vous que nous sommes tous les jours livrés à la mort, * et qu'on nous regarde comme des brebis de boucherie.
 Evígila, quare obdórmis, Dómine? * Exsúrge et ne repéllas in finem.
 Lève-Toi ; pourquoi dors-Tu, Seigneur? Lève-Toi, et ne nous repousse pas à jamais.
 Quare fáciem tuam avértis, * oblivísceris inópiæ nostræ et tribulatiónis nostræ?
 Pourquoi détournes-Tu Ton visage? Pourquoi oublies-Tu notre misère et notre tribulation ?
 Quóniam humiliáta est in púlvere ánima nostra, * conglutinátus est in terra venter noster.
 Car notre âme est humiliée dans la poussière, et notre sein est comme collé à la terre.
 Exsúrge, Dómine, ádiuva nos * et rédime nos propter misericórdiam tuam.
 Lève-Toi, Seigneur; secoure-nous, et rachète-nous par Ta miséricorde.
 Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
 Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
 Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
annotation: ;
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(c4) a/. Ex(f)súr(h>)ge, (g) Dó(h)mi(fg)ne, (g) (,) non(f) præ(f)vá(fg)le(e)at(f) ho(d)mo. (d)
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(c4) a/. Ex(f)súr(h>)ge, (g) Dó(h)mi(fg)ne, (g) (,) non(f) præ(f)vá(fg)le(e)at(f) ho(d)mo. (d)
(::)
 Ant. Exsúrge, Dómine, non præváleat homo.
 Ant. Lève-toi, Seigneur, ne laisse pas l'homme prévaloir.
v. Christus resúrgens ex mórtuis iam non móritur, allelúia. r. Mors illi ultra non dominábitur, allelúia.
v. Ressuscité des morts, le Christ ne meurt plus, alléluia. r.. La mort n'a plus d'emprise sur Lui, alléluia.
In primo nocturno, anno I)
Premier nocturne, année I)
De libro Apocalýpsis beáti Ioánnis apóstoli 15, 5 - 16, 21
De l'Apocalypse de saint Jean
 Ego Ioánnes vidi: et apértum est templum tabernáculi testimónii in cælo, et exiérunt septem ángeli habéntes septem plagas de templo, vestíti lino mundo cándido et præcíncti circa péctora zonis áureis. Et unum ex quáttuor animálibus dedit septem ángelis septem phíalas áureas plenas iracúndiæ Dei vivéntis in sæcula sæculórum. Et implétum est templum fumo de glória Dei et de virtúte eius, et nemo póterat introíre in templum, donec consummaréntur septem plagæ septem angelórum. Et audívi vocem magnam de templo dicéntem septem ángelis: «Ite et effúndite septem phíalas iræ Dei in terram.» Et ábiit primus et effúdit phíalam suam in terram; et factum est vulnus sævum ac péssimum in hómines qui habébant charactérem béstiæ, et eos qui adorábant imáginem eius. Et secúndus effúdit phíalam suam in mare; et factus est sanguis tamquam mórtui, et omnis ánima vivens mórtua est quæ est in mari. Et tértius effúdit phíalam suam in flúmina et in fontes aquárum; et factus est sanguis.
 Moi, Jean, je vis : au ciel s'ouvrit le temple, la Tente du Témoignage, d'où sortirent les sept Anges aux sept fléaux, vêtus de robes de lin pur, éblouissantes, serrées à la taille par des ceintures en or. Puis, l'un des quatre Vivants remit aux sept Anges sept coupes en or remplies de la colère du Dieu qui vit pour les siècles des siècles. Et le temple se remplit d'une fumée produite par la gloire de Dieu et par sa puissance, en sorte que nul ne put y pénétrer jusqu'à la consommation des sept fléaux des sept Anges. Et j'entendis une voix qui, du temple, criait aux sept Anges: « Allez, répandez sur la terre les sept coupes de la colère de Dieu. » Et le premier s'en alla répandre sa coupe sur la terre; alors, ce fut un ulcère mauvais et pernicieux sur les gens qui portaient la marque de la Bête et se prosternaient devant son image. Et le deuxième répandit sa coupe dans la mer; alors, ce fut du sang — on aurait dit un meurtre! — et tout être vivant mourut dans la mer. Et le troisième répandit sa coupe dans les fleuves et les sources; alors, ce fut du sang.
 Ego Ioánnes audívi ángelum aquárum dicéntem: «Iustus es, qui es et qui eras, Sanctus, quia hæc iudicásti, quia sánguinem sanctórum et prophetárum fudérunt, et sánguinem eis dedísti bíbere: digni sunt!» Et audívi altáre dicens: «Etiam, Dómine, Deus omnípotens, vera et iusta iudícia tua!»
 J'entendis, moi, Jean, l'Ange des eaux qui disait: « Tu es juste, "Il est et Il était", le Saint, d'avoir ainsi châtié; c'est le sang des saints et des prophètes qu'ils ont versé, c'est donc du sang que tu leur as fait boire, ils le méritent! » Et j'entendis l'autel dire: « Oui, Seigneur, Dieu Maître-de-tout, tes châtiments sont vrais et justes. »
 Et quartus effúdit phíalam suam in solem; et datum est illi æstu affícere hómines in igne. Et æstuavérunt hómines æstu magno et blasphemavérunt nomen Dei habéntis potestátem super has plagas et non egérunt pæniténtiam, ut darent illi glóriam. Et quintus effúdit phíalam suam super thronum béstiæ; et factum est regnum eius tenebrósum, et commanducavérunt linguas suas præ dolóre et blasphemavérunt Deum cæli præ dolóribus suis et vulnéribus suis et non egérunt pæniténtiam ex opéribus suis. Et sextus effúdit phíalam suam super flumen illud magnum Euphráten; et exsiccáta est aqua eius, ut præpararétur via régibus qui sunt ab ortu solis. Et vidi de ore dracónis et de ore béstiæ et de ore pseudoprophétæ spíritus tres immúndos velut ranas: sunt enim spíritus dæmoniórum faciéntes signa, qui procédunt ad reges univérsi orbis congregáre illos in prlium diéi magni Dei omnipoténtis.
 Et le quatrième répandit sa coupe sur le soleil; alors, il lui fut donné de brûler les hommes par le feu, et les hommes furent brûlés par une chaleur torride. Mais, loin de se repentir en rendant gloire à Dieu, ils blasphémèrent le nom du Dieu qui détenait en son pouvoir de tels fléaux. Et le cinquième répandit sa coupe sur le trône de la Bête, alors, son royaume devint ténèbres, et l'on se mordait la langue de douleur. Mais, loin de se repentir de leurs agissements, les hommes blasphémèrent le Dieu du ciel sous le coup des douleurs et des plaies. Et le sixième répandit sa coupe sur le grand fleuve Euphrate; alors, ses eaux tarirent, livrant passage aux rois de l'Orient. Puis, de la gueule du Dragon, et de la gueule de la Bête, et de la gueule du faux prophète, je vis surgir trois esprits impurs, comme des grenouilles — et de fait, ce sont des esprits démoniaques, des faiseurs de prodiges, qui s'en vont rassembler les rois du monde entier pour la guerre, pour le grand Jour du Dieu Maître-de-tout.
 Ecce vénio sicut fur. Beátus qui vígilat et custódit vestiménta sua, ne nudus ámbulet, et vídeant turpitúdinem eius. Et congregávit illos in locum, qui vocátur Hebráice Harmágedon. Et séptimus effúdit phíalam suam in áerem; et exívit vox magna de templo a throno dicens: «Factum est!» Et facta sunt fúlgura et voces et tonítrua, et terræmótus factus est magnus qualis numquam fuit, ex quo homo fuit super terram, talis terræmótus sic magnus. Et facta est cívitas magna in tres partes, et civitátes géntium cecidérunt. Et Bábylon magna venit in memóriam ante Deum dare ei cálicem vini indignatiónis iræ eius. Et omnis ínsula fugit, et montes non sunt invénti. Et grando magna sicut taléntum descéndit de cælo in hómines; et blasphemavérunt hómines Deum propter plagam grándinis, quóniam magna est plaga eius nimis.
 Voici que je viens comme un voleur: heureux celui qui veille et garde ses vêtements pour ne pas aller nu et laisser voir sa honte. Ils les rassemblèrent au lieu dit, en hébreu, Harmagedôn. Et le septième répandit sa coupe dans l'air; alors, partant du temple, une voix clama: « C'en est fait! » Et ce furent des éclairs et des voix et des tonnerres, avec un violent tremblement de terre; non, depuis qu'il y a des hommes sur la terre, jamais on n'avait vu pareil tremblement de terre, aussi violent! La Grande Cité se scinda en trois parties, et les cités des nations croulèrent; et Babylone la Grande, Dieu s'en souvint pour lui donner la coupe où bouillonne le vin de sa colère. Alors, toute île prit la fuite, et les montagnes disparurent. Et des grêlons énormes — près de quatre-vingts livres! — s'abattirent du ciel sur les hommes. Et les hommes blasphémèrent Dieu, à cause de cette grêle désastreuse; oui, elle est bien cause d'un effrayant désastre.
 r. Ecce vicit leo de tribu Iuda, radix David, aperíre librum, et sólvere septem signácula eius: * Allelúia, allelúia, allelúia. v. Et unus de senióribus dixit mihi: Ne fléveris! Dignus est Agnus qui occísus est accípere potestátem et fortitúdinem. * Allelúia. v. Glória Patri. * Allelúia.
 r. Voici qu'il a remporté la victoire, le lion de la tribu de Juda, le descendant de David, il ouvrira le livre aux sept sceaux; * Alléluia, alléluia, alléluia! v. L'un des anciens me dit: Ne pleure pas! Il est digne, lui, l'Agneau immolé, de recevoir puissance et force. * Alléluia. v. Gloire au Père. * Alléluia.
In secundo nocturno, anno I
Deuxième nocturne, année I
Ex Sermónibus sancti Augustíni epíscopi (Sermo 256, 1.3: PL 38, 1190-1191.1193)
Sermon de saint Augustin
 Laudémus Dóminum, fratres, vita et lingua, corde et ore, vócibus et móribus. Sic enim sibi dici vult Deus Allelúia, ut non sit in laudánte discórdia. Concórdent ergo prius in nobis ipsis lingua cum vita, os cum consciéntia. Concórdent, inquam, voces cum móribus, ne forte bonæ voces testimónium dicant contra malos mores. O felix Allelúia in cælo, ubi templum Dei ángeli sunt!
 Louons le Seigneur, frères, par la vie et les lèvres, le cœur et la bouche, par notre voix et notre conduite. Dieu veut que nous disions Alléluia sans fausse note en celui qui chante. Qu'en nous les lèvres s'accordent donc à la vie, la bouche, à la conscience. Que nos voix s'accordent avec la conduite pour que nos bonnes voix ne témoignent pas contre nos mauvaises mœurs. Heureux Alléluia du ciel, où les anges sont le temple de Dieu!
 Ibi enim concórdia summa laudántium, ubi est exsultátio secúra cantántium: ubi nulla lex in membris repúgnat legi mentis; ubi non est rixa cupiditátis, in qua periclitétur victória caritátis. Hic ergo cantémus Allelúia adhuc sollíciti, ut illic possímus aliquándo cantáre secúri. Quare hic sollíciti? Non vis ut sim sollícitus, quando lego: Numquid non tentátio est vita humána super terram? Vis ut sim secúrus, ubi cotídie peto indulgéntiam pro peccátis, adiutórium pro perículis? Quómodo est autem pópulus in bono, quando mecum clamat: Líbera nos a malo?
 Là, c'est la parfaite harmonie de ceux qui louent, là où se trouve l'exultation assurée de ceux qui chantent; là il n'existe pas dans la chair une loi qui combat celle de l'âme; il n'y a pas de lutte de la cupidité qui risque de triompher de la charité. Chantons maintenant l'alléluia du souci, afin de pouvoir chanter un jour celui de la quiétude! En souci, comment n'y serais-je pas, quand l'Écriture elle-même me dit: La vie de l'homme sur la terre n'est-elle pas une épreuve? Comment ne pas être en souci, quand j'ai tous les jours à demander pardon pour mes péchés, à crier au secours dans le danger? Le peuple chrétien possède-t-il le bonheur, alors qu'il crie avec moi: Délivre-nous du mal?
 O felix illic Allelúia! O secúra! O sine adversário! Ubi nemo erit inimícus, nemo perit amícus. Ibi laudes Deo, et hic laudes Deo: sed hic a sollícitis, ibi a secúris; hic a moritúris, ibi a semper victúris; hic in spe, ibi in re; ibi in via, illic in pátria. Modo ergo, fratres mei, cantémus, non ad delectatiónem quiétis, sed ad solátium labóris. Quómodo solent cantáre viatóres; canta, sed ámbula; labórem consoláre cantándo, pigrítiam noli amáre: canta et ámbula. Quid est, ámbula? Prófice, in bono prófice. Sunt enim, secúndum Apóstolum, quidam proficiéntes in peius. Tu si próficis, ámbulas: sed in bono prófice, in recta fide prófice, in bonis móribus prófice: canta et ámbula. Noli erráre, noli redíre, noli remanére.
 Heureux Alléluia du ciel! Plus d'angoisse, plus de guerre, pas d'ennemi, pas un seul ami que l'on perde! Louange à Dieu là-haut, et ici aussi, louange à Dieu! Louange ici dans le souci, et là-haut dans l'assurance! Ici le chanteur doit mourir, là il vivra toujours. Ici il chante dans l'espérance, là dans la possession. Ici, c'est l'alléluia de la route, là-haut celui de la patrie. Aujourd'hui, mes frères, chantons, non encore pour charmer notre repos, mais pour alléger notre fardeau. Comme chante le voyageur. Chante, mais marche. Ne cultive pas la paresse, chante pour soutenir ton effort. Chante et marche. Qu'est-ce à dire: marche? Avance, avance dans le bien. Il en est, dit l'Apôtre, qui progressent dans le mal. Toi, tu avances, si tu marches, mais avance dans le bien, avance dans la foi droite, avance dans la vie pure. Sans t'égarer, sans reculer, sans piétiner, chante et marche!
 r. Dicant nunc qui redémpti sunt, allelúia, * A Dómino, allelúia. v. Psalmum dícite nómini eius, date glóriam laudi eius. * A Dómino. v. Glória Patri. * A Dómino.
 r. Ils le diront, alléluia, * Les rachetés du Seigneur, alléluia! v. Fêtez la gloire de son nom, glorifiez-le en célébrant sa louange, vous, * Les rachetés. v. Gloire au Père. * Les rachetés.
 
 Orémus.
 Prions.
 Deus, qui humánam natúram supra primæ oríginis réparas dignitátem, † réspice ad pietátis tuæ ineffábile sacraméntum, * ut, quos regeneratiónis mystério dignátus es innováre, in his dona tuæ perpétuæ grátiæ benedictionísque consérves. Per Dóminum.
 Ô Dieu, qui as restauré la nature humaine au-dessus de la dignité de sa première origine, tourne-Toi vers l'ineffable mystère de Ta bonté, afin que, ceux que Tu as jugés dignes d'être renouvelés par le mystère de la régénération, Tu les conserves dans ces dons de Ta grâce éternelle et de Tes bénédictions.
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(c3) BE(e)ne(g)di(h)cá(i)mus(i) Dó(hi/ji/ig/ivHGFEfgf)mi(f)no.(e) r/.(::) De(eg!hwi)o(hi/ji/ig/ivHGFE) grá(fgf)ti(f)as.(e) (::)
(c3) BE(e)ne(g)di(h)cá(i)mus(i) Dó(hi/ji/ig/ivHGFEfgf)mi(f)no.(e) r/.(::) De(eg!hwi)o(hi/ji/ig/ivHGFE) grá(fgf)ti(f)as.(e) (::)
 v. Benedicámus Dómino. r. Deo grátias.
 v. Bénissons le Seigneur. r. Rendons grâces à Dieu.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.